Pau Orthez story (1) et(2)

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20-déc.-05
Pau Orthez Story 2
Toquey si gause2
Cete partie importante dans la compréhension de l’Histoire de L’Elan Béarnais, n’aurait pas pû exister, sans la gentillesse de Mr Arieumendy de l’EB Pau-Orthez, qui m’a fait connaître et offert ce livre merveilleux du jeune historien Thierry Roux.
La région d’Orthez bien enracinée au dessus du pays basque. A l’image de sa région chargée en histoire, l’Elan Béarnais tient sa force du fort enracinement de ses équipes via son club, dans le tissus social, économique et confessionnel orthézien . Indissociable de son terreau local, l’EBO ne disparaîtra pas tant que seront conservées ces magiques ingrédients humains, sociaux, éducatifs et sportif, propres à Orthez et sa région. Pour comprendre la longévité unique de l’EBP, on doit donc passer au préalable par une analyse de ce processus et événements historiques.
Des protestants et des catholiques, la gauche et la droite :
Le souvenir des guerres de religion, tujours vivant, et dans une certaine mesure entretenu, est un des aspects fondamentaux de la structure mentale orthézienne.
(Thierry Roux in l’Elan Béarnais : Du patronage aux grands d’Europe » Editions Covetti»
Le peuple, adopte la religion du Roi, poussa les catholiques à la colère, qui façonne depuis cette ère, les relations entre les deux communautés Cette décision entraîna le meurtrier épisode suivant :
Le 24 août 1569,(coïncidence avec la Saint Barthélémy ?), la ville d’Orthez fut reprise aux troupes papistes au prix du massacre de 3 000 catholiques par les protestants de Jeanne d’Albret, la mère d’Henri IV, celui qui osa se convertit au catholicisme.
Tout le passé, les racines du club ne se trouvent-elles pas dans cet éternelle lutte entre deux conceptions du monde qui opposèrent pendant longtemps, et aujourd’hui encore, ces deux communautés. Une sorte de cément finalement qui permit tout au long des débats internes à L’EBO de se constituer un socle fort de ses perpétuelles et vitales remises en cause, provoquées par le nécessaire car naturel débat démocratique ?. Celles qui permettent à toute organisation fortifiée de débats internes, d’avancer et de traverser les crises extérieures (crise économique) et intérieure (rivalités internes, essoufflement des résultats de l’équipe fanion) qui caractérise la vie sportive, économique et sociale d’un club de basket dans la France du 20e siècle. L’éducation considérée comme un instrument de contrôle social a toujours rendu les protestants-républicains méfiants, vis à vis de l’ordre établi et représenta par la mairie catholique-conservatrice et ses grands maires successifs, à savoir Charles Chesnelong maire de 1855 à 1870, puis Adrien Planté qui détint les clefs de la ville de 1883 à 1896, puis de 1900 à 1910.
L’imposition de la reprise en main par les institutions catholiques locales d’obédience municipales, des activités religieuses et surtout éducatives et scolaires, impulsa aux protestants de la ville, une soif d’indépendance et d’action concrète telle que le vieux principe : Toquey si gauses (touches si tu l’ose » s’en trouve véritablement illustré.
Des patronages avec un goût venu d’ailleurs :
Comme souvent dans la France des campagnes, le basket est venu du patronage en France, à l’image de l’Amérique où il apparu dans les vertes terres de Springfield, par un pasteur presbytérien du nom de James Naismith .
La rigidité presque obsessionnelle et peut être malséante imposée par le patronage catholique renforcé par la loi Falloux qui autorise toute personne du culte à ouvrir un établissement d’enseignement trouva sa dimension dans le lieu d’Orthez où s’opposèrent les uns et les autres par patronage et ballon interposé…La musique incluse par les protestants dans l’environnement du patronage Saint-Joseph (1870-1903), qui bientôt enfantera naturellement un club associatif, la Jeunessse sportive orthézienne, la JSO, (il; n’y avait pas encore de basketball),leur permit non-seulement de faire fi des souhaits du clergé de l’époque, mais aussi de se singulariser avec ce pied de nez à la communauté bien pensante des catholiques locaux..
Aujourd’hui la qualité de musique et de la fanfare, éléments moteurs à la réussite d’une équipe sportive, sont propres à l’équipe des supporters de L’Elan Béarnais Elle n’existe nulle part ailleurs à cet envergure du moins dans les terres de Pro A française.
De la JSO à L’Elan Béarnais, via l’US Orthez :
La loi de séparation entre L’Eglise et l’Etat donnera outre le départs de plusieurs frères pour l’Etranger, malgré elle, comme une impulsion à la concurrence entre le « patro catho » l’USO et les prétendants à un autres club.
La JSO se transformera bientôt en U S Orthez, où bientôt Alain Larrouquis, futur templier du club, mouillera ses premiers maillots et lancera ses premiers coups de gueules comme une mama qui met au monde un enfant.
Les fondateurs et dirigeants de la JSO étaient plutôt d’opinions républicaines, virent naître le 13 décembre 1908, un nouveau club au sein du Patronage Saint-Joseph :l’Elan Béarnais.
Nous y sommes, ça sent désormais le basketball, le bon « baské » du Sud-Ouest.
Copyright Legendedubasket Mars 2006 Tous droits réservés

Photos L'Equipe Basket Magazine. Avec leur aimable autorisation.

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