Des noms, des noms ...et des prénoms:
Me divertir dans l'étude des changement de noms
des franchises de NBA est un exercice de style qui me tente depuis bien longtemps, à vrai dire. Plus comique et pourtant bien plus pratique que les changements de noms dans la banque ou
l'automobile, ce que je nommerai désormais pour gain de temps et place: l'
outnaming est un phénomène qui a régulièrement bouleversé les positionnements affectifs
(dans la connotation affective) et ordinaux (sur la carte de l'Amérique), des franchises préfèrées des supporters et divers publics qui tournent autour du basketball d'outre Atlantique.
Ceci est apparu dès les premiers cris d'après-naissance du bébé NBA, issu des entrailles de l'ABL (American Basketball League ) et la NBL (National Basketball League), Dès l'année 1950, suite à des
mouvements naturels dans toute économie de marché, de fusion, absorption, ou tout simplement de disparition des franchises ( faillittes diverses,), de plus en plus de clubs notamment par la
sans-pitié lutte pour la survie via les médias (pour gagner du terrain, il faut maîtriser les média) , que se livrent les franchises, on a commencé à assister à un vaste mouvement d'outnaming. Il
faut se rappeler les débuts de l'histoire de l'ABA que Legendedubasket a essayé de retracer dès janvier 2004
http://www.remembertheaba.com
dans notammmment histoire des Kentucky Colonels (Artis Gilmore) ou histoire des Virginia Squires (Julius Erving)

On se rendit vite compte que les propriètaires de franchises, se sont bien
vite trouvés acculés aux diffficultés économiques (baisse tendancielle des entrées en salles, notamment en corrélation avec les crises locales et systèmiques d'une part et fluctuations
économiques) et financières (endettement croissants des clubs pour les raisons de concurrence maintes fois explicitées dans Legendedubasket).
logo des Virginia Squires (à gauche),
l'outnaming La force du nom et ses symboles latents, l'image, la force des joueurs et leurs résultats.
Il existe donc différentes raisons qui ont amenées les franchises à se débaptiser. Nous n'allons pas nous aventurer à expliquer tous les cas de changements de noms des franchises mais, chemin
faisant, en donner quelques unes.
Le nom d'un club, c'est d'abord comme dans tout produit, le nom-marque.
Il doit être évocateur et faire réver tout en renforçant l'identité, confortant le supporter dans -
ses racines physiques :
Phoenix Suns-désert d'Arizona, -avec un
clin d'oeil aux animaux chèrs à l(Amérique, d'hier ou d'aujourd'hui, typiques des lieus (
Dallas Chaparrals,
Milwaukee Bucks,
Memphis
Grizzlies,
Carolina Cougars (
logo en haut à droite)), -racines terriennes (géographiques )
Minnapolis Lakers,
Utah Stars
devenus
Utah Jazz -racines culturelles (
Boston Celtics,
Detroit Pistons-la ville de la General Motors, anciennement
Fort Wayne
Pistons (Bob Yardley),
New Orleans Jazz (Pete Maravitch),
Memphis Sound ,
Washington Capitals (ABA). Les
Baltimore Bullets (Archie Clark, Gus Johnson,Jack Marin) équipe dominante des années 60's en NBA, deviendront les
Washington Bullets (Elvin Hayes), champions NBA
1978. -ses racines historiques (
Kentucky Colonels-troupes des sudistes du général Lee,
San Diego Conquistadors,
Philadephia 76ers-lieu de
Déclaration d'Indépendance américaine signée par George Washington, ou
Indiana Pacers,
Spirit of Saint Louis-avion de Charles Lindberg)
Pour plus e précision, ous pouvez voire dans Legendedubasket "marques et joueurs" ou "marques et clubs".
La
NBA et ses enfants (
ABA, ABL, NBL, USBL et autres) ont toujours, en hommes de marketing, bien compris les rôle et effets d'un bon nom. Cela étant admis,
les dirigeants des structures ont de tout temps, surfé sur ce phénomène qui fait que, paradoxalement, alors que nous sommes en présence d'une personne morale (société par actions), le nom d'une
franchise se compose d'un patronyme et d'un prénom...comme toute personne physique. Au sens propre du terme. Le supporter a un rapport physique et émotionnel avec le nom de son club. Cela est donc
bien une donnée marketing de base incontournable. En ce qui concerne la NBA et ses conseurs, le prénom est en fait le qualificatif, celui qui sert de diminutif-affectif tel celui que l'on décerne à
son propre enfant, comme par exemple les
Celtics, Les
Lakers, les
Nets, les
Spurs. Ceci en fait, nous fait oublier que bes
diminutif sont reliés à la ville ou se situe les Celtics, les Warriors, les Suns etc...
C'est la raison pour laquelle, lors du transfert du siège légal qui doit abriter plus ou moins symboliquement, les locaux du siège administratif de la direction, on a toujours ménagé
le
diminutif,
finalement sacré, qui capitalise au niveau affectif énormément du patrimoine affectif (supporters, fans) , culturel (visiteurs du site internet et touristes,
flux de badaux) et bien sur marketing et financier de la franchise (sponsors et autres pourvoyeurs financiers). Le
prénom-diminutif attire les clients, le nom de la ville attire
les sponsors et leur environnemenet de clients et publics périphériques. Le nom de la ville charroye son monde des affaires comme par exemple Boston, vieille ville de l'Amérique patricienne, qui
renferme tout un potentiel de business via les grandes et anciennes entreprises qui y résident depuis des temps anciens. Quelques raisons d'outnaming: Le premier outnaming symbolique fut celui des
Philadephia Warriors, la belle équipe où évoluait
Wilt Chamberlain avec laquelle, en 1961, il marqua 100 points contre les
Knicks de New York, et
qui devint lors du rachat par un groupe d'hommmes d'affaires de Oakland, les Warriors de San Francisco, (
Golden State Warriors of San Francisco), champions NBA en 1975. Là, déjà la
présence en Californie d'une franchise à Oakland, les
Oakland Oaks
, contraignit les nouveaux propriétaires à changer la
deuxième partie du nom: celle de la vile qui symbolise le monde des affaires.. Hormis
les changements de mains, le psasage d'un propriètaire à un autre, bien souvent les propriètaires décident de reprendre "leurs billes", retirer leur mise, leur part de capital, pour simplement des
raisons stratégiques: l'opportunité du placement de leur actif sur un autre véhicule économique (entreprise), financier (titre-action, portefeuille de titres, ou matériel. C'est une action
stratégique du ressort de l'arbitrage simple de n'importe quel autre acteur de marché. L'objectif de rentabilité est atteint, et il estime qu'il est entré dans ses frais et la récupération de
l'investissement est atteinte. la seconde raison, plus évidente car palpable et concrète est évidemment la situation économique critique de la franchise: Ce fut le cas des fameux Virginia Squires,
équipe dominatrice durant 3 ans en ABA des années 1970.71 et 1975.76, qui à l'arrivée physique de
Julius Erving, et surtout à l'éclosion en star du joueur, se vit sous la pression
des concurrents avides et poussant à la dépense, contraints d'augmenter considérablmenet le salaire de
Doctor J (photo en haut à droite), mettant par là-même en péril, les finances
du club. La venue, la saison suivante de Richard "Rick" Barry, (le futur gendre du commissionner de la NBA
Walter Kennedy), autre grand joueur qui a tenté de palier au départ de
Erving, qui, entre temps avait signé aux
Atlanta Hawks, anciennement
Saint Louis Hawks (Bob Pettit, Maurice Stokes). Cette décision de transfert fut invalidée par
les tribunaux qui obligèrent enfin Erving à signer plus légalement chez les richissimes New York Nets (devenus dans les années 90's,
New Jersey Nets, pour éviter l'homonymie avec
la franchise newyorkaise de NBA, les
New York Knicks) .Les changements de noms sont survenus aussi en raison des ambitions expansionnistes des autres franchises qui absorbèrent
d'autres franchises moins puissantes mais financièrement viables pour les renforcer en capital et leur permettre de disposer d'une arme financière plus puissante ainsi une meilleure assise
financière. Suite à l'absorption par la NBA de quelques équipes de l' ABA: Nets,
Houston Rockets (ex San Diego Rockets), Spirit of Saint-Louis (Maurice Lucas, Marvin Barnes),
Phoenix Suns (Connie Hawkins, Charlie Scott), San Antonio Spurs (George Gervin), de nombreux noms-marques de franchises ont disparus du paysage basketballistique , mais
heureusement, elles sont restées dans les mémoires. La vague d 'outnaming débute donc peu après le mouvement de difficultés rencontrées par les franchises d'ABA, en premier lieu, puis par
synchronisation avec les fréquentes crises économiques locales ou systèmiques , envahissant de plus en plus intensément, le monde de la NBA. Les
San Diego Conquistadors d'ABA des
70's (coachés par Chamberlain), trop souvent vaincus, ont disparus puis lors de la relance du basket pro à San Diego, changé de prénom, vu la faiblesse de la notoriété ayant une connottaion
négative pour la marque. Les San Diego Conquitadors sont devenus ainsi les
San Dego Clippers dans les années 80's (Bill Walton..enfant de San Diego.), pour rester
finalement une équipe de seconde zone...en NBA
photos:(Remember the ABA, et Bermann (Julius Erving)
Kentucky Colonels
Salut, le mois prochain, je vous parlerai de la valse des Logos qui a touché le monde de l'ABA de plein pied durant la fin des sixties.
Photos Juliu Erving:Bermann