Romans

Jeudi 8 janvier 2009


's. A la fin du match, Julius et tous les comparses qui s'agitaient sur le Holcombe Rucker playground, se regardaient pour les uns avec des yeux de gamins qui viennent de se régaler avec un bon gateau
Pour les autres, c'était comme des gars qui savaient qu'ils avaient rendu un bon devoir sur table...Mais que de toutes façons, l'instituteur ne leur fera jamais de félicitations ni leur offrirait  la moindre récompense..
Un peu l'Ordinaire d'un enfant de la Communauté durant le années 60's...

Comme d'habitude, Julius faisait, comme à ses débuts dans les vestiaires de la General Motoror, les mêmes gestes avec les mêmes pensées... près de son sac de sport, qui attendait comme une fiancée, son arrivée aux vestiaires.
Quelquefois surtout quant il sentait avoir mal joué, il lui donnait un coup de pried de rage...Ce pauvre sac comme une femme battue, se voyait donc régulièrement déformé, cabossé, au grès des matchs qui se succédaient et voyaient donc, leur fréquence d'utilisation s'accélérer...
Laura en tant que bonne mama-noire observant tous les faits et gestes de ses rejetons , voyait bien que seul, son géant de fils pouvait déformer de ses pieds, un si grand sac, où l'on pouvait caser un petite télévision.
Mais comme d'habitude, Laura , faisait semblant de ne rien y  comprendre.

Arrivé à la maison, Laura savait si Julius avait gagné ou perdu son match.
Laura savait s'il p'il  pleuvait ou s'iil faisait soleil...
Cliquez SVP sur ce lien ppour entendre Mahalia Jackson intermtéter à son tour "Didn't Tain" magistralement

Rien qu'à voire la mine de son rejeton...

"J'arrête le basket, ils sont trop nuls" disait régulièrement Julius.,
A chaque fois qu'il perdait...
Laura savait comme tout suppporter de basket, que cet état de déprime était le prix à payer pour devenir un joueur de niveau honorable.
En terre de Harlem, où la consurrence est rude.
Le lendemain matin, Julius, avait retrouvé comme par une mue de serpent, une bonne humeur et redémarait  l'école comme d'habitude.
La joie au coeur et la démarche souple mais décidée de tout petit black qui va à l'école.

Mais, cet après midi là; le téléphone ne sonna pas avec les mêmes vibrations que  d'habitude.
Laura le présentit et ordonna à Julius d'aller décrocher l'appareil, un vieux modèle des années 50's que Jesse, son ex-mari avait rapporté des rebuts,de l'usine quand il travaillait à la General Motor.

Laura présentait un appel différent des autres.
Ce n'était pas  Harry, le fidèle et un pau trop collant copain de Julius qui s'était fait et autoproclamé "arbitre", lors du tournoi estival de Harlem..
Laura ne prisait pas tellement Harry car il n'aimait pas assez à ses yeux  ,  l'école, pour elle , une valeur sûre..
Celle qui avec le basketball est le seul échapatoire du ghetto, pour un membre de la Communauté..

"Allo, ici Lou Carnesceca"  dit le correspondant avec un fort accent italien.
"Je souhaiterai parler à Julius s'il vous plait" contiinua la voix assurée.

"C'est  moi,Julius " répondit de sa voix de post-adolescent, le jeune homme, dont le nom de Carnesceca, ne lui disait pas plus que rien.
Lou Carnesceca était le coach de la fabuleuse université  de Saint John's de New York.depuis 1965, soient cinq années durant lesquelles, il amena les Redmens à plusieurs Final Four.
Les derniers tours du tournoi universitaire du basket (amateur) américain.

Jusqu'à présent, la vie de Julius avait plutôt ressemblé à "un long fleuve du genre Loire, pas-tranqnquille du tout" .
Laura, la mère de Julius, ressentait la vie et la craignait comme " les chutes du Niagara".

Un appel d'un agent qu'il soit de basket ou agent musical, est comme une bouée envoyée à un jeune homme en voie de perdition dans le marigot de la vie de Harlem des 60's.
 "Nous sommes la Saint John's university et nous jouons en première division du championnat universitaire américain depuis 10 ans. Nous avons formés de grands joueurs comme Leroy Ellis,  le remplaçant de Wilt Chamberlain aux Los Angeles Lakers, , et des grands coachs comme les frères Mc Guire"
Si cela vous interesse, je peux vous faire visiter le campus, les joueurs et les installations sportives.
Alors là, comme sortant de son état vaseux, comme tout baskettur qui a besoin d'un petit somme, car il vient de fournir un gros entrainement, les yeux de Julius d'illuminèrent à;  nouveau comme un sapin de Noel.
"Je vous offre les billets sde bus  le manger er le coucher durant une semaine,  ainsi que les entrées aux prochains matchs de rentrée NCAA" poursuit Carnaseca, bien décicidé à ne pas lacher l'affaire.
Le sang à Julius ne fit qu'un tour.
Sans mans meme regarder sa mère Laura dans les yeux comme quand il avait de grandes décision à prendre, Julius répondit, davantage comme un gamin à qui on offrait un beau cadeau de Noel.
"D'accord" hocha, commme un robot téléguidé,  Julius qui commençait à en voire 36 chandelles.

A ce moment là, le déjà vu petit film de sa vie se réembobina.

Quellquefois, après bien des efforts, l'arbre finit par laisser apparaitre ses bourgeons.

Julius sortit du minuscule appartement du Lower Side de Harlem pour exprimer et faire retentir sa joie.

Par Jean-Marie Tartane
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Mercredi 22 octobre 2008
 


Premiers contacts avec le basketball:


Julius n’était guère comme on dit, un enfant issu des milieux favorisés. Loin de là.

Mais, comme sa mère lui avait appris, il ne se plaignait pas et prenait (endurait) sa vie comme elle vient et comme elle est.

Lors de son enfance à Detroit, il avait été initié au basket par des copains de son père, l’équipe de basket de la General Motors, la boite de son père.

Aux USA, le basket d'entreprise appelé en France stupidement corporatif (de l'anglais corporate-entreprise) Très propagé par l'entreprise donc dès le début du siècle, alors qu'en France, on devra attendre une vingtaine, voire trentaine d'années, pour voire des ouvriers en bleus de travail et ballon à a main.

Il n’avait que 7 ans quand il appris le basketball, mais cela ne l’empêcha pas d’adorer immédiatement surtout quand il recevait dans ses petites mains de garçonnet, la grosse balle au lieu de celle consacrée au mini-basketteur, beaucoup plus petite.

Ses petits yeux pleins de malice se mettaient à briller comme son sapin de Noel qui d'ailleurs n'était pas trop achalandé chez les Jackson.

Et c'est à ces moments là que son père Jesse se mit pour la première fois à penser que ce petit Julius amait vraiment le basketballl.

Au début certes cela tenait davantage de la rigolade qu'autre chose de voire ce petit bout de chair s'animer parmi les géants qu'étaient les adultes , ses coéquipers.

Par la suite, à force de pérsevèrance, Julius finira rapidement par lancer suffisament fortet haut, le ballon pour qu'il atteugne le panier.

Il réussira à marquer au bout de la quatrième fois.

Sa carrière était lancée.

L'assistance composée de collègues de son père, applaudit et Julius aura droit à la poignée de main inoubliable et motivante du capitaine.

Les matchs de basket de l'équipe de General Motors n'était pas d'un niveau très élevéà la différence de celle de la Philipps company qui gagna plusieurs fois le championnat corporatif des USA . Cette équipe d'ailleurs eut l'honneur de renforcer le fabuleux cinq majeur des USA, des Jeux Olypiques de Londres en 1948. Ce cinq était composé des Fabulous Five de la Kentucky University coachés par le cèlebre Adolph Blue Grass" Rupp (1901.77 , dit aussi Le baron.

Cette équipe  (photo K U), était comosée d' Alex Groza, Ralph Beard Rollins, et autres Wa Wa Jones.
 Ils gagnèrent évidemment facilement la médailled'or contre les...français enmennés par
André Buffière, le futur coach emblèmatique de Villeurbanne.,

Un grand joueur universitaire d'Okhlaoma University avec laquelle il gagnera 2 fois sous le coaching d'Hank Iba, presque consécutivement le titre NCAA,  ira d'ailleurs jouer à BP, ce fut le Hall Of Famer Bob Kurland.

Kurland grand par la taille (2.13m) et le talent évoluera en corpo après finalement des aproprées études d'ingénieur à Okhlahoma U, des titres universitaires et olympiques..

L'équipe de basketball de la General Motors (GM)  comprenait moins de passionnés que celle de bien d'autres équipes corpo améicaines.

Le virus du basket n'était pas encore complétement entré dans le corps social.du Michigan

Seule Fort Wayne dans les années 50's (Jack Molina, Georges Yardley...) était bien dans le basket pro.

Finalement les Pistons de Fort Wayne Pistons deviendront en 1966, les Detroit Pistons, quand un quarteron d'hommes d'affaires rachetera et dynamisera, la franchise du Michigan.


Quand commença à évoluer Julius et ses copains sur le playground de New York,l les Pistons commençaient à prendre leur place sur l'échiquier magique de la NBA, la fameuse National Basketball Asociation;

Toutefois c'est la signature de deux énormes joueurs dont le pivot noir Bob Lanier, qui chausse du 56 et dont la aussi célèbre chausure de basket sera rapidement au Musée du Basket, le Naismith Hall Of Fame de Springfield, qui fera entrer les Pistons définitivement dans la Legende du basket..

Bob Lanier  (photo), passé par les Pistons puis les Bulls, du haut de ses 2.11m et ses 125 kilogs fut le premier pivot mamouth de la NBA.

Un collègue journaliste bien connu, qui l'a vu sous la douche, au milieu des années 70's, m'a assuré qu'il n'avait jamais vu un engin pareil.

Premier de la draft à sa sortie du college de Bonaventure, il ira après les Pistons et une carrière de 12 ans, aux Bulls de Chicago qui avaient perdu Artis"A train" Gilmore (2.19m), parti à San Antonio Spurs

Lanier par contre, dispose d'une voix tellement fluette que il vous prend l'envie de rire auand vous l'entendez parler après'avoir vu, la masse imposante de son corps..

Cela contraste énormément avec d'autres bien connus joueurs de 7 pieds de l'époque du genre Nate Thurmond, (photo ci dessous)le patient et sage pivot remplaçant (il ne rentrera pas sur le terrain, ce soir-là), à la voix caverneuse des Warriors de San Francisco et qui fit partie de l'équipe des Warriors de Philadelphie (pas encore transférée à Oakland) , quand sa majesté Wilt Chamberlain, entrainé par Dick Mc Guire, un autre new yorkais, marqua 100 points à la face de l'humanité et dans la figure des New York Knicks en cette belle soirée de mars 1961.

Lanier sera le fidèle adversaire de Lew Alcindor-Jabbar, dans la mesure où il sera oppposé durant 15 ans au pivot new yorkais, lui rendant bien la pareille et lui permettant surtout d'exprimer l'immensité de son talentoffensif.

L'autre gros calibre qui rendit célèbre les Pistons sera un arrière cette fois là.

Dave Bing (1.90m) , qui n'y voyait que d'un oeil et portera définitivement des célèbres lunettes de vue, était un grand passeur et pointeur.

 

 

Avec Lanier, ils était complémentaires comme Laurel et Hardy, les comiques de l'époque.

L'un au four et l'autre au moulin.

Plus tard Bob Lanier sera remplacé par Dennis "the warm" Rodmann dans le coeur des supporters inconsolables
 Cliquez SVP sur ce lien pour voire le facétueux Dennis Rodmann ui a marqué son époque jordannienne en demeurant meilleur rebondeur du championnat NBA 

 

 

Bagnoles de sport:

Julius avait déjà vu jouer les Pistons quand il était garçonnet c'est à dire haut comme cinq ballons posés l'un sur l'autre.

Son père Jesse lui avait offert à lui et sa soeur come cadeau de Noel ce match joué daas la nouvelle salle de Detroit.

C'était comme un spectacle en son et lumière pour le petit black, qui était heureux et fier de constater que des noirs pouvaient aussi etre applaudis,  aimés et respectés par un public suspendu à tous leurs caprices.

Le gamin avait aussi été ilmpressiuonné par les limoisines et les voitures de sport, à la srtie du Stadium.

Porsche,Jaguar et tutti quanti.

"Papa ne pourra jamais s'offrir cela " avait pensé Julius

Il disposait tout de même d'une voiture acquise à forte réduction en tant qu'ouvrier de G M.

Mais finalement Julius ne le savait pas encore.

Born in USA, il était condamné à rever à toujours plus.

A défaut de passage à l'acte, plus tard, Julius s'habituera à se satisfaire du rêve.

Et à s'arreter là...

Il ne savait oa encore que à cette époque de l'épopée de la NBA, plutôt dévolue, depuis 25 ans, à la bande des quatre:Philadelphie Warriors, Syracuse Nationals (Dalph Schayes), Mineapolis Lakers (George Mikan), Boston Celtics (Bob Cousy, Bill Russe) et New York Knicks (Willis Reed, Tom Sanders, ), l'heure des Pistons sonnera à son tour.
Mais il aura fallu attendre la fin des 80's et début des années 90's, soient 20 ans plus tard, pour disposer d'une équipe au top mondial avec à la baguette
Chuck Daly et sur le terrain,,quelques perles surtout en backdoor, au nom de Isiah Thomas.

Bad Boys, baston:

Surnommée exagérémment les Bad Boys, à cause de leur pivot Bill Lambeer, pourtant formé à Notre-Dame University mais qui aurait capable de cogner sa grand mère pour l'empecher de rentrer dans la raquette (the paint), dernier rempart avant le panier.

Bill Laimbeer, un des rares grands pivot blanc en cette ère des 80's, dominée numériquement, et techniquement, par les pivots noirs, faisaient un peu tache, parmi tous ces centres de  la grande ligue.

Dans cette ecrins de perles, on ne surait oublier Magic Johnson, un arrière de 2.05m qui avait gagné son premier back to back, c'est dire titre NCAA (Michigan State) suivi du titre NBA (Lakers.

En tant que pivot, Bob Lanier sur la fin de sa carrière, et surtout les jeunes enfants gâtés, surpayés,, ayant intégrée le Royaume, après un draft où la folie des salaires battait son plein.

Ce fut le cas pour notamment les pivots (ce qui est rare est cher) des équipes de tête comme Les Celtics, les Warriors (Robert Parish), les Lakers (Abdul Jabbar) et surtout ces équipes du sud des Etats-Unis qui en avaient assez de jamais étre sur la photo en cette époque du show time, symbole de la débauche de fric et d'exces en tous genre,s initialisée par les Los Angeles Lakers et son flamboyant propriètaire Jerry Buss , l'homme aux vestes bariollées de couleurs vives, belles nanas...et gros cigares.

Ce qui était attendrissant chez ces pivots blancs de NBA dans cette airee de jeu , est que leur bagage technique et physique étant moins étendus que leurs rivaux, ils compensaient par un orgueil, un courage et une opiniatreté exemplaires.

 

Cazzie "Cazz" Russel, l'ailier des Warriors version 1972

Par Jean-Marie Tartane
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Vendredi 22 août 2008

 

 

























En fait la personne qui terrorisait le plus tous les gars qui vivait autour du playground, était un joueur hors du circuit, officiel dans la mesure où il n’était pas inscrit dans un club en encore moins dans une université.

Où il aurait été de toute manière, refusé.

Comme toutes les vraies bêtes des playgrounds.

Son nom retentit encore à ce jour dans les ghettos de Harlem et sur les playgrounds y afférents.

Il s’appelle Earl Manigault.

Julius avait aperçu Earl dit « the Goat » Manigault lors du fameux tournoi de Harlem organisé par Holcomb Rucker. Rucker décédé en 1965 à 43 ans de cette sale maladie du cancer, était un bénévole qui avait comme ambition de détourner les jeunes de la drogue et autre délinquance.

Leur triste quotidien.

Le Rucker Pro Tournament.

Cliquez SVP sur ce lien ci dessous pour découvriir le film sur les légendes des playgrounds
 
Ce tournoi était déjà quand Julius avait débuté dans la grosse balle, un événement qu’aucun quidam de Harlem, n’aurait supporté de louper.

C’était aussi important que le festival de Cannes pour un acteur ou un cinéaste.

Il faut être là pour connaître son vrai niveau.

Earl Manigault avait déjà un casier judiciaire long comme une feuille d’impôt de milliardaire.

Qu’il ne sera jamais.

Drogue et autres vols et violences diverses s’étaient succédés pendant 15 ans dans la vie de Earl, qui en enfant des ghettos, ne supportait pas tout ce qui ressemble à une autorité ni obligation.

Les seules personnes qui avaient comme un droit de donner des ordres à ces petits gars des playgrounds, étaient les entraîneurs éducateur comme Holcombe Rucker.

Rucker parvenait à mater des vedettes comme outre Manigault Jackie Jackson,(photo ci-dessous) et lien 

http://ggaffney.blogspot.com/2008/01/jackie-jackson-boys-high-legend.html

  Herman « Helicopter « Knowings ou Connie Hawkins.

Connie Hawkins était voué à un bel avenir au niveau basket et financier puisqu’il intégra la belle université d’Iowa, lui le fils de personne.

Malheureusement, un certain Jack Molinas passa par là, et Hawkins sera radié des tablettes de l’université puis de la NBA, suite à des gains suspects versés par Molinas.

 

Manigault avait comme tout adepte du smash (dunk), son spécial que l‘on appelait « the double . dobble doberry with a cherry on top » .

Un double gâteau à la crème avec une cerise au milieu

Il reprenait la balle et re-smashait dans le panier, en plein vol.

 

Julius Erving, et sa coupe afro, lui était du genre danseuse en plein vol avec ballon tenu comme une offrande sur un plateau d’argent offert au public, les bras tendus.

 

Jackie Jackson, le futur Harlem Globe Trotters s’échauffait en allant chercher des pièces sur la tranche du panneau .

Un guichet situé à plus de 2.50m

cliquez SVP sur ce lien pour voire les plus beaux smachs des playgrounds de New Yorkl.

 

Entre -temps, à la sortie du play-ground, il n’était pas rare de voire un noir de 2.10m balancé dans une poubelle pour cause d’over-dose., balançé dans une poubelle , par abus de droguer

 

Julius avait assisté à ces fameux matchs à 2 contre 2 ou 3 contre 3, pas du tout improvisés, mais minutieusement léchés comme deux boxeurs dans un coin du ring.

L’honneur du quartier était en en cause

 

Par Jean-Marie Tartane
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Lundi 11 août 2008
Chapitre 1: born in 75016 ...in the sixties

Introduction:
Jusqu'à présent on s'était interessé aux milieux plutot défavorisés de Harlem et ses environs.
Mais le basketball américain, bien qu'épanoui dans les quartiers difficiles est aussi répandu  dans les beaux quartiers.
Le basketball est même né dans les quartiers de la frange supérieure de la société blanche américaine.
Son géniteur le réverend James Naismith, pasteur, prof d'éducation physique et de médecine (à Kansas University) a meme fait pousser le premier cri du bébé-basket , dans une YMCA, Young Men Chrisitian Association, sorte de lieu de réunion et de diverstissement de la jeunesse dorée des milieux favorisés de l'Amérique du 19e siècle.
Aujourd'hui, c'est un milieu que je connais très bien pour y avoir enseigné pendant 5 ans, joué et entrainé, que je vais vous décrire à travers un  roman noir  qui se déroule dans le milieu nec plus ultra du dessus du panier spirituel parisien: Passy
Où d'ailleurs bien des clubs parisiens de l'élite des années 50's sont allés chercher leurs champions.
Ici, l'argent n'est pas un étranger mais un membre de la famille qu l'on a même trouvé sous son oreiller.
Rassurez-vous, il n'est pas pour autant un intrus, car est partie du corps de la société bourgeoise du 16e arrondissement parisien.
Allant de pair avec la culture qui est aussi partie inhérente à la "jeunesse dorée et basketteuse de Paris"; l'argent  et la position sociale est aussi comme à Harlem, un discriminant pour avoir son ticket d'entrée et " jouer son match dans la cour des basketteurs de Passy".
C'est ce que je vais essayer de vous raconter sans détours ni concessions.
Comme pour "soignes ta défense" tout ce que je vais vous conter est des scènes , situations réelles, observées, vécues personellement ou par procuration.depuis 40 ans
 Des cadres de vies qui existent ou ont existés, et donnent de la véracité aux quelquefois incroyables articles que l'on retrouve dans des revues tape-à l'oeil comme Gala ou Point de Vue.
Mais la rélalité dépasse la fiction et même ces magazines,  ou livres- enquètes comme  "Grandes fortunes" ou "Le ghetto du ghotta" (de Monique Pincon Charlot) ne retracent  pas tout ce que j'ai pu voire en entrant dans les maisons de ces grandes familes friquées et célèbres; où l'on entend davantage parler d'enfants malheureusement souvent finalement, détraqués par le manque d'affection et le trop de pognon et les gateries des parents que l'inverse.
L'inverse de Harlem, New York City. 
En somme.



Préambule: Montmorency,  si tu le vaux bien.

La foudre de Wall Street n'avait pas épargné Mikael Beitoun et encore  moins son portefeuille de titres qui avait subi une chute de 60 pour cent depuis les turpitudes du 11 septembre 2001, et les deux  avions qui s'étaient écrasés sur New York. .
Heureusement, Mikael n'était pas seul. Il avait encore tout de même, deux beaux enfants et une épouse Cathy qu'il adorait;
La vie de Mikael ne détonait pas trop, par rapport à celle de bien des Winners de ces années d'éclatement de la bulle Internet.
Ceux qui pouvaient engranger des fortunes colossales une année, et pratiquement tout perdre l'année suivante
Mikael n'avait pas oublié ce beau gosse qui avait créé une société de jeux vidéo dunom de KALISTO.
Gaume, 25, ans avait coté en bourse sa société et deux années plus tard avait , en pleurs,dû déposer le bilan après un succès (trop) médiatique et un voyage présidentiel aux cotés de Jacques Chirac. 
"Cela ne m'arrivera jamais", s'était juré Mickael, l'enfant des cités.
Venu d'en bas.
Sa villa acquise 3 millions de francs à l'époque de l'élection  de François Mitterrand, en valait maintenant 3 fois plus, grace à la bulle immobilière, qui elle n'avait pas éclaté.
Ses enfants n'étaient pas des foudres du banc d'école, mais assuraient tout de même à Mikael de quoi étre fier devant ses frères Samy et Eric.
Mikael, lui, avait réussi dans les affaires, une fibre familiale depuis des générations.
Il avait lancé et fait propérer la marque de Jeans Guess et surtout son parfum éponyme, aborrhé par les "people" des années -internet: les années d'avant l'éclatement de la bulle Internet.
De toutes les façons, "Mick" son surnom,  n'était pas du genre à se lamenter sur la pluie et le beau temps.
 Il prenait la vie comme elle venait, comme ses frères et ancetres, depuis des lustres.
Son seul souci ,si on peut dire,  concernait son fils puiné Teddy qui ne savait pas trop  où se diriger.
Embarras du choix ou somnolence de gosse de riches?
En dépit de la réussite exemplaire de son frère ainé David  qui,  à 25 ans roulait  en Porsche et  tournait dans les épisodes du feuilleton américain " Alerte à Malibu" avec la pulpeuse Pamela Anderson, et de la publicité pour les jeans Guess, que son père fabriquait  dans ses usines réparties dans le monde et qui, s'il en eut besoin, permettaient à la marque et à la famille, de rayonner, Mikael n'était pas complètement satisfait de sa position.sociale
Personne n'avait encore vu le bout de son (petit) nez, à, la télévision ou dans les journaux, tandis que David, issu de ses entrailles, était pratiquement aussi connu et riche que Pamela, la bimbo, patenaire du beau et sculptural maitre-nageur-sauveteur.David Hasselof

Mickael ne s'était pas attardé sur les bancs d'école.
A la différence de ses cousins, Guy et Sony, de Sarcelles, dans le Val D'Oise qui avaient obtenus tous leurs diplômes de médecine et comptabilité, dans les années 70's, au centre universitaire de Villetaneuse, Mick s'était suffi d'un simple baccalauréat en comptabilité, le fameux bac G2, au Lycée Technique et Classique (Polyvalent)  Eugène Delacroy de Drancy, en Seine Saint Denis.
Le fameux 9-.3 qui aujourd'hui écarte les bonnes consciences de vous,  quand vous leur annoncez que vous y étes domicilié.
 Et surtout que vous y avez fait et terminées vos études
Il y avait tout de même réussi sans trop se forcer, tout en continuant à réver , jour et nuit, à son équipe de football favorite de Saint Etienne, la fameuse ASSE et à pratiquer le handball. Le handball, ce sport inconnu à l'epoque, car venu d'Allemagne , en ces années 70's, que l'on vous forçait à bacler sans entraineur.
Inconnu était le "hand", alors qu'aujourd'hui, c'est tout simplement le seul sport collectif olympique où la France a obtenu une médaille d'or et est championne du monde.
Quand Mickael avait 13 ans, en dehors des poteaux de handball, personne ne "carressait" d'autres "sports-co", à part le football.  
On ne parvenait même pas à faire une équipe de basketball qui tenait le coup.
Michael Jordan n'avait que 10 ans et la France ne prenait que des raclées lors des rencontres interationales .

Le chanteur (Jacques) Monty, star des années 60's,  leur avait célébré le magifique parcours de Saint Etienne, en Champions League, en chantant (faux) en 1974, un tube, appelé "Allez les Verts", écrit en cinq minutes lors de leur victoire en demi -finale contre Liverpool et leur terrible ailier, le petit Kevin Keegan.
Encore une fois, Mickael n'avait pas dormi de la nuit et s'était même permis de boire un petit coup avec ses potes de la cité des 4000 à la Couneuve, où il avait grandi.
A l'ombre de tous les garçons un peu en déroute du système scolaire qui y habitaient et qui passaient leurs soirées à tourner en rond, sous les barres de la cité,  qui ressemblait davantage à une prison qu'à un domicile d'être humains, Mikael, lui avait un sport auquel il consacrait trois soirées et un après-midi par semaine..
Ambitieux comme Mickael, ce n'était pas possible.
Mickael, avait encore son père, agé de 70 ans et qui tenait fièrement depuis 20 ans, son propre salon de coiffure à Aubervilliers, à deux pas de la salle de basketball où il avait commencé sérieusement à 15 ans, à pratiquer ce sport, grace à un copain d'origine antillaise, et qui habitait aux 3000, la non-moins célèbre cité d'Aulnay sous Bois, qui elle, en ces années 80's faisait carrément faire un pas en arrière quant vous vous aventuriez à prononer son nom.
De toute façon Mikael était aujourd'hui, riche, jalousé  et respecté , et tous ces truc-là n'étaient pour lui que des anciens et lointains souvenirs d'adolescence.
La vie de Mikael était aujourd'hui un décor de la série télévisée Dallas,  matiné de Beverly Hills.

Il aviait aussi dans le hangar de sa magnifique villa de Montmorency, situé en face d'un omportant huissier, notable en cetteégion de la vieille bourgeoisie du 9-5.sa propre Porsche et son 1500 centimètre cube.
 Une moto que n'aurait pas renié Johnny Halliday, son idole depuis ses 15 ans.
Né comme lui dans la rue et qui a réussi.
A la seule différence que Johnny a une Harley Davidson bleue.

.

Promotion:
Ce qui froissait Michael, c'était la reflexion sur ce que son fils  puiné  Charly, était entrain de faire de sa jeunesse.
Par Jean-Marie Tartane
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Lundi 4 août 2008


Clquez sur ce lien SVP, pour leire ce texte sur fond de Notorious Big
link

Tout à coup  comme rompant le silence presque religieux qui couvrait le bruit des respirations et du choc des ballons sur le cercle, un autre bruit bien réel cette fois et aussi connu , troublera la quiètude de Connie, Earl , John et les autres.

C'était tout simplement et comme naturellement, un bruit que tout quidam de Harlem connaissait depuis si l'on peut dire sa plus tendre enfance.
Un coup de feu claqua en provenance de la  cage d'escalier de  l'immeuble d'en face. Cet endroit était aussi très familier pour les gars du Low Side de  Harlem.
La cage d'escalier est tout simplement, dans les grands ensembles de Harlem du Bronx, mais aussi de Los Angeles, de Mantes la Jolie ou des 3000 à Aulnay sous bois en banlieue parisienne, le lieu de vie des quidams, qui à défaut de disposer d'espaces de convivialité plus grands dans leurs appartements bien souvent sordides, malgrè eux , préfèrent surtout en cas de fortes chaleurs ou de froid, pour se rencontrer et pour discuter jusqu'à des heures inavouables, telles que des parents comme Laura, la mère de Julius en viennent encore plus à se désespèrer de savoir leurs rejetons, loin de leurs livres et de leurs soucis d'école.
La cage d'escalier, c'est aussi , malheureusement le lieu où les gars, les copains de Julius, , s'essaient et se mesurer à leur libido parfois naissante, en tentant  de serrer quelques filles, quelquefois avec la patrience d'un lion qui attend pour saisir sa proie.
Quelquefois aussi, cela se terminait mal car tous les gars du ghetto n'ont pas la placidité d'attendre que mademoiselle accepte et cède aux désirs du gars.
Et ça se terminait par un viol quelquefois.
"Ce sont les risques du métier "dirait un habitué des lieus."
"De toutes façons, elle était consentante"" aurait répliqué un autre.

Mais cette fois-ci, c'était un vrai coup de feu qui avait claqué

Cliquez ici SVP pour la musique du film  Shaft d'Isaac Hayes

, et les joueurs bien que souvent issus du même quartier,  ne la jouaient pas cool.
Ils savaient que quelque chose de grave était arrivé.

cliquez à nouveau sur ce lien SVP, pour un autre génial tube de Isaac Hayes Theme from Shaft

Car de toutes façons, personne ne se serait amusé à rompre le silence solennel d'un match de basketball du Rucker Pro tournament de Harlem New York.
En présence de Manigault, Connie "the hawk" et les autres.

Harry,  l'arbitre de fortune mais certainement pas d'infortune, tellement il était fièr d'être là,  siffla tout de même; et obligea les prétendants à continuer le match.
"J'espère qu'il n'a pa pris la bastos" se disait Julius à ce moment.
 Lui, même,  déconcentré ne parvenait pas à se faire à cette violence endémique qu'il connaissait depuis l'age de 5 ans, le moment où il déménagea en catastrophe de Detroit et son quartier ouvrier, vers Harlem -la dangereuse.
Quand son père Jesse fut containt de rendre l'appartement loué par la General Motors.
Des voyous , c'est pas ce qui manquait dans le quartier, pas si loin à vol d'oiseau de Wall Street et ses golden boys endimanchés aux costumes de couturiers italiens , aux godasses à un prix qu'il aurait fallu à Laura,  deux mois de travail pour pouvoir y chausser son géant de fils.
Qui en plus à 16 ans et 2.04m, chaussait du 45 fillettes.
Bonjour la facture.

Earl Manigault, lui s'en foutait et n'était en ausun cas inquièté par ce bruit , qui senblait coutumier  pour lui.
Lui  qui avait déjà taté de la cabane dès l'age de 14 ans, au sortir d'un hold up à main armée, raté, à 
cause d'un gars qui l'avait balançé aux keufs.
Pour une histoire de nana.
Souvent les gars du quartier se balancent aux flics pour des rivalités de femmes.
L'argent en fait c'est pas grave, on est né sans et en réalité, on peut continuer à vivre sans.
Pas les femmes.
Ce pauvre gars a eu son compte en bastos dans la peau.
C'est pas Manigault, mais un copain qui lui a rempli le buffet.
"Le compte est bon, justice est faite." jubila Earl
Earl "the goat" finalement, moisira pour de bon et pour de longues années en prison, pas pour des histoires de vol de poules mais des histoires de drogue pour lesquelles la police de New York et ses petits juges sont sans pitié.
Il mourra en 1991 à l'age de 44 ans ce qui est vieux pour un ancien junky du ghetto, par rapport à beaucoup de collègues de Manigault généralement, qui passèrent de vie à trépas avant la trentaine.
Adieu Earl.
Passons à autre chose

Dans ce décor un peu craignos, était aussi et surtout, les dealers, des gars qui trainaient dans les cages d'escaliers, uniquement pour vendre ou acheter de la chnouf, la dope, la drogue.
Ici, c'est l'héroine qui tue rapidos ou l'herbe pour les tendres ou les fauchés.

De nombreux  copains à Earl sont passés ainsi, à l'étage supérieur.
Il se rappelle comme Archibald, de Ralph  Hall , un gars incroyable qui devait mesurer 1.96m-1.98m,  et pouvait jouer à l'arrière à l'aile ou au pivot, tellement il était polyvalent.
Il pouvait monter la belle sous le nez de gars pros en NBA comme Nate Archibald et finir la contre-attaque accroché au cercle, après un dunk ravageur et bruyant.
Ralph mourra broyé par la drogue, fauché en plein match, suite à une overdose.
Comme bien plus tard, Reggie Lewis cliquez SVP sur ce lien pour le découvrir

,le fabuleux drafté au premier choix par les  Boston Celtics, décédé en 1993, que votre serviteur a bien connu.

"J'ai vu des gars de 2.10m balancés dans des poubelles","Ils avaient abusé de la drogue" confiera Nate "Tiny Archibald à la presse, un jour devenu star de NBA meilleur marqueur de National Basketball Association à 23 ans aux Kansas City Omaha Kings, au classement , juste derriière le grand Lew Alcindor devenu Abdul Jabbar.

Cliquez ici SVP pour écouter la grande chanson de Stevie Wonder:"Living for the city", sortie en 1973
Archibald  né dans le Bronx et Alcindor né à Manhattan  sont tous les deux des enfants de New York city.
Parmi le nombre imppressionant de gars qui furent sacrifiés par la drogue, seuls quelques uns sauvèrent leur peau; comme protégés du bon Dieu.

Finalement, les Blue Velvet battront les Green Paradise sur le score étriqué de 65 à 60.En fait, à la différence d'un match de basketball beaucoup plus officieux et officiel, lesgars se battent de la première à la dernière seconde.
Comme si leur vie en dépendait.
Dans un match ordinaire de championnat organisé au niveau local ou régional, les gars peuvent et doivent se reposer par le système des rotations qui permettent aux jeunes de se faire remplacer, et donc de mettre la machine à l'arret.
Ne serait-ce que quelques minutes.






Pour faire un pas dans la Grande Ligue.
Parmi eux , Dexter Westbrook, un prometteur ailier qui sema la terreur sur les playgrpounds de New York. Il fut drafté par les Phoenix Suns au sortir de l'Université d'Iowa. Il fut pris à l'essai qui devait naturellement suivre une obligatoire préalable visite médicale.
Il avait des traces de piqures sur les bras.

Maintenant c'était au tour de Chamberlain de faire son numéro de jambes en l'air, et toute l'assistance qui n'avait d' yeux que pour ces-éloignés-de-la-NBA comme Earl,  Connie ou les autres, piaffait d'impatience.
Quand Wilt nous fera-t-il  son spectacle?..
Wilt après une interception et un remonté du terrain avec le ballon , comme il en avait l'habitude depuis ses 14 ans (il mesure tout de même 2.14m) de hissa au niveau de la raquette et infligea sous le nez de Manigault, un dunk  royal qui fit trembler le panier du playground qui, pourtant en avait vu bien d 'autres.
Vexé, Conie Hawkins comme à son habitude pris la balle au rebond du panneau à qui il manquait tout simplement le panneau , d'une Main et dans l'air avant d'atterrir sur le sol , il fit une passe à Earl Manigault qui comme relié par une relation pavlovienne avec le rebondeur, attendait avec impatience de démarrer une contre-attaque dont il a le secret de fabrication depuis la nuit des temps;
Quand il crevait la faim avant sa carrière universitaire.
Qui tourna court pour les raisons que l'on sait.
Earl démarra en feintant au démarrage et puis à gauche,  John Roche, le déjà vieux briscard de l'ABA contre qui, tous les tours de passe-passe de Earl étaient  toujours valables.
Malgrè le temps qui passe.
Apres deux dribbles de convenance dont d'ailleurs ils aurait pû se passer,  il arriva au niveau du lancer (pas)- franc, et entama son spécial: le dobble dobbery with a cherry on top.
Le double smash avec bras tendu en arrière.
Là c'en était trop pour l'assistance qui ne pût tenir le calme olympien qui jusque là , avait tout de même régné sur l'ambiance du match.
On eclata de joie et d'admiration et même Connie Hawkins, le fier ailier des Minnesotta Pippers d'ABA,  dut se résoudre à aller féliciter Earl.
La tension montait parmi les joueurs et l'assistance.
Pour calmer un peu tout cela, l'arbitre aussi excité que les autres, dut siffler un break, de manière à ce que les esprits se décontractent un peu.
"Hey , man" dira Julius à Earl, qu'il avait déjà renconter lors d'un match en un-contre-un mémorable.
Manigault qui, cette fois faisait à juste titre, le beau car il avait enfin sa reconnaissance des pairs: le respect et l'admiration des grands de la NBA., jubilait et remerciait Dieu pour ce bienfait.
La NBA, le territoire, la "Terre Promise"  qui lui a tojours été interdite.
Earl , comme beaucoup de grands joueurs de playground, n'implorait et remerciait Dieu que pour ses affaires de basket...

Julius avait en effet échangé des moments fabuleux avec Earl, lors d'un match sur le Holcombe Rucker playground.
C'était le jour de l'enterrement du frère de John Kennedy, Bob, assassiné à Los Angeles pendant les vacances de 1968.
Julius qui aussi passait son temps à 15 ans à penser à la "Grosse Balle orange", avait aussi pensé à juste titre qu'il n'y aurait personne sur le terrain.
C'était ne pas soupçonner Earl ...

Cet après-midi là, beaucoup de noirs des quartiers difficiles se trouvèrent devant la télévision, pour rendre hommage à ce gar-là qui, pourtant issu d'un meilleur milieu,  favorisé qui n'est pas le leur, avait lutté et sacrifié sa vie, pour la promotion de la communauté.
Cela eut pour conséquence de rendre désert le playground à un tel point que dès 8 heures du matin, il n'y avait pas un chat qui trainait balle en main, en terre de Harlem.
Sauf Manigault, qui pensant encore qu'il pouvait avoir une carrière pro pourtant jamais annoncée ni dessinée par des réalités concrètes du genre appels d'agents,  s'entrainait, s'entrainait encore...Jours ouvrés, jours fériés et jours chomés.  
Ce jour là, celui de l'enterrement de Bobby, Chamberlain, la star des Los Angeles Lakers se la coulait douce au fond du grand lit de son immense propriété de Bel Air, dans la banlieue chic de L.A, chez les super riches...en Californie.
Lorsque l'on arrivait devant le seuil de l'entrée de la propriété de Chamberlain où il décedera à 63 ans en 1999, il y avait le buste d'un aigle...comme pour indiquer que l'on se trouvait chez quelqu'un qui pensait et faisait tout en petit format....Toute personne étrangère y était interdite ...de raquette.
Deux immenses chiens malinois vous dissuadaient de pointer le bout de votre nez.

Les Harlem Globe Trotters

La pendule avait avancé beaucoup plus vite que ne  l' epèraient les joueurs du Holcombe Rucker Court de Harlem. Il était temps maintenant de cesser les festivivités et les exhibitions.
Laura Jackson, la mère de Julius,  avait en réalité suivi ce fabuleux match des gros bras de la NBA, ABA et autres ligues mineures.
Comme d'habitude , elle avait suivi très discrètement le match annoncé par le téléphone arabe, la rumeur et le bouche à oreille sur le playround, depuis un mois;
Les gars se bousculaient depuis dix années poir voir ce spectacle incroyable pour pas un rond.
Qu'il n'avaient pas les moyens de se payer, mais pour lequel, ils auraient tout sacrifié et supporté.
Même la matraque d'un flic...
Les premiers spectateurs arrivèrent déjà depuis l'époque de Jackie Jackson, le futur joueur des Harlem Globe Trotters.
Aux Harlems Globe Troters, Jackie avait connue la fabuleuse période des années 60's avec Meadowlark Lemon, qui arreta sa carrière à 40 ans passés et que votre serviteur pu admirer en 1974.
Il y avait aussi et depuis 20 ans, d'autres magiciens bénis des dieux comme Hubie Ausbie, aussi clown que Meadowlark, et surtout le petit par la taille Marques Haynes.
Marques Haynes qui naquit au début des années 20's...!! Il
Marques Haynes (2e accroupi à droite, sur la photo), dribblait fabuleusement et surtout si j'ose dire était fantastique car au contraire de Ausbie, Lemon et les autres, il ne parlait jamais.
Il faisait à mon avis croire qu'il était sourd et muet, cela embellissait l'image que l'on avait des Harlem.
cliquez sur ce lien SVP our connaitre leur site..

Les Harlem ont été inventés par un génial homme d'affaires du Bronx appelé Abe Saperstein. dans le même esprit que les New York Renaissance; équipe composée de noirs américains.
 Saperstein imagina en pleine crise économique , cette équipe de joueurs de basketball de haut niveau, avec un autre but bien nécessaire à cette époque! divertir et amuser la galerie.
Ce sera partie gagnée avec une bande de grands joueurs qui écumèrent dans le monde entier... stades et salles  pleines.


Jackie Jackson était aussi passé par les Knicks de New York de la Belle Epoque.
Quand les Knicks tenaient la dragée haute aux Boston Celtics de Bill Russel.
Il était considéré par beaucoup de gars comme un vétéran, un rescapé du ghetto, comme épargné par les Dieux du basket, malgrè la drogue, la prison et la mort violente qui rodent du coté de Harlem.

Sur le Holcombe Rucker playground, Jackson avait depuis, longtemps, installé son quartier général et sans se poser de questions, venait chicorer avec les grosses pointures de la NBA, ABA et autres ligues mineures.
Une célèbre photo datée de 1973, que je vous montrerai le mois prochain, nous montre Nate Bowman, lors de cette édition du début des 70's disputer la balle à Willis Reed, pivot des Knicks, et Freddy Crawford, alors aux Harlem alors tous deux All Star aux Knicks.
Nae Bowmann, doublure au pivot de Willis Reed, aux célèbres Knicks du début des 70's, est depuis 1984  au Paradis du basket.
 Dans l'assistance, avec des lunettes de soleil, probablement pas pour cacher ce géant de 2.18m,  Abdul Jabbar, alias Alcindor, alors meillleur joueur et marqueur de la NBA...avec Nate Archibald.
Nate Tiny a toujours préféré le Rucker à toutes les autres parades de vedettes durant l'été newyorkais.
Où il fait chaud de sueur et de peur...
Même devenu riche grace au basketball, il continuait à tainer ses guêtres du coté du playground, comme à la recherche de ses racines et peut etre pour se prouver qu'il na pas oublié d'où il vient.
De la Rue...à un double-pas du caniveau 

















Par Jean-Marie Tartane
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Samedi 19 juillet 2008

linkChapitre 2 Le virus rentre un peu plus dans le corps
(photos remember the ABA)

Soigne ta défense Chapitre 1
Nous étions pauvres mais nous ne le savions pas…en fait, nous étions riches New York, quartier de Harlem septembre 1969 Triste était ce soir d’automne 1969, en cette bonne vieille ville de New York; en terre d’Amérique. Il fait froid chez Big Apple , et l’hiver semble comme forcer la porte pour s’installer avant que son tour n’arrive normalement vers la fin du mois de décembre. Qu’adviendra-t-il d’un rêve suspendu Se dessèche-t-il Comme un raisin au soleil Où suinte comme une plaie Avant de disparaître Est-ce qu’il,  pue comme la viande pourrie. Ou se couvre-t-il d’une croûte sucrée Comme un bonbon acidulé. Il tombe peut être comme un fardeau trop lourd. Ou bien explose-t-il?
(poème de Langston Hughes)

Julius était ce soir-là seul, encore. Cette fois , avec ses rêves d’adolescent , par nature inassouvis. Mais à cet age là, les rêves ne sont-ils pas fait pour rester à l’état de non réalisation pour maintenir un appétit de vivre et un espoir pour le, lendemain. Et la solitude n’est-elle pas mère de créativité.

Foutez-moi la paix.
Finalement Julius il n’était pas tant à plaindre que cela, il avait tous les ingrédients pour réussir. Il avait tout de même une mère qui l’aimait et deux petits frères et une petite sœur qui l’avaient toujours entouré d‘affection, l'écartant du mauvais chemin d’un coup de patte s’il le fallait à défaut d’un coup de gueule.
Cliquez SVP sur ce lien pour entendre l'énorme tube des Supremes:"Stop in the name of Love"

Avec une obstination infatigable. En cette année 1969, post sixties, où les événements sociaux, politiques et économiques télévisés à outrance, (car nous sommes en Amérique), ont été un complet bouleversement pour les États -Unis, il n’était pas facile de tenir en place quand on est un petit noir, enfant de descendants de terre d’Afrique ; dont le nom du continent a attendu 200 ans avant d’avoir sa due place, en terre de l’Oncle Sam.. Ou du moins en territoire des Noirs américains; L’Afrique est au moins la matrice des noirs américains qui admirent aujourd’hui , à commencer par Julius, ses champions naturels.
Say it loud: I'm black and I am proud.(James Brown)
Les mouvements révolutionnaires étaient l’actualité depuis maintenant trois ans et Laura , sa mère et ses 4 enfants, en bons enfants d’Amérique, étaient scotchés à leurs téléviseurs , pour voire avec délectation toute cette agitation médiatique, relayés aussi par des mouvements de modes vestimentaires, aussi bien pour les hippies que les mouvements noirs.

Parmi ces événements sans cesse relayés par les media, les mouvements hippies et les Blacks Panthers.
Cliquez et écoutez le leader des B P Stockely Charmichael parler (violemment) des noirs américains

Les hippies et leurs cotés excentriques, faits de chemises à fleurs de « love and peace », et de joints de marijuana , fumés « assis sur leur derrière avec leurs bras croisés » , la faisaient un peu sourire.
 « Ce sont des blancs, fils de bourgeois » pensait-elle « ils peuvent se permettre de s’amuser » . « Moi, je n’ai que le droit de trimer, et la mauvaise part c‘est pour la personne qui bosse.. » se lamentait sa mère Laura, rien qu‘à penser à son sacrifice pour remplir les assiettes de ses affamés d‘enfants. Mais par contre, les Black Panthers et leurs effets séduisants sur la jeune et fragile communauté noire, surtout celle de son quartier d’Harlem New York, l’inquiétaient.
Les Black Panthers avaient été créés en Californie, dans la ville d’Oakland, quartier bétonné de la banlieue noire de la mégapole ouest américaine San Francisco.
Pendant les vacances de l’année 1966, et Laura n’aimait pas leurs allures militaires et leurs propos agressifs et menaçants.
Cliquez SVP pour découvrir cette organisation de B P P

Pour elle et ses enfants c‘était vraiment pas des gens auxquels s’identifier... Elle était impressionnée par ces agitations de jeune noirs élégants, propres sur eux, portant des bérets, des blousons et des gants noirs. Elle, petite fille de pasteur noir, ne supportait pas les principes philosophiques marxistes léninistes et antireligieux prônés par les Blacks Panthers, fédérés autour d’un parti politique du nom des Black Panthers Party (BPP).
Cliquez sur ce lien pour découvir le programme des leaders du B P P
Les réguliers appels aux meurtres , en répliques aux assassinats perpétrés par les racistes et flics, que les B.P appelaient les porcs (pigs),  contre la communauté noire depuis des lustres, étaient régulièrement lancés dans leur journal, tenu sous le modèle marxiste léniniste, et maoïste avec un titre analogue à l’organe du parti Trotskiste d’URSS, dans cet esprit, diffusé sous le manteau, qu’ils nommaient "la  voix du peuple » révoltaient Laura autant qu’ils l’effrayaient .

Pour écouter "Going back to my roots"  de Lamont Dozier, cliquez SVP dur ce lien

 Mais le vent de la révolution en Amérique noire, aussi rebelle que l’hiver new-yorkais semblait, lui aussi comme forcer la porte de son destin, pour s’installer avant que son tour , n‘arrive. Pourquoi ne pouvons nous attendre? (why can’t we wait?) Les leaders du BPP se nommaient Eldridge Cleaver et Hey P Newton et depuis avril 1968, soit l’année précédente et l’assassinat du pasteur  Martin Luther King Junior à Memphis dans un motel, au nom mal prédestiné de Lorraine Motel, Laura ne voulait pas entendre parler de partis activistes qui, pour elle ne représentaient ni ne défendaient correctement la cause des noirs américains

General Motors.
Rosetta , Laura Jackson est une fille de Detroit, Michigan, enfant parmi sept, d’un ouvrier automobile de l’usine. Il a  dû quitter l’entreprise suite à une cabale organisée par une bande de collègues racistes qui profitaient de l’ambiance anti-noire de l’époque, toujours a l’état latent dans les grandes entreprises de la terre, pour régler leur compte avec la Communauté.
Jessy , en temps que syndicaliste noir, prônant un peu trop les thèses du NAACP,  l’association nationale de promotion des gens de couleurs crée par WEB Du Bois au siècle dernier, n’aura pas manqué de trinquer.
Laura avait vécu si on peut dire au premier rang, ce drame du racisme, d’autant plus que le syndicat maison de la General Motor, l’U A W Union Auto Workers, dirigé par le dirigeant ultra corrompu au nom de Georges Meany, ne bougea pas le petit doigt pour défendre Billy.
Ralph-Jessy Jackson dérangeait en tant que noir et syndicaliste en vue. Comme tous les partis révolutionnaires, le BPP avait ses théoriciens , une sorte de grosse tête était comme la tête pensante et enseignant’ évidemment à Berkeley , cette immense faculté d’où est venue la révolte .
Il s’appelle  Harry Edwrds (photo de droite), et fut l’un des premiers noirs, à obtenir son doctorat en Philosophie( Ph. D en sociologie) , en Amérique.
C’est d’ailleurs à Berkeley parmi les étudiants de sociologie de manière analogue à Nanterre en France , en 1968, que sont nés tous ces mouvements révolutionnaires des années 68’s.

Musique: dis moi, ce que tu écoutes, je te dirais qui tu es.
Say it loud, I'm black and I am proud
Cliquez SVP sur ce lien pour écouter

James Brown" diffusait la radio.
 Ce tube de James Brown des années 60's passait en boucle en cette époque de lutte pro noir, aux USA. Detroit est la ville de la grande compagnie discographique Tamla Motown (Motor Town).
Laua, Rosetta connaissait Berry Gordy  (photo de droite), le fondateur de la société, depuis le début des années 60’s. Elle avait 20 ans lorsqu’elle le croisa pour la première fois à la sortie d‘un supermarché à l‘américaine, c’est-à-dire immense, déjà existant à cette époque naissante pour la grande distribution mondiale.
Mais on est en Amérique, les gens dans les grandes villes et leurs quartiers bétonnés, se baladent dans les super marchés à défaut de meilleur lieu de promenades. Comme aux 3000 d’Aulnay sous bois ou aux Tarterets de Mantes la Jolie, en banlieue française.
Et elle, Laura Jackson, s’était jurée de ne plus jamais se laver la main, ni oublier, ce moment où elle se cogna à l’épaule de Berry Gordy et sa petite barbe naissante qu’il rasait de temps en temps.
Au gré de ses nouvelles conquêtes féminines.
Elle faillit tomber et se rattrapa donc à la main du patron de la Tamla
N'étant pourtant pas de mode en cette période des sixties où les noirs étaient enfin médiatisés et d'autant plus lorsqu'ils étaient du monde du spectacle, Berry avait abandonné ce look de tombeur et continuait à serrer les belles négresses de la Tamla qui postulaient à la carrière de chanteuse.
Quelques unes perceront et deviendront des stars mondiales comme Diana Ross et les Suprêmes (Florence Ballard et Mary Wilson). Mais elles devront (presque) toutes , passer à la casserole, tout de même.
Sacré Berry Gordy.
Cliquez ici pour éouter le Hit des années 67's "Sweet soul music", par Arthur Conley

 Laura faillit tomber et se rattrapadonc, à la main du patron de la Tamla Elle n‘avait pas dépassé le niveau de la classe de 3e. niveau scolaire de toute façon, qu’elle se disait nécessaire et suffisant pour elle, vues les ambitions forcément limitées qui courraient à l’époque dans le cœur d’une jeune personne de la Communauté.
Cette idée devenue manière de penser, la rassurait . Cela lui permettait de ne pas continuer ni reprendre ses études jusqu’au bac. Des fois, elle disait comme pour se rassurer et s‘excuser sur son sort,que sa mère Mahalia, n’aurait jamais eu les moyens de « payer des études » post bac à ses enfants. Mais la classe de 3e était finalement, un niveau pas trop déshonorant en cette Amérique noire de l’année 1969, quant on est de plus, fille d’ouvrier Laura , comme toutes les petites noires nées en Amérique, plus particulièrement dans une grande métropole américaine, avait grandi avec la musique dans la tête sinon dans le cœur.
C’était cette musique que les blancs avaient nommés « négro spirituals« , comme pour les isoler de cette musique désormais comme réservée aux noirs. Comme si la musique de Bach ou Chopin n’avait pas d’esprit. Ainsi et aussi donc discriminés et séparés des blancs par ‘leur » musique., les américains basanés vivaient pleinement la stupidité de leur majorité (bruyante » qui faisait se développer leur musique, à part .
A commencer par les compagnies discographiques et stations de radio.
Les classiques du négro spirituals lui avaient donc caressé les oreilles très jeune . Laura se rappelle du tube énorme de sa jeunesse: « Didn’t rain » 
cliquez sur ce lien SVP, pour découvrir ce joyeau de la musique du 20e siècle
 
(chez United Artists) chanté par Evlyn Freeman,,  qui la bouleversait à chaque fois quelle l’entendait, lui rendant une certaine fierté au son de cette chanteuse comme hurlant de douleur. En fait c’est bien la douleur mais aussi la joie qui, mélangées, transpiraient en permanence dans cette merveilleuse chanson., et dans certains classiques de blues, jazz et rythm’and blues, appelés depuis les années 90’s « R and B».
Ce qui ne manque pas d’agacer les puristes, car aujourd’hui on met pratiquement tout dans le sac « R and B » ». . A cette époque, donc, la ségrégation ne concernait pas uniquement le système scolaire et les bus et cafés. Mais aussi pour les artistes et les gens de couleur aimant la musique, les compagnies photographiques , et stations de radios qui diffusaient de la musique blanche.
« Oakland-Californie nous avait fournis des grands musiciens » se disait cette femme à qui l’on pouvait donner dix ans de plus que son age, tellement elle en avait bavé en temps que fille aînée, à s‘occuper plus que raisonnablement de ses 4 frères et 3 soeurs. Beaucoup des grands musiciens nés à Oakland, terreau de la révolte identitaire noire américaine et des contestations étudiantes des sixties, devinrent des sommités mondiales comme Barry White et les Pointers Sisters .
Sur le playground de cette 33e rue. où s’ébattent des légendes du basket, il en avait vu du beau monde. Julius avait les mêmes yeux que les femmes lorsqu'elles regardent les mannequins "top modèles" déambuler lors d'un défilé de haute couture. .
Sa mère Laura se mettait à en faire des crises d’angoisse, rien qu’à voire son rejeton passer l’essentiel de sa vie de gamin de 16 ans, auprès d’un panier et non près de ses livres, comme elle en rêvait jour et nuit..
« S’il assurait au moins un parcours scolaire similaire à celui d’Elvin Hayes» se demandait Laura.



 Elvin Hayes, ce noir enrichi , venu de Rayville Mississipi, et qui avait contrarié sa majesté Alcindor, autre new-yorkais lui, originaire de Inwood-Manhattan, lors de la dernière finale universitaire télévisée sur tous les écrans américains.
« Cela aurait encore rassurer Laura Jackson.sur l’avenir de son Julius de fils. Elvin Hayes, 2.10m, fils de marin pécheur et d‘une femme au foyer, le plus jeune d’une smala de 10 enfants, venait de signer en NBA, aux San Diego Rockets pour 44 000 dollars, une montagne d’argent que son père n’avait pas gagnée en 25 ans de labeurs sur les mers et océans d’Atlantique. Tous ces dollars, et ces honneurs, Elvin Hayes malgré ses origines noires et pauvre, les avait , grâce à sa belle bourse scolaire et surtout athlétique et sportive.
Et, son accession à la vénérable et admirée université de Houston. n’étaient que le fruit d’un travail acharné. Et d’une mère entêtée, pour que ses enfants réussissent .
Houston pour Hayes comme l’Université de Californie à Los Angeles pour Alcindor,étaient des endroits où personne dans le monde de la Communauté ouvrière ne pouvait espérer envoyer ses enfants en cette année 1969 .
Laura et ses frères et sœurs avaient été fiers de voire ce duel télévisé. , Il y a peu, à l’époque des années 50’s, il y en avait peu qui jouaient en universitaires, pour la simple raison que la ségrégation filtrait et que de toutes les manières, peu aussi, avaient réussi à franchir les échelons scolaires et financiers, pouvant leur permettre d’à la fois se payer des études supérieures et réussir les examens concomitants.
 Les Cougars de Houston en ont fait rêver plus d’un, et Laura, mère courage ne rêvait rien d’autre que de voire son petit Julius fréquenter enfin le beau monde de la bourgeoisie éduquée et dominatrice. Celle qui formait l‘élite future de l‘Amérique. Ce monde-là lui était interdit, à Laura , la femme de ménage de la Peter Suyvesant high school de New York qui le savait
Toutefois, maman Laura ne saurait se lamenter sur sa condition… C’était pas son style, car elle en avait vu d’autres.
 Elle savait que la Peter Suyvesant High school de New York, où elle s’échinait à faire briller au chants  de Respect d'Aretha Franklin (cliquez  SVP ) tout ce qui ressemblait à des carreaux et des toilettes, avait été fréquenté par du beau monde.
Le grand pianiste noir de jazz Thelonius Monk, lui aussi,  mort comme Charlie Parker

Cliquez SVP sur ce lien pour écouter Charlie Parker et Ben Webster

dans les bras de la comtesse Panonica de Koenigswater une apparenté des Rothschild, (on pourrait citer aussi Bud Powell),, avait été élève de ce lycée. Le grand compositeur classique Leonard Bernstein et surtout Jack Molinas, un basketteur juif qui avait empli la chronique au tout début des années 50’s, à l’université Columbia, du temps de Bob Cousy, autre new-yorkais du quartier de Rockaway, aussi avait traîné ses guêtres à la Peter Stuyvesant High School de New York, durant la fin des années 40’s. Il y avait même tenus d‘excellents résultats scolaires l‘autorisant a intégrer le top des universités. américaines. Il organisa au lycée ses premiers matchs truqués avec des arbitres soudoyés et continua à l’université de Columbia, fief de l‘Ivy League.
Un seul noir, futur basketteur de NBA, à cette époque avait réussi à entrer et étudier à Columbia. C’était Jim Mc Millian, un power forward de 1.95m qui excellera en NBA, notamment aux Lakers de Los Angeles avec Wilt Chamberlain  (en  bas à droite ) en figure de proue. Molinas donc, provoqua le premier grand scandale des matchs truqués et des arbitres corrompus, faisant tomber les universités les plus vénérables et respectables d’Outre Atlantique.
Six ans plus tard, Molinas chassé de la NBA, dès sa première année aux Fort Wayne Pistons, l’ancêtre des Detroit Pistons, se réfugiera en Californie où il sera assassiné debout d’une balle derrière la tête sur son balcon. Molina, lui aussi, avait donc un style de vie qui faisait peur à Laura et elle ne souhaitait pas que ses rejetons aillent apprendre dans cet endroit new-yorkais de perdition.

Finalement Julius ira à la Power Memorial School de New York et ensuite s’il en a le capacités, ce sera à la finalement , la célèbre université de Fordham, de l’autre coté de New York .



Laura avait préféré une école catholique, pour épargner ses gamins de se fourvoyer dans ces écoles trop majoritairement noires, et bien trop économiquement pauvres.« Et pis, au moins on y fait des prières » se rassurait-elle.
« Lew Alcindor, devenu Abdul Jabbar y a bien réussi » se disait Laura
Pourvu que son rejeton assure une position sociale et financière qui lui évite de subvenir à ce garçon qui aujourd’hui atteignait les 2.04 m (6 pied 8 pouces) à 16 ans. Déjà dans les années 50’s, durant les vacances d‘été, venu de Philadelphie, l’autre ville ennemie de l’Est américain, avec Boston où il ne fait pas bon d’être originaire depuis la nuit des temps dans le monde du basket américain, Wilton Norman Chamberlain,(photo de droitr),  l’Échassier (the stilt), un surnom qu’il détestait, s’était fait les dents régulièrement sur ce playground en bas des immeubles gris et sales qui jadis, au temps du jazz du début du siècle, était fréquenté essentiellement par la bourgeoisie. Ceux qui avaient réussi.
Les Blancs avaient déjà commencé à mettre le grappin sur l’Art des Noirs.
Ce que Miles Davis, le grand trompettiste de jazz
cliquez SVP sur ce lien pour écouter Miles Davis dans "ascenseur pour l'échafaud"
appelait peu avant de mourir, les blancs leur « b…….. la gueule ». Ce que laura ne savait pas, c’était que les grands musiciens noirs américains, se voyaient depuis une bonne vingtaine d’années, fermer les portes des clubs de jazz tenus par les blancs, à Harlem, bien évidemment, mais aussi sur la côte ouest, du côté de Los Angeles.
Ce fut le cas par exemple , de Charlie Parker, le grand saxophoniste, lui, originaire de Kansas City, qui entendait jouer ses œuvres dans des clubs de jazz de Los Angeles, ou de New York, et qui s’était vu interdire l’entrée par les dirigeants du restaurant, tripot, honky tonk; en raison des problèmes de drogue et ses condamnations conséquentes et multiples. Ce n’est qu’à l’orée des années 90’s que l’on su la vérité, grâce au cinéaste Clint Eastwood, un amoureux de jazz, lors de son film culte » Bird » , du surnom de Charlie Parker.

Maintenant, les années sont passées et l’univers de Julius n’a plus matériellement la même apparence qui faisait venir  Duke Ellington
Cliquez SVP sur ce lien pour écouter Oscar Peterson jouer Caravan de Duke Rllington 


et les autres jazz mens jouer à Harlem.
Harlem victime de la crise économique de 1929 qui avait fait fuir les commerçants et les blancs, s’était « ghettoïsée  avec l’apparition de plus en plus intense et globale des classes ouvrières donc des noirs.
Wilt Chamberlain, le fils de Philadelphie, déjà professionnel depuis 9 ans aimait bien aller chicorer sur les playgrounds de Harlem. , avant d’aller taquiner pour beaucoup d’argent, les meilleurs joueurs professionnels d‘Amérique. Wilt Chamberlain avait baladé ses 2.14m pendant toutes ses années de lycée à la (all-black) Overbrooke high school à Philadelphie oà passeront Will Smiith et d'autres grands artistes.
Chamberlain y a laissé des cartons pas encore battus à ce jour.


Seul, son successeur immédiat, Wayne Hightower se permettra de taquiner les records de Wilt , mais ne parviendra pas à les battre. Hightower paradoxalement, suivra la même ligne que Wilt, puisqu'il ira ensuite aux Jayhawks de Kansas University, entraînés par Bill Harp et aux Philadelphie Warriors. C'est dans cette fabuleuse équipe que Chamberlain, un soir divin de mars 1961, marquera 100 points à la face du monde, devant quelques privilégiés. Une photo heureusement immortalisera la scène. Quand il jouait sur cette terre de New York, Wilt savait que pour une des rares fois de sa vie, il ne ferait pas ce qu’il veut sur un terrain..
L’ombre de Wilt planait sur ce playground et Julius le ressentait malgré ses 16 printemps innocents, inconscients et fonceurs
Comme beaucoup de jeunes basketteurs en devenir des sixties, il avait inconsciemment et inconditionnellement le respect des symboles et des Anciens et n’aimait pas jouer sur ce terrain quand un monstre en devenir ou à pleine maturité venait de s’y dérouiller les jambes, voire de se faire contrer devant tout le monde. Les petits gars du quartier qui, pour Julius représentaient son monde.
Ce monde où il doit se faire respecter s’il veut gagner des galons.
Son odeur et son âme y résidait encore. De toute façon, pour avoir sa place sur le terrain, il fallait faire ses preuves à coup de coudes et quelquefois coups de poings. Tires si tu veux survivre était le maître mot en terre de Harlem-New York.
Celui qui faisait finalement plus la loi, n’était pas un gars originaire de la NBA, la fameuse Nationale Basketball Association.
Il ne venait pas non plus de cette ligue qui venait d’être crée en 1967, pour rivaliser avec la trop envahissante NBA. L’ American Basketball Association l’ABA avait été créée deux ans plus tôt en 1967, par des hommes d’affaires ambitieux qui avaient tout compris du business et surtout du marketing. L’ABA avait inauguré véritablement des nouvelles recettes marketing, pour lancer cette ligue, dont les gorges chaudes de la NBA dirigée par Walter Kennedy, se gaussaient en cachette. « Il n’y arriveront jamais », « devait se dire ce diplômé en droit de la louable Duke University, temple du basket universitaire américain depuis la nuit des temps. Un ballon d’une couleur tricolore: bleu rouge et blanc, et des franchises réparties sur tout le territoire américain, d’Est en Ouest et du nord au sud. Tout cela soutenu par des matchs télévisés et le paquet était bien ficelé L'’ABA marchait bien et les matchs spectaculaires, surtout à New York qui disposait d’une belle équipe rivale, les légendaires New York Knicls de NBA , étaient télévisés, malgré la dure concurrence de la grande ligue. Les meilleurs génies du basket y avaient commencé et Laura avait vu débuté de ses yeux les légendes déjà vénérés de l’ABA.
C’est Mel Daniels et Connie Hawkins qui avaient les faveurs de Laura et ses enfants.
Julius passait encore davantage de temps devant ce fieffé téléviseur; ce qui ne manquait pas de désoler davantage sa mère et même sa grand-mère Rosetta, qui pourtant en bonne mama noire passait tous les caprices de ses petits enfants;et les couvrait d’affection pour les pardonner leurs bêtises et attitudes de gamins insupportables. Laura avait comme deuxième enfant une fille. Elle lui avait donné comme deuxième prénom Aretha, en hommage à la grande chanteuse Aretha Franklin, fille de pasteur comme elle dont elle vivait l‘ascension discographique en Amérique noire.
Elle connaissait par cœur les tubes d‘Aretha et en particulier « Shame, shame » et « Respect » que le regretté Otis Redding avait repris avant de mourir brutalement d’un accident d’avion.
Laura connaissait ses classiques, comme tous les américains dans le coup.
Elle savait bien que l’ABA naissante allait devenir rapidement une ligue rivale avec son marketing tapageur et dernier cri et ses franchises aux noms racoleurs Memphis Sound, Spirit of Saint Louis , Dallas Chaparrals , New York Nets , Kentucky Colonels et j’en passe .
De plus Julius avait remarqué que l‘ABA innovait génialement surtout en ce qui concerne l’ apparence et la mise en valeur de l’identité , en souffrance des jeunes joueurs noirs de l’ABA. Dans cette Amérique blanche en cette époque dirigée par Lyndon Baynes Johnson, un enfant du Texas terre de Deep South et là où le président Kennedy se fera assassiner en 1963 ;Lindon Johnson , même démocrate comme Kennedy ne rassurait pas Rosetta et Laura, et encore moins Julius l’aîné des enfants de Laura. Finalement Julius il n’était pas tant à plaindre que cela, il avait tous les ingrédients pour réussir.. Les enfants de Laura: Julius. Michael et les autres Cette identité en mal de vivre dont souffrait ce peuple en minorité des USA, avait déjà été largement mise en valeur lors des révolutions que son pays vivait en cette d’année 1969. Les mouvements identitaires étaient relayés par les groupements comme des Panthères Noires de la côte ouest ou les Musulmans Noirs davantage concentrés et initiés dans la région de l’Est des USA, particulièrement New York.
De toutes façons, Laura ayant vécu son enfance à Detroit, « the motor town » , avait déjà entendu parler des Black Muslims.
Son initiateur était originaire de la ville du moteur, siège de la General Motor. Elijah Poole, ancien délinquant et taulard égaré, se convertit à l’Islam et devint Elijah Muhamad, maître à penser de Malcolm Little devenu Malcolm X le premier instigateur du groupe des Blacks Muslims.
Laura n’aimait pas pour autant ces Blacks Panthers qui ne se revendiquaient non-croyants, c’est-à-dire agnostiques, ce qui ne manquait pas de l’éloigner davantage de ces Gens venus de la côte l’Ouest, « tere de perversion« pensait Laura.
Même le studieux new-yorkais Lew Alcindor, devenu étudiant à L’UCLA de Californie , deviendra dévoyé par ces Gens de l’Ouest et se convertira à l’Islam, devenant Kareem Abdul Jabbar (le Généreux en langue arabe) , et boycottera les Jeux Olympiques de Mexico de 1968, qui avec lui, n’auraient été qu’une promenade de santé au lieu d’être un endroit de vraie compétition.
. Julius, la petite graine montante des enfants colorés de l’Oncle Sam, ignorait tout cela.
Lui seul;vibrait et vivait pour son basket et sa musique.*
Son monde à lui.
La musique, autre vie intérieure de Julius, que sa mère, inconsciemment entretenait par simplement son état de femme noire qui souffre et sa façon de vivre afférente.
Et, finalement son père Jesse qu’elle ne voyait plus depuis on départ précipité du foyer consécutivement à son licenciement de général Motors, lui avait ofert un saxophone alto. Son admiration pour Charlie Parker et Sonny Stitt, firent la différence.
Il lui avait transmis son virus de la musique, comme intronisé par ce cadeau pour lequel Jesse s’était saigné aux 4 veines. Laura, comme toute femme artiste, chantait du matin au soir, à commencer par sous la douche où elle passait des demies heures entières si ce n’était des heures. Surtout le dimanche matin, le Jour du Seigneur, émission télévisée avec la messe célébrée en direct et que Laura écoutait en mettant le son à fond. Ses enfants, à leurs tours, en avaient plein les bottes au sens propre et au sens figuré. Maman en effet,laissait couler l’eau sans contrôle et celle-ci finissait par envahir la mini salle de bain de l’appartement familial de Harlem
 « Un jour, on va se retrouver sur pilotis comme chez les indiens » se demandaient les enfants de Laura. Ils finissaient par demander de plus en plus expressément , à leur mère d’en finir avec tout cela.
Eux aussi finalement alliaient comme elle, à la messe du dimanche matin, y chantaient même les negro spirituals comme leur mère et leur grand père.. Mais ils étaient bien plus brefs que maman, et eux n’avaient besoin que d’un quart d’heure pour se mettre beaux comme des sous neufs.
« C’est bizarre » se demandaient les enfants de Laura, admiratifs, « notre mère semble chanter comme Mahalia Jackson « , cette mama , diva qui caressait leurs oreilles quant ils étaient des petits marmots, pendus à la mamelle..
L’aîné Julius, approfondissait la réflexion et était persuadé que maman chantait bien parce qu‘elle n’avait pas la pression du public et du trac qui frappe les artistes de voix à tous les moments de leurs carrières.
Julius , lui en était encore à cette étape de la vie où on doit des construire et se donner une identité sociale .personnelle et sportive, tout était important.
Surtout quand on est « born in USA » comme chantera plus tard Bruce Springsteen et "fils de personne" comme Julius.
En Amérique, quelque soit ta classe sociale et ta race, l’accessoire est essentiel et Julius le savait. C’est pourquoi il n’avait rien négligé dans tout ce qui évoluait autour de lui. La mode afro avait jeté son dévolu sur lui et il avait comme tout noir qui se respecte sa coupe afro, qui le faisait ressembler à Darrell Hillman.
Darrel Hilmann, était ce joueur des Indiana Pacers de l’ABA, de 2.06m et ,qui avait gagné le concours de la plus belle coupe afro.
Il avait fait partie de l’équipe olympique américaine aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968 et Laura avait vibré en voyant à la télévision, ce petit noir marquer les lancers francs qui contribuèrent à donner la victoire aux américains contre les yougoslaves
L’année dernière, donc Laura avait été impressionnée par l’allure du gars et avait remarqué ce look qui commencer à se propager parmi la communauté noire et surtout les basketteurs, toujours en avance d’une guerre sur les autres.
La coupe afro évoquait le retour à l’Afrique, thème très en verve, avec le panafricanisme prôné par notamment les Blacks Panthers et les artistes noirs américains. influencés par le thème des racines (roots) comme Danny Hathaway et plus tard Roberta Flak et naturellement Angela Davis. Professeur à Berkeley, évidemment
Le groupe des Jackson Five était composé surtout de leur leader chanteur, le petit gamin Michael, frère de Tito, Jermaine et des deux sœurs Latoya et Janet. Ils étaient tous déjà des futures vedettes mondiales de la chanson. en devenir. Tous les garçons avaient leur coupe afro et malgré tout, « cela leur va très bien » se disait Laura comme déposant les armes devant ce phénomène commençant à se propager en profondeur dans la Communauté. . Trop de frime s’était tout de même dit Laura, elle qui avait été élevée dans la simplicité ne se reconnaissait finalement pas dans tout ce falbala et de toute façon, comme elle aimait le dire à ses garçons qui lui posaient de plus en plus de questions encombrantes « Je n‘y comprenait rien à la politique » .
 Julius aimait aussi porter des habits associés à ce look, comme des colliers de perles, et des pantalons serrés aux chevilles ou même des pattes d’éléphants très prisés par la gente basketteuse en Amérique des années 60’s. Les pantalons à pattes d'éléphant étaient prolongés par des chemises colorées à grands cols « pelles à tartes » tels qu‘aimait les porter Samy Davis Junior, un entertainer black , qui épousa une blonde (suédoise), en pleine période « roots ».. Pour voire le look d'un basketteur noir à la fin des années 60's, il suffit de regarder l"équipe de Florida State de 1972 qui emporta le titre de champion universitaire.
Cela tranchait complètement avec le look basketteur des années 50's, aussi en pleine période de révolte universitaire . Les noirs avaient la raie au milieu et les cheveux donc très courts.
En fait,  la personne qui terrorisait le plus tous les gars qui vivaient autour du playground, était un joueur hors du circuit officiel, dans la mesure où il n’était pas inscrit dans un club en encore moins, dans une université où il aurait été de toute manière, refusé, comme toutes les vraies bêtes de playgrounds. Son nom retentit encore à ce jour dans les ghettos de Harlem et sur les playgrounds y afférents. Il s’appelle Earl Manigault. Julius avait aperçu Earl dit « the Goat » Manigault lors du fameux tournoi de Harlem organisé par Holcomb Rucker.
Rucker décédé en 1965 à 43 ans de cette sale maladie du cancer, était un bénévole qui avait comme ambition de détourner les jeunes de la drogue et autre délinquance, leur triste quotidien.
Le Rucker Pro Tournament.
Ce tournoi était déjà, quand Julius avait débuté dans la grosse balle, un événement qu’aucun quidam de Harlem, n’aurait supporté de louper.
C’était aussi important que le festival de Cannes pour un acteur ou un cinéaste. Il faut être là pour connaître son vrai niveau. Earl Manigault avait déjà un casier judiciaire long comme une feuille d’impôt de milliardaire.
Qu’il ne sera jamais.
 Drogue et autres vols et violences diverses, s’étaient succédés pendant 15 ans dans la vie de Earl, qui en enfant des ghettos, ne supportait pas tout ce qui ressemble à une autorité ni obligation.
Les seules personnes qui avaient comme un droit de donner des ordres à ces petits gars des playgrounds, étaient les entraîneurs-éducateurs comme Holcombe Rucker.
Rucker parvenait à "mater" des vedettes comme outre Manigault, Jackie Jackson, Herman « Helicopter « Knowings ou Connie Hawkins.
Un basketeur de Harlem qui aimait la musique peut être représenté par Charlie Yelverton (photo ci dessous) .

Charly Yelverton est ce joueur de playground newyorkais dont je parlerai plus tard, qui ne pouvait se séparer de son saxopone alto, de son époque d'adolescente jusqu'à sa carrière pro aux Portland Trailblazers.
Le problème de Charlie n'était pas qu'il adorat la misqiue, c'était plutot qu'il était un admirateur des Blacks Panthers.
Cela le mena à refuser de se mettre à l'écoute et droit pour écouter l'hymne américain obligatoire avant tous les matchs NBA.
Drafté par la grande équipe (future chamion NBA en 1977), Charlie après quelques réprimandes sera simplement radié de la NBA et sera contraint avec 20 kilogs de plus et  après une halte de 2 ans en tant que chauffeur de taxi dans  N Y city, d'aller gager sa vie en Europe.
Il ira en Italie où évidemment il brillera et disputera la finale et bientot  gagnera le titre Euroligue avec le Mobilgirgi de Varèse en compagnie de son conpatriote Bob Morse, en Eurovision devant des millions de telespectateurs en 1975 puis 1979.
voir 100 ans d'Euroleague  "50  anos de Euroleague", par Centre de Recherches du Real de Madrid (édition Real de Madrid).






Connie Hawkins
(photo à droite), était voué à un bel avenir-basket et financier puisqu’il intégra à 18 ans la fameuse université d'Iowa, dominante dans les années 60's. La belle université d’Iowa, lui le fils de personne lui proposa donc une bourse athlétique pour parfaire son éducation hors basket.
 Dans le domaine du basket, Connnie surnommé "the Hawk", le faucon, n'avait rien a apprendre et à cet age de post adolescent, faisant déjà trembler la graine de NBA qui appréciait secrètement de trouver des personnes pour la contrer au pied du panier.
 Lorsqu'elle y parvenait.

Malheureusement, un certain Jack Molina (photo à gauche) passa par là, et Hawkins sera radié des tablettes de l’université puis de la NBA, suite à des gains suspects versés par Molina.

Manigault avait comme tout adepte du smash (dunk), son spécial que l‘on appelait « the double doberrry with a cherry on top » .
Un double gâteau à la crème avec une cerise au milieu Il reprenait la balle et re-smashait dans le panier, en plein vol.
 Jackie Jackson s’échauffait en allant chercher des pièces sur la tranche du panneau . Un guichet situé à plus de 2.50m. Julius avait assisté à ces fameux matchs à 2 contre 2 ou 3 contre 3, pas du tout improvisés, mais préparés en intimité par les grands joueurs de NBA qui passaient se faire les dents sur "son" playground. On avait souvent vu Willis Reed ou Nate Bowman, le pivot des New York Knicks du coté de Harlem. Quand Chamberlain ou Jabbar passaient se frotter à Manigault, on savait qu‘il allait y avoir de la terreur dans l’air. Il parait que seul Manigault sur lequel il sortira un film à succès à la télévision, le sans grade, le démuni, faisait trembler Jabbar. De l’avis de Jabbar lui-même.
Comme une marée humaine s’écartait quand Connie Hawkins, le banni arrivait sur le playground, et Julius y ressentait comme des frissons. Cela ne risquait pas de le ranger dans ses études et  même si elle aussi appréciait ces personnalités devenues icônes dans son quartier, cela ne la rassurait pas Laura sur l‘avenir de Julius.
Cet après midi du lendemain, un match épique devait se dérouler entre l'équipe de Earl Manigault, composé de quelques pointures de playgrounds, et celle de nantis de NBA et autres ligues mineures.



Parmi ceux-ci John Roche , des New York Nets (photo en bas à gauche) et Willis Reed,(à  gauche),  formé dans le sud, à Gambling, qui en bon new yorkais qu'il était devenu puisqu'il évoluait dans l'équipe mythique des Knicks (Knickerbockers), aimait se tremper dans l'atmosphère spéciale de ces combats de rue qui détonaient avec l'ambiance plus canalisée , malgrè tout, du Madison Square Garden, cet antre magique qui servait , et c'est paradoxal, de salle de célèbres combats de boxe.
Plus tard, viendra rejoindre les Knicks un autre  joueur de playground venu aussi du sud des Etats-Unis, Dean Memimger, surnommé "the Dream" et formé à Marquette par Al Mc Guire, un des grands manitous du coaching universitaire des années 60's et 70's.
Néanmoins c'est bien un autre enfant de Big Apple, Butch Lee, qui sera l'un des meilleurs joueurs de basket de playyground, élu parmi les meilleurs de lycées, et foulera le sol de la NBA des 70's.
Maiheureusement il sera détruit par la drogue et quitera la NBA par la petite porte;
Sans faire de bruit.
Tout ce petit monde était à portée de longue vue de Julius, et même à portée de bras pour le jeune aspirant , qui ne demandait qu'à admirer de plus en plus près tout ce spectacle en pleine rue, à ciel ouvert , et qui commençait toujours à une heure bien connue pour se terminer à un horaire toujours du ressort du hasard.
Et c'est ce qui constituait son piquant.

Maintenant, c 'est une averse salvatrice qui tombait avec rage, assimilable aux incessants dunks des joueurs, sur New York city.
Comme habitués au phénomène,  Julius et les joueus cotés, se pliaient par obligation, aux injonctions météorologiques. Ils gagnaient rapidement le hall du bloc d'immeuble de la 42e rue pour s'abriter.

Après un brève temps-mort, le match pouvait enfin débuter sous les hourras du public , affamé, chauffé et trempé, mais prêt à assister enfin, à  cette cerise sur le  gateau qui semblait apparaitre sur l'asphalte, le bitume.
Les arbitres étaient des personnes de fortune, se trouvant là par commiséraion puisque joueurs trop banals, plus que par véritable choix de vocation.
Il s'agisssait pour eux de diriger des gens qui en fait, n'avaient point l'habibitude d'être commandés.
Manoeuvre bien difficile, mais finalement pas impossible pour Teddy, un des potes de Julius qui aimait bien , malgrè tout, officer en ce moment de délectation .          John Roche  sous le maillot des New York Nets(n°13 à droite)



Le coup d'envoi, après une valse de dunks les uns aussi speculaires que les autres, pouvait enfin commençer. 
A peine le coup d'envoi donné, suite à  une interception sur John Roche, un dunk ravageur de Earl Manigault semblait comme mettre les pendules à l'heure, laissant un froid dans la moiteur de l'après midi new yorkaise.
Dean "the Dream" Memimger à Marquette (n°14)




















Julius et ses copains dont certains étaient assis, pechés sur un grosse branche d'arbre, sorte d'OVNI en cette terre newyorkaise faite d'asphalte et de durete de la vie. A un moment, la foule semblait comme s'écarter, interrompue par un être humain qu'elle ne pouvait pas contrôler, malgré sa supériorité numérique.
 "C'est Connie" semblait murmurer la foule. "C'est le faucon (the hawk) commençait à s'entendre de plus en plus fort et gronder dans les oreilles,de Julius et des autres gars qui asistaient comme privilégiés de cet après midi américaine. Connie Hawkins tout juste muté des Minesota Pipers, un bon club de l'ABA, vers les Phoenix Suns, un club bien plus puissant, arriva avec une bonne demi-heure de retard sur l'horaire prévu. Connie savait qu'il pouvait se permettre ce caprice car il savait aussi qu'il était considéré comme une sommité sur les playgrounds de New York, où c'était un des rares endroits où les joueurs des ghettos recevaient une considération personnelle et sociale. Dans son équipe des Suns, figuraient quelques légendes du basketball universitaire dont Connie Charlie Scott, un superbe arrière ailier formè par Dean Smith à North Carolina.
Il n''y fera qu'une année, happé par la machine ABA, qui avait un pouvoir d'attraction énorme sur les petits gars des ghettos.
Par Jean-Marie Tartane
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Samedi 28 juin 2008

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Ce roman est issu de la véritable histoire du basket américain, telle que je la raconte depuis maintenant 5 ans, dans Legendedubasket., le mensuel dédié à ce merveilleux sport.
Les faits sont réels, les prénoms bien souvent; vous le remarquerez, pas pris du tout au hasard.
Plusieurs histoires de vies de basketteurs mythiques ou morts dans l'oubli, se croisent avec l'élégance d'un jum-shoot. Quelquefois, la violence comme dans la vie de ceux qui connaissent celle des cités difficiles, apparaitra comme une toile de fond qui ne parvient à s'enlever du décor., ou un personnage, une ombre style Alfred Hitchcok, toujours à proximité du décor.




New York , Harlem septembre 1969 Soigne ta défense
 Chapitre 1
Triste était ce soir d’automne 1969, en cette bonne vieille ville de New York; en terre d’Amérique. Julius était ce soir-là seul, encore. Cette fois , avec ses rêves d’adolescent inassouvis Mais à cet age là, les rêves ne sont-ils pas fait pour rester à l’état de non- réalisation pour maintenir un appétit de vivre et un espoir pour le demain. Finalement il n’était pas tant à plaindre que cela, il avait tous les ingrédients pour réussir.. Il avait tout de même une mère qui l’aimait et un frère et une sœur qui l’avaient entouré d ‘affection, l‘écartant du mauvais chemin d’un coup de patte s’il le fallait. comme Bill Russsel, son idole d'adolescence le faisait avec les ballons qui traînaient sur le panier des Celtics. Avec une obstination infatigable. En cette année 1969, post sixties, où les événements sociaux, politiques et économiques,  télévisés à outrance (car nous sommes  au pays des média), ont été un complet bouleversement pour les États -Unis, il n’était pas facile de tenir en place quand on est enfant de descendants de terre d’Afrique ou du moins quand ses ancêtres étaient la matrice dont sont issus les joueurs de balle, admirés et vénérés.
 A commencer par Julius.
Les mouvements révolutionnaires étaient l’actualité depuis maintenant trois ans et Laura et ses 4 enfants, en bons enfants d’Amérique, étaient scotchés à leurs téléviseurs , pour voire avec délectation toute cette agitation médiatique . Parmi ces événements sans cesse relayés , les mouvements hippies et des Blacks Panthers.
Les hippies et leurs cotés excentriques, faits de chemises à fleurs de "love and peace" et de joints de marijuana fumés assis sur leur derrière avec les bras croisés, la faisaient un peu sourire Laura.
Mais par contre, les Black Panthers et leurs effets séduisants sur la jeune communauté noire, surtout celle de son quartier d’Harlem New York, l’inquiétaient.
Les Black Panthers avaient été créés en Californie, dans la ville d’Oakland.en 1966, et Laura n’aimait pas leurs allures militaires et leurs propos agressifs.
Pour elle.
Elle était impressionnée par ces agitations de jeunes noirs portant des bérets, des blousons et des gants noirs. Laura, Rosetta Jackson est une fille de Detroit, Michigan. Enfant parmi sept, d’un ouvrier automobile de l’usine Ford .
 Detroit est aussi et surtout pour Rosetta, la ville de la grande compagnie discographique "Tamla Motown". Rosetta connaissait Berry Gordy, le fondateur de la compagnie au début des années 60’s, une icône de la Soul Music qu'il a aidée à se construire de ses peopres mains.
Et surtout avec son coeur..
Elle avait 10 ans lorsqu’elle le croisa pour la première fois à la sortie d‘un supermarché à l‘américaine, c’est-à-dire immense, déjà existant à cette époque naissante pour la grande distribution mondiale. Mais on est en Amérique. Et elle s’était juré de ne jamais se laver la main ni oublier ce moment où elle se cogna à l’épaule de Berry Gordy et sa petite barbe naissante qu’il rasait de temps en temps.
Au grè de ses conquètes féminines.
Elle faillit tomber et se rattrapa à la main du patron de la Tamla.
 Rosetta, elle n‘avait pas dépassé le niveau de la classe de 3e. Son niveau scolaire de toute façon, ne lui permettait pas de continuer des études jusqu’au bac.
Des fois, elle disait comme pour se rassurer et s‘excuser que sa mère Mahalia, n’avait pas les moyens de payer des études à ses enfants.
La classe de 3e était finalement, un degré pas trop déshonorant en cette Amérique de l’année 1969, quant on est noire et fille d’ouvrier .
A l'ouest, "à  Oakland, la-Californie nous a fournis des grands musiciens" se disait cette femme à qui l’on pouvait donner dix ans de plus que son age,  tellement elle en avait sué à s‘occuper plus que raisonnablement de ses 4 frères et 3 soeurs.
Holcombe Rucker Basketball court, playground"; où s’ébattent des légendes du basket depuis des décenies, Julius, le fils à Laura, en avait vu du beau monde.
Sa mère, la belle Laura qui faisaient se tourner bien des têtes d'hommes,  se mettait souvent à  faire des crises d’angoisse, rien qu’à voire son rejeton passer l’essentiel de sa vie de gamin de 16 ans, auprès d’un panier et non près de ses livres.
Comme tout gars ambitieux qui se respecte.
S’il assurait au moins un parcours scolaire similaire à celui d’Elvin Hayes, (photo ci -dessous), ce noir enrichi , venu de Rayville Mississipi, et qui avait contrarié Alcindor, autre new-yorkais,  lors de la derniere finale universitaire télévisée sur tous les écrans américains. Cela aurait encore rassuré Laura .
Hayes, fils de marin-pecheur, le plus jeune d’une smala de 10 enfants, venait de signer aux San Diego Rockets pour une montagne de dollars et malgré ses origines noire et pauvre, avait , grâce à sa belle bourse scolaire et surtout sportive, réussi à accrocher une place à la vénérable et admirée université de Houston.
Là où personne dans la communauté noire ouvrière, ne peut espèrer envoyer ses enfants en cette année 1969.
Les Cougars de Houston en ont fait rever plus d’un, et Laura, mère-courage, ne rêvait rien d’autre que de voire son petit Julius fréquenter enfin le beau monde de la bourgeoisie blanche éduquée.
Et dominatrice
Cliquez sur ce lien pur écouter
"One ay ticket" du groupe Eruption, un tube de l'année 1979
.
Ce monde qui lui était interdit, à elle , la femme de ménage de la high school Suyvesant de New York.
Mais maman-Laura ne saurait pas dramatiser., car elle en avait vu d’autres.
Pourvu que son rejeton assure une position sociale et financière qui lui évite de subvenir à ce garçon qui aujourd’hui atteignait les 2.04m à 16 ans.
Déjà dans les années 50’s, durant les vacances d‘été, venu de Philadelphie, l’autre ville ennemie de l’Est américain, avec Boston où il ne fait pas bon d’être originaire depuis la nuit des temps dans le monde du basket américain, Wilton Norman Chamberlain, l’Échassier (the stilt), un surnom qu’il détestait s’était fait les dents régulièrement sur ce playground en bas des immeubles gris et sales, qui jadis propres, au temps du jazz du début du siècle, était fréquentés essentiellement par la bourgeoisie éduquée blanche …et noire.








 (à gauche) Earl "the Goat" Manigault:la terreur des playgrounds des années 60's...

http://ggaffney.blogspot.com/2008/01/jackie-jackson-boys-high-legend.html


Earl Manigault
)
Cliquez sur ce lienci dessous,  pour découvrir le film qui lui a été consacré peu après sa mort
L'ombre d'Earl Manigault (à gauche planait aussi sur le playground, tout comme celle de Jacky Jackson,(à droite, ) autre monstre sacré qui alla tout de même aux  Harlem Globe TrottersHarlem Globe Trotters




Maintenant, les années sont passées et l’univers de Julius n’a plus physiquement la même apparence que celle qui faisait venir  les graines de grands joueurs,  pour admirer les Duke Ellington, Thelonious Monk 
Cliquez SVP pour écouter Monk le Grand
et  autres jazzmen..
Avant d’aller taquiner les meilleurs basketteurs de playgrounds comprenant aussi les professionnels de NBA et autres ligues rivales (ABA) ou mineures  d‘Amérique (USBL, ...).
Mais aussi et surtout, ceux qui sont rejetés par le système américain, finalement sélectif, intrépide et sans pitié.
Les exclus comme Earl Manigault (qui finira après prison et drogue, dans la misère), ou Herman "Helicopter "Knowings.
Quand il jouait sur cette terre de New York, Wilt savait que pour une des rares fois de sa vie, il ne ferait pas ce qu’il veut sur un terrain.
 L’ombre de Wilt planait aussi sur ce playground et Julius le ressentait malgré ses 16 printemps innocents, inconscients et fonceurs
 Comme beaucoup de jeunes de sixties, il avait inconsciemment et inconditionnellement le respect des symboles et des Anciens et n’aimait pas jouer sur ce terrain quand un monstre en devenir ou à pleine maturité venait de s’y dérouiller les jambes. Voire de se faire contrer devant tout le monde.
 Les petits gars du quartier qui, pour Julius représentait son monde, où il doit se faire respecter s’il veut gagner des galons. Son odeur et son âme y résidait encore.
 De toute façon, pour avoir sa place sur le terrain, il fallait faire ses preuves à coup de coudes et quelquefois coups de poings.
 Tires si tu veux survivre était le maître mot en terre de Harlem-New York. Celui qui faisait finalement plus la loi, n’était pas un gars originaire de la NBA, la fameuse Nationale Basketball Association. Il ne venait pas non-plus de cette ligue qui venait d’être crée pour rivaliser avec la trop envahissante NBA. L’ American Basketball Association l’ABA avait été créée deux ans plus tôt , en 1967, par des hommes d’affaires ambitieux , qui avaient tout compris du basket, du business et surtout du marketing.
 L’ABA marchait bien et les matchs spectaculaires étaient télévisés, malgré la dure concurrence de la grande NBA.
Julius , lui en était encore à cette étape de la vie où on doit se construire et se donner une identité sociale, .personnelle et sportive. Tout était important.
En Amérique, quelque soit ta classe sociale et ta race, l’accessoire est essentiel et Julius le savait.
C’est pourquoi il n’avait rien négligé dans tout ce qui évoluait autour de lui.
La mode afro avait jeté son dévolu sur lui et il avait comme tout pt'it gars qui se repecte sa coupe afro, qui le faisait ressembler à Darrell Hillman.



Les Indiana Pacers (logo en bas à droite) gagnèrent le titre ABA deux années de suite en 1967et 1968
www.remembertheaba.com/  link
Hillman (à gauche), ce joueur des Pacers d'Indiana d’ABA qui avait gagné le concours de la plus belle coupe afro, et jouait chez les champions ABA .
Il avait fait partie de l’équipe olympique américaine aux J O de Mexico l’année dernière, et Laura avait été impressionnée par l’allure du gars.
"Trop de frime" s’était tout de même dit Laura.


Salut et au mois prochain.
Pour la suite de " soigne ta défense"
En juillet 2008



(à droite), Len Bias,le grand joueur de Marylang,drafté par les Celtics en 1986 et happé par la drogue

http://www.remembertheaba.com/ABAGeneralInfo/DefunctLinks.html

Cliquez plus haut pour conzitre d'autres défuntes ligues professionneles américaines durant les années 60's
les Pacers de Darrel Hillmann    link
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Vous découvrirez les aventures de Julius et son virus bien implanté dans la peau: le basket-ball, le mois prochain.
Jean-Marie copyright Legendedubasket juin 2008


Le groupe des Jackson Five était composé surtout de leur leader chanteur, le petit gamin Michael, frère de Randy, Tito, Jermaine et des deux sœurs Latoya et Janet. Ils étaient tous déjà des futures vedettes mondiales de la chanson. en devenir. Tous les garçons avaient leur coupe afro et malgré tout, « cela leur va très bien » se disait Laura comme déposant les armes devant ce phénomène commençant à se propager en profondeur dans la Communauté. . Trop de frime s’était tout de même dit Laura, elle qui avait été élevée dans la simplicité ne se reconnaissait finalement pas dans tout ce falbala et de toute façon, comme elle aimait le dire à ses garçons qui lui posaient de plus en plus de questions encombrantes « Je n‘y comprenait rien à la politique » . Julius aimait aussi porter des habits associés à ce look, comme des colliers de perles, et des pantalons serrés aux chevilles ou même des pattes d’éléphants très prisés par la gente basketteuse en Amérique noire des années 60’s. Les pantalons à pattes d'éléphant étaient prolongés par des chemises colorées à grands cols « pelles à tartes » tels qu‘aimait les porter Samy Davis Junior, un entertainer black , qui épousa une blonde (suédoise), en pleine période « roots ».. Pour voire le look d'un basketteur noir à la fin des années 60's, il suffit de regarder l"équipe de Florida State de 1972 qui emporta le titre de champion universitaire. Cela tranchait complètement avec le look basketteur des années 50's, aussi en pleine période de révolte universitaire . Les noirs avaient la raie au milieu et les cheveux donc très courts.
Premiers contacts avec le basketball


Avertissement:

Premiers contacts avec le basketball:


Julius n’était guère comme on dit, un enfant issu des milieux favorisés. Loin de là.

Mais, comme sa mère lui avait appris, il ne se plaignait pas et prenait (endurait) sa vie comme elle vient et comme elle est.

Lors de son enfance à Detroit, il avait été initié au basket par des copains deson père, l’équipe de basket de la General Motors, la boite de son père.

Aux USA, le basket d'entreprise appelé en France stupidement corporatif (de l'anglais corporate-entreprise) Très propagé par l'entreprise donc dès le début du siècle, alors qu'en France, on devra attendre une vingtaine, voire trentaine d'années, pour voire des ouvriers en bleus de travail et ballon à a main.

Il n’avait que 7 ans quand il appris le basketball, mais cela ne l’empêcha pas d’adorer immédiatement surtout quand il recevait dans ses petites mains de garçonnet, la grosse balle au lieu de celle consacrée au mini-basketteur, beaucoup plus petite.

Ses petits yeux pleins de malice se mettaient à briller comme son sapin de Noel qui d'ailleurs n'était pas trop achalandé chez les Jackson.

Et c'est à ces moments là que son père Jesse se mit pour la première fois à penser que ce petit Julius amait vraiment le basketballl.

Au début certes cela tenait davantage de la rigolade qu'autre chose de voire ce petit bout de chair s'animer parmi les géants qu'étaient les adultes , ses coéquipers.

Par la suite, à force de pérsevèrance, Julius finira rapidement àpar lancer sufisament fortet haut, le ballon pour qu'il atteugne le panier.

Il réussira à marquer au bout de la quatrième fois.

Sa carrière était lancée.

L'assistance compsée de collègues de son père, applaudit et Juklius aura droit à la poignée de main inoubliable et motivante du capitaine.

Les matchs de basket de l'équipe de General Motors n'était pas d'un niveau très élevéà la différence de celle de la Philipps company qui gagna plusieurs fois le championnat corporatif des USA . Cette équipe d'ailleurs eut l'honneur de renforcer le fabuleux cinq majeur des USA, des Jeux Olypiques de Londres en 1948. Ce cinq était composé des Fabulous Five de la Kentucky University coachés par le cèlebre Adolph Blue Grass" Rupp (1901.77 , dit aussi Le baron.

Cette équipe était comosée d' Alex Groza, Ralph Beard Rollins, et autres Wa Wa Johnes. Ils gagnèrent évidemment facilement la médailled'or contre les...français enmennés par André Buffière, le futur coach emblèmatique de Villeurbanne.,

Un grand joueur univeritaire d'Okhlaoma University avec laquelle il gagnera 2 fois sous le coaching d'Hank Iba, presque consécutivement le titre NCAA) ira d'ailleus jouer à BP, ce fut le Hall Of Famer Bob Kurland.

Kurland grand par la taille (2.13m) et le talent évoluera en corpo après finalement des aproprées études d'ingénieur à Okhlahoma U, des titres universitaires et olympiques..

L'équipe de basketball de la General Motors (GM) M comprenait moins de passionnés que celle de bien d'autres équipes corpo améicaines.

Le virus du basket n'était pas encore complétement entré dans le corps social.du Michigan

Seule Fort wayne dans les années 50's (Jack Molina, Georges Yardley...) était bien dans le basket pro;

Finalement les Pistons de Fort Wayne Pistons deviendront en 1966, les Detroit Pistons, quand un quarteron d'hommes d'affaires rachetera la franchise du Michigan.


Quand commença à évoluer Julius et ses copains sur le playground de New York,l es Pistons commençaient à prendre leur place sur l'échiquier magique de la NBA, la fameuse National Basketball Asociation;

Toutefois c'est la signature de deux énormes joueurs dont le pivot noir Bob Lanier, qui chausse du 56 et dont la aussi célèbre chausure de basket sera rapidement au Musée du basket, le Naismith Hall Of Fame de Springfield, qui fera entrer les Pistons définitivement dans la Legende du basket..

Bob Lanier du haut de ses 2.11m et ses 125 kilogs fut le premier pivot mamouth de la NBA.

Un collègue journaliste bien connu, qui l'a vu sous la doucheau milieu des annéesb 70's, m'a assuré qu'il n'avait jamais vu un engin pareil.

Premier de la draft à sa sortie du college de Bonaventure, il ira après les Pistons et une carrière de 12 ans, aux Bulls de Chicago qui avaient perdu Artis"A train" Gilmore (2.19m), parti à San Antonio Spurs

Lanier par contre dispose d'une voix tellement fluette que il vous prend l'envie de rire auand vous l'entendez parler après l'avoir vu.

Cela contraste énormément avec d'autres bien connus joueurs de 7 pieds de l'époquedu genre Nate Thurmond, le patient et sage pivot remplaçant (il ne rentrera pas sur le terrain, ce soir-là), à la voix caverneuse des Warriors de San francisco et qui fit partie de l'équipe des Warriors de Philadelphie (pas encore transférée à Oakland) , quand sa majesté Wilt Chamberlain, entrainé par Dick Mc Guire, un autre new yorkais, marqua 100 points à la face de l'humanité et dans la figure des New York Knicks en ce belle soirée de mars 1961.

Lanier sera le fidèle adversaire de Lew Alcindor-Jabbar, dans la mzsure où il sera oppposé durant 15 ans au pivot new yorkais, lui rendant bien la pareille et lui permettant surtout d'exprimer l'immensité de son talentoffensif.

L'autre gros calibre qui rendit célèbre les Pistons sera un arrière cette fois là.

Dave Bing (1.90m) , qui n'y voyait que d'un oeil et portera définitivement des célèbres lunettes de vue, était un grand passeur et pointeur. Avec Lanier, ils était complémentaires comme Laurel et Hardy, les comiques de l'époque.

L'un au four et l'autre au moulin.


Julius avait déjà vu jouer les Pistons quan il était garçonnet c'est à dire haut comme cinq ballons posés l'un surl'autre.

Son père Jesse lui avait offert à lui et sa soeur come cadeau de Noel ce match joué daas la nouvelle salle de Detroit.

C'était comme un spectacle en son et lumière pour le petit black, qui était heureux et fier de constater que des noirs pouvaient aussi e^tre applaudit et aimés et respectés par un public suspendu à tous leurs caprices.

Le gamin avait aussi été ilmpressiuonné par les limoisines et les voitures de sport, à la srtie du Stadium.

Porsche, jaguar et tutti quanti.

"Papa ne pourra jamais s'offrir cela " avait pensé Julius

Il disposait tout de même d'une voiture acquise à forte réduction en tant qu'ouvrier de G M.

Mais finalement Julius ne le savait pas encore.

Born in USA, il était condamné à rever à toujours plus.

A défaut de passage à l'acte, plus tard, Julius s'habituera à se satisfaire du rêve.

Et à s'arreter là...












Bill Willoughby est le deuxième lycéen américain passé pro sans passer par l'Université après Spencer Haywood, le pivot des USA aux J O de Mexico 
Par Jean-Marie Tartane
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