Grands Dirigeants

Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /2008 17:21

Jean Landrivon est un nom qu'aucun jeune des génération post 80's ne connait.

Et c'est bien naturel et normal...

Il n'en est pas moins que ce lyonnais qui officia à la tête du basketball parisien depuis 1966 et durant le début des années 70's, fut véritablement un des éléments phares de l'organisation de ce sport au temps du général de Gaulle et Valéry Giscard d'estaing.

A travers ses années de services au sein des grandes et petites structures qui jalonnèrent son parcours admirable, on peut retrouver les traces de la vie et surtouit l'évolution du basketball de ce pays.

Je vai vous raconter la vie de ce grand serviteur de l'état, via sa fidelité au basketball français.

 

Au temps des canuts et des débuts de la grosse Balle.

Par ce chemin à la Petit Poucet, il marquera celui de grands clubs que souvent d'ailleurs il controbura à créer.

Né au pied des canuts dans cette partie historique de la capitale du vin, au pays, aussi de la bonne chaire, mais aussi celui des pionniers du basket de la

terre de Gaule, Jean Landrivon sera le témoin de la fondation de la Croix Rousse Olympique de Lyon, le CRO Lyon, devenu quelques trente années plus tard, un redoutable maillon du basket rhone-alpin.

Devenu aussi  dans les années 80's,par la force des puissances d'argent, un club professionnel de premier rang, sponsorisé par son puissant  commanditaire la société de Roger Caille, Jet Services, le Jet Set Lyon

 Ci contre le CRO LYON en 1973, avec  Ronald Belton (n°6) et James Sarno (n°7), sesdeux premiers américains. Comme de nombreux lyonnais, Jean Landrivon a commenc par tâter du football et de l'athlétisme, au grand FC Lyon qui plus tard deviendra un grand du basketball féminin avec quelques remarquables filles comme Solange Fol et surtout des titres de chamionnes de France cadettes ou juniores. 

Bibliographie: L'Equipe basket Magazine n°35 novembre 1974:" article de Henri Chapuis:Jean Landrivon, le patron de la FFBB"  p16 à 18

 

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Grands Dirigeants
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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /2008 16:14

 

 

 

 



Nous sommes en septembre 1997, et le Paris Saint Germain basket Racing entame sa première saison, après son titre de champon de France 1997.
Le contexte national est toujours aussi oppressant et concurrentiel avec plusieurs équipes, surtout de provinces, toujours prêtes à "croquer du parisien".

Racing, Levallois, des enfants de René Le Goff
Parmi ces équipes qui montent comme le lait sur le feu: Cholet, anciennement Jeune France de Cholet patro avec des curés des soutanes et tout le tralala, coachée dans les années 40's, évidemment par un prêtre et dirigée longtemps durant les anées 80's, par le président Leger, maintenant soutenue financièrement  par les brioches Pasquier et leur marque-phare Pictch, qui sera d'ailleurs suite au passage en tant que commanditaire et  sponsor maillot et principal,  le nom du club des Mauges, désormais le Pitch Cholet Basket.
Il y a aussi, le petit club de banlieue parisienne qui monte encore, tout autant que sa vedette américaine, le monte en l'air, Terence Stansburry, un ancien de Temple où il a laissé de bonnes taces et surtout de bons cartons.
Son coach Don Casey, était sn mentor à Temple, comme d'ailleurs au lycée, en plein micro- état du Delaware.  Il serait d'après ses dires, le premier habitant du Delaware, à avoir joué en NBA. Maintenant Stansbury a un gymnase à son nom dans sa ville natale.
Son  premier supporter,  Casey deviendra plus tard coach, des Nets et assistant coach de...Celtics de Boston..
Après des débuts fracassants aux Pacers où il sera finaliste du concours de smashs devant les télés du monde, Terence sera contraint de quitter la NBA, suite à une blessure et un divorce difficiles.
C'est Levallois SCB, le fruit de la fusion de Levallois et Asnières Sports, un ancien club leader dans les années
70's (frères Blondel, Darciaux, Bogdan Likzo, Jay  Harrington, Francis Flamme...).
Le directeur du LSCB sera d'ailleurs Francis Flamme qui, avec le manager général Jean-Pierre Staelens(né à Tourcoing), aujourd'hui disparu, donnait un sacré air de chtimi au club parisien , puisqu'ils se connaissaient depuis l'époque de l'AS Denain-Voltaire triomphante des années 60's, et de l'équipe de France junior qui gagna en 1964, brillamment la médailllle d'argent à Naples derrière la belle URSS de Palauskas et autres.


Les citadelles ne s'effondrent jamais vraiment:
Il restera toujours des vestiges
René Le Goff connaissait toute cette génèse puisqu'il contibua en tant que fondateur de la ligue, à la refécondation-refondation du basket parisien, qui au lendemain de la cessation ou de la baisse de régime du Racing Club de France de l'US Métro Transports, du Stade Français, du CASG, APSAP, Alsace de Bagnolet...n'en menait pas large....
Alors que progresssivement, le pouvoir en matière de basket-ball revenait  vers les (grandes) villes de province, les dirigeants parisiens, outre René Légoff, continuaient à lutter pour maintenir hors de l'eau un enfant dont on  voyait de moins en moins la tête.
A Paris, suite au titre gagné vaillamment par les J R Reid, Laurent Sciarra,Stephane Risacher, Ade-Mensah et autres jeunots de 20 ans , les tentations de grands clubs étrangers, plus aisés financièrement,  eurent raison évidemment,  des vocations de fidelité de la bande à Bozidar Maljkovic, le sorcier serbe, sorte de Midas, qui transformait tout ce qu'il touchait en or.

Petit poisson deviendra grand:
Il faut se dire qu'à cette époque, les clubs français pesaient peu financièrement et sportivement,  face aux grandes écuries italiennes, espagnoles, greques et mêmes allemandes.
C'est la raison pour laquelle, on doit finalement admirer la performance d'un club de province comme Limoges qui, 4 ans plus tôt, arracha avec brio, le premièr titre de champion d'Europe des clubs.
C'est peut être avec des dirigeants comme René Le Goff et Xavier Popelier (Limoges) et autres Pierre Seillant (Orthez),  que des rêves iraisonnés sont devenus réalité;
Quoiqu'il en soit, le club sportif, comme n'importe quelle organisation, n'a t-il pas besoin de personnes de cette envergure et détermination pour réussir de tels paris? 

Les grands clubs étrangers qui maintenant concourraient avec des joueurs de NBA, començaient à imposer leur loi, et la France, via son généreux dirigeant, devait continuer à faire le poids, dans ce corps à corps pour ne pas dire compte à compte.
De géants ici, qui deviennent liliputiens en d'autres lieus.  

Le professionalisme entrait , de plus en plus néanmoins, chez les gaulois dans les esprits et dans la pratique.
Et c'étaient de bons signes pour l'avenir.
Cette maturation a heureusement éclose avant terme chez René Le Goff ,et la LNB a pû, attirer par la force de son marketing et organisation, les joueurs et dirigeants dont le basket-français avait besoin, pour continuer son évolution aussi bien en termes d'envergure que d'efficacité.

Le mois prochain, je vous raconterai les années 2000's, celles qui compte doubles dans la vie d'un dirigeants: celles qui retracent la concrétisation d'un travail de fond des équipes de la LNB et de son dirigeant.
Au moiis de juillet prochain.

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Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Grands Dirigeants
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /2008 16:10
Paris année 50’s :un poulbot à Paris avec un ballon de basket-ball sous le bras.
La jeunesse de René le Goff pourraient s’incruster facilement dans un film de François Truffaud , où on nous raconterait les ébats d’un petit parisien qui a le cœur pris entre deux amours (inconciliables ?), l’intérêt pour l’école et l’amour du basket-ball.
Les images de jeunesse à Paris, n’auraient pas à rougir de la ressemblance avec les photos en noir et blanc du grand photographe des années 40’s, Jacques Doisneau et du petit poulbot qui va apporter à sa mère sa bouteille de lait sous le bras. Au pire en traversant la rue pour aller à l’école primaire au risque de se faire écraser par un camion de livreur imprudent qui s’engagerait Place de la république.
Place de la République, c’est là qu’a grandi René entre les bistrots de la place et le magasin de boucherie que tenait son père, et dont la bonne barbaque, viande alléchante, viendra quelques temps plus tard enchanter les babines de son futur président du Racing Club De France, le regretté et tout autant emblématique propriétaire du café bar La chope de la République, de la place éponyme, Justin Saint-Chély..
Justin
Justin Saint-Chély aujourd’hui au Paradis du basket c’était avant tout un sourire dévastateur que l’on rencontrait aux réceptions d’après match, qui communiquait sa passion de la rencontre de l’autre.
Celle qui fait de vous un grand commerçant et un dirigeant d’exception.
Donner sans compter pour le basket-ball parisien à travers son Racing Club de France semblait être son maitre-mot.
Transmettre à ses Enfants était sa devise.
Le petit René par un heureux hasard géographique et un rendez-vous certain avec le Destin se devait d’être parmi les Enfants de Justin.
Le Racing Club de France, cette Vieille Dame qui est chahutée régulièrement par les urgences de la hiérarchie sportive qui répond de plus en plus à la puissance de l’Argent. C’est un de ces grands clubs omnisports mythiques parisiens, survivant de ces dernières époques tumultueuses, Grande Maison qui marque l’histoire du sport de par la qualité de ses dirigeants, joueurs et principes d’éducation, mais également par l’intensité de ses résultats nationaux et internationaux, dans bien des disciplines du sport individuel que collectif.
Les « ciels et blancs », couleur du maillot de ce club que les dieux du basket-ball ont comblés de leurs grâces au début des années 50’s par les titres de champion de France qu’ils gagnèrent à plusieurs reprises avec panache, à l’époque où le basket-ball français était surtout une affaire de patronage, de soutanes et de paniers dans les cour d’écoles.
Le petit René ira au Grand Racing des années Monclar, fier comme Artaban, faire son apprentissage du basket-ball, armé de sa culotte courte et de son cœur conquérrant.
Qui ne le lâchera jamais.
A cette époque de l’enfance sous le Général De Gaulle de la fin des années 50’s, les souvenirs forts et remarquables accumulés dans l’inconscient d’un gamin , seront autant de points marqués pour le futur, vers la certitude d’une prochaine vocation comme joueur dans ce même Racing Club de France et …comme dirigeant.
Côtoyer à cet âge innocent les champions de ce club comme outre Monclar père, Thiolon père, et autres Freimuller, des gentlemen en survêtement, donne des idées tout du moins et de l’ambition.
Cette ambition qui se décline chez tous les gamins d’hier et d’aujourd’hui dans le monde sportif, le basket-ball en l’occurrence.
Et sur les bancs d’école.
Ce qui est fascinant et des fois agaçant à Paris, c’est la possibilité de décliner en marque fatale dans l’histoire de la ville et du pays, le nom d’une entreprise parisienne, d’une rue parisienne ou d’un club parisien.
Le Racing Club de France en fait partie de ces emblèmes du sport français avec des dizaines de médaillés aux différentes disciplines qu’elles furent à l’époque, olympiques ou pas .
Le basket-ball français est pourtant né dans une cour de patronage parisien, la YMCA (Young Men Chrstian Association), de la rue de Trévise dans le quartier de Bonne-Nouvelle du 9e arrondissement.
C’est dans des clubs aristocratiques comme le Racing Club de France que le Global Game, néanmoins trouvera le meilleur cadre institutionnel pour se développer et s’exprimer en dehors des considérations partisanes, voir politiques, mais avec d’autant plus une organisation amateure disposée par des professionnels, bien souvent cadres en activités, qui ne concevaient pas la pratique d’un sport formateur de plus, sans la mise en place d’un réseau financier, organisationnel et de bénévoles concentrés sur la chose :la Grosse Balle .

Le RacingClub de France
Fondé en 1882 par Georges Saint-Clair et Napoléon Ney, une paire de bourgeois rêveurs invétérés comme seuls le sport et l’industrie en ont connu parmi leurs inventeurs, le Racing Club de France avait bien à la base, calqué son système d’éducation sur le système à l’anglo-saxonne, «l’american way of life » qui passait par la pratique sérieuse d’un sport amateur..
La régularité de la présence aux entraînements et au club à travers les années, sera définitivement l’avantage concurrentiel des « ciels et blancs » sur le reste de la communauté parisienne puis française.
A ce point que quelques mauvaises langues, surtout quand le Racing commença à glaner des titres nationaux, au début des années 50’s, dirent que les gars avaient un comportement de professionnels ce qui était vrai..
Mais ils n’étaient pas rémunérés .

La rigueur et l’ascétisme transmise par l’inventeur de ce sport, le déjà cité, révérend et docteur en médecine James Naismith, convenait bien à la philosophie de cette association sportive crée dans les beaux quartiers par et pour des fils de bonne famille en mal d’éducation physique…Un peu comme la bande à James Naismith de 1991 quand il fut chargé par l’intendant Stebbins, de réchauffer leurs longues soirées d’hiver.
Le mois prochain, suite de la vie René Le Goff

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Grands Dirigeants
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /2008 15:48
René le Goff ou le basket dans le disque dur du basket-ball.
Pour tous ceux qui aiment le basket-ball et qui l’ont particulièrement découvert au haut niveau dans une enceinte parisienne, il y a des hommes qui ont œuvré pour la grandeur de cette cause qui n’auront jamais eus, car recherchés, les honneurs, ni bénéficiés des feux de la rampe.
Ces hommes qui donnent pendant des décennies, dans l’ombre c’est à dire à l’écart des flashs, médias et autres mondanités, de leur vie publique et même largement de leur vie privée, laissant même quelquefois le basket-ball donc leur passion d’enfance, déborder dans leur carrière professionnelle, qui bien souvent par synergie probablement, s’avérait prometteuse et excellente.
Les Dieux du basket-ball reconnaissant néanmoins les siens, leur ont souvent laisser briller de mille feux, leur donnant le droit de glaner des titres nationaux, mais également au sein de l’Entreprise où bien souvent ils commirent des exploits sur les deux terrains de la vie, à l’image de James Naismith, le fondateur du basket-ball, qui lui aussi avait une « double vie ». Etant par ailleurs, professeur de médecine à …Kansas, l’un des foyers du basketball universitaire américain.
Leur dimension hors-basketball étant au moins aussi importante que leur apport dans le monde de la « grosse balle ».
Juste retour des choses, car comme l’a en filigrane écrit le même révérend James Naismith, savoir donner et pas seulement le ballon (la fameuse passe décisive), est aussi important dans l’éducation par le basket-ball que de marquer les paniers..On sait que le basket-ball et la ville de Paris ont souvent vécu à travers l’Histoire, une union qui frisait les amours tumultueuses, genre série américaine télévisée,« mission impossible » ou même gainsbourienne rengaine dans la gamme de « je t’aime moi non plus »..
Continuer à faire vivre un grand club, de basket-ball dans la capitale, phagocytée par le football et le rugby, temple de toutes les tentations, d’autant plus grand car appartenant à l’élite, est du domaine de la gageure et même du sacerdoce.
Et seuls des hommes d’exception peuvent avoir outre les compétences, les reins et surtout la volonté persistante de croire en des missions de ce genre.
Ecouter René Le Goff raconter son époustouflante vie de constructeur du basket-ball parisien puis national et voire ses petits yeux malicieux qui brillent et s’animent au grès du récit de quelques moments délicieux de sa longue vie de serviteur du « global game », ressort à la fois du plaisir physique assimilable à une certitude rassurante sur la capacité des hommes à accomplir des grandes choses avec leur cœur, mais également du plaisir intellectuel, car comment ne pas s’émerveiller sincèrement devant tant d’ingéniosité même si probablement et heureusement ce n’est pas seul que l’on construit une cathédrale.
René Le Goff, parisien jusqu’au bout de sa deuxième oreillette du cœur, fait partie de ces Hommes qui construisent depuis 30 ans pour le basket-ball parisien dans un premier temps et le basket-ball national, dans les temps d’aujourd’hui. Pour lui aussi comme disait la célèbre chanson pour enfants des années 60’s, «entre les deux, mon cœur balance »..
Entre le merveilleux monde de l’informatique, l’Invention du 20e siècle (après le basket-ball), qui a changé toutes les dimensions de notre vie publique et privée , et l’excitation du monde du basket-ball parisien, ce fut toujours finalement le grand dilemme. L’informatique, cette technologie révolutionnaire dont il vécut au début des années 80’s, au niveau hexagonal, les premiers soubresauts, l’amenant même à connaître le post-adolescent Bill Gates au tout début de sa saga chez Microsoft, son petit enfant devenu un géant plus grand que lui. René Le Goff était là lors des premières négociations du « wunderkid de Seattle » avec les cerveaux d’IBM, pour finalement louer sous licence au grand constructeur américain, son célèbre logiciel MS-Dos . Etre là , comme acteur puis 2e dirigeant français, chez le leader mondial des constructeurs, la société International Business Machine, IBM.
L’informatique « qui lui occupa le disque dur » pendant toute sa vie professionnelle pour finalement comme une dulcinée récalcitrante qui cèdera pour le servir et lui apporter les honneurs des responsabilités nationales puis internationales, le servant au point même d’être le premier sponsor de la Ligue de basket-ball, un de ses nombreux enfants, qu’il a construits durant des années, avec patience et obstination.
Les qualités premières,.
C’est vrai que pour tout amoureux de Paris, à qui le sort a donné des responsabilités suprêmes, rien ne lui est jamais trop grand ni trop beau.
Son arène de combat, le Racing Club de France, son dessein construire et fortifier les bases de ce sport dans l’hexagone des années 2000’s.;
Je vais vous raconter la saga de cet homme attachant, rieur, entreprenant de la graine de ces dirigeants qui manquent à la France, un peu fou, donc grand dans ses desseins qu’il parvient pourtant à se faire concrétiser.
Et ne faut-l pas l’être un peu pour réaliser de grandes choses ?
Aujourd’hui président de la ligue professionnelle de basket-ball français qu’il a inspirée puis en peu de temps refondée, voir dynamisée , boostée comme un microprocesseur dernière génération, et hier à la tête du grand club mythique parisien le Racing Paris Basket, qu’il a pratiquement construit de ses propres mains, René Le Goff est un homme à l’esprit de sacrifice, qui vit de ses entrailles le basket-ball de la capitale, une vie qui ressemble plus à des manœuvres périlleuses du genre Grands Travaux de la République, au risque conscient, bien souvent de finir comme ces valeureux ouvriers, travailleurs immigrés,, qui posèrent les premières sections de la route du premier TGV, Paris-Lyon qui est d’ailleurs la route du basket-ball français, au début des années 80’s:
Sous les rails .
Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Grands Dirigeants
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Vendredi 8 avril 2005 5 08 /04 /2005 13:38
Adieu Rainier, ami du basket et de la France (courrier)

Vendredi 8 avril 2005

Rainier, le prince Rainier de Monaco était un véritable ami du basketball et du basketball français
Rainier, le prince Rainier de Monaco est mort le 5 avril 2005, et c’est un jour sombre pour le basket français.
Rainier n’était pas seulement un prince qui vivait comme tous ses collègues de futilités et de luxe.
Il était un véritable ami du basketball et de notre pays et je peux en témoigner directement.

Des gamins monégasques entraînés sérieusement pour gagner
Un beau jour de juin 1970, joueur à l’ASPTT Paris, j’avais 13 ans et des ambitions incommensurables dans le basketball français.
Je disputais un match de gala télévisé au Stade Pierre de Coubertin devant le futur finaliste du championnat de France, l’ES Viry Chatillon, notre bête noire qui nous avait déjà écrasé en championnat.
Encore une fois je me retrouvais face au terrible meneur de cette équipe de géants , qui m’informa qu’ils avaient perdu leur finale contre l’US Gravelines, mais gagné leur demi-finale contre l’AS Monaco, dans la ville de Rainier.
Monaco via son prince avait et finançait une équipe de gamins entraînés sérieusement en vue de gagner.
Cette banale histoire outre qu’elle continue à m’inspirer le respect pour cet homme, reflète un peu l’esprit de Rainier : on paie et on joue certes, mais pour gagner.

Le seul coach noir de 1ère division
Deux années plus tard, mon intérêt pour cette petite ville-état fut encore éveillé lorsque dans mon ignorance générale, je vis apparaître dans la présentation des équipes de la 1ere division française de basketball, le club de l ‘AS Monaco qui était de plus entraîné par un noir, le seul coach noir de 1ère division, avant longtemps.
C’est bien Rainier qui dépassant les considérations malsaines encore en vigueur actuellement, avait donné sa confiance à un homme de couleur (le grand joueur américain Henri Fields) pour faire gagner son pays et le représenter au niveau international.
Je ne l’oublie pas non plus.

L’AS Monaco toujours au top :
L’équipe de basketball de Rainier, les rouges et blanc ont toujours fait bonne figure dans le championnat de France qui année après année devenait de plus en plus exigeant sportivement, humainement et surtout en ce qui le concerne financièrement.
Comme son frère ennemi le football, Rainier finançait à tour de bras son équipe-phare avec quelques stars notamment américaines. Monaco avait toujours une des plus belles paires d’américains du championnat comme Woody Edwards- Bill Phillips en 1972.73 ou Matt Hicks et Vaughn. que j’ai pu admirer en 1984
Rainier, en connaisseur, comprenait que avec des bons américains, on fera davantage aimer le basketball aux monégasques et surtout aux français, aspirés par les effets médiatiques et la puissance financière du football.
Quelques amis comme Christian Garnier ou Olivier Basset, ont pu par ailleurs, se refaire une virginité sportive et alimenter leur porte- monnaie à Monaco.
Et je ne l’oublie pas non plus.

La générosité du Prince n’était pas seulement intéressée comme celle de tous les bailleurs de fonds du sport professionnel.
Rainier avait un véritable respect des champions auxquels il ne faisait jamais des coups tordus et pour qui comme tous les vrais amoureux du sport, quelque soit le niveau de leurs ressources, il était capable de faire des folies.
D’ailleurs dans les autres sports qu’il finançait (football, formule 1, tennis), on disait la même chose de lui.
Cette honnête et pureté était et reste rare dans le milieu du sport pro.

Rainier, je vous embrasse et vous dis merci
Vous pouvez rejoindre en paix au Paradis du basketball, tous les grands bienfaiteurs sans qui rien n’aurait pu réalisé dans ce merveilleux sport..
.
Legendedubasket avril 2005
Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Grands Dirigeants
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Mardi 13 janvier 2004 2 13 /01 /2004 11:57

 

 

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 Légende du basketball l'invention par le Dr Naismith en 1891
 
Jeudi 25 mars 2004
L‘invention du Basketball
“C’est urgent, mon cher Naismith, il faut absolument trouver un jeu pour les étudiants l’hiver. Tous ces jeunes qui viennent à Springfield, se plaignent du manque d’intérêt des exercices mis sur pied par Mr Roberts. Penchez vous sur ce problème et trouvez une solution. Vite!.“
Le basketball a été inventé par un homme exceptionnel.
James Naismith Des génies inventifs de ce calibre, il en naît pas plus d’une dizaine par décade. Il est pasteur, et canadien, il est diplôme en éducation physique de la réputée Université Mac Gill au Canada et médecin de la Gross Médical School de l’Université d’Ontario Canada, auparavant, il a fait son séminaire au College presbytérien de théologie de Montréal.
Ainsi, en tant que presbytérien et à 30 ans tout juste il se retrouve chargé d’animer les longues soirées d’hiver d’une bande de jeunes hommes de bonne famille, pas trop portés sur le sport et qui refusent d‘affronter le froid par un jeu de plein air.
Cette association religieuse chrétienne s’appelle une YMCA (Young Men Christian Association), et nous sommes à Springfield Massachussets USA et le docteur Naismith y est professeur d‘éducation physique.
En bon scientifique, sa démarche part de déductions sous contraintes. Je ne dispose d’une quinzaine de joueurs pas très sportifs, que d’un gymnase, d’un plafond pas très haut, donc je ne pourrai pas le taper du pied, et je devrai le faire envoyer en l‘air ce gros ballon en cuir qui rebondit plus mal que bien.
Ils devront donc le faire avancer avec les mains en le tapant (dribblant) ou en courant avec .
Mais on va l’envoyer ou en l’air ? Ce sera un sport d’adresse.
L’intendant du gymnase, le désormais fameux Mr Stebbins propose de prendre un vieux panier en osier dans le débarras et de le clouer en haut à l‘étage du gymnase, qui plus de 100 ans plus tard en garde encore les traces.Le gymnase existe encore, le panier en osier aussi.
Le basketball -ballon au panier, était né.
C’est Stebbins qui renvoya les premieres balles aux joueurs en les otant du panier.
On ne percera le fond du panier que bien plus tard.
Au début du premier match, certes nous étions pas en finale du tournoi universitaire 2003 avec des régles, des arbitres de des joueurs expérimentés ...et finalement payés
Mais ce fut nécessaire et suffisant pour démarrer avec cette équipe plus de bric que de brac, et constater qu’à 15 joueurs, on pouvait à la fois bien rigoler et transpirer.
“Que demander de plus” se dit le désormais légendaire Dr Naismith.
Au fur et à mesure Naismith s’est rendu compte rapidement qu’il fallait limiter le déplacement avec le ballon, sans dribbler (on va vers la règle des 2 pas), limiter le nombre de joueurs (on va vers le chiffre 5), limiter les contacts, les sanctionner pour les dissuader (naissance du lancer franc) etc..

Le basketball n’est pas né seul sans philosophie: la force de beaucoup de sports anglo-saxons et c’est pour cela qu’ils sont les rares à traverser les siècles (football, cricket, etc..) est qu’ils ne sont pas uniquement des divertissements. Ils ont été créé avec un but pédagogique, philosophique voire religieux par des gens de la dimension de Naismith épris de pédagogie.
Naismith a d’ailleurs tout écrit en tant qu’inventeur dans un des nombreux traités et manuel s qu’il écrivit.
En 1919, il deviendra professeur de médecine à la grande Université du Kansas...champion universitaire en 2001
Rapidement le basketball s’est propagé dans toutes les YMCA des USA et du Canada puis du monde entier.
Au Vénezuela , en Argentine dès 1898, il est déja là.
Parmi les disciples élèves de Naismith, figurait un lituanien , il importera ce formidable sport, et deviendra un grand entraineur tout en formant des successeurs avant 19010, et c’est la raison pour laquelle les pays baltes:l’Estonie, Lettonie, et surtout la Lituanie ont toujours eu un avantage concurrentiel vis à vis des autres nations européennes et gagnèrent les championnats d’Europe de 1938 et... 2003.
A Turin ,Italie eu lien ce fameux tournoi inter YMCA qui opposera Turin à Genève.
Y participera, le futur secrétaire général de la FIBA, la fédération internationale de basket amateur Mr Willian Renato Jones
Lorsqu’il lancera la balle du 1er match de basketball aux sinistres J O de Berlin, devant un Adolph Hitler bombant le torse, Naismith constatant l’énormité de la foule dira “Tout ce monde là pour voire cà!“
Naismith ne gagnera jamais un cent de son invention.
D’autres s’en chargeront...



Tartane Jean Marie
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