Grands Coachs

Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 11:06

Interview Jacques Monclar
Il est pratiquement impossible de distinguer le meilleur entraîneur français de basket-ball.
La France dispose depuis 1943 d’une véritable école d’entraîneurs qui organise depuis cette période un diplôme via des stages, dont je vous signale à nouveau que c’est Marcel Béziers, notre coach de l’ASPTT, qui en fut le 1er major de promotion .
Néanmoins, s’il fallait sélectionner les meilleurs, il conviendrait en prenant le double critère discriminant du nombre de champions formés et de titres nationaux obtenus, de dire qu’André Buffière est le meilleur coach des années 60’s et 70’s.

André Buffière est né en 1922. Dans la foulée d’un premier titre national désignant d’ailleurs le premier champion de France, avec l’ASVEL en 1948 et 96 sélections, il dispute les fameux et brillants Jeux Olympiques de Londres en 1948 , où il obtient contre toute attente du monde médiatique français, la médaille d’argent derrière les déjà inamovibles américains , coachés par le légendaire Adolph Rupp dont Legendedubasket parlera en 2007.
Sa carrière de coach débute et finit « pied au plancher » .avec 9 titres obtenus dans les années 60’s et 70’s dont plusieurs consécutifs en 1968-1969, mais aussi des titres en 1966, 68, 75, 77 et enfin en 1981, année de l’arrêt de ses activités .
C’est cette année-là que Jacques Monclar, meilleur marqueur, passera entre ses mains pour améliorer s’il était encore nécessaire, ses qualités basketteur. .
Sa perle est donc l’ASVEL qu’il a hissé dans la succession de Georges Darcy, son prédécesseur, parmi les meilleurs équipes d’Europe qui produisait le plus beau basket de cette période, phénomène accentué par le fait que l’ASVEL, ne disposait pas de joueurs de grandes tailles (aux alentours de 2,05m), ce qui contraignait davantage les Verts à produire un basket inventif.
Le nombre de vocations d’entraîneurs que Bubu a fait naître est par contre lui aussi,absolument impossible à chiffrer.
Pratiquement tous les joueurs, futures stars ou pas, qu’il a formés dans les nopbreux clubs où il est passé outre l’ASVEL, sont devenus de grands ou très honorables coachs, d’ailleurs souvent champions de France en première division ou ailleurs. Parmi eux, Monclar (Antibes 89 et 95),), Purchiser (Le Mans 82), mais aussi Senegal (Vichy) etc..etc…
On parle de « la patte » Buffière.


Jacques Monclar (200 sélections en équipe de France de 1978 à 1988), aujourd’hui grand manitou à Dijon où il a mis sur orbite « Barcklouba » Yacouba Diawara, aujourd’hui aux Denver Nuggets en NBA, fait partie des quelques basketteurs de haut niveau qui ont eu le privilège d’être drivés par André Buffière… une légende du basket des années 60’s et 70’s.

Avec sa classe et sa gentillesse toujours intactes malgrè les résultats, titres et honneurs, 35 ans après notre première rencontre sur un terrain de basket-ball, alors que nous étions minimes, Jacques a bien voulu nous parler d’André Buffière et ainsi de répondre aux questions de Legendedubasket, ouvrant en quelque sorte notre série sur les grands coachs français.


LGDBK : » Jacques, racontes-nous ?
Quelles ont été tes sensations quant tu a su que ce serait André Buffière déjà plusieurs fois champion de France dans les 60’s et 70’s , ton coach, toi qui venait du Racing Club de France, un club moins conquérant du championnat de 1ere division ?
Avais-tu une vénération comme beaucoup de jeunes joueurs vis à vis d’ «un monstre sacré » du basketball ?
Jacques Monclar : » Je l’avais déjà connu à l’école du basket de 6 à 10 ans. Je savais à qui j’avais affaire. Il était déjà vainqueur de 6 titres de champion de France comme coach de la grande ASVEL , médaillé aux Jeux Olympiques (96 fois international) etc…
Je l ’ai donc eu à nouveau,à l’age de 21 ans, après ma carrière au Racing. C’est un homme que j’ai toujours infiniment respecté. Et aujourd’hui encore, à presque 50 ans, je continue à le vouvoyer.
Je savais que c’était un grand monsieur dont la réputation n’était plus à faire. Il avait déjà formé des joueurs de grande classe comme Jacques Cachemire (au SA Lyon). Alain Gilles, Eric Beugnot(Le Mans), etc..
(Ndlr : la liste est bien plus longue, puisqu’il manque Jean-Michel Sénégal, Patrick Demars et bien d’autres).
J’ai gagné le titre de champion de France, l’année précédent son départ pour Limoges. Dans mon équipe jouait Philipp Szanyel (Zaza), Alain Vincent, Daniel Haquet, Bruno, Servolle Larrrouquis (transfuge d’Orthez), Ted Evans etc…
Il était bien entouré avec des hommes comme Jacques Sapin, aujourd’hui disparu.

LGDBK : »Quel était son type de managérat ? »
JM :Son managérat était autoritaire mais quelquefois il étais capable de s’adapter aux circonstances et d’infléchir ses plans.

LGDBK : Comment étaient ses entraînements ?
JM : »Ses entraînements étaient très organisés, et pourtant il n’y avait pas un tas de livres et de revues sur sa table de travail. A l’époque, il n’y avait pas comme aujourd’hui des bureaux dans des salles spéciales pour le coach.

LGDBK :Quels étaient ses dominantes lors des entraînements ?
JM : « On travaillait avec insistance sur les fondamentaux, essentiellement alimentés de matchs quatre contre quatre, de tirs à trois points et de beaucoup de travail sur le jeu à l’opposé du ballon »..(le jeu à l’opposé du ballon est la dominante de l’époque et aujourd’hui est un acquis chez tous les coachs).

LGDBK :L’ASVEL était connue pour disposer de joueurs de taille plus petite que ses adversaires directs (Caen, Le Mans, Tours etc…), qu’en était-il ?
JM : « C’est vrai qu’il n’y avait que peu de géants, donc il travaillait l’ingéniosité et l’originalité des systèmes offensifs et défensifs. Quand l’ASVEL gagnait, c’était du beau basket !(sic) »

.
LGDBK : Avait-il à ton avis, un génie pour l’entraînement ?
JM : »Il n’était pas vraiment un génie car il n’existe pas de véritable génie dans le coaching en France, mais il avait un don pour le coaching qui comprend l’entraînement et le managérat ».

LGDBK :Comment était-il après une défaite ?
JM : »Après une défaite, il s’arrangeait toujours pour vous dire vos quatre vérités, un moment ou à un autre » .
Ndlr : Là dessus, Bubu ressemblait à Branch Mc Cracken dit Big Mac.

LGDBK : Tu as eu Alain Gilles comme partenaire. Y avait-il une rivalité plus ou moins évidente entre eux-deux ou était-ce une simple et saine émulation ?
JM : »Ses relations avec les personnalités de son équipe étaient faites de respect, même si avec certaines il était capable de faire des compromis afin de s’adapter au caractère des fortes personnalités afin de s’entendre sur « Leur » (Jacques insiste) basket. »

LGDBK :Qu’appréciais-tu le plus dans ses entraînements ?
JM : »J’appréciais l’ensemble de son entraînement et pas particulièrement telle ou telle partie. »

LGDBK :Après les victoires qui furent nombreuses sous les ordres de Buffière, aviez-vous droit comme on a pu le voire à Paris durant les 90’s, à des matinées offertes (sans entraînement) ?
JM : »Après les victoires, on n’avait pas des récompenses du genre " entraînement qui saute" , au contraire c’était le prétexte de continuer voire intensifier l’entraînement. »
Merci Jacques et au mois de février, ce sera ton tour comme Grand Coach des années 80's et 90's

(1) Voir « Pour une histoire du basket français « Tome 1 par Gérard Bosc. Editions Vigot
(2) La liste est non-exhaustive : Alain Gilles, Jacques Cachemire, Patrick Demars, J M Sénégal, Magnin, Roediger puis Monclar, Szanyel, etc..etc…
(3) Principalement les joueurs (dont les Fabulous Five) de Kentucky Wildcats), doubles champions universitaires plus Bob Kurland, et 2 joueurs de Phillips Petroleum, la companie qui les employait.
(4)Diawara a le look et le style à Charles Barckley, la star du basket NBA des années 80’s et 90’s.
Toutes les photo proviennent de L'equipe Basket Magazine

 

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Grands Coachs
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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /2008 18:18

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Vendredi 25 aout 2005,
Adieu Aleksandr Gomelski et spaciba (merci)

Gomelski story

 


Je suis triste, encore une fois cette année un grande personnalité du coaching est parti rejoindre les dieux du basketball ;
Intronisé au Basketball Hall of Fame en 1995, Aleksandr Gomelski,  (au centre, en civil,  sur la photo), le père du basketball soviétique, le plus grand entraîneur russe de tous les temps, est mort à l’age de 77 ans, le 17 août, par un triste matin d’été .

Il y a des moments où des grands de ce monde en général et du sport en particulier, disparaissent et n’ont pourtant pas eu les éloges que non seulement, méritent leurs résultats et carrière , mais aussi leur impact sur leur sport dans leur pays et même au niveau mondial .
Après un flash-bak sur ses meilleures réalisations, je ferai un zoom sur ses réussites en Euroligue, une des plus terribles compétition qu’Alexandre Le Grand, disputa dans sa longue carrière nationale et internationale.

Est contre Ouest, argent contre or:
Les relations que la politique a imposé aux relations est-ouest, durant les années 60’s,70’s et 80’s, nous ont par la force des choses, toujours fait passé les héros de l’ex-URSS pour des personnages de second plans
C’est bien dommage car le sport devrait être apolitique et le regard que nous devrions avoir sur les personnalités sportives notamment de l’ex-URSS , devrait être frappé d’admiration.
Quelquefois
Je vais tenter d’y remédier et vous raconter la vie et l’œuvre du plus grand technicien du basketball d’Europe, le vieux continent, à parité avec celle des grands d’Outre Atlantique comme Red Auerbach (Boston Celtics Russeliens) , Red Holzmann (New York Knicks Bradleyiens) dans les années 60’s ou Phil Jackson (Chicago Bulls Jordanniens et Los Angeles Lakers) dans les années 90’s et 2000’s.
Car par son talent, le Colonel Gomelski (490 victoires contre 177 défaites soit 73,5% de réussite), se situait pourtant donc, bien devant d’autres icônes européennes de l’entraînement comme les italiens (Gamba,..), espagnols (Pedro Ferrandiz et Antonio Diaz-Miguel…) et même et surtout ennemis intimes de la non-alignée Yougoslavie du Maréchal Tito : Aleksandr Nicolic, surnommé « le père du basket » du coté de l’Adriatique et enfin Bozidar Maljkovic le « géniteur » des Tony Kukoc, Dino Radja et Limoges’93.

Gomelski est l’homme qui provoqua des cauchemars à de nombreuses équipes et coachs ouest-européens, par la justesse de ses analyses et stratégies judicieuses pour gagner malgré des joueurs rarement meilleurs individuellement que ceux de l'Europe de l'Ouest ou du monde occidental
Il leur a gagné depuis 1958, au nez et à la barbe, les trois premières coupes européennes (appelées aujourd’hui Euroligue) et bien d’autres trophées par la suite, lors des nombreuses finales auquel participèrent les deux œuvres de sa vie : l’ASK Riga et le club de l’armée rouge, le grand CSKA Moscou d'une part (19 fois champion d’URSS) et l'équipe nationale soviétique de basket ball, d'autre part.

L'or olympique...enfin:

La médaille d’or aux Jeux Olympiques, qu’il disputera 5 fois, et qu’il arracha aux USA sous les yeux effarés de sa majesté Magic Johnson en 1988,(Gomelski à coté de Volkov à Séoul en 1988) seize ans après son compatriote coach soviétique, Wladimir Kondrachine, est restée en travers de la gorge de l’Oncle Sam, et contraindra les américains à aligner comme ses adversaires, désormais des professionnels (de NBA) pour ramener au bercail (dorénavant et pour toujours ?), le trophée symbole et bien national pris en otage par les maudits communistes .
Les USA auront aussi donc, une larme aux yeux à l’idée que le «Colonel communiste » les humilia en terre de Corée (revanche sur la guerre perdue ?) en 1988 lors des J O de Séoul, en glanant de main de maître la médaille d’or devant les pourtant futures graines de stars NBA (Robinson, Mourning…) avec comme joueurs les détestés (par Moscou) mais talentueux lituaniens que sont Arvidas Sabonis, Sarunas Marciulanis et Vladimir Komitchus.
L’œuvre de Gomelski est colossale et aussi inscrite à l’encre indélébile donc pour l’éternité, dans la mémoire collective de ses heureux élèves et admirateurs grâce notamment à la dizaine d’ouvrages techniques de qualité qu’il a écrits et la trentaine de stages (clinics) qu’il organisa toute sa vie durant, en terre d’Europe (Espagne, France, Grèce Bulgarie, Tchécoslovaquie, Allemagne) et d’ailleurs (USA, Australie, Israël, Philippines , Corée) .

Sa carrière jalonnée d’exploits cités précédemment, s’étend donc sur quarante années, je vais vous la faire découvrir à coup de serpe forcément, en tentant de la résumer à ses caractéristiques qui semblent être à mes yeux, ses premiers exploits en Coupe d'Europe (Euroligue) au début des 60's, et la mise en place de la grande équipe d'URSS au début des années 70's.


Né au fin fond de la Russie, terre communiste et à un autre age du basketball :
Il était né le 18 janvier 1928, dans un petit village du nord-ouest du fin fond de la Russie appelé Kronstadt, et se décida dès l’age de 17 ans à consacrer sa vie à l’entraînement du basket-ball .
Ce sport n’était pas inconnue à cette époque où la Révolution communiste russe de Lénine n’avait qu’une dizaine d’années, et où pourtant un sport américain comme le basketball, symbole du capitalisme honni, aurait dû être pourchassé ;
Principe oblige.;

C’est un des heureux paradoxes de la Russie communiste, et c’est heureusement pas le seul et le dernier, puisque la terre de Lénine fut la première d’Europe où s’installa le « global game », basketball, en l’occurrence la Lituanie, cela grâce à un disciple-élève de James Naismith, qui y retourna une fois son diplôme obtenu.

Après avoir obtenu à son tour, en 1945 son diplôme d’éducation physique, spécialité « entraînement » à Leningrad (aujourd’hui Saint Petersbourg), le jeune Sacha (diminutif de Aleksandr en russe), devint coach scolaire entre 1945 et 1948 , époque durant laquelle il appliqua scientifiquement et rigoureusement, ses certitudes théoriques apprises sur les bancs de l’université.
Comme il le fera plus tard .
Le jeu à Gomelski sorte de ArturoToscanini de la grosse balle orange, était réglé comme un concert de grande musique où l’on jouait une espèce de partition que les adversaires devaient enrayer pour ne pas prendre des raclées légendaires, grâce à une ingéniosité dont seules quelques équipes occidentales (comme l’Espagne ou l’Italie) pouvaient disposer en elles.

A cette époque des années 40’s, son pays n’était encore qu’un faire valoir dans les compétitions internationales de basket-ball dominées par les pays d’Europe et même d’Afrique ou Moyen-Orient (Syrie, Liban).
Le basket-ball, futur géant en croissance, mais à la taille d’un enfant, se jouait avec des gros ballons de cuir et des chaussures en toiles qui vous laissaient après le match, les chevilles dans un état proche de la compote qui sortait des pots de votre grand-mère adorée et les techniques d’entraînement étaient on ne peut plus rudimentaires.
Alexandre « le Grand » Gomelski fera évoluer tout cela.

1958, Riga (1953-66 et 85% de victoires):
Son premier galon, le futur colonel Gomelski le gagnera en 1958, grâce à l’opportunité qui lui arriva justement, de coacher le grand club de Lettonie des années 50’s : l’Athletic Sport Club, l’ASK Riga.
Epaulé par le premier géant russe des années 50’s, le lettonien Ian Kroumich (22 ans) et ses 2,22 m et les frères Muzniek, Alexandr Gomelski parvint à gagner la première Coupe d’Europe crée par le journal L’équipe, devant le grand rival bulgare L’Akademic de Sofia, et 16 500 spectateurs lettons (sur deux matchs), déchaînés certes …mais connaisseurs comme l’était et l’est encore le public de l’autre coté des montagnes des Carpates
Déjà la particularité de son jeu se signalera par une défense de fer, consolidée par un grand pivot (Krouminch) et contrebalancée par des contre-attaques menées par des petits arrières adroits et bons manieurs de ballons : ce sera le modèle Golmeski qu’il inculquera plus tard au CSKA Moscou (1966-88 et 85% de victoires) et à l’équipe d’URSS coachée et dominatrice pendant 22 ans.
Les équipes dirigées par Gomelski ne prendront jamais de dérouillées (à ciel ouvert tout du moins)
A cette époque, le basket-ball européen se limitait à un duel entre pays ou clubs de l’Europe de l’Est ;
Il fallut attendre 1961 pour voire arriver une grande nation occidentale par l’intermédiaire de son club le plus prestigieux, le Real de Madrid, qui perdra malgré tout, en finale en 1962 contre le Dynamo de Tbilissi, dirigé par son collègue Alekseiev, en dépit du grand Wayne Hightower, son joueur américain-vedette.

1959, Real :
Le Real de Madrid sera d’ailleurs cette année 1959, la victime du sursaut du basket-ball français qui par son représentant la grande Etoile Sportive de Charleville se permettra d’éliminer la bande à Emiliano Rodriguez et des américains nouveaux-venus dans le concert du basket européen, parvenus de l’autre coté de l’Atlantique pour renforcer les équipes européennes faibles en double- mètres.
Richard Montgomery de l’University de Marshall et ses 2,03m sera avec Sheaf, le premier américain du Real mais ne suffira pas à contrer Jean-Paul Beugnot et ses 2,07m qui sera éliminé en huitième de finales par les Georgiens du Dynamo de Tbilissi.
Gomelski s ‘en fichait comme de sa première chemise (rouge) de ces premiers signes pourtant dévastateurs du nouveau visage du basket-ball des années 60’s ; d’une part car les doubles mètres ne manquaient pas en terre de Kroutchev, d’autre part car les américains, fils du capitalisme honni, n’auront jamais droit de cité sur les terrains de l’URSS, sa vie durant.
De tout temps, l’équipe d’URSS sera d’ailleurs la nation la plus grande en championnats européens ou même mondial...sans joueurs US dans son championnat national jusqu’en 1995 : chute du mur de Berlin oblige.
Tiens je fais de la politique...
1959 fut surtout un bis repettita pour Gomelski puisqu’il emportera une seconde fois la Coupe d’Europe contre le même Akademic de Sofia,

L'Ecriture évoque un temps où il y avait des géants sur la terre, et notre pays en a besoin.
(John Kennedy)

1960, Kruminch le premier géant Golmeskien:
Durant toutes les années 60’s et 70’s, l’URSS , toute puissante, en tant que nation-leader et prépondérante dans la lutte des deux blocs Est-Ouest, a toujours voulu disposer en sport collectif en général et en basket-ball en particulier, de joueurs physiquement hors-normes, d’un géant comme représentant au pivot, poste emblématique de l’équipe de basket-ball.
Tout cela est un peu à l’image de l’Amérique son ennemi du bloc de l’Ouest, qui auparavant, avec l’Empire State Building et ses 102 étages, avait la tour la plus haute à New York, l’empire du capitalisme.
Ce qui est paradoxal est que les premiers faits d’armes de Gomelski seront ainsi d’avantage d’avoir réussi à faire un joueur de basket, d'un géant frappé d’acromégalie (gigantisme) que de glaner les premiers trophées.
D’ailleurs par la suite d’autres géants pas nécessairement fait pour la pratique du sport, à fortiori de compétition, parviendront à faire gagner aux équipes de Gomelski, les trophées suprêmes(1).
Pensons à Wladimir Andreev et ses 2,16m aux championnats d’Europe des années 70’s puis à Silantiev et ses 2,17 m et au moustachu Wladimir Tkatchenko et ses 2,20m à partir de la fin des années 70’s, puis au blond Alexandr Belostenny (2,15m), et Wladimir Pankrachine (2,20m) et Sidorenko (idem) etc….

L’année ou l’Amérique aura le joueur le plus grand avec Tommy Burleson (North Carolina State'74) et ses 2,23 m, le grand flamand rose aux mouvements saccadés et nerveux, elle perdra la médaille d’or aux J O de Munich en 1972.
Signe annonciateur ?
Oui, tout ce que faisait l’URSS n’était pas bon pour l’Amérique et réciproquement

Cette année-là, 1960, Ian Kruminch qui ne fait désormais plus rire personne, ne fera qu’une bouchée de ses adversaires et marquera 28 points en finale et donnera à Riga de ses grosses mains poilues et assimilables à des battoirs, sa 3e Coupe.
La petite (en taille) Chorale de Roanne (2)d’Henri Grange ne sera aussi qu’un hors-d’œuvre pour ses déjà-goulus adversaires.
« Un p’tit tour et puis s’en va » sera désormais et pendant 16 ans (merci Berck'74), le leitmotiv des clubs français en Euroligue.

1961 : tout plaisir a malheureusement une fin :
Adieu Riga, bonjour le CSKA
En 1961, débute la série de victoires du CSSKA Moscou que rejoindra bientôt Gomelski, mais coaché à l’époque par Alexeiev, le collègue de Golmeski, qui éliminera Riga devant 15 000 spectateurs sur deux matchs.
En URSS à l'époque comme aujourd'hui on se bouscule pour voir du basketball.
L’Alsace de Bagnolet, le petit club banlieusard familial de Paris, composé des frères Mayeur, et Dorigo,et d’un seul joueur à 2 mètres en la personne de Denis Abraham, ne fera pas le poids devant les équipes étrangères maintenant composées de doubles-mètres.
Le Real de Madrid, emmené par Emiliano, et son premier américain de qualité supérieure Wayne Hightower (3,)disputera la finale devant Brno.
Malgré la maestria de Pedro Ferrandiz, le Real perdra cette première finale, mais gagnera l’année suivante 1964 devant les tchèques du Spartak de Brno et des frères Broboswski. .
Gomelski se voit pour une première fois chassé du Final Four en 1962, mais aura l’honneur, l’année suivante en 1963, avec une équipe composée des expérimentés Korneev, Volnov et de l’arménien Alachatchian, de disputer enfin devant le grand Real, sa finale qu’il gagnera en deux matchs malgré l’opposition du gouvernement espagnol du Général Franco, qui voulait refuser de jouer, comme l'année dernière, contre les damnés communistes de Moscou.
Le Real avec une armada composée d’outre Emiliano Rodriguez, et Joaquin Hernandez (qui mourra du cancer en 1965),de deux américains issus tous les deux encore de l’université de Marshall (antichambre de Florida university) pour l'un, Bob Burgess(2.00m) et de Florida University pour l'autre, Cliff Luyk (2.03m).
Il faudra attendre 1969 pour que Moscou reprenne cette Coupe d’Europe devant à nouveau le Real de Madrid,à Barcelone, en terre ennemie (c’est peut être pour cela qu’ils ont perdu) .
Kapranov (il coacha les filles en France), Serge Belov, Volnov et le géant Andreev (auteur de 37 points), sur le score de 103 à 99, emmèneront encore une fois le trophée du coté de la Place Rouge, en souriant encore une fois pour ce vilain tour joué à une équipe de l’Ouest.
Il faudra pourtant attendre 1971, pour que le capitaine Serge Belov et ses acolytes Zarmukhamedov, Kovalenko, et Edeshko, reprennent leur bien à l’Arena Deurne d’Anvers des mains de William Renato Jones le prèsident de la FIBA
 (photo ci-dessous) avec aimable accord du Real de Madrid. Muchas Gracias senior Font

Spaciba .
Malheureusement en 1973, et ce sera la dernière finale en Euroligue de Gomelski, les italiens en général et Varese en particulier, attraperont au vol cette Coupe en 1973 (71 à 66), malgré 36 points de Belov et se la disputeront ainsi pendant 10 ans avec le Real de Madrid (4), les israéliens de Tel Aviv …et les ennemis jurés yougoslaves.
Bye Bye et spaciba Alexandre Gomelski


legendedubasket@wanadoo.fr

 

photos Real de Madrid avec leur autorisation


Bill Bradley aujourd’hui sénateur était un des fabuleux arrières de cette équipe .
(1) Gomelski coacha l’équipe nationale d’URSS en 1958-60, 1962-70 puis 1976-88 soient 22 ans

8 fois champion d’Europe avec Gomelski en 1959, 1961, 1963, 1965, 1967, 1969, 1979, et 1981 et 2 fois champions du monde en 1967 et 1982.

Sous Gomelski, l’URSS gagnera la médaille d’argent aux JO de 1964 (Tokyo), bronze en 1968 (Mexico) et 1980 (Moscou).

(2) Voir mon article "le manque de géants en équipe de France de basketball" sur Sport.fr

(3) Wayne Higtower (2.03m; 1940.2002) top scoreur, fut le premier grand joueur américain en Euroligue, il ira après l'Espagne joueur aux Warriors de Philadelphie en NBA avec Wilt Chamberlain. Gomelski ne le rencontrera donc jamais
Voir mon livre « Histoire du Real de Madrid et de ses américains en Euroligue de 1959 à 1975.

(4) Sacha Gomelski entraînera d’ailleurs en Espagne de 1988 à 1990 l’équipe de Tennerife en 1ere division espagnole


La victoire de 1988 devant les USA mettra fin à 21 défaites consécutives depuis 1972.

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Grands Coachs
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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /2008 17:37


  Voir mon texte de 2005 sur Korac et Cosic, deux des illustres joueurs de Nikolic en équipe de Yougoslavie durant les années 60's et 70's, en cliquant sur ce lien http://srv03.admin.over-blog.com/index.php?id=1061943882&module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=711221925671

Une constellation d'étoiles:
Nous sommes en juin 1970, j'ai 13 ans et j'assiste effaré au plus beau spectacle de basketball que ma jeune vie a eu la chance de connaitre.
Devant moi, sur mon petit écran de télévision Grandin, un match incroyable qui oppose une équipe de joueurs à la peau blanche (et je n'en avais pas l'habitude), à une brochette d'américains, aussi brillants les uns que les autres.

C'est tout simplement la finale des championnats du monde de basketball entre deux géants de ce sport.
Un, l'Amérique que je connais depuis 3 ou 4 ans et dont les joueurs autant que le symbole lui-même me font rêver.
Un autre, la Yougoslavie, plutot inconnu si ce n'est qu'ils ont des joueurs qui marquent aussi rapidement que Lucky Luke.
Nous sommes à Ljubjana en Croatie, sorte de deuxième capitale du basketball après Belgrade et avec Zadar. la Croatie est alors pertie intégrante de la grande Yougoslavie, et l'ambiance est survoltée.
Je ny crois pas mes petits yeux d'adolecent ,avide de sensations: les yougoslaves au maillot foncé  où il me semble reconaitre un joueur très connu (Korac, en fait) et Cosic, (3e photo en bas  droite ). Les slaves rivalisent finalement sans trop souffrir devant ces américains, sorte d'extra-terrestres jongleurs- dunkers, venus de je ne sais où.
C'est la première fois que je vois un match de haut niveau à la télévision française appelée encore, la "1ere chaine", le basketball y est toujours censuré , à part ça et là quelques néanmoins belles diffusion de matchs de Coupe d'Europe comme ASVEL-Zadar, J A Vichy contre Ignis de Varèse ou J A Vichy contre Fides de Naples.
Et je me demande si je ne rêve pas.
Le spectacle à été magnifique et j'en viens à penser que mon match de benjamins de dimanche prochain, sera imprègné des acquis du spectacle auquel j'ai assisté.
Les américains, on connaissait déjà leur jeu, fait de qualités individuelles et même  d'inter-assistance avec ou sans ballon.
Les yougoslaves dont j'ignorais alors le jeu flamboyant et multicolor, se caractérisaient par une meilleure répartition des talents fédérés autour d'un credo, le jeu collectif, fait certes de blocages, mais surtout d'une permanente surveillance du porteur du ballon, de manière à lui "piquer" la balle et l'empêcher de perturber et prendre le jeu à son compte. .
En yougoslavie, le danger est du coté du porteur du ballon.
J'avais été franchement épaté par l'ambiance combative et sage des slaves, qui ne bronchaient pas un mot, malgrè un arbitrage "pas au top." en dépit des situations de risques, permanentes et en tous lieus, qui se présentaient tout au long de ce match.
Je me rapelle de deux joueurs slaves qui marquaient des points avec une facilité déconcertante.
Ils devaient probablement s'appeler Korac (photo de bas à droite) ou Djerda (photo en bas à gauche), une autre icone du basket slave. Celui qui enfilait 40 points par match en coupe d'Europe (Euroleague) comme il achetait une bouteille de lait.
(Voire history of Euroleague (1958.2000) by Real De Madrid  center of studies (2000, Editions Real de Madrid) , une autre icone du basket slave, lui en fin de carrière).

                                                     


















Le meneur, l'enmenneur s'appelait Nikola Plecas (n°131ere photo en haut à droite)  et avait une généreuse moustache qui le faisait ressembler à Tarass Bulba ou Raspoutine.
Il avait une xextérité avec la balle qu'il confondait avec le prolongement de son bras, et une précision hallucinante dans les passes qu'il distilait comme un distributeur automatique de boissons, car elles retombaient dans les mains du destinataire comme le café s'écoule dans le gobelet .
Au niveau des pivots, c'était pas triste. Le titulaire sont je pense qu'il était le grand joueur slave Rajkovic (2.07m) qui disparaitra l'année suivante, brutalement d'un accident de la route, sorte de Korac ou Petrovic, avant l'heure, ne se la laissait pas raconter par les américains qui, visiblement disposaient de quelques centimêtres en moins sou la toise.
Pour piquer le ballonet faire les passes de contre-attaque, vous pouviez compter sur Plecas, Djerda et autres Korac





Ci dessous n°11, le merveilleux pivot Kresimir Kosic (prononcez "chojich") (1948.1995), du temps de sa splendeur en équipe de Yougoslavie.
 
                                                                                    








Les regréttés serbes Mirko Delibasic (1952-2004) ci-dessous, ,  et Bojko Zizic (1955-2004), au rebond,  champion olympique, du monde et d'Europe junior en 1974












































L'équipe de Yougoslavie était entrainée par Mirko Novosel (3e photo en bas à droite, championne du monde 1970, Novosel est debout 1er à droite), et j'eu cet après-midi-là, un aperçu du savoir des entraineurs de ce petit pays flanqué au pied des montagnes, les Balkans.
Mais le grand coach serbe qui m'épatera bien d'avantage, plus tard, fut Aleksander Nikolic par l'étendue de sa culture, ses capacités de coaching et d'adaptation.
Il était capable de diriger en Serbie, Italie et ailleurs en Europe.
Il dirigera aussi durant les années 70s, la selection nationale yougoslave , faite de multiples nationaliés, caractères et différents tempéraments qui, on le verra plus tard, prouveront qu'ils ne vivaient pas en plarfaite entente et harmonie. Des serbes, des croates, des bosniaques, des catholiques des musulmans,  etc...

Nikolic, enfant de Serbie, fait pour le basket et qui y a consacré sa vie:
Quelques certaines dizaines d'années plus tard, j'eu le privilège de coyoyer sur un terrain de basketball, deux joueurs serbes et croates qui avaient connu Aleksander Nikolic, lors de leurs années cadettes et  juniores à l'Etoile Rouge de Belgrade.
Dusko, le serbe avait connu durant 3 ans, Radivoj Korac à l'Etoile Rouge de Belgrade et l'autre pivot Bosniaque, avait connus tous les serbes des années Nikolic et  joué avec ou contre la crême du basket yougoslave (Delibasic, Djerda, Korac, Cosic et les autres).
Il avaient surtout bien connu et travaillé avec Nikolic, leur coach de club ou en pré-selection cadets et juniors des années 70's.
Dusko était à l'Etoile Rouge quand Korac mourru brutalement d'un accident de la route. Comme Rajkovic, pivot de Ljuibjana 1970, et Drazen Petrovic, arrière des Nets.
Le choc fut terrible pour le club et même pour le pays.
Nicolic, immigrera rapidement en Europe de l'Ouest quand il sera jugé un des meilleurs coachs du monde après son titre de champion du monde à Ljubjana en 1970 devant les américains flamboyants
Il ira à Ignis de Varèse (Italie) en 1970, 1971 et 1972;
Cette fabuleuse équipe qui domina l'Europe des clubs de la grosse balle, était enmennée par un mexisain ,Manuel Raga (n°15,Photo de droite)  et un seul (autorisé)  joueur  US  John Fultz (photo de gauche), ancienne  vedette universitaire, All America, de  l'université de Rhode Island (photo de gauche). 
Nikolic ramenera des titres et des finales en Euroleague contre le TSSKA Moscou (URSS) de Serge Belov, devenu la bête noire de Varèse quand Moscou gagnera la partie en 1971 à l'Arena Deurne d'Anvers.
Quelques années auparavant je fis connaissance avec un autre serbe, toujours pas intact d'avoir été basketteur à L'Etoile Rouge et de plus entrainé par Nikolic, qu'il m'avoua surnommé chez lui, "le père du basketball ypugoslave".
Il me raconta et maintenant je le comprend, que dans son pays, le basketball est de loin le sport n°1 et que cette victoire de 1970 devant les américains de Lindon Johnson, en pleine guerre du Vietnam de la petite nation yougoslave du maréchal Josip Brocz dit Tito, le croate, fut comme un sursaut d'orgueil du socialisme sympathique d'un pays non-aligné devant l'ogre surpuissant du capitalisme,triomphant, les Etats-Unis."
 












Les titres d'Aleksander (Aza) Nikolic.:(1924-2000)

  • Coach européen de l'année en ,1966, 1976
  • Champion d'Europe des nations avec la Yougoslavie en 1977
  • Champion du monde des nations avec la Yougoslavie en 1978
  • Coach de deux Hall of Famers en équipe de Yougoslavie,  Boris Stankovic, 1950-53 et  Kresimir Cosic, 1976-78

 
La vie de Nikolic en Anglais sur Wikipedia, avec des liens et des liens...:

Aleksandar Nikolić (Serbian: Александар Николић; October 28, 1924March 12, 2000) was a renowned basketball player and coach from Yugoslavia. He is considered to be so instrumental and important to the game's development in the country that he is often referred to as the Father of Yugoslav basketball.

Nikolić was born in Sarajevo, Kingdom of Serbs, Croats and Slovenes, but moved to the capital Belgrade at a young age. He studied medicine and law at the University of Belgrade, graduating in 1946.

However, Nikolić had a real passion for basketball. As a player, he competed for Partizan Belgrade (1945-1946), Red Star Belgrade (1947-1949), Železničar Čačak (1949-1950) and BSK Belgrade (1950-1951). He won the Yugoslav league in 1947, 1948 and 1949. Nikolić was a member of the Yugoslav national basketball team during the late 1940s, playing 10 games.

After his playing career was over, he became involved with coaching, both with Serbia-based clubs and those in Italy, notably Pallacanestro Varese. Nikolić was head coach of the Yugoslav national squad between 1951 and 1965, and later between 1977 and 1978. During this time, he coached two future Hall of Famers in Borislav Stanković and Krešimir Ćosić. Under his leadership, Yugoslavia won the 1978 World Championship and 1977 European Championship; silver medals in the 1963 World Championship, 1961 European Championship and 1965 European Championship and bronze medals in the 1963 European Championship.

Aleksandar Nikolić has died on March 12, 2000 in Belgrade.

Nikolić was inducted into the Basketball Hall of Fame in 1998 and FIBA Hall of Fame in 2007.

Aza Nikolic est au Hall of Fame de Springfield. Pour le découvrir, cliquez SVP sur le lien suivant:
http://hoophall.com/halloffamers/bhof-aza-nikolic.html

 

Photos des Gouvernements serbe et croate.

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Grands Coachs
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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /2008 13:45
 

Oklahoma State University

Henry Iba at Oklahoma A&M

After coaching stints at Maryville Teacher's College (now Northwest Missouri State University) and the University of Colorado, Iba came to Oklahoma A&M College in 1934. He stayed at Oklahoma A&M, renamed Oklahoma State University in 1957, for 36 years until his retirement after the 1969-70 season. For most of his tenure at A&M/OSU, he doubled as athletic director.

Iba's teams were methodical, ball-controlling units that featured weaving patterns and low scoring games. Iba's "swinging gate" defense (a man-to-man with team flow) was applauded by many, and is still effective in today's game. He was known as "the Iron Duke of Defense." Iba is thought to be one of the toughest coaches in NCAA history. He was a very methodical coach, and he always wanted things done perfectly.

Iba's Aggies became the first to win consecutive NCAA titles (1945 and 1946). His 1945-46 NCAA champions were led by Bob Kurland, the game's first seven-foot player. They beat NYU in the 1945 finals and North Carolina in the 1946 finals. He was voted coach of the year in both seasons. His 1945 champions also defeated National Invitation Tournament champion, DePaul, and 6-9 center George Mikan in a classic Red Cross Benefit game.

A&M/State teams won 14 Missouri Valley titles and one Big Eight title, and won 655 games in 36 seasons. All told, in 40 years of coaching, he won 767 games--the second-most in college basketball history at the time of his retirement, and still third best in NCAA Division I history. As OSU's athletic director, he built a program that won 19 national championships in 5 sports (basketball, wrestling, baseball, golf, cross country) over the years.

After his retirement, "Mr. Iba" (as he is still called at OSU) frequently showed up at practices, often giving advice to young players. Because of his presence, there remains an empty seat in Gallagher-Iba Arena, known as "Mr. Iba's Seat", and it is maintained without a fan having sat in it.

Iba died on January 15, 1993, in Stillwater, Oklahoma.

















[edit] Olympic Coaching

Mr. Iba coached the USA Olympic basketball team in 1964, 1968 and 1972. He is the only coach in USA Olympic basketball history to win two gold medals (1964 in Tokyo; 1968 in Mexico City). The 1972 final resulted in a controversial loss to the Soviet Union breaking Team USA's 63-game win streak since basketball was introduced to the Olympics in 1936.

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Grands Coachs
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /2008 15:42
 

Juillet 06 Branch Mc Cracken:
Où tu as mis le chocolat? (1/2)
La raison pour laquelle, je poursuis ma série avec Branch Mc Cracken se justifie à double titre. Il est l’un des meilleurs coachs du début de l’histoire du basketball américain puisqu'il vit le jour en 1908.
Il est aussi et surtout le coach des Hoosiers d'Indiana qu'il entrainera de 1938 à 1965; et c'est donc Branch Mc Cracken qui « formatera » mon premier modèle moral, sportif et intellectuel , Leroy Johnson (1), pour le faire devenir le grand joueur professionnel que nous connûmes au début des années 60's puis 70's, en France (Nantes, Charenton, Caen et Fraternelle d'Aulnay sous bois) où il termina sa carrière).
C'est la raison pour laquelle, je prendrai souvent l'aide du petit livre qui raconte la biographie de Leroy Johnson (Où tu as mis le chocolat?), écrit avec des témoignages exceptionnels sur la méthode et la personnalité de Branch Mc Cracken.



photo Hall of Fame

Les grands coachs (2):
Il suffit d'avoir connu intimement comme ce fut mon cas, en tant qu'adolescent durant cette période, pour comprendre l'impact énorme à mon avis au moins équivalent à celui d'un bon instituteur, qu'un Grand Coach que ce soit de football, basketball ou autre domaine, peut avoir sur un jeune homme de 18 ans.
Ecouter d'anciens grands footballeurs comme Eric Cantona, ou Jean-Marc Ferreri l'un et l'autre délaissés parce que ne bénéficiant pas d'un capital éducatif, social et relationnel nécessaires , témoigner de l'influence de ces Grands Educateurs (en l'occurence Guy Roux coach d'Auxerre), sur leur vie sportive et finalement sur leur destin , vous permet de comprendre comment des petits gars issus de milieux sociaux aussi divers qu'opposés, peuvent se retrouver aussi rapidement de la « cave au grenier », s'est à dire d'une condition d'adolescent précaire intellectuellement et financièrement à celle de joueur professionnel du sport, riche et reconnu .
Les effets de ces monstres sacrés qui existent encore, voire davantage à l'heure actuelle, étant données la financiaration et « marketisation » croissantes du Sport (3), s'étend de la rigueur dans les méthodes de préparation individuelle jusqu'au domaine aussi intime que la vie personnelle.
Mc Cracken, né en Indiana, terre de basketball:
Mc Cracken surnommé « Big Mac » était né à Monrovia dans l’Indiana, en 1908 et est décédé en 1970…l’année où j’ai connu LJ.
Il est l’un des plus grands coachs universitaires américains de la 1ere moitié du 20e siècle à parité avec Adolph Rupp (Kentucky), Phog Allen (Kansas), Howard Hobson (Oregon ), Phil Woolpert (San Francisco), Hank Iba (Oklahoma), et Peter Newell. (USF et USC) [2).
Il a réussi la double performance encore rare aujourd'hui, d'êre élu au Hall of Fame comme joueur alors qu'il a acquis parmi les spécialistes une image comme l'un des meilleurs entraineurs de l'histoire du basketball.
Il fut le premier coach champion universitaire dès 1940, soit dès la 2e année de véritable création de la NCAA qui decida de réunifier toutes les conférences régionales et de créer un tournoi final, ayant pour but de désigner un véritable championnat national universitaire américain dès 1939.
Mc Cracken reconquit son titre en 1953 de haute lutte à une époque où la NCAA prenait de plus en plus une tournure organisée, donc compétitive, à travers tous les Etats-Unis.

Sa vie:
Branch débuta ses études à l 'université d'Indiana (1926-1930), sous les ordres à l'époque d'Everett Dean (4)
C'est en effet comme joueur qu'il se fera une réputation avec les Hoosiers d'Indiana, donc de 1926 à 1930, il sera élu All America6 en 1930, dans cette terrible conférence Big 10 (7), greniers de grands joueurs américains de basketball,(8), qui était et demeure une des plus compétitives des USA.
La Big Ten a d'ailleurs fourni cette année 5 joueurs dans la Draft 2006.(9)
Elu au Hall of Fame d'Indiana depuis 1982, où il détiendra le records de points pendant une trentaine d'années avant de se voire détrôner par un de ses futurs joueurs (Bob Leonard).
Mais c'est comme déjà précisé en tant que coach que Mc Cracken se fera sa place dans la légende du basketball.  (ci-contre Mc Cracken, l'année de son premier titre NCAA)                                    
Coach:
Ses débuts en coaching se feront plus conséquents entre 1931 et 1938 au Ball State College où il établira tout de même un record de 93 victoires pour 41 défaites.
De retour en Indiana, il réintègrera le staff des Hoosiers, dès 1940, après l'intermède Everett Dean, il conquiera son premier titre en 1940 avec une brillante victoire en finale contre les Jayhawks de Kansas coachès par Phog Allen, le successeur de James Naismith, l'inventeur du basketball. Il quittera les Hoosiers pour servir dans l'armée américaine en 1943 durant la 2e guerre mondiale 10(come de nombreux joueurs et coachs américains).
Il battra à nouveau les Jayhawks pour l'obtention de son 2e titre en 1953.
Elu 2 fois coach de l'année en 1940 et 1953, il détient avec un total de 364 victoires contre 174 défaites soit un pourcentage exceptionnel de de 64,4 %, un ratio qui le situe parmi les meilleurs de tous les temps dans la catégorie des Grands Coachs. On ne sort pas indemne des mains d’un homme de cette envergure. Leroy non-plus. Big Mac, c’est l’homme aux 374 victoires pour 174 défaites en 24 ans de coaching et 2 titres NCAA
Branch intime
Sa veuve Mari-Jo , petite femme d’un autre age, est décédée en 2003 à plus de 90 ans.
Il n’avait qu’un fils David, (1934-2001) qui n’avait malheureusement ni les qualités ni la vocation de basketteur au grand dam de son père qui ne lui accordait donc que peu d’affection apparente. « Il était distant avec son fils » me déclara Leroy Johnson.

ci-contre Walt Bellamy, le coéquipier de Leroy Johnson, à Indianaalors pro à Chicago

C’est probablement le cas général des personnes géniales et puissantes qui constatent que leur seule progéniture ne peut, ni ne veut aller sur leurs traces.
La fusion père-fils ne se fera pas.. Tant mieux car comme cela, il n’aura pas comme disait Freud à « tuer le père »(5).

Par contre, David fut un très honorable coach qui prit, à la mort de son père,en 1970, la succession de son camp de basketball,le Hoosier Basketball Camp, lorsqu'il cessa complétement toutes ses activités en basketball.
"Branch était comme tous les grands coachs d’un naturel perfectionniste et autoritaire", me décrit Leroy en juillet 2005, lors d’un long entretien téléphonique.
Big Mac semble comme avoir tracé le chemin à Bobby Knight son successeur (5)
C’était un obsédé du travail, un travailleur acharné que l’on nomerait aujourd’hui « workalchoolic »[2], un homme qui arrivait à 8 heures du matin en temps normal et qui les soirs de défaites s’enfermait dans son bureau pour y passer la nuit à réfléchir et réfléchir encore…
Comment reprendre mes titres NCAA gagnés en 1940 et 1953 ?
On verra pus tard que sa personnalité comme celle de tous les faiseurs de stars, laissait peu la place aux compromissions notamment sur ce qui constituait ses principes intangibles : Discipline, écoute et…discrétion..
Ces derniers piliers des règles de Branch ne seront peut être pas assez respectés par Leroy…

Les entraînements de Branch :
Ils étaient quotidiens comme ceux de toutes les grosses équipes universitaires américaines d’hier ( Ohio State, Notre-Dame, Duke, UCLA,North Carolina..), et d’aujourd’hui (les mêmes).
Si on vous dit que ses entraînements étaient méticuleusement préparés et exécutés, on ne vous apprendra rien d’original : Pas de place donc à l’improvisation comme c'était le cas pour Marcel Béziers, le Grand Coach de l'ASPTT.
Son bureau n’était pas, comme on aurait pu le croire remplis de livres et revues divers : il travaillait d’instinct avec toute sa science du basketball accumulée dans son intellect, tout au long des 40 ans confondus, de pratiques comme joueur et de coaching.
« c’était un grand entraîneur » m’avoua Leroy.

Branch était-il raciste ? (1)
Pour LJ, il n’y a aucun doute que comme ses collègues Rupp et compagnie, Branch n’aimait pas trop le chocolat (les noirs)..
Ne pensaient-il pas comme Abdul Jabbar alias Lew Alindor que « pour ces bigots, je n’étais qu’un sale nègre[1] ».
Il ne nous faisait entrer sur le terrain le moins possible à domicile au contraire de l’extérieur.
La suite de la vie de Branch Mc Cracken dans le numéro d'aout 06
Salut
Jean-Marie

(1)Voire la biographie de Leroy Johnson et son site http://monsite.wanadoo.fr/leroyjohnson
et Ce fabuleux basket américain in op cité.
(2)Parmi ceux-ci Clair Bee, Al Mc Guire (Marquette), John Wooden (UCLA), Bobby Knight (Indiana), Coach K (Duke) etc...
(3)Voir sur Sport.fr:"Jordan et la pub: les sponsors des grands sportifs, exemple du basket avec Michael Jordan"ars 2004 à l'adresse suivante:"sport.fr/Basket/bas/35135.shtm".

(4)Everett Dean qui bientôt rejoindra Stanford et obtiendra le titre NCAA en 1942, faisant de Stanford, la première (et dernière) équipe d'Ivy League à gagner le titre national universitaire en basketball aux USA
(5)le célèbre Complexe d'Oedipe de Freud qui a peut-être frappé etJohn Thompson Jr, le coach actuel de Georgetown et Sydney Johnson, son assistant-coach.
(6) Voire livre de John Fenstein à la fin du récit.

Sources bibliographiques:
1- page 102 in"Ce fabuleux basket américain" de Jean-Jacques Maleval et Thierry Bretagne chez Calman Lévi (1972): cet excellent livre n'a pas pris une ride
2- 50 years of the Final Four par Billy Packer (10987) superbe livre d'histoire du basket NCAA, avec des photos inédites des années 40's à 80's.
Chez Taylor Publishing à Dallas Texas
(3) "A seaon on the brink" de John Feinstein,chez Simon et Schuster (1986) journaliste et ancien basketteur de Duke en ACC.
Livre primé aux USA ,raconte la vie de Bobby Knight,le coach tyrannique des Hoosiers, 2 fois champion NCAA.
Je finirai cette liste des ouvrages sur les vie et oeuvres des Grands Coachs, le mois prochain.
Photos avec l'aimable autorisation de Bradley Cook d'Indiana University, que je remercie de tout mon coeur.
Copyright Legendedubasket Juillet 06 tous droits réservés.

 

Ses ennemis intimes restaient les mêmes quelques soient les années: les grandes écuries des terres basses de l'Amérique du Middle West. Notamment Kansas à qui il fera plier les épaules par 2 fois en finales.
La quantité de travail qu'il imposait à ses joueurs n'était pas plus siupportable pour son corps qui lui aussi pliera à son tour
Il décèdera à 68 ans en 1970, comme si à l'instar de beaucoup de Grands, son existence biologique a pris fin à l'arrêt de sa carrière.. Il a une statue à l'Université d'Indiana située à Bloomingtonet est entré au Hall of Fame de l'Université et surtout de Springfield.
C'est le moindre hommage et témoignage de son incroyable existence et oeuvre que l'on pouvait lui rendre.
Salut Branch
Jean-Marie

Sites Internet
Celui de l'Université d'Indiana-Bloomington
http;//Naismith Hall of Fame
page sur Branch Mc Cracken
http://www.hoophall.com/halloffamers/McCrackenB.htm

Bibliographie:
Des livres de grands coachs américains ou autres nationalités:
Je continuerai la liste lors du prochain numéro de Legendedubasket
1: Howard A.Hobson (Oregon)
Basketball illustrated chez Barnres et cie (1948) soit (120 frfs) soit environ 20 euros
Sur la vie de grands coachs américains ou étragers:Le best seller américain qui raconte Bobby Knight en 1986, lors de spn titre NCAA avec Indiana
« A season on the brink » par John Feinstein chez Simon and Schuster USA (1987)
13 $, ISBN 0-671-688677-4
2. pour en savoir un peu sur Pedro Ferrandiz, l'homme d'Alicante et Grand Coach du Real de Madrid des années 60's et 70's, vainqueur d'une quinzaine de titres de champion d'Espagne et de 6 Euroligues
Un excellent livre rédigé en anglais par deux jeunes chercheurs qui m'a été offert par Mr Miguel Font responsable de la documentation du Real de Madrid).
Te quiero Espana en mi corazon por la vida
3.History of the European Cup (1958-2000) par Carlos Jimenez et Suzie Calvon Centro International de documentacion y investigacion del baloncesto.
Biblioteca Samaranch- Fundacion Pedro Ferandiz

Sources bibliographiques:
1-Ce fabuleux basket américain de Jean-Jacques Maleval et Thierry Bretagne chez calman Lévi (1972): cet excellent livre n'a pas pris une ride
2- 50 years of the Final Four par Billy Packer (10987) superbe livre d'histoire du basket NCAA,avec des photos inédites des années 40's à 80's.
Chez Taylor Publishing à Dallas Texas


Photos avec l'aimable autorisation de "Duke University"
Copyright legendedubasket Juin 2006 tous droits réservés.

 

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Grands Coachs
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Samedi 15 septembre 2007 6 15 /09 /2007 17:37
s

Bourg septembre 07
 To be or not to be, de la difficulté d’être en pro A et d’y rester!
Six saisons de pro A, c’est bien pour la Jeunesse Laïque de bourg en Bresse. Malheureusement, c’est fini ! Il faut dire que chaque année s’est souvent jouée sur le fil du rasoir. Thinet, pour la première saison finira 10 ème après un départ poussif. Ce qui provoqua son départ pour Dijon, où il échoua, emportant dans ses bagages Jérôme Monnet. Gonsalvès, Maucouvert, avec un mieux pour ce dernier, ne vont pas laisser de souvenirs émus aux Bressans. Fred Sarre travailla d’arrache-pied et sa semi réussite des As 2006 le propulsa à Gravelines, avec cette fois-ci Jérôme Schmitt dans ses bagages. Enfin le mystérieux et distant Peronnet fera plonger la JL, la yougo connection ne pouvant empêcher le naufrage.
La JL, association d’éducation populaire loi 1901, n’avait pas vocation à héberger une section de professionnels. C’est l’entêtement et la détermination de Louis Malecki, premier entraîneur de la Jeu en 1960 et de retour aux commandes en 90 qui le permit. Et du côté structure, la JL se transforma en SASP en 2006 et descendit…
Propriétaire de sa salle qui subit moult transformations, on ne sait toujours pas si c’est une chance ou un inconvénient. C’eut été une chance, si on avait transformé le parc de la JL en un complexe sportif et commercial mais le poids des traditions ne permit même pas de l’envisager. Un inconvénient, car la JL pleure toujours ses sous. Ce ne sont pas les pros qui payent chauffage et électricité, mises aux normes ou si peu et les subventions publiques surtout municipales sont chiches. Les Bressans gardent leurs écus autour de leur « ventre jaune ». Ajouté à cela que l’on est encore très attaché au passé glorieux de l’USB, des violets, du rugby, et les édiles plus enclins à investir …
La salle presque toujours pleine, des sponsors locaux présents, l’association Basket Plus regroupant nombre de commerçants et d’artisans, la JL tient le coup mais vivote, a de la peine à franchir les cols.
Malgré tout, des exploits sportifs, la Jeu a battu toutes les équipes de pro A, au moins une fois, mais pas la même année malheureusement.
Au grand dam, des gens de ma génération, les joueurs vont et viennent, ces emplois précaires n’étant pas gage de qualité. Des erreurs de casting, des ingérences dans le recrutement, des personnes qui sont expertes au bout de six mois et qui s’en mêlent, on dit c’est l’entraîneur ou le directeur sportif qui ont choisi, paroles souvent verbales, un budget limité certes et pas de volonté évidente de construire dans la durée, en gardant une épine dorsale, c’est le raccourci pour la pro B !
Il faut savoir aussi que la salle où jouent les pros, sert de gymnase à un collège et deux écoles primaires. Quand vous avez un coach travailleur comme Sarre, c’est un gros inconvénient, il ne peut disposer des installations…
Faute à la municipalité, dit-on ! Pourquoi n’a-t-elle pas construit une salle assez grande pour les pros, pour les spectacles… ? Eh bien, c’est parce qu’elle aurait servi à la Jeunesse Laïque ! Vous saurez que cet adjectif n’est pas prisé par tout le monde.
La JL a toujours formé des joueurs. Bernard Magnin, international A, fut de passage, Jean Luc Roediger, A aussi, est un produit JL, Jérôme Monnet, lui est B, Antoine Diot, étant la dernière pépite qui n’aura jamais joué pour la Jeu, du moins en seniors. Je me limite dans mes citations, je pense aux internationaux militaires notamment et aux sélectionnés régionaux. Chez les pros, c’est difficile de garder son monde.
Bourg entre Lyon et Chalon, dur de faire sa place ! Pas de président député, pas de holding ! Pourtant cette SASP pourrait se développer à la manière des socios espagnols, mais je suis peut-être le seul à le croire. En tous cas, il suffirait que les Burgiens ressurgissent de pro B, que les édiles locaux mettent la main au porte-monnaie, qu’un sponsor national s’investisse et ce serait reparti de plus belle.
Sachez aussi que la JL respecte les hommes et les contrats, bien, mais ça peut coûter de l’argent bien sûr !
En cette période charnière difficile, je salue les frères Tissot et Gérald Simon, car ils ont beaucoup donné et la JL, c’est surement fini pour eux !
J Grolet, ex joueur, entraîneur, dirigeant de 1959 à 1990.

  • Les souvenirs des juniors de 1975
 

Mme Basket
Je dois vous avouer que votre envoi aussi anodin qu'il puisse
paraitre de photos de votre merveilleuse équipe junior que
j'ai rencontrée à 18 ans en avril 1975 dans votre ancienne
salle à Bourg lors de la Coupe de France de basketball avec
mon équipe de l'ASPTT Paris, ainsi que des 2 américains, m'a
fait un plaisir immmense.
J'ai en effet été privé recemment de ces photos(effacés de la
mémoire de mon ordinateur) que j'avais attrapées sur votre
site il y a maintenant 2 ans et qui m'avaient à l'époque
remémoré ce match épique contre la plus belle équipe de
basketball que j'ai jamais rencontrée depuis...et après.
Nous avions perdu 108 à 29. Le coach était Jean Grolet, celui
qui entrainait les seniors en 2e division, où figuraient les 2
amèricains Lebrun et Mulligan.
Je me rappelle du silence religieux du public passioné et
connaisseur, celà change de Paris avec son public bruyant et
ignorant du beau et bon basket.
Dans l'équipe junior je me rappelle tous les joueurs et
notament les grands joueurs Daniel Courtine, et Thierry
Maitrejean qui nous ont fait souffrir le martyr et surtout
étalé leur talent immense de basketteurs, adossé sur des
qualités physiques phénomènales.
Moi, j'étais chargé de défendre sur Hervé Budin (le 1er
debout)moins fort techniquement mais doté d'une détente
pharamineuse qui n'était pourtant rien à coté de celle de
Courtine,Maitrejean ou Lutaud.
Dans l'équipe de Bourg emergeait aussi Lutaud et Coin, et Lucot.
Bref un moment de souffrance mais surtout de bonheur si on se
rappelle que l'on a pris une leçon de basketball...à 2 mois du
bac (que j'ai eu).
Je vous embrasse et vous remercie encore pour votre promptitude.
J'ai rédigé (depuis 2 mois),pour le journal "legendedubasket
"un premier article sur votre club et équipe fanion que
j'affectionne et soutient depuis cette époque. J'espère malgrè,
toutes les misères qui arrivent à "legendedubasket", qu'il
paraitra en juin prochain.
Si vous pouviez saluer Mr Tissot J L (manager général) avec
qui j'ai eu de nombreuses conversations récemment, j'en serai heureux
Jean Marie Tartane pour Legendedubasket


eptembre 07
 

Un article du grand entraineur de la JL Bourg des années 60's à 90's: Jean Grolet.
J'ai rencontré sa belle équipe de juniors championne de France, en 1975 et notre équipe de l'ASPTT Paris a pris ce jour-là, la plus belle correction de son humble
 
histoire sur le score de 108 à 29.
Bonjour Claudine dite Madame Basket.Je vous aime vous et votre merveilleux club dont j'ai écrit l'histoire la plus longue de LGDBK en 2005.
Jean-Marie

Nous remercions monsieur Crolet pour sa collaboration

Bourg septembre 07
 To be or not to be, de la difficulté d’être en pro A et d’y rester!
Six saisons de pro A, c’est bien pour la Jeunesse Laïque de bourg en Bresse. Malheureusement, c’est fini ! Il faut dire que chaque année s’est souvent jouée sur le fil du rasoir. Thinet, pour la première saison finira 10 ème après un départ poussif. Ce qui provoqua son départ pour Dijon, où il échoua, emportant dans ses bagages Jérôme Monnet. Gonsalvès, Maucouvert, avec un mieux pour ce dernier, ne vont pas laisser de souvenirs émus aux Bressans. Fred Sarre travailla d’arrache-pied et sa semi réussite des As 2006 le propulsa à Gravelines, avec cette fois-ci Jérôme Schmitt dans ses bagages. Enfin le mystérieux et distant Peronnet fera plonger la JL, la yougo connection ne pouvant empêcher le naufrage.
La JL, association d’éducation populaire loi 1901, n’avait pas vocation à héberger une section de professionnels. C’est l’entêtement et la détermination de Louis Malecki, premier entraîneur de la Jeu en 1960 et de retour aux commandes en 90 qui le permit. Et du côté structure, la JL se transforma en SASP en 2006 et descendit…
Propriétaire de sa salle qui subit moult transformations, on ne sait toujours pas si c’est une chance ou un inconvénient. C’eut été une chance, si on avait transformé le parc de la JL en un complexe sportif et commercial mais le poids des traditions ne permit même pas de l’envisager. Un inconvénient, car la JL pleure toujours ses sous. Ce ne sont pas les pros qui payent chauffage et électricité, mises aux normes ou si peu et les subventions publiques surtout municipales sont chiches. Les Bressans gardent leurs écus autour de leur « ventre jaune ». Ajouté à cela que l’on est encore très attaché au passé glorieux de l’USB, des violets, du rugby, et les édiles plus enclins à investir …
La salle presque toujours pleine, des sponsors locaux présents, l’association Basket Plus regroupant nombre de commerçants et d’artisans, la JL tient le coup mais vivote, a de la peine à franchir les cols.
Malgré tout, des exploits sportifs, la Jeu a battu toutes les équipes de pro A, au moins une fois, mais pas la même année malheureusement.
Au grand dam, des gens de ma génération, les joueurs vont et viennent, ces emplois précaires n’étant pas gage de qualité. Des erreurs de casting, des ingérences dans le recrutement, des personnes qui sont expertes au bout de six mois et qui s’en mêlent, on dit c’est l’entraîneur ou le directeur sportif qui ont choisi, paroles souvent verbales, un budget limité certes et pas de volonté évidente de construire dans la durée, en gardant une épine dorsale, c’est le raccourci pour la pro B !
Il faut savoir aussi que la salle où jouent les pros, sert de gymnase à un collège et deux écoles primaires. Quand vous avez un coach travailleur comme Sarre, c’est un gros inconvénient, il ne peut disposer des installations…
Faute à la municipalité, dit-on ! Pourquoi n’a-t-elle pas construit une salle assez grande pour les pros, pour les spectacles… ? Eh bien, c’est parce qu’elle aurait servi à la Jeunesse Laïque ! Vous saurez que cet adjectif n’est pas prisé par tout le monde.
La JL a toujours formé des joueurs. Bernard Magnin, international A, fut de passage, Jean Luc Roediger, A aussi, est un produit JL, Jérôme Monnet, lui est B, Antoine Diot, étant la dernière pépite qui n’aura jamais joué pour la Jeu, du moins en seniors. Je me limite dans mes citations, je pense aux internationaux militaires notamment et aux sélectionnés régionaux. Chez les pros, c’est difficile de garder son monde.
Bourg entre Lyon et Chalon, dur de faire sa place ! Pas de président député, pas de holding ! Pourtant cette SASP pourrait se développer à la manière des socios espagnols, mais je suis peut-être le seul à le croire. En tous cas, il suffirait que les Burgiens ressurgissent de pro B, que les édiles locaux mettent la main au porte-monnaie, qu’un sponsor national s’investisse et ce serait reparti de plus belle.
Sachez aussi que la JL respecte les hommes et les contrats, bien, mais ça peut coûter de l’argent bien sûr !
En cette période charnière difficile, je salue les frères Tissot et Gérald Simon, car ils ont beaucoup donné et la JL, c’est surement fini pour eux !
J Grolet, ex joueur, entraîneur, dirigeant de 1959 à 1990.

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Grands Coachs
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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /2006 11:25
Adieu Bertrand Gamess Première partie, 1/2
Ce mois-ci, Legendedubasket fait honneur à un grand coach méconnu du grand public comme beaucoup d’autres.
Cet homme a dévoué sa vie pour le bien du sport en général, et du basket-ball et d’une région en particulier.
Il s’agit de Bertrand Gamess qui est parti à l’age de 60 ans en janvier dernier.
Cette mini biographie n’a pas l’ambition d’égaler l’excellente écrite par Laurent Bracq pour le club de Saint-Quentin.(1)
En fait, je connaissais sans le savoir depuis les années 90’s, le visage de cet homme sans nom venu de l’Aisne, , où ses sourires réguliers du week-end, au Stade Pierre de Coubertin, avec sa chevelure déjà enneigée, m'illuminaient et me signaient sa gentillesse et sa fidélité à Paris et son basket-ball .
J’ai en fait tardivement mis un nom sur ce doux visage, ainsi appris simultanément l’existence nominative et le décès de Bertrand, en début d’année par l’excellente Gazette du Musée du Basket diffusée par son fondateur, l’ex-grand entraîneur-formateur de Charenton, Caen et Reims, Gérard Bosc, à qui d’ailleurs Legendedubasket consacrera sa rubrique de novembre prochain.
L’œuvre de Bertrand Gamess est longue et intense et s’étend sur plus de 35 années de sacrifices sur la vie strictement personnelle et qui a tout de même une importance pour tout homme vivant en métropole ou ailleurs. Ces actes de générosités qui caractérisent la vie de Bertrand, sont en fait une offrande perpétuelle au « global game », au basket-ball et tout ce qui tourne autour (clubs, jeunes, direction des clubs, sport et formation à l’école). Aussi je concentrerai mon propos de ce mois-ci , sur la première partie qui est en fait la moitié de sa vie, les années 60’s à 70’s. .

Né en terre de Madinina
Bertrand était né en 1945, en terre de basket, à la Martinique (Madinina), l’île de ma mère, de mes ancêtres, l’ île sœur de la Guadeloupe (Karukera),en terre de Caraibes, où le sport est bien plus qu’une activité divertissante. C’est une Religion.
Bertrand s’inscrivit dès que ses jambes pouvaient l’y mener, au célèbre club du Golden Star de Fort de France. Cette institution légendaire de la Martinique, avec le Golden Lion (Félix Courtinard….) et la Gauloise de la Trinité (Victor Boistol, …) , depuis, Bertrand en a vu des étoiles puisque personnes d’autres que Saint Ange Vebobe (le père de Luc Arthur du Racing Paris Basket), Georges Vestris et bien d’autres grands joueurs, y firent leur apprentissage avant d’être choisis par les plus historiques hommes et clubs formateurs de la métropole (Vichy, Tours, le SA Lyon..).
Bertrand, de sa tignasse bouclée très bientôt blanchissante comme les neiges du Kilimandjaro, choisira le professorat d’éducation physique, vocation finalement ordinaire pour tout antillais qui se respecte.
Prof de gym en France et de surcroît formateur en basket-ball, sport déjà ghettoisé, dans les années 60’s et 70’s, cela ne devait pas être du poulet boucané accompagné de riz au curry, arrosé de jus de corossol !
Eé ti mal, Bertrand, pa moli
Pour qui comme lui et tous les Autres, se sont battus dans l’ombre, pour pratiquer et ensuite faire aimer le Global Game, la Grosse Balle en terre d’Ovalie (rugby) et de ballon rond (football), à une époque où on ne parvenait même pas à faire une équipe de basket-ball, y compris dans certains grands lycées des grandes villes françaises, c’était les Travaux d’Hercule. Travaux heureusement insuffisamment décourageants néanmoins, pour faire renoncer le jeune et tenace Bertrand Gamess.

Vers les docks :
Ses débuts en métropole se feront comme un corsaire à la chasse au Savoir qu’il était, en débarquant avec la candeur de ses 18 ans, aux ports du CS Toulon, puis du grand club formateur du Bordeaux Etudiants Club. Le BEC est plus connu par les exploits de sa figure de proue Colette Besson, championne Olympique du 400 m plat à Mexico en 1968.
Comme Colette, récemment disparue de la même longue maladie, Bertrand, baignant dans cette eau saine comme la mer des Caraibes, faite de principes éthiques et de compétition, y obtiendra son diplôme de prof d’EPS et entamera son parcours initiatique, ses Humanités du basket-ball…
En région parisienne.
C’est au club mythique et dominateur des années 60’s, l’Alsace de Bagnolet, d’où on ne sort pas indemne d’une initiation, ni même d’un simple passage, que Bertrand entrera, s’il était nécessaire, davantage le virus du basket-ball, une de ces saines maladies dont on ne guérit pas, dans ses veines et son âme d’athlète de 1,83 m.

En 1971, époque où le basket français commença son sursaut international, en dépit comme aujourd’hui, d’une odieuse privation cathodique du service public, Bertrand est nommé prof d’EPS à Ham, ville du nord où il ne fera pas de « jambon », puisqu’il y continuera à travailler ardemment la qualité de ses cours de gym et de ses entraînements de basket-ball, bonifiés par son activité parallèle au sein d'un club.
Mais dans ce domaine, le meilleur sera à venir.

Motobécane :
En signant à l’AS Motobecane de Saint-Quentin, aujourd’hui malheureusement disparue, club dominateur légendaire des 60’s avec son capitaine, Bridoux que les Anciens (comme votre serviteur) connurent, Bertrand Gamess commença son entrée dans la vie et le destin du basket-ball de l’Aisne en général et du Saint Quentinois, en particulier.
Le futur SQBB sera sa terre d’accueil, sa 2e patrie, son Nirvana, son Graal et son Everest.
Hé ti boug la, pa molli…
La deuxième parie de sa vie sera consacrée à Saint-Quentin et au SQBB.
Ce sera l'objet du mois prochain.
A bientôt Bertrand, tu vois, on ne t'a pas oublié.


(1) La page consacrée à Bertrand Gamess par le SQBB, le club de son cœur, écrite par Laurent Bracq.
http://www.sqbb.org/s_05_06/Bertrand_Gamess.htm


(2)Gérard Bosc aura l’honneur de notre rubrique « Grands Coachs" en novembre prochain. Il a formé à l'INSEP,entre autres Philip Szanyel, Jean-Luc Deganis, Frédéric Hufnagel, Richard Dacoury, Damien Pastres etc…plus une floppée de grands joueurs des 70’s.

Cpyright Legnedubasket aout 2006.
Tous droits réservés.


Adieu Bertrand Gamess Première partie, 1/2 (suite)

Motobécane :
En signant à l’AS Motobecane de Saint-Quentin aujourd’hui malheureusement disparue, club dominateur légendaire des 60’s avec son capitaine, Bridoux que les Anciens (comme votre serviteur) connurent, Bertrand Gamess commença son entrée dans la vie et le destin du basket-ball de l’Aisne en général et du Saint Quentinois, en particulier.
Le futur SQBB sera sa terre d’accueil, sa 2e patrie, son Nirvana, son Graal et son Everest.
Hé, ti boug la, pa molli…
Quand je pense que Bertrand était en 1969, dans notre salle de Pantin du club de l’ASPTT Paris, quand Bridoux et sa bande nous battirent sans contestation, pour accéder enfin d’une manière certaine en 2e division. Finalement on n’est pas étonné car Bertrand avec sa réserve et sa modestie naturelles, se positionnait toujours derrière ses joueurs, oubliant ainsi de tirer la couverture sur lui, en dépit de résultats exceptionnels.
Signe des Grands Coachs.

En devenant entraîneur-joueur de l’ASM, qui évoluera donc en 2e division, à la fin des 60’s sous sa direction, Bertrand Gamess entre dans sa période cruciale d’approfondissement de son expérience de coach, à 28 ans seulement. Entre temps muté au lycée Henri Martin de Saint-Quentin, il amène ces post-adolescents au titre de champion de France scolaire, les autorisant par-là même, à rêver des Verts Pâturages, à un âge où on est d’avantage perturbé par d’autres préoccupations. Parmi eux, le meneur Patrice Tonnelet et l’ailier Jean Guy Pellis, qui officieront au SQBB, le futur grand club de Saint-Quentin, que Bertrand rejoindra très bientôt..
Profitant de l’éviction de l’US Cheminots de Saint-Quentin, le SQBB accède à l’excellence régionale, qui sera son piédestal pour l’accession vers les sommets.
Mais comment gagner et grimper les montagnes du basket-ball français d’hier et aujourd’hui, sans américains ?
C’est aux cotés de l’ambitieux président Jean-Claude Chrétien, que Bertrand trouvera en Belgique, le plat pays, (où les meilleurs américains, hormis l’Italie et l’Espagne, commencèrent en Europe des 60’s) , Henry Wright, son ailier-pivot qui fera voler le SQBB jusqu’au cimes de la division 3 et l’autorisera à rêver à un avenir suprême ..
Qui ne tardera pas à se dessiner.

Saint-Quentin, bonne terre de France car de félés du basket-ball :
C’est à Saint-Quentin, dans ce fief du basket-ball de la partie nord de la France que Bertrand s’épanouira comme une fleur rouge sur un flamboyant, ce fabuleux arbre de la Martinique, et y puisera son inspiration comme futur cadre du sport français, à l'image d' un colibri butinant son nectar, sa nourriture dans un jardin de Redoute,près de la vieille église de Balata, un des magnifiques quartiers de la banlieue de Fort de France, que Bertrand devait apprècier.
Plus tard, la thèse de doctorat d’état qu’il soutiendra en psychologie,le classe en tant que professeur agrégé (le plus haut niveau dans l’Education Nationale), désormais dans la catégorie des « grosses têtes du basket-ball, où malgré lui et son humilité, il est naturellement intronisé par la réception du diplôme de docteur d’état en psychologie de l'Université Jules Verne de Picardie.
Rien que ça…
Saint-Quentin et son public en or, que le président du grand club formateur de Sceaux, monsieur Dazet, m’a indiqué comme le meilleur et plus fidèle qu’il ai jamais vu et surtout entendu.
Bien placé pour parler de ce sujet délicat, lui qui voyait son équipe de baby-stars (Mustapha Sonko, Rémi Rippert,et Raphael Moustin …) jouer avec un budget famélique accordé avec parcimonie par une municipalité qui n’aimait pas le sport, dans une salle du clos Saint-Marcel, vide de public comme un mangeoire de rapaces affamés.
La migration souhaitée de Sceaux, le club de son cœur, vers les terres et surtout la salle de l’Aisne, ne se fera pas comme d’habitude, freinée par les Gens qui détestent le Global Game, parce qu’ils en ont jamais voulu rien comprendre.
Cette catégorie est aujourd’hui encore, malheureusement très nombreuse en terre de France.

Suite le mois prochain de la formidable vie dédiée au basket-ball et à Saint-Quentin de Bertrand Gamess, le Grand Coach de Madinina, qui nous a quitté en janvier dernier.
Salut
Jean-Marie

(3) Découvrez le thèse de Bertrand :"Les efets des relations interpersonnelles sur la personnalité du sujet sportif en équipe de sport collectif. Le cas du basketball" par Bertrand Gamess",
par ce lien du site des "gens de la Caraïbe". http://www.gensdelacaraibe.org/recherche/articles.php?id_story=37
ou en tapant sur Google "bertrand gamess" et cliquant sur le lien de "gens de la caraibe"

 

La page écrite par Laurent Bracq et consacrée à Bertrand par le SQBB, le club de son cœur.
http://www.sqbb.org/s_05_06/Bertrand_

 

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Grands Coachs
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Dimanche 3 avril 2005 7 03 /04 /2005 14:53
  • Les souvenirs des juniors de 1975
 

Mme Basket
Je dois vous avouer que votre envoi aussi anodin qu'il puisse
paraitre de photos de votre merveilleuse équipe junior que
j'ai rencontrée à 18 ans en avril 1975 dans votre ancienne
salle à Bourg lors de la Coupe de France de basketball avec
mon équipe de  l'ASPTT Paris, ainsi que des 2 américains, m'a
fait un plaisir immmense.
J'ai en effet été privé recemment de ces photos(effacés de la
mémoire de mon ordinateur) que j'avais attrapées sur votre
site il y a maintenant 2 ans et qui m'avaient à l'époque
remémoré ce match épique contre la plus belle équipe de
basketball que j'ai jamais rencontrée depuis...et après.
Nous avions perdu 108 à 29. Le coach était Jean Grolet, celui
qui entrainait les seniors en 2e division, où figuraient les 2
amèricains Lebrun et Mulligan.
Je me rappelle du silence religieux du public passioné et
connaisseur, celà change de Paris avec son public bruyant et
ignorant du beau et bon basket.
Dans l'équipe junior je me rappelle tous les joueurs et
notament les grands joueurs Daniel Courtine, et Thierry
Maitrejean qui nous ont fait souffrir le martyr et surtout
étalé leur talent immense de basketteurs, adossé sur des
qualités physiques phénomènales.
Moi, j'étais chargé de défendre sur Hervé Budin (le 1er
debout)moins fort techniquement mais doté d'une détente
pharamineuse qui n'était pourtant rien à coté de celle de
Courtine,Maitrejean ou Lutaud.
Dans l'équipe de Bourg emergeait aussi Lutaud et Coin, et Lucot.
Bref un moment de souffrance mais surtout de bonheur si on se
rappelle que l'on a pris une leçon de basketball...à 2 mois du
bac (que j'ai eu).
Je vous embrasse et vous remercie encore pour votre promptitude.
J'ai rédigé (depuis 2 mois),pour le journal "legendedubasket
"un premier article sur votre club et équipe fanion que
j'affectionne et soutient depuis cette époque. J'espère malgrè,
toutes les misères qui arrivent à "legendedubasket", qu'il
paraitra en juin prochain.
Si vous pouviez saluer Mr Tissot J L (manager général) avec
qui j'ai eu de nombreuses conversations récemment, j'en serai heureux
Jean Marie Tartane pour Legendedubasket


Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Grands Coachs
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