Histoire Basket Européen

Lundi 26 septembre 2005 1 26 /09 /2005 18:33

26/09/05

La nouvelle carte du basket-ball européen après les Championnats d’Europe de Belgrade 2005.

Les championnats d’Europe de basketball viennent de se terminer et déjà nous pouvons tirer un bilan de cette épreuve qui comme d’habitude dans ce sport, amène un bouleversement dans la hiérarchie du basket du Vieux Continent.

 

Analyse du podium :

L’élite du basket européen :

La Grèce, invité surprise qui revient de loin :

Encore une fois, comme en 1994 (Allemagne), et 1987…(Grèce), c’est un invité surprise qui arrache le titre européen.

La Grèce qui a aussi gagné le titre en football , l’année dernière, a encore gravé son nom sur le saladier.

Certes, nous savions tous que ce pays a un grand passé de basket dans son histoire récente, mais on n’oublie pas tout de même que l’équipe hellène dirigée par le capitaine de l’équipe victorieuse de l’Euro 87, à savoir Yannakis, nous avait montré aux derniers Championnats qui eurent lieu en Suède, une équipe qui était loin de ce que représentait ce pays jusqu’à présent en matière de grosse balle.

Avec des pivots lourds aussi peu inspirés que le jeu collectif

Pourtant à peu de chose près, l’équipe était la même…avec les mêmes pivots et arrières

Alors qu’ont mangé les grecs pour berner l’Europe et gagner de main de maître ?

De la moussaka arrosé d’Ouzo ?

Il faut l’avouer, ce titre 2005, ils l’ont amplement mérité en battant sèchement la France et ses « vilains garnements de 23 ans », lors du premier match et moins faiblement lors du second :

Ils ont beaucoup travaillé !!

Papadopoulos (2.09m) a avalé de la vache enragée, et n’est plus le pivot emprunté de Stockholm, devenant une terreur des rebonds qui a fait souffrir nos joueurs de NBA (Diaw et Petrus), rappelant par là même Fasssoulas, son prédécesseur d’Athènes ’87, aussi limité techniquement que lui .

Papadakis,, Hatzivrettas, Papaloukas

Malgré toute la déception qu’encore une fois la France n’est toujours pas championne d’Europe, alors qu’elle aussi aurait pu le devenir, on se réjouira tout de même que pour la première fois depuis 1959 avec (Jean-Paul Beugnot), nous montons sur un podium en basketball européen senior.

 

 

L’Allemagne :

La médaille d’argent revient à l’Allemagne, déjà championne en 1993 à l’époque des Christian Welp, Uwe Blab et Detler Schrempf, les baby-stars sevrés au lait de la NCAA et de la NBA.

Aujourd’hui comme en 1993, les disciplinés et laborieux Allemands rappellent au monde qu’ils sont une grande nation sportive, si ce n’est de basketball :…ils n’y font que des certes lents mais sûrs progrès.

Certes Nowitsky (2.13m-1976), le grand joueur des Dallas Mavericks a encore écrasé tout sur son passage, mais en finale, avec « seulement » 23 points et 9 rebonds » et pas mal de pertes de balles, il ne parvint pas à creuser l’écart tout seul, comme il le faisait habituellement. Il est néanmoins, à la différence de 2002, maintenant entouré de partenaires de valeurs qui ne sont plus des faire-valoir, mais de véritables joueurs polyvalents et expérimentés (ils jouent ensemble depuis 5 ans, aujourd’hui, dont plusieurs disputent l’Euroligue ), qui sont capables aussi de prendre des rebonds…comme des grands tels que «l’italien » Patrick Femerling (2.15 m) ou Wucherer (2.08 m).

Le jeu de l’Allemagne a gagné en fluidité, coordination et précision, bref…en basketball.

Désormais la Mannschaft, profitant de l’absence par-ci par-là, de quelques stars (Pau Gasol, Italie, arrêt de Divac etc…) sera un outsider dans le concert du basket européen. , médaille de bronze est la nation en devenir du basket européen avec quatre joueurs majeurs entre 20 et 23 ans (Parker, les frères Petrus, et Gelabale) qui de plus assurent 60% des points et des rebonds.

 

La France

La France

Le fait que 2 parmi ces 4 joueurs jouent de NBA, est un gage de progrès dans l‘avenir.

La France a enfin son géant en la personne seul condition pour gagner un titre international aujourd’hui.

Seul lui manque un autre grand de plus de 7 pieds pour épaulerle lorrain de Nilvange, Frederic Weiss (2.17m) et le reposer de temps en temps.

Weiss a réalisé de grands matchs durant l’Euro , faisant regretter par la même son manque d’intérêt déclaré et prouvé donc d’ardeur pour le basketball qui le privèrent de NBA en 1998, alors qu’il avait été drafté au 1er tour en 7e position par les Knicks de New-York avec un contrat garanti de 150 000 euros soit 700 000 francs de l’époque par mois !!!

Les Knicks revinrent sur leur décision lorsqu’ils analysèrent plus en avant le joueur lors de ses matchs en …Grèce.

Ce qui manque aux français est un peu d’expérience collective et de « bouteille » pour savoir garder une balle à trente secondes de la fin et 7 points d’avance…

Bravo les p’tits frenchies

 

L’Espagne

L’Espagne, terre de basket, en raison de l’absence du joyau Pau Gasol (2.15m) qui évolue en NBA ne peut être jugée sur sa prestation à Belgrade, car de plus comme pour Nowistky avec l’Allemagne, le « grand Pau » avec ses mains d’argents, marque beaucoup de points, délivre de nombreuses passes décisives , collecte la grande majorité des rebonds et contribue largement à chasser toute approche de la défense ibérique.

On verra aux prochains challenges européens, les prestations de cette grande nation de basket qui les gagna en 1973...à Barcelone, et a toujours vécu près des podium européens depuis trente ans.

La Yougoslavie, Serbie-Monténégro

Elle est à la fois, la confirmation et la déception de ce championnat.

Confirmation car les serbes sont capables de survoler une compétition en battant les meilleurs puis la fois suivante de se désorganiser et de plier devant quiconque.

Déception car la starisation des joueurs serbes (de nombreux jouent en NBA) amène davantage d’inconvénients que d’avantages, car cela les pousse à être moins ouverts sur leurs partenaires, amenant par la même des …bagarres(signe évident d’absence d’homogénéité), telles que celle qui eut lieu juste après la défaite contre la France entre Jaric, le meneur et son pivot.

Mais il faudra encore compter sur la Grande Yougoslavie, patrie du basket européen et mondial, qui gagna une douzaine de fois le titre, notamment lors des avant dernières (Europe et dernières éditions( Monde).

La retraite de Bodiroga et des deux pivots Rebraca et Scepanovic, sera à mon avis vite comblée grâce à l’énorme creuset des plusieurs centaines de milliers de basketteurs-géants et talentueux qui « shootent, shootent » sur les panneaux du coté du Partizan ou de l’Etoile Rouge de Belgrade.

Toujours à surveiller donc, les joueurs qui bordent l’Adriatique, car la Yougoslavie rest la Yougoslavie..

Les quatre nations qui suivent constituent le peloton des nations qui n’ont pas encore la constitution pour gagner un championnat international mais qui néanmoins représentent des outsiders capables de battre n’importe quelle équipe . Ce sont les anciennes républiques de l’ex-Yougoslavie : la Slovénie, et la Croatie (attention, cette nation dispose comme la Serbie-Monténégro, d’un potentiel de pivots à plus de 7 pieds impressionnant) et dans une moindre mesure la Russie.

 

Les autres nations sont véritablement en retrait des podiums et du classement de tête des nations européennes du basketball.

Salut et à la prochaine

Jean-Marie Tartane

Legendedubasket@wanadoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

Ode à la Grèce, flash back sur le basket grec :

La Grèce, bienfaitrice du basketball, mérite sa sucette :

Grèce terre de NBA :

La Grèce mérite bien ce titre européen pour service rendu au basketball européen et mondial.

Durant toutes les années 80’s et 90’s, avec l’Italie et la Turquie, le pays de Melina Mercouri n’a eu de cesse de relancer le basketball, certes par intérêt financier bien compris mais aussi et surtout par amour de ce merveilleux sport concrétisé par des actes de fidélité et d’affection pour le basketball, dans ce petit pays en y faisant venir, au risque de faillite retentissante des clubs, dès le milieu des 80’s, les stars américaines de NBA, débutantes ou confirmées . Ce fut le cas notamment pour ceux bannis pour usage de drogue (comme l’ex des Mavericks l’All Star, Roy Tarpley, Mike Jones l’ex-Pau Orthez etc…) mais aussi celles frappés par la blessure, (on a l’age de ses genoux en NBA), comme Dominique Wilkins ou puni par la sanction du banc des remplaçants qui menace toute star en ce royaume instable du basketball.

Histoire de se refaire une santé et un porte-monnaie

Des grands joueurs en devenir y foulèrent aussi le plancher comme outre l’ Olympien (présélectionné pour Seoul’88),Tommy Hammonds (2.06m Georgia Tech) ou tout simplement les stars russes ou yougoslaves (croates, serbes.. ) comme les merveilleux de la bande de Split, Dino Radja, Bojko Vrankovic et autres Zarko Paspaj, qui jouèrent au Panathinaikos d’Athènes ou Olympiakos, les amenant d’ailleurs avec Do Wilkins, en la victoire en Euroligue…contre les français.

Les clubs phares grecs se doublent par grandes villes, preuve d’une toute-puissance du basket par rapport aux autres sports prépondérants et concurrents (football, volley-ball, …) et gage d’une prise de conscience des municipalités pour faire la propagande de ce sport …et l’aider.

Pour n’en citer que quelques uns : Olympiakos Le Pyrée, Aris Salonique, PAOK Salonique, AEK Athènes, Panathinaikos Athènes, et Peristeri qui élimina sèchement le PSG en Euroleague en 1997, avec un américain que les français recrutèrent mais ne pouvaient plus payer (Lance Berwald 2.11m) .

Tous ces clubs, faits et actes de bravoure, nous démontrèrent que la Grèce est un pays qui aime le basketball n’hésitant pas à retourner ses bourses, pour inviter les stars déchues de NBA mais dont la carrière basketballistique était loin d’être terminée.

Folles dépenses greques signes de déraison et donc passion du sport

Public fou de basket, soutien municipal et national

Le public grec est certes un des plus hargneux qu’il soit, mais fidèle ( c’est le pourquoi du comment), jusqu’au bout à ses joueurs adorés, il ne les a jamais abandonné, payant, remplissant toujours les salles, même au plus bas de ces dernières années, où en raison de la forte chute de l’activité économique qui frappe la Grèce et notamment le cours du drachme (l’ex monnaie nationale), les clubs se virent dans l’obligation de rompre les contrats et renvoyer tout ce beau monde hors du pays de Socrate, afin de ne pas les payer en « monnaie de singe ».

Melina Mercouri

Les Grecs ont toujours eu la réputation de payer leurs stars jusqu’au dernier drachme.

C’est Eddie Jones qui l’a déclaré en 1995, dans un grand magazine de basket français

Nous devons avouer qu’en France, dans notre pays, il n’en est pas de même :les spectateurs ne viennent pas dans les salles…même quand c’est gratuit. (voir le dernier tournoi international de Alfortville de septembre 2005), on a laissé pas mal de clubs mourir d’endettement (Limoges, St Quentin, Antibes, Sceaux etc…)

Salles pleines :

Le Palais des Sports de Maroussi qui contient 10 000 places toujours remplies (comme toutes les salles de 1ere division grecque), est une sorte de délire financier (malgrè la crise économique) et architectural, et est la preuve de l’intérêt qu’a toujours porté la Grèce au sport inventé par James Naismith

Et cela incite au respect.

Titres en jeunes et Euroleagues

Les sponsors grecs font toujours l’impossible (à la différence de la France), liés par une sorte de destin national commun, naturel et bien compris, pour soutenir leurs clubs et jeunes joueurs dans la réalisation de leurs prouesses qui ne tardèrent pas à arriver :

Appuyée sur une large base de pratiquants licenciés, en plus des différentes Euroligues qu’elle a gagnées, la Grèce fut dans l’indifférence générale Championne d’Europe Juniors en 1996 avec de la graine de grands joueurs dont le duo Papanicolaou (2.02m) Efthimios Rentzias (2.13m). qui joua 25 matchs aux Sixers de Philadelphie en 2003)

 

Il n’y a pas de véritable surprise dans le couronnement du basket grec… »les chats ne font pas des chiens » et au royaume du Basketball : »Les derniers (économiquement) seront les premiers (sur les podiums)». 

Salut, Bravo les Grecs ,Vive le basket et Vive la Grèce

Jean-Marie Tartane

Pour Legendedubasket

 

legendedubasket@wanadoo.fr

http://monsite.wanadoo.fr/legendedubasket

.

 

 

, la ministre de la Culture, effaça tout de même la dette du Panathinaikos pour lui permettre de poursuivre sa route en Euroligue..qu’il gagna.les autres sont redevenus des grecs comme à l’époque bénie de 1987 lorsque avec Nikos Gallis, l’ancien de Setton Hall, et Yannakis, intrépides à 3 points, ils ne rataient pratiquement pas un panier, terrassant, par là même russes, yougoslaves et consorts.
Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Histoire Basket Européen
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Jeudi 19 mai 2005 4 19 /05 /2005 10:35

L’Histoire c’est (pas) de la rigolade.( D’après) Henri Ford

Au Real, on rigole pas, on fait les choses bien.

 

Remerciements

Un homme doit faire un enfant à une femme, planter un arbre, et écrire un livre.

J’ai commencé comme d’habitude par la fin, mais cette fois-ci, j’en suis fier et c’est volontaire.

Pour le Real de Madrid, ce grand club de basketball qui m’a fait rêver toute mon adolescence et que je remercie

Pour l’Espagne et les espagnols qui sont scellés dans mon cœur et dans ma vie depuis bien longtemps.

A Marcel Béziers, et Gérard Bosc, mes maîtres en basketball

A Jean-Jacques Maleval qui m’a appris à me muer en journaliste en me faisant rêver par ses articles sur le basketball américain durant les années 70’s.

A Francis Baudoin, Pierre-Marie Robin et Stéphane Burget, mes white-soul brothers, sans qui ce livre ne serait jamais paru.

A Kaddour Benkraouda (1955.1989), mon ami d’enfance, mon guide

A l’Amérique et au professeur Leroy Ronald Johnson à qui je dois tout

A mes parents Lucien, mon père et George, ma mère

Jean-Marie Tartane

Novembre 2004

17.11.04

05/07/04

Histoire du Real de Madrid :les américains du Real en Coupe d’Europe 1960/1975

Les américains d’Europe durant les 60’s et 70’s

Richard Montgomery, Wayne Hightower,Clifford Luyck, Bob Burgess, Bill Hanson, Jim Scott, Miles Aiken, Jim Mac Intyre,Wayne Brabender, Bob Witmore, Douglass Britelle, Jim Signorile, Tim Muller, Walt Szczerbiak

Introduction :

Espana is Real, Real is basketball (1)

Le Real de Madrid a fêté en 2002 ses 100 ans d’existence.

Quand Angel Cabrera, fondateur et secrétaire de la fédération de Castille, créa en 1931 la section basket du Real de Madrid, pré-sentait-il que Real allait devenir ce qu’il est aujourd’hui ?

Que de chemin parcouru depuis le 1er trophée, la coupe Chapultepec en 1931 !

Une dizaine de victoires en Coupes Européennes et des titres et coupes nationaux à n’en plus compter.

Longue et belle est l’histoire de cette section basketball qui brille au niveau international ,depuis le début des années 60’s.

Malgré l’ombre envahissante de la section football

Les résultats élogieux obtenus par le Real enchantent tous les amoureux du basket, du beau basket.

Sans l’ingéniosité de Pedro Ferrandiz, le " grand " petit Pedro qui a fait le Real, traverser les eaux dangereuses des Coupes d’Europe, en portant sur ses épaules la charge de la réputation et des espoirs du Real ; y aurait-il eu de tels exploits ?

Raconter la vie de Pedro Ferrandiz est un devoir plus qu’une nécessité

.Je m’y attellerai, c’est promis ;mais auparavant, je dois vous narrer l’histoire de ces joueurs américains qui ont épaulé le Real de Madrid pour affronter les adversaires de toutes sortes et calibres que les Coupes européennes et les championnats d’Espagne lui ont opposés.

" El balloncesto ", c’est quelque chose en Espagne croyez-moi.

Pour avoir réussi à rivaliser de temps en temps au niveau médiatique et sportif avec le grand frère encombrant appelé Football, il fallait tout de même regorger d’idées et d’énergie.

On doit porter une fière chandelle au Real et ses cadres et joueurs d’avoir fortement contribué à répandre la connaissance du basketball au pays du ballon rond à l’époque de Di Stefano et Kopa.

Mes amis de 15 ans Mustapha Sonko, Thierry Zig et compagnie m’en ont parlé.

Je viens d’avoir dimanche 27 juin 2004,une heure de conversation au téléphone, après 32 ans de séparation, avec Leroy Johnson, la star des années 60’s en France qui maintenant est au Etats Unis, professeur d’histoire au Baltimore College

.Il a joué une courte période (moins d’un an) au Real et a bien connu Wayne Hightower le premier grand joueur américain avec qui il allait en boite de nuit en compagnie de Stan Morrison.

Je l’ai surtout moi, bien connu entre 13 et 15 ans, car il était mon voisin et entraîneur dans notre club de 3e division (Aulnay sous bois) où il faisait ses " cartons "

Leroy Johnson fut transféré au Picadero de Barcelone, pour ensuite aller en France, plus précisément à Paris, commencer ses exploits.

Il va m’aider à compléter et colorer le tableau de la saga américaine du Real de Madrid.

Le grand d’Espagne.

Viva Espana , viva el Real

 

 

 

 

 

 

 

Real innovateur dans bien des domaines : (2)*

C’est vrai, il y a peu d’équipes de l’Ouest européen qui ont fait des exploits sans le renfort de joueurs américains.

Malgré tout, ne nous focalisons pas sur ce fait, le Real dispose depuis longtemps de merveilleux joueurs espagnols suffisamment doués et formés pour affronter n’importe quelle équipe européenne.

Mais néanmoins, ne rêvons pas, dans le basket, de tous temps, cela a toujours été au centre que se gagne un match.

La taille de l’espagnol moyen étant à l’époque encore plus basse de celle du français, elle même pas bien élevée, il fallait bien trouver des grands, mûrs et déjà formés à l’extérieur pour constituer l’ossature de son équipe.

Pedro Ferrandiz n’eut d’autres choix que recruter des américains dès le début des années 60’s pour permettre au Real de passer des tours en Coupe d’Europe.

Il ne le regrettera pas

Les 1ers américains au pays de Cervantès

 :

Les premiers américains arrivèrent au compte-goutte en France avec un statut d’éternel étudiant (3)*

L’amateurisme sans lendemains n’a jamais été la philosophie des créateurs du Real. Le goût de la victoire ne s’accommode pas des situations confuses créées par l’amateurisme « marron » à la française

Le Real fut le premier club à enrôler des américains de très haut niveau dans un but et une ambition précise : gagner une coupe d’Europe, la Copa de Europa.

Il sera copié très rapidement par les voisins italiens et finalement français.

Le jeu du Real est innovateur et efficace :

On verra par la suite que le système du double pivot , les renversements d’attaque sur le coté faible, des rotations (shuffle) et ses variantes ,impulsés par le coach Pedro Ferrandiz a ouvert la brèche d’un jeu où les qualités de chaque joueur s’épanouiront à un moment ou un autre. Ce jeu a donc favorisé l’élément du cinq sur qui se finalise l’action en basketball : le pivot. C’est donc les pivots américains qui profitèrent le plus dans leur qualité de jeu et leurs lignes statistiques des principales innovations del Senior Ferrandiz, et de toutes les grosses têtes qui ouvrent pour la progrès dans la performance du basketteur.

La copa de Europa est un gros business

 :

La Coupe d’Europe, la copa de Europa, ce n’est pas simplement au niveau sportif un fabuleux titre dans la besace d’un club quelque soit son passé, récompensant ainsi une année d’efforts intenses ,c’est aussi une unique exposition permanente, une visibilité mondiale dans la vitrine des grands de l’histoire du sport, un nom gravé pour l’éternité dans la annales.

Une victoire en coupe d’Europe ,c’est également aujourd’hui devenu au niveau économique, un levier pour financer une institution forcément très sollicitée puisque club-phare, par un apport de ressources considérables (plusieurs millions d’euros), provenant à la fois des fédérations, sponsors et surtout télévisions.

L’histoire du Real et des fils de l’Oncle Sam, c’est surtout une histoire, une vrai histoire faite de douleurs et de joies , de victoires et de défaites :en clair la vie d’un groupe d’hommes de natures différentes qui se réunissent dans un dessein commun :s’épanouir et gagner .

L’Espagne, mosaïque de peuples, Real aussi

L’une des premières équipes de basketball en Espagne fut composée des 4 frères Alonso cubains d’origine qui perfectionneront leur jeu ensuite aux Etats-Unis comme étudiants.

Curieusement ce sont des noirs certes, mais donc des sud-américains étudiants–basketteurs qui furent les véritables premiers renforts étrangers de poids au Real ; des dominicains, cubains mais surtout des portoricains qui dès 1952 furent les pionniers :Enée Clavery, descendant d’espagnols, puis Johny Baez.

Toutefois les premières grandes stars portoricaines furent Willy Galindez et Freddy Borras  (né en 1917), photo ci_desssus,qui de 1948 à 1954 firent les beaux jours du Real et de l’équipe d’Espagne.

Langue espagnole commune oblige.

Moi qui suit la vie du Real depuis 1970 c’est à dire l’age de 13 ans quand je fus le voisin de Leroy Johnson à Aulnay sous bois, je me suis toujours demandé où le Real allait chercher toute cette modernité, cette avance sur ce que feront les autres.

Il faut probablement chercher dans la culture castillane et l’histoire du Real ou on a vite compris que l’ouverture (acte volontaire) ou l’accueil (acte passif) sur les autres cultures , nationalités, pratiques, était à l’image du métissage, la clé de la réussite.

L’accueil, est aussi une des caractéristiques de l’esprit espagnol, poussé à son paroxysme, il ne peut que donner des bons résultats dans tous les domaines.

Le Real c’est un peu le bureau de l’immigration, l’O N U avant la lettre.

C’est en Espagne qu’arrivèrent les premiers et meilleurs américains d’Europe, bien souvent joyaux à l’état pur sortis des universités, que Pedro Ferrandiz polissait comme des diamants.

Pour en faire des machines à gagner, mais qui en fait complètent le puzzle Real Madrid, ils ne cannibalisent pas le jeu , ni les honneurs, ce qui ne fut pas toujours le cas des stars américaines des autres grands clubs européens, comme nous le verront plus loin.

Cela c’est la signature de l’intelligence de Pedro Ferrandiz, car les renforts étrangers sont des pièces avec qui Hernandez, Sevillano, Lolo Sainz,Emiliano, avaient aussi leurs mots à dire, et leurs points à marquer.

Croyez-moi, elle était belle cette équipe Real des années 70’s, je l’ai, moi le petit adolescent français, vue à plusieurs reprises m’émerveiller par la beauté de son jeu qui semblait réglée comme une BMW.

Mais toujours avec la classe.

US go home ?

Paradoxalement, c’est l’Espagne qui fut un des derniers pays de l’ouest européen à accepter les américains en championnat régulier

Déjà donc, en 1931, la 1ere équipe de basketball du Real , qui s’appelait alors El Rayo,ou joua Angel Cabrera fut influencée dans son jeu par les cubains, les frères Alonso qui importèrent le véritable basketball à Madrid, celui qui formera le terreau des compétiteurs.

Puis vinrent d’autres joueurs ou initiateurs bénévoles d’Amérique latine, ou le basketball s’implanta bien avant l’Europe (exemple 1895 pour l’Argentine), dès la fin du 19e siècle ; proximité avec les Etats-Unis, oblige.

Des débuts encourageants en Coupe européenne en 1958 et 1959 : William Brindle

Les bases saines que les fondateurs du Real puis Raimundo Saporta travailleur acharné et grand organisateur ,et ses successeurs inculquèrent à la section basket, lui permirent dès le début de la Coupe d’Europe en 1958 de faire briller les couleurs de l’équipe castillane colorée de blanc.

Demi-finaliste

en 1958, dans le dernier carré avec les équipes de l’Est (Budapest, Sofia, Riga) et ses joueurs professionnels aidés par les gouvernements communistes, c’était déjà pas mal pour le petit espagnol qui se débrouillait avec ses propres deniers.

Petit qui deviendra grand.

Finalement, cette demi-finale, l’Espagne par l’intermédiaire du Real ne la disputera pas ; événements de Hongrie de 1956, trop proches.

L’équipe dirigée par Ignacio Pinedo n’aura pas le succulent plaisir de serrer contre ses bras le précieux trophée.

Joaquim Hernandez

, le capitaine courageux, al gran corazon, son plus, fidèle depuis 3 ans, devra attendre 1963, comme coach .

A l’orée de la saison 1959.60, Hernandez devra abandonner comme joueur ,la belle équipe, frappé par un cancer qui le fera quitter ce monde prématurément .

Son premier américain ne fut pas William Brindle, au Real depuis 2 ans, et qui ne tiendra jamais le trophée..

En fait Brindle n’était pas américain comme son nom semble l’indiquer, mais portoricain.

Ce ne sera que partie remise. D’autres collègues le seront et le feront à sa place

Cette année 1958, les madrilènes eurent la joie d’accueillirent et surtout de voire les fabuleux Harlem Globe Trotters et son joyau Wilt Chamberlain (1936.99) qui meilleur joueur universitaire avec les Kansas Jayhawks, préfèrera faire une pause en clown comme meneur de 2.14m avant de se lancer l’année suivante dans la guerre de la NBA avec les Warriors de Philadelphie.

Trois ans plus tard, il marquera 100 points et rentrera définitivement dans la légende.

Brindle fit-il un complexe contre Chamberlain ?

Leroy Johnson , lui n’avait pas de frustrations contre Chamberlain malgré la culotte de survêtement de Wilt qui lui arrivait au menton. Il le rencontrera en universitaire.

Leroy Johnson m’affirma que Chamberlain lui demanda de le rejoindre à University ofKansas, mais quand il vit la tristesse et la grisaille de la ville de Lawrence et son campus, il préféra aller à Indiana-Bloomington , dans son état natal.

Sous la férule du légendaire Branch Mac Cracken.(1902.1970).

1959 :Naissance dans la douleur : les français barrent la route aux espagnols :

Cette année là, le Real ne dépassera pas le stade des 8e de finale car sur son chemin était une grande équipe française : l’Etoile sportive de Mézières qui deviendra après fusion l’ES Charleville Mézières, avec sa figure de proue, le grand Jean-Paul Beugnot (1931.2002) ses 2.07m et ses 98 sélections nationales.

.Charleville-Mézières sera éliminée en quart contre les bulgares, mais gagnera le Championnat de France et la Coupe de France.

Le Real, lui n’aura que des regrets

Pour sa 3 eme saison en équipe première au Real ,en provenance d’Estudiantes, Antonio Diaz Miguel (1926.2001),le futur coach de l’équipe d’Espagne, n’aura que ses yeux pour pleurer.

1959, fut vraiment une " annus horribilis " pour Real, car il ne gagnera que le Trophée Marca.

William Brindle s’en remettra car peut être le savait-il, il préparerait le terrain à ses successeurs , les fils de l’oncle Sam.

Qui eux la brandiront cette Coupe d’Europe des clubs champions.

Avec " el senor " Ferrandiz.

Raimundo Saporta

, lui , le madrilène qui a passé son bac au lycée français de Madrid appréciât t-il que les français l’empêchent de poursuivre sa route en Coupe européenne ?

 

 

 

 

 

 

 

Renvois :

Voir les 2 magnifiques livres édités par le Real :

(1)

célébrant les 100 ans du Real de Madrid basketball

Historia del balloncesto : « Cien anos del Real Madrid » Fondation Pedro Ferrandiz Espana

(2)

« History of the European Cup » par Calvon Jimenez et Suzy Calvon. Fondacion Pedro Ferrandiz

(3)

Voir mon article sur les 1ers américains en France « NCAA et les études , une affaire sérieuse» qui raconte les 1ers américains en France sur

www.sport.fr

et également l’excellent dossier de Maxi Basket n°72 de Mars 1989 « La saga américaine » par Pascal Legendre que je peux vous procurer.

Années 60’s , années charnières

la Dream Team de Rome: ça plane pour le Real , Richard Montgomery et les autres

1960

fut la première année de Pedro Ferrandiz comme coach en chef (head coach) au Real, il y restera jusqu’en 1975.

El gran Santiago Barnabeu

né en 1895, est encore le président emblématique du club et Raimundo Saporta le stratège qui maintenant possède une coupe européenne à son nom, dirige toujours la section basket.

Ce sont les années de lancement du grand Real qui gagnera 4 coupes d’Europe, alors que la fin des années 50’s furent celles de la mise sur orbite de la future " winning machine ".

Tout était mis en place pour une domination sans partage pendant 14 ans.


Richard Montgomery

et ses 2.04m fut le véritable premier américain du Real.

Il signa un bail de 2 ans avec Madrid, les amenant à 2 titres nationaux et coupes d’Espagne.

avec Sevillano, Llaso et Baez

Real ne perdit que 2 matchs et finit avec 6 points d’avance sur son suivant

Tout cela sous la coupe de Pedro Ferrandiz dont la recette commençait à vraiment donner de bons résultats.

 

1959.1960 : année sans

Les premières années en Coupe d’Europe avec Travis Montgomery et Joseph Sheaff

En 1960, Real ne disputera pas la grande Coupe d’Europe car c’est son ennemi intime le Barça qui finit champion d’Espagne, l’année précédente.

Le Barça s’arrêtera en quart de finale battu de justesse par les polonais.

1960.61 : La montée en puissance ;premiers exploits

1960 c’est aussi et surtout l’année où la terre entière en prit plein les mirettes en admirant la " dream team " aux Jeux Olympiques de Rome.

Beaucoup d’historiens du basket disent que le basket professionnel a vraiment commencé après les J O de Rome.

Le basket vit sa cote de popularité grimper dans l’estime du public sportif et les Jerry West, Walt Bellamy (coéquipier de Leroy Johnson à Indiana), Jerry Lucas et, Oscar Robertson, permirent finalement aux coachs des équipes européennes d’ajuster leur vision du basket avec ce qu’il se fait de mieux…

Aux Etats Unis

Ces 4 joueurs cités sont élus au Hall of Fame (musée du basket à Sprindfield USA,ou figurent les meilleurs joueurs de tous les temps)

Il est probable que " el senor Ferrandiz " prit  note du basket pratiqué par la Dream team entraînée par Hank Iba (1904.93).

Et en inspira son jeu.

Comme tous les grands coachs avertis

A l’orée de l’année 1960, un jeune venu d’Estudiantes arriva au Real, il ne mesurait qu’1.87m mais allait aider l’équipe, à écrire les plus belles pages de son histoire.

Celles des victoires et du respect de la communauté internationale.

Il s’appelait Emiliano Rodriguez et fera l’année suivante avec les 2 nouveaux américains un trio de choc.

Emiliano Rodriguez venait d’Aguilas Bilbao via Aimalibar de Barcelone.

L’équipe a sensiblement changée :Cortes, Sevillano, Durand et Lolo Sainz forment l’ossature complétée par Alocen et son 1.97m.

Sevillano arrivé au Real à 13 ans était la vedette du collège religieux de Chambéri et sera 96 fois international..

Richard Travis Montgomery, pivot de 2.04m fut épaulé pour cette année 1960.61 par son compatriote Joseph Scheaff, lui aussi, à plus de 2 metres et constitua un duo de rebondeurs qui permit donc à Real d’atteindre les demi-finales de la coupe d’Europe. Le Real fut battu encore une fois par leur ennemi intime Riga et son géant Krouminch qui même si ,marqué par des signes d’acromégalie, totalisait points et rebonds sans véritable opposition des deux américains qui frappés par les fautes, ne parvinrent à le contrer quand Alexei Gomelski le coach- adjudant,d écida de faire entrer le géant letton de 2.20m sur le terrain.

Riga 9 ans plus tard fera encore souffrire une équipe de l’Ouest avec un géant puisque Daugawa Riga enrôlera une jeune et timide jeune fille de 18 ans appelé Ouliana Semenova mesurant 2.12m pour garder ses paniers.

Revenons à Riga hommes et sa finale contre le Real de Madrid.

Finalement la victoire madrilène de 78.75 ne compensa pas la défaite à l’extérieur de 66.45.

Et Real quitta en demi-finale la grande Coupe Européenne.

Real remporta tout de même cette année 1960, Coupe et championnat d’Espagne.

 

 

 

 

1961.62 :Wayne Hightower arrive…et repart l’année suivante

 

Premiers exploits

 :

L’année 1961.62 est une année bénie pour Real : Champion et Coupe d’Espagne et surtout…finaliste de la Coupe d’Europe.

Le nouvel américain est la première prise de taille de Pedro Ferrandiz

Il devait être drafté par les Warriors de Philadelphie, mais n’ayant pas effectué les 4 années d’études réglementaires, il se vit refuser les portes de l’eldorado NBA .

Son nom c’était Wayne Hightower (1940.2002), originaire du fameux lycée Overbrooke high school de Philadelphie, là ou joua Chamberlain 4 années auparavant.

Dans son équipe de lycée figuraient d’autres futures stars NBA : Wally Jones (champion NBA 1972 avec les Milwaukee Bucks), et Walt Hazzard (UCLA-Buffalo Braves).

Hightower ira à Kansas comme Chamberlain aussi.

Il faillit aller aux Harlem Globe Trotters comme Chamberlain.

Mais " el senor Ferrandiz " flairant l’affaire en or, le piqua au nez et à la barbe d’Abe Sapertein (1902.66), le responsable de la troupe.

Dès son arrivée à Madrid, Wayne Hightower en profitera pour s’inscrire à l’Université de Madrid, et pour finir ses 4 ans d’études réglementaires afin d’intégrer la NBA.

L’Espagne et Madrid en particulier fut l’eldorado de nombreux joueurs étudiants notamment les sud-américains qui purent y étudier la médecine ou le droit.

Hightower y étudiera le droit et obtiendra même la nationalité espagnole probablement par mariage avec une espagnole.

Wayne Hightower est décédé dans l’indigence à Philadelphie en 2002 et dans l’oubli en France et je ne l’espère pas en Espagne.

En Amérique, beaucoup de grands journaux ont évoqué sa disparition.

Je lui ferai page suivante ;un hommage en racontant l’essentiel de sa vie en passant par son passage en Espagne , puis 10 ans pro en NBA (Warriors de Philadelphie) , puis ABA (Utah Stars et Carolina Cougars).

J’évoquerai même des témoignages d’amis d’enfance lors de ses obsèques à Philadelphie.

Pour épauler Hightower, Pedro Ferrandiz choisit Stanley Morrison qui lui aussi approchait les 2 mètres.

 

L’année 1961.62 fut donc, véritablement l’année des premiers exploits puisque Real parvint à sa 2eme demi-finale de la Coupe d’Europe à nouveau contre les russes de Tbilissi et leurs géants de 2.06m et 2.07m .

Cette année là, la France accueillera Bob Cousy , le grand meneur des Russeliens Celtics de Boston, qui fera une tournée avec les Gillettes All Stars, dans 18 villes françaises.

Est-il passé en Espagne ?

 

Un grand joueur est passé au Real en 1961.62 :

Wayne Hightower

et ses 2.04m fut vraiment le premier américain cartonneur du Real de Madrid

De passage en France pour le 1er tournoi de Paris qui ensuite se nommera tournoi de Noël, il inscrivit 56 points devant le club familial parisien :Alsace de Bagnolet et ses stars de l’équipe de France, Maxime Dorigo, et Bernard Mayeur (1936.2004) et les 7 frères (2 Toffollon, 3 Mayeur, 2 Dorigo)

Les journalistes parisiens jugèrent son jeu en avance sur son époque.

Analysons les performances des 2 américains en Coupe d’Europe :

En huitième de finale, contre les italiens de Varese, Hightower et Morrison totalisèrent respectivement 27 et 12 points à l’aller puis 24 et 7 points au retour à Madrid sur un total de 82 et 83 points..

Soit plus d’un tiers des points.

En quart de finale contre Varsovie, Hightower et Morrison marquèrent respectivement 15 et 6 points à l’aller puis 20 et 17 points au retour sur un total de 73 et 100 points

Lors de cette épreuve de 1962, le Real se prouva qu’il avait des tireurs à tous les postes puisque lors de l’aller à Ljubjana emmenés par Daneu, la gâchette croate en demi finale, Emiliano et Sevillano réussirent chacun 28 points, alors que Hightower et Morrison scorèrent 15 et 14 points..

Le problème des américains en finale contre Tbilissi fut donc le manque de centimètres devant une équipe de taille moyenne à 1.97m, énorme à l’époque.

Hightower malgré ses 31 points ne parvint à contrer les pivots russes. A la fin de l’ère Hightower, en juin 1962, Stan, Morrison reparti en Amérique, Real disposait donc déjà d’une respectabilité européenne, il ne lui restait plus qu’à enlever sa première coupe européenne.

 

 

 

 

 

Renvois :

(9)

et aussi « histoire des agents en France » sur

http://sport.fr

(10)

 

www.sport.fr

(12)

et 50 years of Final Four par Billy Packer (1987) chez Taylor Publishing (Dallas Texas)

Livre d’histoire de qualité en anglais avec de très nombreuses photos anciennes

voir mon étude « histoire des agents en France » sur

http://sport.fr

Voir mon dossier juillet 04 « Histoire du basketball aux J.O » sur www.sport.fr

 

 

 

 

 

 

 : Luyk blessé, adieu la Copa.

L’expérience Tim Mueller ayant tourné court, le problème se reposait régulièrement pour senor Ferrandiz : trouver un joueur de 2.10m expérimenté pour épauler Luyk au pivot et le placer dans la raquette en coupe d’Europe.

Norbert Thimm

serait donc celui-là

Petit à petit, les yougoslaves devenaient les « américains » de l’Europe de l’Est puisque commençaient à renforcer certaines équipes en Belgique ,France , Italie et bientôt…à Madrid.

Comme l’avait déjà fait Radivoj Korac en 1966 au plat pays belge.

Mais il faudra attendre 20 ans.

Les J O de Munich eurent pour mérite de positionner l’Espagne dans la carte du basketball mondial, finalement à un niveau très honorable de 4e ou 5e nation mondiale surtout si on pondère par les 3 facteurs population , PNB et classement mondial.

La blessure de Luyk âgé maintenant de 32 ans empêchera Real de dépasser le stade des quart de finale de poule dépassé par Simmenthal de Milan et Etoile Rouge de Belgrade.

1973.74 Buenos dias la Copa de Europa !

Il a une moustache, un sourire carnassier, un nom impossible à écrire et il fera le Real de Madrid gagner sa première Coupe d’Europe des années 70’s.C’est Walter Sczczerbiak

Walter,

Ce geste de Holcombe Rucker eut pour finalité d’éloigner les jeunes du ghetto de la drogue voir (20)*qui les détruit à petit feu.

Walter fut un des seuls blancs invité à ce tournoi qui réunit la crème des basketteurs professionnels comme Dr J Erving, Nate Archibald (Kansas City Kings) ou Austin Carr.

Sa ligne de statistiques est surtout caractérisée par sa moyenne de points à chaque match.

Celle-ci oscille entre 30 et 40 points.

L’équipe du Real était pratiquement la même que l’année précédente, mais avec ce dynamiteur drafté par les Kentucky Colonels Voir (15)*en 1971 au 1er tour, d’une adresse jamais vue à Madrid même avec Miles Aiken, on sentait que ce ne serait plus la même chanson.

L’équipe madrilène était aussi gonflée à bloc parle titre de vice-champion d’Europe obtenu brillamment à Barcelone, devant les ogres russes et yougoslaves.

Et l’on connaît l’effet de la confiance sur les performances sportives.

Comme pour Clifford Luyk douze ans auparavant, son adaptation fut miraculeusement magique par sa rapidité.

Son comportement de star ponctué d’interviews généreusement accordées et de signatures d’autographes, était justifié par des résultats exemplaires sur le terrain.

Après les hors d’œuvres de petits-suisses (Fribourg) et d’Allemagne (Heidelberg) distancés respectivement à 30 et 70 points, Real fit un parcours notoire en poule A de quart de finales en disposant de Sofia, Radnicki de Belgrade et les autrichiens de UBSCRK Vienne, tombeurs des français de Villeurbanne l’année précédente.

Real dut croiser le fer avec en demi-finale avec les français de Berck sur mer, station thermale du nord de la France.

L’opposition fut réelle ce coup là, car les français avaient dans leurs valises deux américains (autorisés en saison régulière) de qualités, la meilleure paire du championnat 1973.74 .

Ils donneront à l’AS Berck son 2eme titre consécutif de champion de France, alors que 3 ans auparavant le club était en 2e division..

Les 2 joueurs US étaient très collectifs et intégrés parfaitement dans le système du coach Jean Galle, dont le petit frère Pierre (1.80m1945) international, menait le jeu avec dextérité.

Ils s’appelaient Bob Cheeks (2.05m,1950) et Ken Gardner (1.99m, 1949).

Comme dit précédemment les français comme leurs opposants italiens , espagnols avaient sérieusement commencé à se renforcer avec d’excellents éléments américains.

Professionnels et payés en tant que tels.

Gardner joueur de l’université d’Utah était comme Walter une fine gâchette.

Quand à Bob Cheeks, star au Withiers College (le même que le président américain de l’époque Richard Milhous Nixon) il était un rebondeur et défenseur hors pair.

Les berckois avaient éliminé vaillamment dans leur poule B de quart de finale, les belges d’Anvers et surtout le légendaire Maccabi de Tel Aviv qui avaient cette année là, raté leur recrutement US ;le noir américain Bob Pleas malgré ses 2.04m, ne tenait vraiment pas la comparaison face aux pivots compatriotes qui lui étaient opposés, bien plus solides physiquement et mentalement.

Face aux berckois, deuxième de leur poule B après leur défaite devant le futur finaliste Ignis de Varèse (évidemment,) Real du sortir le grand jeu.

Leur victoires en Espagne de 32 points et à Berck de 14 points (après une grève de 6 joueurs français) autorisa les blancs à accéder enfin depuis 5 ans à la marche ultime, consécration des joutes européennes :la finale de la coupe d’Europe des clubs champions.

Ignis de Varèse avait donc un duo redoutable d’étrangers avec Morse et Manuel Raga l’excellent mexicain.

 

Disputée pour la 2e fois en France après Lyon cette finale 1974 télévisée en eurovision délivrera un spectacle dont les téléspectateurs espagnols se rappèleront longtemps., tellement les 2 équipes se neutralisaient pendant tout le match.

On attendait une quarantaine de points de Walter, on sera déçu car prévenus et entraînés en conséquence par Sandro Gamba, les italiens neutralisèrent Walter qui n’inscrivit que 14 points comme Luyk et Rullan.

C’est Brabender désormais naturalisé qui se signalera en attaque avec 22 points.

Bob Morse scorera 24 points ,bien épaulé par Dino Meneghin (25 points) ses 2.04m, tous les deux bien servis par Raga (17 points)

Carmelo le fougueux

meneur réalisera le match de sa vie avec 16 points accompagnés de passes lumineuses à ses pivots.

Cette victoire en fanfare de 2 points sur Varèse déclenchera une 3e épopée du Real après celles de 1961(ère Montgomery-Hightower) et 1963.65 (ère Burgess) et 1967.69 (ère Aiken).

En 1974, ce fut finalement Madrid qui rit et Varèse qui pleure.

1974-1975 : à toi, à moi, à toi

.

Echec de Guy Van Den Broeck et du basket pro américain en Europe

Il fallait changer Manuel Raga qui était au club depuis 4 ans et qui semblait s’émousser par le simple effet du temps sur le cœur des hommes.

Le choix des italiens se portera sur le noir américain Yelverton saxophoniste de jazz invétéré et adepte de la philosophie des Blacks Panthers, voir (16)*mouvement révolutionnaire noire plutôt violent insufflé par Eldridge Cleaver (1936.1998) très prisée à l’époque par les champions sportifs de race noire dont l’idéologue était l’athlète-intellectuel noir le Docteur en sociologie Harry Edwards professeur à l’indisciplinée Université de Berckeley en Californie.

Le problème de Charlie est qu’il refusait d’écouter l’hymne américain obligatoire lors des matchs de NBA.

Déjà en 1968, la star noire Abdul-Jabbar alias Lew Alcindor avait montré le chemin en refusant de défendre les couleurs de l’Amérique et en changeant son nom. (17)*

Il ne restait plus donc à Yelverton qu’à immigrer en Europe.

Varèse n’aura pas à le regretter car il formera avec le sage blondinet de Philadelphie, Bob Morse, un tandem explosif qui apporta deux coupes européennes devant…le Real, et une finale .

Avec les passes de Charlie, Bob inscrira une des plus belles séries de cartons de l’histoire de la Coupe d’Europe :

36, 33, 34, 32, 30, 27, 28

Le parcours du Real directement qualifié en quart de finale peut encore s’apparenter à une promenade de santé contre les infortunés suédois d’Alvick Stockolm (un des clubs qui a du encaisser le plus de dérouillées dans l’histoire de la Copa) sortis de 40 points cette année là.

Par contre le Maccabi de Tel Aviv coaché par le grand Ralph Klein,renforcé par Bob Pleas (2.05m) qui rempile et Jim Boatwright (2.03m) sera échaudé par son élimination l’année précédente devant les berckois et affichera une visage plus solide : ils s’inclineront certes de 20 points en Israël mais de 10 points seulement en Espagne.

Maccabi après 10 ans d’expérience gagnera ses Copa en 1977, et 1981 avec Boatwright qui marquera 26 points et Aulcie Perry (2.04m)..puis en 1981, Aulcie Perry(18 points) et le « grand » Earl Williams (19 points) que Madrid aurait du recruter

Car c’était à cette époque le meilleur pivot américain d’Europe malgré ses deux petits mètres mais surtout avec ses 4 ans en NBA .

Williams sorti de Winston Salem State en 1974 ,la faculté voisine de Earl « the Pearl » Monroe, la star des New York Knicks de l’époque.

Ils ne sont que deux de cette ville qui produit les chaussettes Spalding de NBA, à avoir laissé des traces dans l’histoire du basketball.

Depuis Williams d’ailleurs, Maccabi s’attachera à mon avis les meilleurs américains de la Copa (Kevin Mc Gee, Lee Johnson Ken Bannister etc…). Tous des 1ers tours de draft de NBA

Mais ce sera l’objet du prochain tome de la saga des américains au Real de Madrid.

Revenons à cette poule B des quarts de finales de la Copa 1974.75 : Real trouva encore sur son chemin, les berckois qui n’avaient plus la même allure vaillante de l’année passée.

La grève honteuse de 1973.74 a éclaté la direction du club et surtout l’ossature de joueurs français, puisque les 2 internationaux, membres du clan rebelle , Verove, et Platteau allèrent à Caen BC.

Les 2 nouveaux américains étaient certes de bonne qualité intrinsèque mais avec moins de facultés d’adaptation et un air plus mercenaire.

Joby Wright

(2.05m,Indiana 1972,2e tour n°5 par Seattle), 3 ans qui joua en ABA aux Virginia Squires (18)* et NBA était un bon joueur tout comme Mike Stewart (2.08m Santa Clara 72, drafté au 6e tour par Chicago). Mais ils ne parvinrent pas à faire oublier Gardner et Cheeks partis respectivement à Nice BC et ESM Challans (Vendée).

Ces 2 derniers firent passer Berck de l’anonymat de la 1ere division, à l’exposition médiatique les honneurs télévisés provoqués par 2 titres successifs de champion et l’ivresse de la Copa.

Vecteur de reconnaissance nationale et éternelle

Ce coup ci, Berck, moins coordonné et soudé que l’année précédente, ne fit pas le poids et s’inclina lourdement de 17 points en France et 47 points en Espagne.

Suite à la grève, le club miné par les querelles politiques et les rivalités, disparaîtra « corps et biens » quelques années plus tard.

AS Berck : le plus beau gâchis du basket français. Voir (19)

Le refus des russes du CSKA Moscou de rencontrer les israéliens du Maccabi, facilita la route des berckois qui gagnèrent par 2 à 0 leur match et se retrouvèrent grâce à la magie des additions en 2e place de poule B derrière Real.

Ils se retrouvèrent ainsi qualifié pour les demi-finales puisque les vainqueurs de la poule A furent évidemment…Ignis de Varèse.

En demi-finales, les berckois ne concédèrent que 1 points à domicile et 19 points devant la bande du duo Morse-Yelverton).

Wright et Stewart aligneront 33 points sur 85

Au retour à Varèse ce fut une simple formalité avec 54 points sur 98 pour les 2 américains d’Italie, alors que Wright et Stewart réussiront 32 points sur 79.

Soit encore une fois la moitié des points, à peu de choses près

Varèse venait de se faire souffler la Copa par les espagnols de Madrid et on s’attendait à une réaction d’orgueil pour la finale 1975.

Cette réaction eut lieu et ce match à Anvers opposera les 2 mêmes équipes avec les mêmes joueurs.

Pour « senor Ferrandiz « et sa plantilla, ce fut malheureusement la fin du parcours sans faute

Un excès d’optimisme ?.

Dès l’arrivée en Italie Pedro Ferrandiz n’en crut pas ses yeux : « Super Dino », le pivot de l’équipe de Varèse et d’Italie, était absent pour cause de main cassée.

Il fallut l’intelligence de Sandro Gamba qui remplacera la star naissante par un petit bambino de 19 ans, Sergio Ricci.

La suite vous la connaissez : il fera le match de sa vie et apportera la Copa à Ignis (marque de réfrigérateurs) qui bientôt par la magie du sponsoring deviendra Mobilgirgi (3)*…mais gardera la même substance, un poison qui continuera à faire souffrir les espagnols pour la saison 1975..76

Mais ce sera l’objet du prochain tome de la saga du grand Real et de sa colonie américaine.

Zoom sur l'EPBL

Guy Van Den Broeck a raté sa tentative d’installer une NBA européenne.

Voire L’Equipe Basket Magazine n°38 Avril 1975 les 2 articles de J J Maleval

p 7 « Une armée de métier débarque et hiverne » et

p 29 » Steveniers, premier pro européen »

Bloqué par les championnats nationaux existant et boudé et censuré par les presses notamment françaises, Guy Van Den Broeck, le très américanisé coach du Racing Club de Malines n’a pas réussi à faire éclore son projet .

Van den Broeck était épaulé par le français Marcel Leclerc , le fringuant président de l’équipe de football de l’Olympique de Marseille, démissionnaire en 1974 et l’accord du secrétaire de la FIBA (Fédération International de Basket Amateur) le suisso-italien William Renato Jones qui lança la première balle en entre deux.

Cette EPBL démarra chichement avec quelques centaines de spectateurs pour son inauguration à Munich, le 17 janvier 1975.

VDB échouera en 1975 à lancer le basketball professionnel en Europe dans cette ligue appelée EPBL (European Professional Basketball League) en constituant des équipes dans les grandes villes ou capitales européennes Munich, Tel Aviv, Liège. Les noms des 5 équipes étaient :

Belgium Lyons, Munich Eagles, Switzerland alpines, Iberia Superstars,et Israel Sabras.

L’effectif était constitué de 49 américains, non sous contrats avec la NBA, mais néanmoins de qualités car draftés et jouant auparavant dans de bonne ligues mineures en Amérique .

Le seul européen fut…belge évidemment Willy Steveniers la gâchette, mais star déclinante âgée de 36 ans en 1975.

Huit matchs eurent lieu avec un classement comme ci-après : 1er. Belgium Lyons

(7 Victoires-1Défaite), 2eme Munich Eagles (2V.3D), 3eme Switzerland Alpines(2V-3D), 4eme Iberia Superstars (1V-2D) et 5eme Israel Sabras (2V-5D).

Voici la liste des meilleurs marqueurs Jim Hamilton (Munich) ou Sam Mc Cants (Iberia), Ken Mayfield (Belgium), Larry Jones (Munich), et Eddy Mast (2.05m) Belgium , et les pivots Roger Braon (Israel) ,Roger Brown(Israel), Eddy Mast, Hank Simientowski (Belgium), et les passeurs John Vallely (UCLA 70, Belgium), et Ken Mayfield.

Les conditions de l’EPBL interdisaient à un européen de signer un contrat pro, puisqu’il devait être âgé de 35 ans minimum, soit se trouver en fin de carrière.

Voilà comment Van Den Broeck et la FIBA verrouillèrent leur affaire pour interdire la propagation du basket pro en Europe en 1975.

Ce n’est pas étonnant que ce projet échoua.

Analysons la composition de l’équipe de Willy Steveniers les Belgium Lyons entraînés par l’américain Les Patrick :

John Vallely

All american 1970 UCLA 2 fois champion universitaire et meilleur marqueur de la finale 1969.

Pro 3 ans à Atlanta Hawks et Houston Rockets.

Art Harris

All star rookie NBA 1969 pro aux Seattle (1 an) et Phoenix Suns (2 ans)

Lee Haven

All american 1973 pas de matchs significatifs en NBA

Ken Mayfield

(Tuskegee 712e scoreur universitaire en 1971.

Mike Quick

All Conference team en universitaire et drafté en 4e place par Kansas city Omaha Kings de NBA ,pas de matchs significatifs en NBA

 

 

 

 

Les américains du Real de Madrid de 1975 à 1990

Nous avons vu fdans le premier livre sur la période 1960 à 1975 que le Real de Madrid a consciemment mis en place une stratégie de recrutement de joueurs d’origine américaine

Le contexte économique sportif et médiatique du basket européen au milieu des années 70’s

La configuration du basket européen des clubs est simple : le danger vient de partout puisque maintenant, aussi bien à l’Ouest qu’à l’Est se trouvent des clubs capables de remporter la Copa de Europa, l’Euroligue .

L’Italie avec le Simmenthal de Milan (Coupe des coupes 1965) et Mobilgirgi ex-Ignis de Varèse (déjà 2 fois vainqueurs) peut l’emporter grâce à la qualité de leurs joueurs et leurs organisations qui maintenant s’apparentent à celle des franchises américaines de NBA , la dimension dollars en moins..

Le Real de Madrid reste désespéramment seul au pouvoir de la péninsule ibérique et comme on l’a dit a déjà remporté 5 fois le trophée en 1964.65 ; 1967.68 ; et 1974, tout en disputant autant de finales.

A l’Est la venue en force de l’URSS déjà initiée en 1962 avec une première Copa gagnée par le ASK Riga et son géant Krouminch.

Des géants d’ailleurs, il y en a de plus en plus dans le basket européen comme signalé livre 1, avec une hausse moyenne très sensible des tailles aussi bien au pivot (maintenant c’est 2.8m à 2.10m) qu’au postes arrières avec des meneurs d’1,90 m à la Jerry West ou Walt Frazier , les normes NBA du moment .

L’état des relations Est-Ouest étant ce qu’il est, il est impossible pour un club sportif d’un pays communiste à fortiori l’URSS d’avoir quelques joueurs américains, des sponsors qui de plus payent des joueurs. C’est l’Etat qui commande et organise l’économie du sport dans ces contrées de l’Europe de l’Est.

Le CSSKA Moscou, club de l’armée soviétique, et réplique de l’équipe nationale , emmené par Serge Belov, qui dominait largement les débats au début des années 70’s (vainqueur de l’Euroligue 1971) rentre maintenant dans le rang laminé par son manque d’inventivité notamment en attaque où ses géants (4 joueurs entre 2.05m à 2.17m) souffrent trop la comparaison avec les pivots américains d’Italie et d’Espagne, bien plus techniques et rapides.

De plus en plus de joueurs des équipes de l’Ouest sont salariés à temps plein, c a d tout simplement professionnels…comme en Amérique.

Suivant le chemin de l’Espagne et Italie, les sponsors commencent à arriver en Europe de l’Ouest pour financer les clubs via les maillots puis panneaux puis raquettes puis via les produits dérivés .

Les audiences télévisions, mères de l’économie du sport commence à sérieusement s’élever.

L’Euroligue devient une machine de guerre et à faire de l’argent 

L’année 1975.76

Sur la route du Real de Pedro Ferrandiz qui termine sa dernière année de coaching se dresse encore et toujours Varése et ses deux américains Bob Morse le boy de Philadelphie et Charlie Yelverton l’artiste barbu de New York.

En finale contre Cliff et sa bande , le danger paradoxalement ne se situait pas dans le cinq majeur mais sur le banc de touche. Il s’appelait sergio Ricci, avait 19 ans et un duvet de barbe de jeunot qui cachait une froide détermination. Par 5 tirs meurtriers en angles morts, il écartera définitivement le real de son 6e titre et lorsqu’il regagna son banc après ses exploits, on pouvait voir le visage de Pedro s’assombrir comme les yeux du toréador qui n’a pu donner le coup de grâce au taureau.

 : Sergio fait pleurer Pedro : :
samedi 28 mai 2005www.sport.fr

(11)

voir mon article «Radivoj Korac ,le basket croate et le basket yougoslave » sur
Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Histoire Basket Européen
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Vendredi 8 avril 2005 5 08 /04 /2005 18:29

Les juifs dans le basketball

Hebrew Hoop Stars
d’après

 

La communauté juive a toujours été très impliquée dans l’activité du basketball ou tout simplement dans le basketball en tant que joueurs.

Caractérisée par son apport au niveau de la création et de la direction de clubs professionnels, on verra que par la suite, de nombreux joueurs de confession judaïque ont eu un rôle plus que symbolique dans le progrès et l’image de ce sport.

 

 

Le fait que le président (commissioner) de la NBA soit juif est symbolique : David Stern a sauvé la NBA de la faillite au cours des années 90’s.

Nous allons essayer d’expliquer ce long processus qui souvent est le fait d’opportunités mais aussi souvent d’un long et consciencieux travail.

L’occasion fait le larron :

Sport créé pour les jeunes gens des villes, la pratique du basketball est née dans les années 1890’s,dans le New-York des quartiers noirs du Bronx et d’Harlem, mais aussi dans les quartiers juifs de l’ East Side puis dans le West Side de Chicago

Débuts à New-York évidemment :

Le premier juif qui devint professionnel est Paul ("Twister") Steinberg né en 1890) et débuta à Little Falls de New-York. Il devint plus tard coach en Ivy league à Cornell entre 1910 et 1912, puis se transforma avec succès en arbitre au collège .

Frank Basloe (1887-1966), joueur professionnel et coach aux Herkimer de New York organisa une équipe qui tourna dans le pays entre 1903 et 1923. Basloe fut president de la Ligue de l’état de New York State entre 193et 1948.

Harry Baum (1882-1959), un salarié de New York City et professeur d’ingénérie électrique au City College of New York, développa un style de jeu étourdissant qui permit d’inspirer des joueurs tels que Barney Sedran, Louis Sugarman (1890-1951), Jake Fuller (Furstman), and Max (Marty) Friedman (1889- ).

Friedman devint capitaine de l’équipe de l’armée expéditionnaire ( American Expeditionary Force) lors de la Seconde Guerre mondiale.

D’autres joueurs professionnels de qualité entre 1910-25, furent William Cone et Emanuel (Doc) Newman (1890- ). Henry Hart Elias (1882-1941) fut le premier joueur juif de collège; il joua tout d’abord dans l’équipe de Columbia University en 1901. Il devint capitaine en 1903, et le premier coach en basketball de cette célèbre université (où David Stern fit ses études) en1904-05. Le premier basketteur juif à gagner les honneurs des collèges fut Samuel Melitzer (1888- ), dans l’ All-East selection team en 1907, et All-American (meilleur joueur du pays) en 1909. Furent également All American de Columbia () , William Laub, 1926; Louis Bender (1910- ), 1930, 1932, et and David Newmark (1946- ), 1966.

De 1909 à 1950 le City College de New York produit des équipes qui furent parmi les meilleurs de la nation américaine. A l’exception de Ira Streusand (1890-1964), pro en 1908, et la star Nat Holman, tous jouèrent au C.C.N.Y. et furent selectionnés comme All American.

Citons aussi Louis Farer, en 1922; Pincus (Pinky) Match (1904-1944), en1925; Moe Spahn, en 1932; Mo Goldman (1913- ), en 1934; Bernard Fliegel, en 1938; William (Red) Holzman (1920- ) futur coach des New York Knicks, en 1942, and Irwin Dambrot (1950).

D’autres joeurs selectionnés comme All-America de New York City (New York University, Long Island University, and St. John's) furent ainsi Maclyn (Mac) Baker (1898- ), 1920-21; Milton Schulman, 1936; Robert Lewis, en 1939; Jerome (Jerry) Fleishman (1922- ), en 1943; Sidney Tanenbaum (1925-1988), 1946-47; Adolph (Dolph) Schayes, en1948; Donald Forman (1926- ), en1948, and Barry Kramer (1942- ), en 1963-64; Ben Kramer (1913- ), en 1936; Jules Bender (1914- ), en 1937; John Bromberg, en 1939; Daniel Kaplowitz, en 1939; Irving Torgoff, en1938-39; Oscar (Ossie) Schectman, (1919- ), en 1941, and Jackie Goldsmith (1921-1968), en 1946; Max (Mac) Kinsbrunner (décédé en1972), en 1930; Max (Mac) Posnack, en 1931; Nathan Lazar, en 1933; Jack (Dutch) Garfinkel (1920- ), en 1939; Harry Boykoff (1922- ), en 1943, 1946; Hyman (Hy) Gotkin, 1944-45,et Allan Seiden, 1958-59.

En 1928-31 Kinsbrunner, Posnack, Albert (Allie) Schuckman and Jack (Rip) Gerson furent membres des "Wonder Five," une des meilleures équipes de collèges.

D’autres joueurs All-America comme Cyril Haas, Princeton, 1916-17; Leon (Bob) Marcus, 1918-19; Samuel Pite, Yale, 1923; Emanuel (Menchy) Goldblatt (1904- ), Pennsylvania, 1925-26; Carl M. Loeb Jr., Princeton, 1926; Edward Wineapple, Providence, 1929; Louis Hayman, Syracuse, 1931; Jerry Nemer (1912- ), Southern California, 1933; Herbert Bonn, Duquesne, 1936; William Fleishman, Western Reserve, 1936; Marvin Colen, Loyola of Chicago, 1937; Meyer (Mike) Bloom, Temple, 1938; Bernard Opper (1918- ), Kentucky, 1939; Louis Possner, DePaul, 1940; Morris (Moe) Becker (1917- ), Duquesne, 1941; Irving Bemoras (1930- ), Illinois, 1953.

Parmi cette liste impressionnante doit se dégager Len Rosenbluth né en 1933 (voir photo), North Carolina en 1955-57, qui fut meilleur joueur de college en 1957.

Lawrence Friend (1935- ), California, 1957; Donald Goldstein, Louisville, 1959; Jeff Cohen, William et Mary, 1960-61; Arthur Heyman (1941- ), Duke, 1961-63, fut joueur de collège de l’année 1963. Howard Carl, DePaul, 1961; Robert I. (Rick) Kaminsky (1942- ), Yale, 1964; Talbot (Tal) Brody né en 1943 diplmomé d’Illinois et élu en 1965, puis star au Maccabi de Tel Aviv avec laquelle il gagnera plusieurs Euroligues, et en équipe d’Israel dans les années 70’s.

Le meilleur de tous fut sans contestation le barbu Neal Walk (2,08m-1948) grand pivot des Gators de Florida (là où joue le fils de Yannik Noah), puis star aux Phoenix Suns en NBA avec qui il sera All Star.

Les juifs qui furent de grands coachs sont nombreux. Citons le premeir au CCNY COLLEGES first C.C.NY. coach, 1909-16; Edard Siskind (1886-1955), Fordham, 1910; Samuel Melitzer, N.Y.U., 1911; Michael Saxe, Villanova, 1921-26; Louis Sugarman, Princeton, 1921; David Tobey (1898- ), Savage School of Physical Education, 1924-42 and Cooper Union, 1947-60, an outstanding referee from 1918 to 1945 and the author of the first book on basketball officiating (1943), is a member of the Basketball Hall of Fame; Leonard D. Sachs (1897-1942), Loyola or Chicago, 1924-42, had a 224-129 record; Emil S. Gollubier (1890-1969), Chicago Hebrew Institute, 1918-62; Albert M. (Dolly) Stark (1897-1968), Dartmouth, 1929-36, 1945-46; Bernard (Red) Sarachek, Yeshiva, 1943, 1946-69; Harry Stein (1916-1959) , Brandeis, 1949-58; Samuel Cozen, Drexel Tech, 1952-68, had a 213-94 record; David Polansky, C.C.N.Y., 1953-54, 1957-58, 1960-68, 1970-7 1; Roy Rubin, Long Island University, 1961-, in 1968 L.I.U. was the small college national champion; Harold (Hal) Blitman, Cheyney State, 1962-69; Jules Rivlin, Marshall, 1956-62; Irving Olin (1917-1970), Brandeis, 1964, and Harry Litwack, Temple, has been at the Philadelphia school since 1925 as a player and coach. He became head coach in 1953 and his teams have won over 300 games including the 1969 National Invitational Tournament in New York City.

The majority of the players who made All-America in college went on to play professional basketball. Other Jewish players who excelled as professionals during the 1925-70 period were David (Pretzel) Banks (1901-1952), the Original Celtics; George (Red) Wolfe (1905-1970), Shikey Gotthoffer and Inky Lautman of the Philadelphia Sphas; Louis Spindell and Phil Rabin (Rabinowitz) of the American League; National Basketball Association players Leo Gottlieb, Sidney (Sonny) Hertzberg, Max Zaslofsky (1925-1985), all-N.B.A. guard in 1947-50, who led the league in scoring in 1948.

Coaches, managers, and owners of professional teams included Jack (Nibs) Neiman, manager of the Rochester, New York, Centrals, 1902; Edward (Eddie) Gottlieb (1900-1979), organized, played for, and coached the South Philadelphia Hebrew Association (Sphas) team in 1918-45. In 1946 he helped found the Basketball Association of America (which became the National Basketball Association) and from 1947 to 1968 was a coach and owner of the Philadelphia Warriors; Abe Saperstein, founder, owner, and coach of the Harlem Globetrotters; Barney Sedran, a coach and promoter in 1932-46; Lester Harrison, coach and owner of the Rochester Royals of the N.B.A. in 1949-58; Benjamin (Ben) Kerner (1917- ), owned teams in the National Basketball League and the National Basketball Association in 1946-68; Arnold (Red) Auerbach, Boston Celtics coach and general manager; Max Winter, owner of the Minneapolis Lakers in the 1950s; Adolph (Dolph) Schayes, N.B.A. coach of the year in 1966 with the Philadelphia 76ers; and William (Red) Holzman, played for Rochester Royals in 1946-54, and in 1970 was coach of the year when his N.Y. Knickerbockers won the N.B.A. championship. Maurice Podoloff (1890-1985) was elected president of the Basketball Association o f America in 1946 and served as the first commissioner of the National Basketball Association until 1963. Leo Fischer (1897-1970), an outstanding sportswriter, was president of the National Basketball League in 1940-44, and Harry Rudolph (1907-1973), president of the Eastern League.

Referees who gained prominence were Sam Schoenfeld (1907-1956), who starred at Columbia University in 1928-30 and later founded and was first president of the Collegiate Basketball Officials Association; Mendy Rudolph (1928- ), who became an N.B.A. official in 1953 and in 1969 became the league's chief of referees; and Norman Drucker, who after 15 years with the N.B.A. became supervisor of A.B.A. officials in 1969. Jews coached and won medals at the Olympic Games. Julius Goldman, an American, coached Canada to an Olympic medal in 1936, and Alexander Gomelsky did the same for the Soviet Union in 1964 and 1968. Canadian Olympic coaches include Men Abromowitz (1948) and Ruben Richman (1934- ). Harry D. Henshel served as chairman of the United States Olympic Basketball Committee in 1956, and Harold Fischer coached United States gold medal teams at the 1951 and 1967 Pan-American Games. Tanhum (Tanny) Cohen-Mintz of Israel was named to the European All-Star team in 1964 and 1965. Members of the Basketball Hall of Fame are Leonard D. Sachs, David Tobey, Barney Sedran, Nat Holman, Arnold (Red) Auerbach, and Abe Saperstein.

Ernest Grunfeld won gold medals as a member of the American men's teams at the 1975 Pan-American Games and the 1976 Olympic Games, and Nancy Lieberman was a member of the American women's teams which gained Pan-American Games gold and Olympic Games silver medals. Miss Lieberman was named the outstanding college player twice, winning the Wade Trophy following the 1978-79 and 1979-80 seasons, when her school Old Dominion won the women's championship. In 1979 she helped the United States win the FIBA World Championship and a silver medal in the Pan-American Games.

New York Knickerbocker coach William (Red) Holzman led his team to the championship of the National Basketball Association in 1973. Larry Brown was named Coach of the Year in the American Basketball Association in 1973 and 1975. In 1979 Brown moved to the college ranks to coach at U.C.L.A. His team reached the finals of the national collegiate (NCAA) championship in his first season. Coach Larry Brown, basketball's traveling man, left the NBA New Jersey Nets in 1983 to go to the University of Kansas. In 1988 he went from Kansas to the NBA Antonio Spurs, and in 1992 he moved from San Antonio to the NBA Los Angeles Clippers. Brown's Kansas club won the college (NCAA) championship in 1988, and San Antonio went from a 21-61 record in Brown's first year to 56-26 the following year. The 35-game swing was a one-season NBA record.

Alexandre Gomelsky returned to coach the U.S.S.R. national team in 1977. His team won an Olympic bronze medal in Moscow.

Players Adolph (Dolph) Schayes (1972) and Max (Marty) Friedman (1971); coach Harry Litwack (1976) and contributors Edward Gottlieb (1971) and Maurice Podoloff (1973) were elected to the Basketball Hall of Fame.

Death claimed Eddie Gottlieb in 1979, and 1933 University of Southern California All-America Jerry Nemer, and referee Marvin (Menchy) Rudolph in 1980.

David Stern became the commissioner of the National Basketball Association in 1983 and in 1992 was named the most powerful person in sports by a national sports publication. The Sporting News said of him, "As a direct result of David Stern's progressive leadership, the NBA now has the greatest universal appeal of any professional sport."

Israeli Nadav Henefeld enjoyed an outstanding 1989-90 season at the University of Connecticut. Connecticut won the Big East title and reached the NCAA championship final eight. For his efforts Henefeld was named honorable mention All-America.

Senda Berenson, the "Mother of Women's Basketball" and its first female entrant, and William (Red) Holzman, who coached in the NBA for 18 years, were inducted into the International Basketball Hall of Fame in 1985 and 1986. Holzman's New York Knicks teams won the NBA championships in 1970 and 1973.



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Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : Histoire Basket Européen
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