Histoire Basket Français

Dimanche 8 février 2009
Par Jean-Marie Tartane
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Mardi 3 février 2009
Le Havre, en dépit de sa fidelité éternelle au basketball français, notemment par l'importance accordée par cette ville de Haute Normandie à la formation de haut niveau des jeunes  à rarement eu les honneurs de la presse, pour ses résultats et sa vocation à toujours faire avancer les affaires du basketball français...
Dans l'ombre des grands.

Ce manquement est désormais réparé, et la ville portuaire a désormais les caméras fixées sur et,  ainsi,  Le Havre, nous en sommes sûrs, saura relever le défi de taille de cette gageure.
Continuer, par son éternelle complicité professionnelle qu'elle a toujours eu avec le basketball,  à faire du bon travail, et ramener les jeunes vers la Grosse Balle
Comme au bon vieux temps des années 70's.
Quand Le Havre disputait les deniers tours de Coupe de France cadetsc ou juniors si ce n'est, gagnait des titres de champions  de France.
Le grand USSTA,Le Havre, champion de France cadets 1972, que votre serviteur a vu étriller ses sopains ainés, est, et restera la référence en matière de formation des jeunes champions. 
Saint Thomas d'Aquin Le Havre.a plané sur la catégorie "jeunes" du basket français des années 70's.



Par Jean-Marie Tartane
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Samedi 31 janvier 2009







      


 


 

 

 

 

 

 

     

 

 Equipe seniors-CS Autun 1971
à droite, cathédrale d'Autun


                                
 Libertad  par Piere Frelat

Bonjour à tous.









 Années 70's, Premieres sensations d'adolescent au CS Autun (1) par Pierre Frelat



Il y a des questions que l' on se pose,et des réponses laissant peu de
regrets et de rancoeurs,sinon des souvenirs éblouissants,des questions du
genre :
Pourquoi j' aime le BASKET; pourquoi en devient -on adddict ;pourquoi je ne
ressens toujours pas cette lassitude qui peut survenir lorsque l' on a
passé trop  de temps ensemble  pourquoi j' ai envie d 'échanger, de faire
partager ma passion...
Et des réponses du genre, parce que c' est le BASKET, parce que c'est l'
AMERIQUE,p arce que c' est écrit,tout simplement !!!



En 1970,j' ai 15 ans et toutes mes dents.
Je vis à AUTUN,capitale du MORVAN.
AUTUN ,c'est aussi une petite ville de BASKET,comme le sont
ROANNE,CHOLET,LA SEGUINIERE,CHARLIEU,ORTHEZ,etc...
La salle de l'ARQUEBUSE ,qui a été crée en 1947,était une des plus salles
de FRANCE;à l' époque.le terrain était délimité ,non pas ,par les panneaux
publicitaires,mais par le public  ,alors,bonjour l' ambiance ,surtout pour
l' équipe adverse !
En 1970,dans ma région ,il y avait AUTUN, et les autres.AUTUN jouait en
Nationale 2, la  PRO B actuelle.
Aujourd'hui , l' élite du BASKET en BOURGOGNE est représentée par la JA
DIJON
,et l' emblématique B DEPIERRE,et par l'ELAN CHALON et son non moins
compétent Président D JUILLOT, mais AUTUN, certes à un niveau inférieur, est
toujours là.

En 1969,j' étais allé voir l' équipe 1 jouer contre MARSEILLE,ce qui fut
mon premier contact officiel avec ce sport; je me rappelle de Jean Baptiste RE et de
ses 2 mètres.

En Septembre 1970 , à  la rentrée scolaire, un copain de seconde me dit "avec
ta taille ,tu devrais me suivre au prochain entraînement de BASKET".
Dont acte, et depuis  ,comme la plupart d' entre vous,j' ai attrapé ce virus,et
il ne  m' a jamais quitté.

 
Henty Fields à son arrivée en   1960, au PUC                                 Equipe Cadets CS AUTUN 1971  avec Pierre Frelat (1971)


En Novembre, sélectionné en équipe de BOURGOGNE, c'est là que je croise la
première fois le chemin d' ERIC BEUGNOT,qui emmène la sélection de
CHAMPAGNE.
Déjà ,un (voire2) tons au dessus !!!
Notre entraîneur en cadets a  la bonne idée de nous engager en COUPE DE
FRANCE.Comme entrée et plat principal, nous tombons sur LA CHORALE DE
ROANNE
,en levée de rideau du match de Nationale 1: ROANNE /ANTIBES.Pour
notre match ,il n' y en eut pas ,sinon une leçon de BASKET pour mon
équipe.Mais quel déplacement et quelle leçon!
Ainsi, nous sommes  assis à
récupérer à la mi-temps,prèts à prendre une deuxième 1/2 valise et je vois
passer , devant moi, ,grandeur nature,en blazer  couleur d'ANTIBES, Jeaan-Claude  BONATO, Henry
FIELDS, Jacques CACHEMIRE, DAN RODRIGUEZ, René GUERIN, M BARGES...,
ces vedettes, ces
géants, que je viens de découvrir en photos sur le premier magazine
français dédié au BASKET(voir plus loin).




Pour le match de gala , deuxième leçon de BASKET,en tant que spectateur
,dans cette fameuse salle surchauffée,avec à ROANNE,des pointures comme  Dick
SMITH, Dave WORTMANN, Christian PETIT,  A lain VINCENT, Gérard NOUVELLE
( que je retrouverai contre
GUEUGNON), Alain MONESTIER.
Tout de suite, l' on remarque qu' il y a plusieurs niveaux dans notre sport,que la Nationale 1  est déjà plus ou moins
professionnalisée, et que l'on sent ,à titre personnel ,que le "virus"
attaque mais qu'il n' y a pas besoin d' antidote.
En plus de l' équipe CADET,j' intégre donc l' équipe 1,opposée a des
équipes telles que :

CROLYON ,AS TARARE, AS SAINTE MAXIME, Olympique SANARY,JL BOURG EN BRESSE, OCO FIRMINY ...
Ainsi ,dès ma première saison,ajouté à l' entraînement hebdomadaire
Cadet,et les 2 entraînements de l' équipe 1,les deux soirs restant de la
semaine ,je prend mon sac ,mon ballon et la clé de la salle que j' ai pu
récupérer, afin de m' entraîner seul,étant persuadé que c' est le seul
moyen de progresser vite,de copier ces artistes ,tout celà avec un réel
plaisir,pour ne pas dire un besoin vital . Le Sport -études et les pôles espoirs n' existaient pas !!
 La Chorale de Roanne en 1972
De gauche à droite et de haut en bas: Christian Petit, Dick Smith, Fainel, Mark Soderberg, J Marie Ducarre, Philippe Prost, Alain Vincent, J François Dubreuil, J Luc Bernardin et Monestier

Constat singulier sur notre sport ,à cette époque:toutes les équipes n'
étaient constituées que de joueurs blancs,ou presque.
Aujourd' hui ,c'est la tendance inverse.Pas plus tard que le week-end
dernier,j' assistais au match JDA DIJON versus ROANNE(avec J M SENEGAL à la
table de marque et le non moins talentueux BILLY GOODWIN dans les
tribunes,puisqu' il réside toujours sur DIJON),et sur les 20 joueurs
inscrits sur la feuille de match,il y avait 2 blancs.
Est -ce que les blancs ne savent toujours pas sauter ???Est-ce un phénomène
de société?N' avons nous pas tous les mêmes priorités?
Celà me parait un peu dommageable,parce que,s'il est un sport qui permette
d' échanger et de rapprocher les gens entre eux ,c'est bien le BASKET-BALL.
1970,c'est   donc,aussi l' année de la parution du premier mensuel traitant
du BASKET,"L'EQUIPE BASKET"(il sera longtemps fils unique ,d'où son coté
"collector");dès Novembre,je file l' acheter,et je n'en ai pas raté un !!!
Avec le premier exemplaire,je découvre les équipes de l'élite;je remarque
que toutes ont enrôlé au moins un"ricain",blanc ou noir,no problem.         Dessin  de Pierre Frelat: :RON SANFORD


Quand je vois la photo de RON SANFORD, (à droite, mon dessin), je me  dis qu' il doit être très
spectaculaire,hors et sur le terrrain !De visu ,je venais également de me
rendre compte de ce qu' était capable DAN RODRIGUEZ, balle en main,contre ROANNE,si tant est que l'on avait le temps de voir où elle était !!!
Je découvre aussi que de l' autre coté de l' ATLANTIQUE,il a été  repéré un beau bébé de 2,18m,qui deviendra ,par la suite , KAREEM ABDUL JABBAR,le plus grand joueur de BASKET(à mon humble avis)de tous les temps.Et le joueur et le pays de l'oncle SAM me font rêver.
J'imagine aussi,que le BASKET ,en plus d' être un sport,c' est un
spectacle,joué par des artistes,et c'est sans doute une des raisons(ou une des réponses) qui fait que nous sommes des "sujets" très fidèles au "ROYAUME DE LA GROSSE  BALLE ORANGE"

En 1971 , le CS AUTUN se maintient en Nationale 2.Un de nos meilleurs
éléments est J CLAUDE BARRET ( notre BOB THATE !),un pur ailier,à l' adresse
folle et naturelle,qui finira sa carrière à BOURGES,et avec qui ,j' aurai
le plaisir de découvrir la côte EST  des ETATS UNIS  en AOUT 1976.
Nous défendons nos couleurs ,sans Américain,mais avec le renfort d'un
Guadeloupéen de Pointe a pitre, JOSE ISCAYE ,que ma famille acceuillera, dès les
premiers temps ,et qui reste aujourd'hui,mon meilleur ami.
Le Championnat devient de plus en plus" crazy,"avec la descente,dans notre
poule, de l' ASPTT NICE, (photo ci dessous)et la présence de l' AS MONACO. On dirait le SUD!
Avec une petite saison et demie de BASKET dans les pattes,je reste en
extase,un samedi matin quand je re-croises H FIELDS avec sa gentillesse,
son manteau et ses CONVERSE CHUCK TAYLOR ,qui va faires ses séries de
shoots ,en solo,pour préparer son match.

Que dire de WOODY EDWARDS,(photo de droite)aussi bon acteur sur le terrain que dans "LA SCOUMOUNE",avec BENNETTFIELDS,RODRIGUEZ.Très bon acteur du match ,puisqu'il a du nous passer 40 points!
Un style unique ,une gueule,un physique !
Avec l' ASPTT NICE,c'est l' artillerie lourde qui débarque;la communication
est déjà en place,avec distribution de photos d' équipe;pour dire l'
admiration ,bien qu' adversaire d' un soir , je leur demande un autographe !
La pointure  de FIRMIN ONISSSAH,je n' ai pas eu besoin de la  lui
demander,quand il sautait,je la lisais sous les semelles de ses belles
ADIDAS en cuir retourné jaune !
A coté de lui,LARRY ROBERTSON, auréolé de son titre de meilleur marqueur,et
moins connu ,de meilleur descendeur de rhum ! Mais n' empèche,quelle
classe,quel style,quelle efficacité.
Autour,PHILIPPE BAILLET,le joueur sans chaussettes,et non pas comme
aujourd'hui ,aux chaussettes invisibles,M CEREYON,le défenseur,G ITHANY
(Ex-VICHY),qui travaille aujourd'hui à l' aéroport de POINTE A PITRE, Pierre
LEYRIT, F AGATI en meneur avec J SEBAG.
BOURG EN BRESSE (photo de droite en 1973), est toujours là avec ses 2 TWIN TOWERS françaises,MONNET et MERCIER,aux cotés de G BON,D COURTINE,J L ROEDIGER et son passé deVilleurbannais,CRETIN et son expérience, WUNSCHEL que j' ai rejoué quelquessaisons plus tard ,et qu'il avait muté au CSL DIJON.
FIRMINY est revenu avec son gentil bûcheron de 2,02m , Marcel MATTEVI.
Et puis ,VAULX EN VELIN, SAINT ETIENNE, LYON...











Après ces deux premières saisons,qui se déroulent de la plus belle des
manières,peut-être au détriment des études,parce que ,à cette époque ,il n'
y a pas d' aménagement pour les faire concilier avec le sport de haut
niveau,tu ne peux qu' avoir l' envie d'avoir envie,de continuer,de
découvrir ,d' apprendre ,de voyager,de partager.Celà devient une priorité.
Ah,BASKET,quand tu nous tiens !







Debout, Onissah, Cereyon, Leyrit, Robertson
accroupi: Sebag, Agatti, Baillet, Ithany

(photo de droite,
(ASPPT NICE dédicacée 1971)

Voilà mes premiers propos qui restent soumis à votre accord,à votre correction  éventuelle,à votre avis de décider s'ils sont dignes d'intéret;dans ce cas,je poursuivrai(s) sur ma lancée ,avec les saisons
suivantes et les rencontres en tout genre,mais jamais du troisième type.

Si vous le jugez intéressant,je peux également vous faire parvenir un
dessin mensuel  (selon mes disponibilités) traitant du Basket.

Bon week-end.
Côte d'Or, le 30 janvier 2009

PIERRE Frelat


Réponse de la rédaction:
Poursuis mon enfant, poursuis.
JMT



Pierre Frelat: (2) Ma vie dans le basket français, l1972 et 73's: L'aventure continue


                                                             







    Chateauneuf en Auxois:
    Tableau de Pierre Frelat




Equipe seniors CS AUTUN  1972/1973
debout et de gauche à droite
LEJEUNE (entraîneur),  ISCAYE. FRELAT. HUOT. JOLO.
DEVELAY. NEYRAT. MARTIN .DECHAUME (coach)

En ce début de saison 1972 /1973,le Cercle Sportif AUTUN est
descendu,logiquement,  en FEDERALE,l ' équivalent d'une NATIONALE 3,en
quelque sorte.A cette époque ,le doute ne subsiste déjà plus;si un club
veut se maintenir dans l' élite,il lui faut de l' argent ,un sponsor (genre
CISA CERDISA à MONACO) qui serait le bienvenu,et il faut s' américaniser.
Ce n' est pas d' actualité à AUTUN,mais il n' y a pas de regret ,ni de
rancoeur,et le public est toujours là,pour supporter.Les déplacements sont
beaucoup moins longs,moins onéreux,et parmi les adversaires d' un soir ,la
JDA DIJON commence à grandir,avec J M FUHRO, C FOURNERET, R QUIDANTet PIERRE
CHATELAIN.
C'
est le derby !
Nous nous renforçons avec un deuxième Antillais , A JOLO, le reste de l'
équipe étant constituée de joueurs du crû,cette équipe effectuant , sommes
toutes , une saison des plus normales,mais pas vraiment  excitante.
Ce qui ne me satisfait pas pleinement,puisqu' étant junior 1ère année,et
par pénurie d' équipe de cette catégorie au club,je me vois passer à coté
de quelque chose.

Et sans souffrance aucune ,je m' impose ,délibérement,un choix,désirant
ré-intégrer un championnat de haut niveau:soit je signe à VILLEURBANNE,  club
formateur au niveau jeunes,pas trop distant,soit je signe AU MANS.



Equipe juniors SCM LE MANS 1973 /1974
De gauche à droite et de haut en bas:
HOUDBINE. FRELAT. Eric BEUGNOT. LIVIO.
DURAND. MINOIS. HERVE. BLIN



Niveau scolaire ,je "repiquerai" donc ma TERMINALE ,section littéraire dans
la SARTHE,et niveau BASKET,je découvrirai réellement un  haut niveau.

J' aurai ainsi la fierté et l' honneur de devenir CHAMPION DE FRANCE
UGSEL,en 1974, avec le Collège STE CROIX LE MANS(CHRISTOFOLI, P FRESNAIS,H
PLUNIAN qui deviendra kiné du MSB),où nous battrons CAEN  BC, en finale ,et où
je me coltinerai le grand  Jean Pierre P GIBET,formé par Gérard BOSC, (photo ci-dessous) avec sélection à la
clé.


C' est monsieur Bernard GASNAL et son humanisme qui m' acceuillera au sein de son club,qui me founira un studio,moi , jeune étudiant; le club s' appellait le
SC MODERNE et c' était un" modèle du genre",qui conservait en acquis ,l'
expérience d' un club corporatif et qui ouvrait en même temps les yeux sur
l' indispensable professionnalisme.

J' ai eu la chance  et le privilège de pouvoir  intégrer l' effectif de l'
équipe 1 aux entraînements,avec 2 autres juniors Léonal  LIVIO et R HOUDBINE
, sous l'enseignement successif de José Antonio  Gasca, Christian  BALTZER et BOB ANDREWS, trois
"mecs biens" modestes et compétents.                                    Bernard Gasnal (à droite), avec sa femme, et son fils claude, joueur du SCM Le Mans


Bel effectif pour cette équipe première,qui finira 2ème de la saison
régulière, derrière BERCK (avec KENNETH GARDNER et BOB CHEEKS,les frères
Jean et Pierre GALLE, Didier DOBBELS,Yves-Marie M VEROVE, Patrick  PLATTEAU, Jean CAULIER, excusez du peu) ,et devant, VICHY avec Dennis  STEWART, Bill  CAIN, Pierre CHAPUIS, Saint Ange  VEBOBE.
Aux manettes, LLOYD KING,secondé dans cette tâche par CLAUDE PETER et M
AUDUREAU.
Lloyd avait la dextérité de Dan  RODRIGUEZ avec l' adresse en
plus. Ainsi, il il finira meilleur marqueur de NATIONALE 1.avec des pointes à 45 ou 50 points

Photo de gauche :SCM Le Mans 1972.73Photo de droite:  Le Mans 1972: Livio, Gasnal, Lamothe, Kenney, Peter, Gasca, (coach), Audureau, King, , Robin, Heuzard, Conter




















A l' intérieur, MONSIEUR ARTHUR KENNEY, si impressionnant , si fièr,quej'osais à peine  croiser son regard dans les vestiaires.KENNEY,c' était
l'archétype même du joueur intelligent;chacun se plaisait à dire qu' il
était revenu moins fort de Simmenthal de MILAN et de ses "combats" contre DINO MENEGHIN.
Désolé,mais KENNEY,c' était encore le joueur qui marquait 15 points par
match,pour autant de rebonds; par contre,c' était 80%de réussite ,et moins
de points marqués par son adversaire direct.Voilà la définition parfaite du
basketteur !!
Au poste haut , JACKY LAMOTHE,le bosseur zen,à la détente impressionnantequi le faisait rester en haut lorsque les autres commençaient à
redescendre.
Aux ailes ,son alter -ego CLAUDE GASNAL,un tenancier de l' équipe de
FRANCE,et  ERIC BEUGNOT qui allait vite devenir un des meilleurs joueurs
français,"the best" je dirais même.Pour asssurer le relais et maintenir la
cadence ,Jean Marc CONTER,Jean Pierre GOISBAULT et Patrick  ROBIN.



Que de beaux matchs supportés à la ROTONDE  avec DENAIN en rouge et J P
STAELENS en verve,capable de marquer 50 points sur ce match, ANTIBES en
orange ,avec les piliers Jacques CACHEMIRE et Jean Claude BONATO en binôme,l'ASVEL en
vert avec BOB PURKHISER,Alain  GILLES, BRUNO RECOURA,RUDY BENNET,J M SENEGAL en
trombe ,CHALLANS en jaune, avec l' esthète BARRY WHITE(drôle de nom pour un
basketteur !!), TOM LEE , Patrick  PETITet RONALD JAMES en quator infernal,RON que
je re-croiserai à la gare routière de NEW YORK en 1976,par hasard,RON,1,79m
et capable de dunker en 360, RON qui jouera et entraînera AUTUN par la suite
, MONACO en rouge, avec Bill PHILLIPS et ses 2,14m  , (photo ci-dessus)qu'  Art  KENNEY sortira pour
5 fautes avant la mi- temps !



Avec l' équipe junior du club , nous réaliserons un bon parcours en Coupe de
FRANCE ,mais nous échouerons,hélas, en 1/2 finale contre DENAIN,phases
jouèes à
ORLEANS.

(photo ci-contre)
De gauche à droite et de heut en bas
Jacques Fiévé(coach), Jean-Marie Boldoduc, Hervé Dubuisson, Marival, Bernard  VANDENBROUCKE, Adamski, Patrice Génard, X et X


DENAIN était flanqué  de BOLDODUC,Patrick GENART,Bernard VANDENBROUCKE,ADAMSKI et un
certain Hervé DUBUISSON qui  allait nous passer 51points.Les bons comptes font
les bons amis !











L' autre 1/2 finale se jouait  entre le RACING avec Jacques MONCLAR, Philippe SAINT ,
Jean Marc PICOU,et la CHORALE de ROANNE avec J L BERNARDIN,Philippe  PROST, Patrick RAMSEYER,Patrice
PELLENARD.

Après une année de transition, sous les drapeaux,à découvrir et  crapahuter
sur 2 magnifiques îles que sont LA GUADELOUPE et  la MARTINIQUE, terres de
BASKET par excellence, des contacts , des demandes et des envies me
ramèneront à  AUTUN,en Septembre 1975.



A droite, dessin de  Pierre Frelat:
 Roger Moore (ASVEL) défend conrtre Tom Lee (Challans)

















L'équipe de Fraance juniors1972.
De gauche à droite et de haut en bas.
Pierre Chatelain (Dijon), Eric Beugnot (Le Mans), Saint Ange Vebobe ( Vivhy), Patrick Demars (ASVEL),  Philippe Vassalo (Bagnolet), André Ostric (coach), Pierre Dao (assist coach), accroupi: Daniel Schreck (Strasbourg), J M Senegal (ASVEL), Claude Martin (Cabourg), Didier Dobbels (Berck)





Pierre Frelat
Côte d'or, le 12 02 2009
Cotyright


Legendedubasket fevrier 2009
Tous droits réservés.

Les dessins de joueurs et  photos de tableaux,  sont de la création artistique et propriété intellectuelle de Pierre Frelat .
Ils sont soumis aux copyrights,  si reproduction à titre onéreux et privé
















Equipe séniors AUTUN 1975/1976
MARCELLIN (président), FRELAT, ISCAYE, JOLO, MOINE, REBOURG(entraineur)
MARTINPERRUCHET,  PELLETIER, NEYRAT

A Autun en 1975.76
Pour cette saison 1975/1976,le CS AUTUN va disputer le Championnat de
France Nationale 4.Dans l' inter -saison,j' avais eu écho de la signature
d'un ex -Villeurbannais, JEAN JACQUES MOINE,1,88m pour distribuer le jeu.
Super apport pour l' équipe, et qui a sans doute influé sur notre
classement et sur ma décision de revenir jouer à et pour AUTUN,et je ne le
regretterai pas.
Nous allons rencontrer PIERRE BENITE,  CHARNAY LES MACON où jouait le père
d' ALAIN DIGBEU ,LENTIGNY avec BERNARD FATIEN ex-CHORALE de ROANNE,LA
VOULTE, PTT CLERMONT, COURNON avec WILLIAM  MOORE( le seul US de la
poule),CHARLY VILLELA(ex-JA VICHY), GUEUGNON, club coorporatif des
FORGES, VEAUCHE dont la salle avait la particularité d' être couverte à
moitié !!! Il n' y avait plus qu' à prier les cieux que le temps soit
clément le jour de notre déplacement !!
Super saison,notre public est toujours là,dans notre vieille salle,rue de
l'Arquebuse;je m' éclate à ce niveau,et nous terminons 2ème de la poule
, derrière COURNON,ce qui nous permet d' accéder à la NATIONALE 3.

En AVRIL 1976,j' ai l' honneur d' être retenu avec JJ MOINE etJ L PERUCCHET
pour disputer le tournoi international de LIEGE,où nous rencontrons la
BELGIQUE Juniors et la BULGARIE.
L'autre tournoi verra s' opposer la BELGIQUE, ISRAEL avec Doron  JAMCHI, Miky Berkovicz et Tal BRODY (Maccabi tel aviv),et les PAYS BAS avec Kees AKERBOOM.
Que du Bonheur !





A l' inter saison ,les contacts et propositions s' étudient ,et même si
elles n' aboutisssent pas,l'une d' entre elles,menée avec J C BARRET,l' ami
artilleur qui évolue à BOURGES, nous permet de décider de partir ensemble,
aux ETATS UNIS au mois d AOUT.
Nous devons retrouver,à KENNEDY AIRPORT,l' américain de service de son
équipe,LEERMAN BATTLE,qui nous guiderait à CLEVELAND,afin d'y effectuer un
camp.
Sauf son respect ,nous l' attendons toujours !
Mais celà ne nous a pas
empéché de passer un mois fantastique,entre NEW YORK, PHILADELPHIE,TRENTON
et ATLANTIC CITY.

NEW YORK,c' est une image de rêve quand l' avion commence à descendre ,et
que tu aperçois la STATUE DE LA LIBERTE et les tours jumelles , encore
debout,parce qu' un fanatique parmi d' autres ,ne les avaient pas encore
écroulées sur des innocents.NEW YORK l'unique, incomparable et envôutante
avec ses taxis jaunes,ses sirènes,ses policiers à cheval,ses hotels avec l'
air conditionné,mais lorsque tu ouvres ta fenêtre,comme à MANSFIELD HOTEL
dans FIFTH AVVENUE,tu tombes sur un mur de briques(surprise,surprise),
TIMES SQUARE,CENTRAL PARK,et le MADISON SQUARE GARDEN ;je me rappelle être
monté dans l' antre des KNICKERBOCKERS ,et  avoir vu les bacs à courrier
répondant aux noms de B BRADLEY,W  REED,D DE BUSCHERE,E MONROE,ou C
FRAZIER,
que nous allons croiser quelques jours après ,arrivant à son camp
de BASKET dans sa ROLLS blanche;Le rêve américain pour un "petit"Basketteur
!Je me rappelle avoir aussi dévalisé le magasin des KNICKS,en
tee-shirts,teddy,Converse,posters,etc...,magasin situé au bas de la
légendaire salle.


TRENTON,ville de naissance de TAL BRODYou de DENIS RODMAN,typique d' une
petite ville du NEW JERSEY,avec son quartier noir et ses playgrounds à
chaque coin de rue.
En plein mois d Aôut et en pleine canicule,la même qu' en FRANCE,nous avons
pu visiter LAWRENCE HIGH SCHOOL ,avec son petit campus et ses installations
sportives,comme l' on voit dans les feuilletons télé !
ATLANTIC CITY,pour le FUN,pour finir le séjour,et pour se baigner dans
l'ATLANTIQUE,le même  qu'à ROYAN,par exemple, mais de l' autre coté du
rivage !!

Malheureusement,pour attaquer ,voire même défendre la saison suivante
1976/1977,JJ MOINE ayant terminé son service national ,redescend sur LYON
pour signer à LA  MULATIERE. Potentiellement parlant ,il ne sera pas
remplacé,et même si cela ne nous interdira pas de disputer des matchs d'un
niveau très intéressant ,celà ne pardonnera pas,et nous ferons ,selon l'
expression consacrée ,l' ascenseur.
Belle poule,belles équipes,avec COURNON toujours,OULLINS,VOIRON,l' AS
MONTFERRAND et son américain LARSSEN,un ami,VAULX EN VELIN avec
AGNERAY, équipe lyonnaise dont le meilleur supporter était ALAIN DURAND très
accessible malgré son statut,l'ASSU LYON,GUEUGNON ,la JA DIJON,AUXERRE et
son américain de 2,10m, KEESE,gigantesque et démesuré , CHARLIEU, club de la
banlieue roannaise,qui avait la particularité de récupérer bon nombre d'
espoirs de la CHORALE,comme PELLENARD,RAMSEYER et un certain GREC répondant
au nom de ARIS ZOES.
Je n' affirmerai pas qu' il était le seul héllène à avoir joué pour une
équipe de l'hexagone,mais je confirme qu' il n' était pas très loin de
tourner à une moyenne de 50 points par match.Une rare efficacité.
Il y avait également ANNEMASSE avec MALJOURNAL et son  super américain
TROBBEE,contre qui ,mon opposition directe sera toujours un régal et un
défi.

Cette saison ne se termine pas de la meilleure des façons puisque tous les
éléments majeurs de l'équipe vont muter sous d' autres cieux.En ce qui me
concerne,j' hésiterai longtemps entre le fait de rejoindre mon ami JC
BARRET à BOURGES et la J A DIJON qui accède aussi à la Nationale 2.
BOURGES est même sacré Champion de FRANCE  Nationale 3 en battant ORLEANS
et son US ,EPHRIAM MAC DANIEL.
Super gentleman , super joueur et super pote et professeur lors de quelques
entraînements ,ce MAC DANIEL,qu' on pourrait appeler aussi M
CONVERSE,puisqu' il était représentant de la marque, et que j' étais un de
ses plus fidèles clients(INTERNETn' était pas en vogue ,à cette
époque,pensez donc ,le 20ème siècle !!!,pour pouvoir passer commande aux 4
coins du monde).
D' ailleurs,question digne d' un jeu télévisé:Quel est le point commun
entre W CHAMBERLAIN,H FIELDS,A KENNEY et E MAC DANIEL?

Réponse:ils ne jouaient qu' en CONVERSE CHUCK TAYLOR.
EPHRIAM signera quelques saisons plus tard pour AUTUN,et il ouvrira même
dans"ma"  ville un magasin pour distribuer les produits CONVERSE et GAMBLE.
Mais le destin fera que je poserai mon sac à DIJON,capitale de la
BOURGOGNE, pour la saison 1977/1978.
                                                                                                 Dessin de WILLIS REED contre les WASHINGTON BULLETS



Avant d' attaquer et de défendre cette saison 1977/1978, la préparation d'
avant saison ,qui est à la mode ,est le stage d' oxygénation.Donc ,en
AOUT, direction la petite station DES ROUSSES (39)  pour une semaine de footings,de saunas,de "grimper de montagne" et de BASKET-BALL .Avec des matchs de préparation contre PULLY et BOURG EN BRESSE.
J' aurai l' occasion de revoir d' anciennes connaissances ,puisque LE MANS
nous précédera dans cette préparation, avec un super américain répondant au
nom de James LISTER.

La JDA DIJON venait juste de s' américaniser ,la saison précédente avec N SIGONA, un US de CHICAGO. Avec cette montée en NATIONALE 2,l e recrutement "étranger"ne va pas être de tout repos.
Ainsi,vont se succéder,sans succès sur ce mois de Septembre, DOUGLAS
MURRAY,DAN WINNER
qui  ne seront pas conservés pour cause de blesssure plus
ou moins cachée ou de caractère"incompatible".
Alors arrivera DALE TAYLOR,1,98m,en provenance de MINEAOPOLIS,sorte de
CHARLES BARCKLEY, pour défendre nos couleurs face à des équipes comme :
le CJM BOURGES avec JC BARRET et L BATTLE,(enfin retrouvé depuis l'
aéroport de NEW YORK !!!); je me rappelle que LEERMAN BATTLE reste l'un des
joueurs qui possédait la plus grande détente,du haut de ses 2,02m.
la CRO LYON, avec l' "afro" Richard DACOURY et FLOYD ALLEN, 2 joueurs qui
commençaient  à se faire un nom,à la vitesse  V.
Sans oublier le respectable
et talentueux  ALAIN DURAND.
TARARE avec "gentleman" Henri FIELDS comme entraîneur.
La CHORALE DE ROANNE avec les 2 "afro"(décidément ,c'est la mode !) Léonel  LIVIO
et MAC MILLAN.
LIMOGES avec"the beast" Appolo  FAYE joueur impressionnant mais correct, Gérard MAZA, C
BOLOTNY,
l' artiste Lionel MOLTIMORE et un certain  Didier ROSE.
La JA VICHY avec  Christophe  GREGOIRE,CHAPUIS et HOWARD.
SAINT ETIENNE
avec l'inusable Marcel MATTEVI, les CRESPO and cie,et à la mène, E
VIRICEL
.Le hasard fera que je retrouverai celui-ci ,une dizaine d' années
plus tard,dans le cadre du travail ,puisqu'il sera mon attaché commercial
dans une société de transport.
BOURG EN BRESSE avec BON, COURTINE, MURTIN, CRETIN, MAITREJEAN, équipe chère au
coeur de JEAN MARIE.
Sans oublier MONTBRISON, TOULOUSE,  BORDEAUX, GRENOBLE et NICE que nous
jouerons sans américain,puisqu'il nous "fera la belle" pour les fêtes de
NOEL, sans préavis !
En ce week-end de Janvier passé au soleil de la RIVIERA et après les
douceurs du marché aux fleurs ,place au combat et  au charbon donc ,face
aux 2,14m de William "Bill"' PHILLIPS et au vicieux SKACKIC, entourés de GUERIN et
FABREGAT.
Nous réussirons à terminer la saison avec DALE,que nous convaincrons de
revenir ,par télephone et à renfort de dollars supplémentaires, et j' irai
le récupérer à la gare de DIJON.

La saison d' après,malgré des contacts encore intéressants et les saisons
suivantes ,pour des raisons familiales et professionnelles ,je ferai passer
notre passion commune dans un second plan,entre le club de GENLIS (21), où j'
entraînerai des équipes  de MINIMES et CADETS,au niveau régional,et où je
joue toujours en équipe "LOISIRS"  et la JDA DIJON où nous nous
retrouverons,histoire de se faire mousser,e ntre anciennes gloires"!
Celà étant,le jeu change, les mentalités , l' approche et les comportements
aussi ;avec les objectifs,les clubs sont devenus depuis longtemps des
entreprises et dans les entreprises,les salariés sont des pions,mais avec
un vrai salaire.Et il est vrai que même à un haut niveau,il y a  quelques
30 saisons,il y avait un état d' esprit et une convivialité qui n' existent
plus,mais la passion reste et le virus opère.
La nostalgie n' est plus ce qu' elle était,mais le BASKET BALL reste le
plus beau sport ,un sport qui a beaucoup de mal à faire sa place en FRANCE
et à la télévision française(aussi,avons nous le droit d' être nostalgique
de la maniére dont il est considéré,abordé,inculqué dès les premiers pas
aux ETATS UNIS).Alors, le fait qu' il réusisse à nous passionner toujours
autant ,reste à son honneur.

[
(See attached file: Photo 110.jpg)

(See attached file: Photo.jpg)
Dessin LE MANS/ASVEL
A KENNEY,R BENNETT,J LAMOTHE
B RECOURA,JM SENEGAL,L KING,A GILLES,B PURKHISER.
(See attached file: Photo 094.jpg)
SYDNEY  WICKS. Ah,le Basket universitaire !

Par Jean-Marie Tartane
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Jeudi 22 janvier 2009






































Notre journal Legendedubasket a un nouveau collorateur et supporter.
Un bourguignon du nom de Pierre Frelat, (photo ci contre), m'a contacté pour me féliciter pour notre journal et me faire part de sa passion pour le Global Game, la Voie du Bonheur, le basketball.

Je l'ai immédiatement mis dans la famille et proposé de nous rejoindre et collaborer de la manière qu'il souhaite , à ce journal , qui il est vrai  a de plus en plus de succès et de valeur, en raison surtout des collaborateurs de qualité qui m'épaulent dans la manoeuvre.
Pierre Frelat  a 53 ans et a tout simplement joué au SCM Le Mans de la grande époque des 74's  Il  a connu en tant que joueur du grand JA  Dijon des 70's, les joueurs de la JL Bourg, dont Thierry Maitrejean, qui nous a quitté récement, et à qui Legendedubasket a rendu hommage, Daniel Courtine etc...Evidemment Pierre a bien connu Art Keyney (photo ci dessous), le magnifique américain du SCM compagnon de Jabbar à Power Memorial School de New York, pendant 4 ans et qui fut tout simplement un des piliers du club qui collaborait avec les jeunes espoirs r. (voir Le Mans story dans Legendedubasket de 2006)

Finaliste du championnat de France junior avec Le Mans en 1974, Pierre a aussi et surtout rencontré en demi finale du championnat de France junior, la belle équipe de GSCM Roanne, avec Bernardin, Ducarre, Ramseyer, et l'aussi regretté Philippe Prost.;
J'en connais un qui a bien connu ces moments là, puisqu'il jouait au Racing Club de France, dans l'autre demi-finale.
C'est tout simplement Philippe Saint, le responsable sur Paris de la FFBB:
Pierre Frelat, comme tout malade du basketball ,  est un artiste.
 Pierre peint et Pierre peint même, très bien.
Vous pouvez admirer deux  de ses tableaux, dont "Saint Tropez"  Copyright (ci-dessous) et  "Chateauneuf en Auxois" coyright (ci dessus).

Chaque mois, vous découvrirez une de ses oeuvres.
Bienvenu Pierre au pays de Legendedubaasket
et bonne chance.
Jean-Marie


Par Jean-Marie Tartane
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Jeudi 25 décembre 2008
Mars 04 L’ASVEL On peut leur dérouler un tapis vert!

Si un jour, on vous demande quel a été le club français qui a dominé le basket français dans les années soixante et soixante dix, vous pourrez lui répondre sans hésiter l’ASVEL.
Pour cette raison, écrire un dossier complet sur ce monument du basket-ball français est un gageure dont je ne relèverai pas le défi.
Aussi, me contenterai-je de retracer les grandes lignes de ce club qui en 26 ans gagna 13 titres de champion et joue parmi l‘élite depuis plus de 50 ans.
L’ASVEL, c’est un mythe, une école de basket-ball, un grand respect de la part des basketteurs, quelque soit leur âge.
Comment cette machine à gagner est-elle parvenue à dominer à ce point le basket de notre pays?
Quel sont ces hommes, ces bénévoles et entraîneurs, joueurs et sponsors qui l’ont mené là ou elle est montée et ou elle plane actuellement?.
Le monde de l‘entreprise nous dit que ce sont les valeurs fortes qui mobilisent les hommes et leur fait faire de grandes choses.
Nous verrons que cela peut et doit s’appliquer aussi au sport collectif par excellence qu’est le basket-ball.

Villeurbanne a été et est encore le club phare du Lyonnais, l’exemple , la référence.
De nombreux grands joueurs des années 60, 70, 80 et 90 sont sortis des rangs de ce club ou de son fabuleux centre de formation qui apporta 3 titres de champion de France cadets et juniors .

Les fondations de l‘ASVEL:
L’ASVEL c’est la réunion pagnolesque (Pépone contre Don Camillo) après la guerre comme fréquemment en France entre un patronage catholique(n’oublions pas que le basket-ball a été inventé par un pasteur, dans un patro américain) l’Eveil Lyonnais fondé par le très pieux Pierre Barbier et l’AS Villeurbanne , un club laïc affilié à la FSGT (Fédération Sportive Gymnique du Travail) . (voir 1)
L‘artisan de cette fusion c‘est Monsieur Millet, un personnage emblématique, futur 1er président du club et proche de la mairie communiste
Le lieu symbolique de cette fusion fut la Maison du Travail endroit virtuellement à l’écart de la lutte des classes.
La mise en place des structures du futur n°1 français est terminée.

Le premier titre en 1949...jusqu’à 1957: 5 titres suivront
Dès sa première participation dans l’élite qui se nommait à l’époque Excellence fédérale, l’ASVEL obtient ses premiers lauriers.
C’était l’époque du retour de Buffière (André) 96 sélections ,de Nemeth le hongrois, un des meilleurs pivots d’Europe et Raymond Sahy un pilier du club qui gagnera 6 titres avec l‘ASVEL.
En 1952, puis à partir de 1955 une constellation de futurs internationaux mais déjà grands joueurs rejoignirent L’ASVEL : Henri Rey (60 fois international), Gérard Sturla arrière 44 sélections, puis surtout Henry Grange (1934.2003),le marocain ,(le Maroc était encore colonie française),142 sélections qui du haut de son mètre 95 parvenait à jouer aussi bien à l’aile qu’au pivot
Le mentor, le meneur de cette troupe c’était Georges Darcy, l’entraîneur qui monta 6 fois l’ASVEL au pinacle du basket-ball français.
S’en suivit une période de 7 ans , fin des années 50 durant laquelle l’ASVEL fut vierge de titres.
Mais cela , c’est un phénomène propre au sports collectifs qui connaissent un creux après les années fastes (voire les Celtics de Boston, les Lakers de Los Angeles, Nantes ou Monaco en football etc..)
La transmission du managérat passera entre-temps de Darcy à Buffière dit “Bubu”.
Bien souvent les clubs se régénèrent pendant les périodes “sans”.

1963: arrivée de Raphael de Barros, le président du renouveau:
En 1963, donc un dirigeant d’entreprise pris les rênes du club rhodanien, il y restera plus de 20 ans.
C’était Raphaël de Barros un homme de parole (il n’aurait jamais fait signer aucun contrat avec ses joueurs), gros travailleur et surtout qui posa les bases des valeurs qui sauveront plus tard Villeurbanne du chaos: la solidarité et l’esprit de groupe
L’ASVEL échappa à bien des vicissitudes que connurent ses adversaires (Berck, Antibes, etc...) dans les 25 années qui suivirent..
Auparavant on ne peut évoquer cette ère historique pour le club sans signaler cet évènement:
En 1965, un jeune meneur de 20 ans à peine signa sa première licence en provenance du club formateur de la Chorale de Roanne, autre grand club emblématique de la région.
Il s’appelait Alain Gilles et mesurait 1.88m ce qui était grand pour ce poste à cette époque;
Certes, il n’arriva pas les mains vides, il avait déjà un titre de champion de France cadet 1960 et quelques sélections internationales à son actif.
Gilles est d’ailleurs à ce jour encore, le plus jeune sélectionné senior dans l’histoire du basket français avec 15 ans et quelques mois. une sorte de Pelé blanc en somme.
Il mènera l’ASVEL au pinacle pendant presque 20 ans et lui fera gagner son premier titre dés son arrivée ;
Nous redécouvrirons le basketball avec l’élégance ,l’adresse, et la classe.(voir 3)
Après l’ère Buffière (1949.52), puis Grange (1952.64), l’ère Gilles (1966-1982 ) succéda et laissa finalement avec le recul du regard historique les plus belles traces dans l’épopée villeurbannaise.
Là l’ASVEL retrouva la place qui devait lui revenir, c’est à dire la première, puisqu‘en 9 ans le club obtint 6 titres tous obtenus deux années consécutives.
On pourrait appeler cette période, les années du trio Gilles, Buffière, Durand: Alain Gilles en meneur , Alain Durand au pivot et Bubu au managérat
..
Alain Durand (né en 1946, ,112 sel), c’est le grand défenseur des années 1966-1973, collectif, dur au mal et rebondeur qui se coltinait malgré ses 202m sans broncher les pivots américains, athlètes de plus de 2.04m et àbientôt 2.10m , et qui commençaient à pointer le nez en France.
Quelques exemples Saunders 2.12m, Soderberg: 2.08m, Gidding 2.05m etc..
Alain Durand la forte tête aura droit le mois prochain en avril à son dossier, car le basket villeurbannais et même français lui doit beaucoup.
Merci Alain


1966-72:les années de fer, l’arrivée des américains, le basket-ball français commence à migrer de l’amateurisme au professionnalisme:l’ASVEL tente de résister
Les années ou Villeurbanne installa définitivement véritablement sa légende dans l’histoire du basket français
Lors des années de fer , l’ASVEL semblait intraitable comme du fer, car ne perdait que très rarement, le paysage économique et sportif du basket-ball français et européen changeait sensiblement;
Quelques clubs à philosophie moins traditionnelle, commençaient à engager des joueurs américains à des postes de pivots essentiellement , des avantages en nature pouvant être assimilés à des rémunérations et finalement quasi-contrats de travail, circulaient et ainsi des équipes à ossature plus complète financièrement et sportivement se présentaient dans la compétition dans la désormais nommée Nationale 1.
Bref, le niveau de compétition dans l’élite pris une dimension nettement supérieure.
Villeurbanne avec Gilles, commença également à réaliser quelques “perfs”en Coupe européenne, avec des matchs contre le club croate de Zadar de Krésimir Cosic et ses 2.12m..et un certain Marko Ostarcevic.
A cette époque, il faut avouer que la France au niveau international ne passait pas un tour aux championnats d‘Europe des nations ...quand elle parvenait à se qualifier .La raison: encore une absence de pivots de 7 pieds (2.11m) ou même 2.05m compétitifs et le manque d‘ailiers avoisinant les 2 mètres.
Exemple: au championnat d’Europe de 1970 à Essen, la France finit 10e sur 12 devant l’Israel et la contre Turquie qui découvraient le basket-ball mais avaient 2 joueurs à plus de 2m et un à 2.05m. (Norbert Thim l‘allemand) et un à 2.16m (Hussein Alp le turc).
Notre joueur le plus grand véritablement compétitif (Jean-Claude Bonato), mesurait 2m.Nous avions la taille moyenne la plus basse avec 1.94m. (voir 4)

L’ASVEL était confrontée donc à ce même problème et c’est seulement quand des joueurs de plus de 2 mètres arrivèrent dans nos équipes que nous commençâmes a obtenir des résultats internationaux au niveau club ou national. En bref, l’ASVEL était un ogre au niveau national et un nain à l’échelle européenne.
De 1968 à 1975, l’ASVEL semble avoir constitué son équipe de croisière avec des joueurs qui restèrent 5 à 8 ans au club. Voici l’ossature de l‘équipe gagnante du titre en 1966, 68, 69, 71, 72 et 75,excusez du peu!
Gilles, Durand, Recoura (Bruno), Castellier, l’ex ABC Nantes Michel Leray (le rival de Gilles en meneur qui quittera le club avec Durand en 1973 pour le frère ennemi CRO Lyon en raison de mésentente avec le jeune prodige).Duprez, Lamothe, et Magnin), Demars champion junior avec Sénégal ,puis Lespinasse (un grand défenseur) en provenance de SA Lyon (nationale 2).

(Photos L'Equipe Basket Magazine)

Copyright legendedubasket mars 05Septembre 1970 : arrivée de John Rucker le 1er américain de l’ASVEL
l’ASVEL résistait malgré et contre tout en n’alignant qu’une équipe franco-française alors que ses adversaires direct (Vichy, Denain, Tours, Caen, puis Berck) avaient déjà enrôlé un voire 2 américains à plein-temps et à plus de 2m au pivot et avaient ainsi une allure bien professionnelle.
C‘est vrai que l’on se demande encore à quoi à servit Rucker et son mètre 88 puisque déjà 4 ou 5 joueurs étaient aussi bon voire meilleurs que lui en poste d’arrière-ailier.
De plus il ne marquait que 5 à 10 points par match.
Cela fait partie des coquetteries de Mr De Barros qui voulait se différencier des autres monstres leaders mais sans trop tout de même...
A signaler à l’orée de la saison 1970.71 un futur grand joueur, âgé de 19 ans sorti du rang des champions de France junior arriva et concurrença encore le prince Gilles.
Il mesurait 1.84 et se nommait Jean-Michel Sénégal et portera 210 fois le maillot national.
Comme Leray , Sénégal ( puis d’autres) devra quitter l’ASVEL avec Demars dans ses valises en 1975 pour Tours afin de pouvoir jouer 40 mn et surtout impulser sa carrière.
Bien lui en prit puisqu’il fut champion de France la même année 1975.76 avec le club d’Indre et Loir.

Saison 1972.73 et 1973.74:L’explosion de Berck, l’AS Berck des frères Galles:
Les 2 années qui suivirent furent celles de la remise en question.
C’est vrai que l’ASVEL la verte disposait toujours de sa fabuleuse défense bostonnienne qui en faisait l’équipe qui encaissait le moins de points pendant des années.
Mais son attaque manquait d’originalité car trop centrée sur le tandem Gilles-Durand;
De plus, le banc ne tournait pratiquement pas.
1972 fut vraiment une année charnière car c’est l’année de l’arrivée du 1er vrai grand joueur américain à l’ASVEL.
Curieusement il n’était pas noir mais blond aux yeux bleus. Il ne mesurait pas 2.05m mais encore 1.88m.
Il était un joueur inconnu issue d’un Université pourtant pas inconnue car Purdue University est réputée pour à l’époque jouer régulièrement les phases finales du championnat NCAA notamment en 1969 contre l‘UCLA et.Abdul Jabbar alias Alcindor
Bob Purckiser (1945-1983) arrière-ailier de qualité, gros marqueur, épaula Gilles au poste d’arrière et lui permit de se reposer ;Purckiser jouera 2 ans à l’ASVEL puis après une escapade d’un an en Belgique reviendra aider les verts à récupérer le titre pour la saison 1974.75.

En septembre 1972, un autre évènement marqua le basket français. Un club du Pas de Calais au nom sympathique mais bien inconnu du public (hormis les curistes) sonna à nos oreilles.
Il venait de 2e division:la nationale 2 dont il venait de gagner le titre et écrasait tout sur son passage.
On disait que son jeu était très original et impulsé par 2 frangins au nom facile à retenir Jean et Pierre Galle.
C’était l’AS Berck à qui je consacrerai un dossier en juillet 2005 (période des curistes) .
Pendant 2 ans Berck par son jeu révolutionnaire à base de rotation permanente (inspiré par Ajax d’Amsterdam?) balayait tout ce qui se dressait devant elle et ne perdit que 4 matchs de championnat en 2 ans.
L‘ASVEL n‘échappa pas à cette tornade maritime et lâcha le titre 2 années de suite, pour le laisser aux club de la côte d’Opale sponsorisé par Massage Saint-Bernard (pommade) puis Ballamunidi et Michel Axel (prêt à porter.
Berck, n’existe plus c’est le plus gros gâchis du basket français.
C’est à cette époque que l’ASVEL toujours entraînée par Bubu et Gilles se remit en question. On n’est plus dans le coup au niveau jeu, ni au niveau des américains et donc des structures financières.

1974.75: reprise du sceptre
La réponse ne se fit pas attendre: à l’orée de la saison 1974 un grand noir de 2.05m dénommé Moore au prénom jamesbondien de Roger signa au club qui redevint compétitif et apporta le titre en 1975 à l‘ASVEL qui disposait enfin d‘un pivot à opposer à des adversaires dont la taille avoisinait maintenant les 2.10m.


Pour débuter l’année 1975.76, Moore après 2 ans de bons et loyaux services vit arriver un compatriote pour l’épauler à l’aile, un gracieux noir de 1.95m surnommé du coté d’Evansville (près de Chicago),le cygne noir (black swan) mais dont le véritable nom était Bob Lackey.
Lackey était le champion de l’Université de Marquette (1) avait joué 1 an en 1971.72 en ABA aux New York Nets et allait devenir cette année 1976.77, le meilleur marqueur de l’ASVEL avec 18,5 points de moyenne et comme Moore joua 30 matchs sur 30 prévus.
Lackey est décédé en 2002 à 53 ans dans l’oubli total en France , mais dans le souvenir aux USA qui annonça l’évènement dans de nombreux quotidiens d’envergure nationale ainsi, je lui ai déjà préparé un dossier joint à celui sur l’Université de Marquette , (l’usine à grands basketteurs ou il se forma) qui paraîtra le mois d’Avril prochain en complément du 2e volet de l’Histoire de l’AVEL.
Quand au niveau financier, le président De Barros opta pour le choix d’un autre sponsor maillot pour remplacer Pétrole Hahn (après rasage), ce fut la société des Menuiseries Gimm absorbée, depuis par le groupe Lapeyre, (voir 1) qui sera le bailleur de fonds principal des Verts.
Il était temps
Années 80’s et 90’s. :
“Only the strong survive”
Fort de ses succès accumulés durant 20 ans, l(‘ASVEL a pourtant réussi à durer pendant les années 80’s, malgré le risque de déclin, régression qui menace les grands clubs . Ce risque devenu réalité a atteint de nombreuses grandes institutions des 60’s comme L’Etoile de Charleville, le CA St Etienne, le CSM Auboué qui disparurent progressivement du paysage de l’élite.
D’autres clubs parisiens ne seront plus jamais ce qu’ils étaient comme survivants de leurs cendres tels que le Racing Club de France, le Stade Français et surtout le Paris Université Club, champion de France 1960 et bardé d’internationaux et qui risqua la disparition pure et simple.
« Les grandes équipes ne meurent jamais » dit un proverbe. En ce qui concerne l’ASVEL, ce proverbe se transformera en certitude : le 15e titre de champions de France recommencera à flatter les lyonnais avec celui de champion de France 1981; cela malgré la montée en puissance du CSP Lomges, qui deviendra l’année suivante le grand club dominateur des années 80’s et 90’s., couronné d’ailleurs en 1993, par un titre en Euroleague.
Avec Szanyiel, Monclar, Larrouquis (l’ex-orthézien) et surtout Eric Beugnot, le fils du graand Jean-Paul (1931-2002) figure de Charleville.
Cette génération douée pour rivaliser avec les équipes plus financièrement avantagées et qui déjà fonctionnaient comme les superclubs de niveau international, avec des américains surpayés et des structures entièrement professionnelles (Limoges, Antibes etc…)
Le président De Barros parvint malgré la montée en puissance de l’argent dans le basket à faire signer Philip Szanyiel en dépit des avances bien plus alléchantes.
«Pourquoi avoir choisi l’ASVEL ? Parce que c’était l’ASVEL » répondra ce joueur qui fut un des meilleurs européens.
Toujours positionné dans le haut de tableau en fin de saison, l’AVEL sauvera toujours l’honneurs d’autant plus que 2 ou 3 joueurs de son cinq majeurs sont toujours régulièrement appelés en Equipe de France .
T’as pas 100 balles ?
La philosophie de gestion humaine et financière très particulière de Raphael De Barros n’empêchera, pas bien au contraire l’ASVEL de se retrouver au pied du mur en 1988.
Entrer 1988 et 1992, l’ASVEL faillit mettre les clés sous la porte. S’en suivit une succession de rebondissements qu’un bon psychodrame n’aurait pas renié. Le président De Barros quitte ce monde accompagné peu de temps après par son successeur et partenaire, le maire de Villeurbanne Charles Hernu, puis du fils de Gaston Charvieux qui avait pris les rênes du club.
Le sursaut du club fut enfin atteint par une personne paradoxalement beaucoup moins puissante, le kiné du club, Marc Lefebvre qui misant quelques dizaines de milliers d’euros permit à l’ASVEL de enfin connaître plus de stabilité financière et sérénité managériale et sportive.
Au niveau sportif, ce fut le grand remue-ménage, avec l’arrivée de Jim Bilba en provenance de Cholet, mais surtout celle d’un noir américain de Caroline du Nord, Delaney Rudd.. Il contribuera à tirer l’ASVEL vers des exploits rappelant les meilleures années vertes.
C’est ce vin nouveau type Beaujolais du Rhone que je vous raconterai le mois prochain.
"Oyez bonnes gens. le nouvel ASVEL est arrivé "

Salut et au mois prochain.
Jean-Marie

Copyright Legendedubasket octobre 05


Par Jean-Marie Tartane
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Mardi 26 août 2008
***

04/03/2006

Bourg, l’invité surprise du Final Four

La petite bête qui monte

Lors du Final Four qui eut lieu entre le 14 au 17 février, la communauté du basketball fut dans son ensemble surprise de voire dans le dernier carré c a d en bonne compagnie avec Le Mans, Strasbourg et Villeurbanne, un petit club au nom et sonorités inconnues :la J L Bourg .

Pourtant pour qui connaît un tant soit peu la structure du basket français, ce n’est pas vraiment une surprise.

La J L Bourg est un des clubs les plus anciens si l’on prend comme critère sa longévité parmi les 2 divisions professionnelles Pro A et B.


Un club formateur, en 2e division depuis le début des années 70’s.

La section basket de la Jeunesse Laïque de Bourg en Bresse est un club créé au début das années 50’s.

L’ascension de ce petit club d’une petite ville de quelques dizaines de milliers d’habitants fut finalement naturelle dans la mesure où elle correspond à un travail de fond accompli sur les jeunes par l’encadrement des coachs dont le plus emblématique s’appelle Jean Crolet.

Il forma quelques jeunes pousses prometteuses comme Jean-Luc Roediger qui sera campion de France junior avec l’ASVEL en 1969 et surtout les juniors de la brillante équipe championne de France UFOLEP en 1975. Celle-ci composée de Daniel Courtine qi commença en poussin, et Thierry Maitrejean, tous deux respectivement internationaux benjamin et cadets, mais également des Lucot, Luteaud et Budin.

Tous ces jeunes intégrés dans l’équipe fanion qui évoluait alors en 2e division (nationale 2).

Malheureusement en 1976, la JL devait retrouver la Nationale 3 suite à une saison difficile due à la jeunesse de son effectif .

Les américains :

Le basket français de haut-niveau était déjà à l’époque, largement renforcé par les américains. A la JL dont les adversaire intégraient tous deux joueurs du pays de l’Oncle Sam, on débuta d’abord en 1971 par des joueurs américains pour en 1975-75 se contraindre à enrôler 2américains blancs : Robert Lebrun (2,04m) et Richard Mulligan (1,92m). Ceux-là entourés des Monnet, Bon et consorts coachés par Jean Crolet, permirent à la JL de jouer les premiers rôles mais jamais d’intégrer l’élite : ressources insuffisantes oblige.  ; s o


Bourg qui monte (2)
Bourg story
Le mois dernier, j'avais fait un hommage à ce club mal connu du public du basketball qui nous avait épaté avec ses performances au Final Four et au tournoi des As en cette année 2006.;
Après mures réflexions, et un peu émus par l'accueil que Mme Basket de Bourg nous a réservé, nous nous décidons enfin à consacrer plusieurs numéros à l'histoire de ce fabuleux club qui nous joue des tours surprenants et néanmoins agréables en cette période du "fric flamboyant":le club de Bourg qui ne roule pas sur l'or, est là et bien là.
Récit...
En cette année 1937 au lendemain des terribles Jeux Olympiques de Berlin où Adolph Hitler encouragé par ses soldats déilant aux pas cadencées, bombait le torse et serra la main au fondateur du basketball, le révérend James Naismith, venu d’Amérique et s’écriant devant les 30 000 spectateurs. « tout ça pour ça ! »
Le basket ball est lancé tout du moins dans le France de Léon Blum et de Marcel Barrillé, le président de la toute jeune FFBB qui vient de prendre son autonomie après un rattachement durant 25 ans à la FFA, la Fédération Française d’Athlétisme.
La France où le basket s’est implanté vers 1908, s’est classée vaillamment 3e aux championnats d’Europe qui se sont tenus du 3 au 7 mai 1937 à Riga dans la toute nouvelle et bientôt éphémère république de Lettonie.
Très bientôt cette république vaste sera avec ses 2 cousines et voisines, l'Estonie et la Lituanie, ré-annexée à l’URSS.
Avec perte et fracas
A Bourg, en 1937 pas encore de joueurs en équipes de France seniors ou de jeunes.
A Bourg, les premiers internationaux en juniors se nommeront Jean-Luc Roediger et Bernard Magnin dans les années 60’s…
La France ne perd rien pour attendre.
Pour le moment l’équipe nationale masculine est composée majoritairement donc de »Titi » parisiens
Mulhouse vient de battre l’US Métro (de Paris).
Flouret, Tondeur, Lesmayou, Cohu et Hell constituent l’ossature de l’équipe nationale, complétés par les alsaciens Onimus et Tondeur.,

Les pionniers, ont posé la première pierre du basket-ball à Bourg sous l’égide de la Fédération Sportive des Patronages Laïques et Jeunesse Républicaine Française, animée dès 1910 pour ce qui concerne la section basket, par Henri Jaegge.
Dès 1937, (photo JL Bourg avec leur autorisation), l’équipe épique constituée est composée de Brichon, Meunier, Perrat, Bourgeois et Terrier. dont les numéros de maillots se différenciaient déjà de la pratique future où les numéros peuvent aller jusqu’au chiffre 20 : ici c’est de 5 à 9 (pas de N°7) .
Poussés par la fougue de leur jeunesse et leur amour du basket-ball, ce sont ces gars qui ont les premiers fait briller les couleurs de la JL en la faisant se confronter à ses futurs légendaires voisins qui n’en sont pas moins des adversaires de l’époque ou de demain comme Génissiat, Carriat. Vonnas, St Sorlin, PTT Bourg, ou Bouchoux.
Petit à petit , forte de ses expériences de la compétition et de l’attirance de ce sport vis à vis des jeunes, la JL deviendra une section florissante au niveau des résultats et des effectifs.
Désormais elle glanera chaque année un ou plusieurs titres UFOLEP en jeunes (minimes, cadets ou juniors et bien sur plus tard en benjamins)
Aujourd’hui avec plus de 400 adhérents, c’est le plus important club rhônalpin. Finalement la JL est tout simplement un grand club situé dans une des villes les plus sportives de France à l’image de Bondy (Seine St Denis), cela si on considère le rapport champions et pratiquants/nombre d’habitants.
Qui n’a entendu parler des footballeurs de Bourg-Perronas en coupe de France il y a quelques années?. Et récemment à Roland Garros de Julien Benneteau qui à 21 ans a déjà atteint les 1/4 de finale du célèbre tournoi de tennis parisien ?.

Les années 50’s et 60’s de la Jeunesse Laïque de Bourg en Bresse
Al'aube des années 60's, la JL est déjà un des clubs les plus formateurs de l’Ain puis de France avec des titres de champions de l’Ain puis de France accumulés dès les années 50’s..
Premiers exploits des jeunes pousses burgiennes :
A Bourg c’est déjà depuis 60 ans , soient quelques années, une affaire de famille : Courtine (Marcelle, René Michel et Daniel), Guénard (Michel et Daniel), Jacquet (Bill et Aude), Roediger (Roger et Jean-Luc),. Et autres familles Monnet, Lucot , et Luteaud etc…C’est impressionnant comme les dynasties familiales se perpétuent retrouvent dans le basket-ball burgien, sport collectif fédérateur s’il en est.
¨Premiers exploits :
Evidemment les jeunes !
Dès la saison 1953-54 les cadets de la JL Bourg rencontrent en quart de finale UFOLEP au marché couvert de Bourg ses homologues de l’AS du Plateau de Metz que ses voisins du GSCM (Chorale) de Roanne battront à leur tour en finale en 1960.
Parmi ces cadets de la Chorale de Roanne, un certain Alain Gilles, qui attirera toutes les jeunes pousses prometteuses du Lyonnais et ses environs et qui deviendra à son tour le bourreau de la J L et un des plus grand joueur de l’histoire du basket français à l’ASVEL
Villeurbannaise (aujourd’hui on peut plutôt parler de l’ASVEL d’ADECCO..)
Tournoi amical à Bourg-Charles Robin en 1967.
Photo Bourg-Ostrawa (Tchéqslovaquie) en 1967, au fond Alain Durand, Alain Gilles, Michel Leray etc
..



La mutation à 16 ans d’Alain Gilles, l’année suivante à Villeurbanne marquera d‘ailleurs le démarrage d’une quinzaine d’années de domination suprême et sans partage sur le basket hexagonal.
D’ailleurs plusieurs joueurs de la JL Bourg « craqueront » pour l’ASVEL et rejoindront la « grande Verte » pour y gagner un titre de champion de France FFBB en juniors (Jean-Luc Roediger , qui reviendra ensuite au bercail) ou seniors (Bernard Magnin).
Les premiers cadets valeureux du cru 1954, qui à Bourg, montrèrent les premiers le chemin du haut des podiums ont pour noms, Guy Torrion, Roger Maitre , Gino Caposiena, René Lebrun, Marcel Brasier, et Michel Taponard (qui restera d’ailleurs au club jusqu’à des années plus tard en étant trésorier du club).
L’équipe des cadets de 1956 quant à elle, intègrera les deux frères Guenard, qui constitueront la sève de la future grande J L Bourg senior, celle qui intégrera les divisions nationales par ses successeurs dans les années 70’s que Jean Grolet coachera avec dextérité.

 Ci contre, la belle équipe du Mans, en match amical à Bourg en 1972.
debout Eric Beugnot, Claude gasnal, Willy Lee, Jacky Lamothe, Willy Watson, André Buffière(coach)
accroupi Robin,  Audureau, Christian Baltzer, Conter, et Claude Peter




Les cadets 1955 éliminés dans les phases finales, seront vengés par les juniors, champions de France UFOLEP le 30 avril 1961 devant les Garennes (ALG) de Nantes.
En leur sein, déjà présent le futur grand coach des années 70’s Jean Grolet qui sur la photo serre bien en main la coupe que l’on est pas prêt de lui dérober…Dans le proche avenir, il ne le sait pas mais en serrera d’autres.
Les juniors de 1961 seront d’ailleurs la première de jeunes de la JL à gagner un titre national en UFLEP. Les juniors de la JL récidiveront en 1969 et 1984.
Dans cette équipe de 1961 brillèrent, outre Jean Grolet , Jean-Claude Lançon, Georges Viallet, Jean-Paul Chanel, Gilbert Guenard,, Alain Feuillent,Nicolas Caposiena, et enfin Michel Courtine (de la dynastie des Courtine qui a traversé la JL durant 40 ans).
Tout ce beau monde était coaché par les deux joueurs en seniors, Louis Malecki un transfuge (comme plus tard, Michel) de l’ASPTT Bourg et Charles Marillet, futur infatigable coach des jeunes.
Plus tard, les juniors du cru 1975 (Courtine, Maitrejean, Luteaud, Murtin…),seront à leur tour bien « serrés »par Jean Grolet, à un tel point qu’ils en écraseront tout ce qui passe à commencer par …l’ASPTT Paris, l’équipe de votre serviteur..














La belle équipe junior de Bourg, en 1975 avec Budin, Coin, Murtin
accroupi Maitrejean, Courtine), championne de France UFOLEP.
Les cadets en 1961, se trouveront quant à eux champions de l’Ain.
Ce qui n’est tout de même pas si mal pour la désormais très titrée et fière J L Bourg.

Et les seniors ?
A la JL, les seniors commencèrent à sa distinguer dès 1963-64 en accédant à la division fédérale en championnat de France après avoir largement dominé leur poule d’excellence départementale.
Dans cette équipe les Malecki, Marillet, Feuillent, Guénard, Michel, Bessart (qui vient de nous quitter), Viallet et le jeune Grolet, qui affronteront au 6e tour de la coupe de France (challenge Evian) le Stade Clermontois, vieux club qui évolue déjà en en 2e division (nationale2) narguera puis dominera la JL des années 70’s.
Cette année-là c’est la JL qui est déjà narguée par le Stade à la supériorité en taille et adresses déterminantes en dépit d’une infériorité technique évidente. Ce sera l’argument final de la victoire auvergnate de 19 points.(77 à 59) au marché couvert.
Bientôt, une nouvelle salle sera construite rue Charles Robin.
Ce sera elle l’emblématique antre de la JL, qui supportera dès 1965-66, les émois et exploits de la J L Bourg des années 70’s, celles de la bande à Monnet et des sénégalais et tunisien puis des américains, Silinski, Lebrun et Mulligan et du début du semi-professionnalisme….Bourg 1971 avec Crollet (coach), debout à gauche, Galbo, Silinski, les 2 américains, Monnet père,
accroupis:Courtine et Wunschel) 

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Photos avec l'aimable autorisation de la J L Bourg (merci Madame Basket)
Jean-Marie

Bourg 1972: debout Grollet (coach) Crétin, Galbo, Silinski, Monnet (père)
Accoupis les deux de droite, Daniel Courtine, Wunshel),et
Pour mieux découvrir l'histoire de la Jeunesse Laique de Bourg , rendez vous sur son merveilleux site internet à l'adresse suivante:
http://anciens.jlbourg-basket.com/creation.php?article=150

*********************************************************************************Bourg Story Suite (3)
Dans la désormais Fédérale, nouvelle, division de la JL, quelques clubs qui marqueront leur empreinte dans les années 70’s au niveau supérieur avec Bourg :le CS Autun, la Fraternelle d’Oullins et le FC Sochaux. . Les autres clubs de la poule le CRAP Veauche, Villefranche sur Saône, Aubière, Audincourt, Pontarlier et la 2e équipe de la Chorale de Roanne, ne tenaient pas pour autant le rôle de figurants.
Mais les progrès des aînés commencent à donner des résultats concrets :
En 1965, les gars de Valette rivalisent avec la Croix Rousse Olympique de Lyon futur résident en 1974 (avec Alain Durand) de 1ere division et le 24 septembre 1965, devant l’ASVEL composée d’Alain Durand, futur pivot de la France, Reveilloux, et Muguet). Ceux-ci titulaires de grande ASVEL glaneront dès 1966 plusieurs titres de champion de France. Les lyonnais seront chahutés au Critérium du Lyonnais par 74 à 52
Les 33 et 23 points de Magnin et Maleck, classeront la JL désormais définitivement dans la cour des grands.

Désormais aussi les adversaires qui seront opposés aux gars de la JL ne se trouveront plus dans le voisinage mais plutôt dans d’autres contrées plus lointaines : l’AS Strasbourg qui montera parmi l’élite dès 1970,le FC Sochaux etc.
Championnat de France oblige.

L’année suivante 1965-66, la première de la JL marque un peu plus son territoire en fédérale malgré des défaites contre US Vaux en Vélin, ou Tarare, (où évolue Pierre Dao le futur coach de Tours et de l’équipe de France).
Cela au prix d’un match épique.
Le blé en herbe se manifeste par des victoires certaines en coupe Deligny avec les jeunes cadets, Jean-Luc Roediger, Wunchel et autres Grenier.


Photo de droite, Bon (accroupi 2e à gauche).
e bzs en haut Heuzard (CJF Les Aubrais, debout Poquet (racing), Valibus (Stade Français) etc...

Autre satisfaction pour la JL, est la victoire à Charleville, grande terre de basket-ball, en finale UFOLEP (coupe A. Corne) contre l’AS Berck des frères Jean et Pierre Galle) par 63 à 55.
Berck dominera sans rival, le basket français en les années 1973 et 1974 disputant même cette année-là, la finale télévisée de l’ Euroleague devant le Real de Madrid.

Dis donc p’tit Bourg, t’as déjà peur de rien..
Le mois prochain, je vous raconterai les péripéties de votre club de la J L Bourg durant les années 70’s :ça chauffe et çà déménage du coté de l’Ain
A bientôt et au mois prochain.
Jean-Marie


Copyright Legendedubasket Avril 2006 tous droits réservés
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Jean-Marie
Pour mieux découvrir l'histoire de la Jeunesse Laique de Bourg , rendez vous sur son bon site à l'adresse suivante:
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Bourg story juin 06
Fin des années 70’s Mc Murray and Co
 En 1975, la JL Bourg est redescendue en nationale 3, l’ancienne division Fédérale des années 70’s qu’elle avait quittée lors de la montée en Nationale . Ce titre de champion de France nationale 3 qui couronnait cette première année de « reflux », la JL Boug ne l’avait pas volé. Les nombreux titres de champions de France UFOLEP Junior ou récemment en seniors, démontraient si nécessaire que le club formateur ainiste devait compter désormais dans le l’attribution des éloges voire des reconnaissances nationales.
Les jeunes pousses Courtine(accroupi au centre à 16 ans), Maitrejean, arrivées à maturité , c’est une JL revivifiée qui se présente désormais devant ses adversaires de Nationale 2 qu’elle devra défier crânement sans complexes. Les adversaires de cette année 1976-77 ont un air exquis de déjà-vu lors des confrontations ancestrales des années 70’s : SS Nilvange, ES Avignon en provenance de l’élite, Asnières, Mulhouse, SLUC Nancy, SI Graffenstaden, AS Joeuf, Nice, Chalon, Longwy,le C A St Etienne et Montbrison,enfin l’Avant-Garde de Saint-Denis.. L’Avant-Garde équipée de son américain Sam Ballard, Hirondard (ex-Bagnolet) et Jean-Pierre Zeber ancien pré-sélectionné national cadet formé au Stade de l’Est de Pavillon sous bois ne survivra pas longtemps en N2, ni d’ailleurs en FFBB, puisqu’elle disparaîtra tout bonnement par manque de resssources et de bénévoles dans ce club de Seine-St Denis qui rejoindra la charrette des grands du 93 (Bagnolet, Fraternelle d’Aulnay,…),fauchés par l’ignorance et le manque d’ambition des responsables politiques locaux. Parmi ces challengers de N3, quelques huit équipes sur 12 ont déjà connue la première division :la dénommée Nationale 1. La Jl, elle, restera deux ans en division Nationale pour rester résider durant une quinzaine d’année avant de pouvoir réintégrer cette nouvellement nommée : la po B. Ces années sont peut être celles du doute et de l’hésitation : garder sa philosophie et donc sa voie amateure ou se convertir d’une façon plus nette et explicite au professionnelle. La JL avec raison optera (consciemment ?) pour la deuxième voie. Pour le moment nous ne sommes que dans une époque semi-amateure et il faut assurer la destinée d’un club bientôt quinquagénaire, ambitieux et qui s’est donné les moyens de se hisser parmi les meilleurs de l’hexagone ; Bourg de Murtin, Nicolli, Muzy et autres Wunschel, devra affronter tout ce beau monde qui de plus a de plus en plus une allure de club professionnelle avec des budgets et des américains double-mêtres, hauts en coûts et en couleurs… Des victoires contre Nilvange notamment, ponctuées par des défaites contre Avignon, Asnières Nancy, Graffenstaden, Joeuf et Mulhouse ont rythmé cette année de retour au pays natal. L’essentiel pour cette année est assuré :la JL se maintient en 2e division ; 1977-78 ; arrivée d’un autre américain Bruce Smith Après deux années dans l’Ain, Mc Murray quitte la bande à Jean Grolet ; Le remplacement de Mc Murray se fera naturellement grâce notamment à Jim Mc Gregor, le célèbre agent américain qui auparavant faisait défiler en France et Belgique notamment, son équipe des Gillette, sponsorisée évidemment par la marque de lames de rasoirs.. Le nouvel américain est diplômé de l’Université du Montana et mesure 2,11m.Son nom , Bruce Smith . Cette année comme dit précédemment sera au goût amer puisque sera suivie de la relégation en 3e division La Nationale 2, Alors que la JA Vchy, Roanne Tarare, St Etienne font figures de vieilles gloires …du passé, dans cette poule de 2e division, quelques vieilles connaissances comme la CRO Lyon bientôt soutenue ans les années 80’s, par le géant du transport Jet Services dirigé par Roger Caille, la JSA Bordeaux, CSP Limoges, la future grande équipe qui fera des ravages dans les années 80’s en qui deux ans plus tard, un certain Richard Dacoury transfuge du même CRO Lyon, sera à l’état de germes de talents .le nouveau promu le Cercle Jean Macé de Bourges champion de France 3e division est avec le véritable bizuth de la division qui par rapport à l’année précédente est plus jeune et plus innocente en ce qui concerne son expérience parmi l’élite. Examinons la poule : MONTBRISON, BORDEAUX, GRENOBLE, NICE, TARARE, CRO-LYON, VICHY ,ST ETIENNE,LIMOGES,CHORALE DE ROANNE, TOULOUSE-CARAMANS, DIJON et BOURGES .
Les défaites malveillantes à domicile contre Montbrison, Bordeaux s’ajoutant à d’autres à l’extérieur, auront malheureusement raison de la détermination des joueurs de Bourg , qui doivent se résigner à quitter la N2 pour la saison 1978-79 ; Seule consolation l’arrivée à maturité des jeunes espoirs Courtine et Maitrejean dont le dernier intègrera l’équipe de France junior pour les championnats d‘Europe en Turquie de juin 1979, ainsi que la montée des poussins et benjamines dont quelques uns encore s’illustrent dans les sélections régionales.. 1979-80 : Retour à la case départ : Le départ de Bruce Smith et ses 2,11m, devait être comblé. Le choix fut porté sur un autre joueur US originaire cette fois-ci de la côte est. Victor Soarès du Rhodes Island, sera le nouveau préposé aux affaires intérieures de Bourg. Avec Roediger, les 2 frères Lutaud, Courtine, Wunschel Berjoan (un ancien du CRO Lyon),, Murtin et Prioud l’effectif même si encore souffre d’un manque de centimètres devrait être capable de tenir la route dans une division ou le niveau technique ne saurait être comparé à celui des burgiens. MONTFERRAND - VESOUL - ANNEMASSE - LYON - TARARE - OULLINS - l'AJ AUXERRE ambitieux promu champion de France Fédérale il y a peu, ST.ETIENNE et BEAUVOISIN constituent les adversaires en 3e division. En page suivante, je vous raconterai la vie de la JL des années 80's avec une autre grille de lecture,nous verrons quelle est la stratégie qui permit de construire les fondements d'une équipe et d'une organisation apte à monter parmi l'élite durant les années 2000's et qui deviendra la grande équipe que nous connaissons aujourd'hui. Copyright Legendedubasket Juin 2006 tous droits réservés Photos avec l'aimable autorisation de la J L Bourg (merci Madame Basket) Toutes les autres photos sont de L'Equipe Basket Magazine (LBM) Jean-Marie
Pour mieux découvrir l'histoire de la Jeunesse Laique de Bourg , rendez vous sur son merveilleux site internet à l'adresse suivante: Tapez JL Bourg sur Google ou aller sur http://anciens.jlbourg-basket.com/creation.php?article=150

photos avec l'aimable accord de Claudette dite Mme Basket.
Par Jean-Marie Tartane
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Mardi 12 août 2008

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E:\LGDBK pages WEB\Avril 06\Bourg qui monte (2).htm
La mort de Thierry Maitrejean





Le grand joueur Thierry Maitrejean (ci contre l'article qui lui est consacré par le Magazine L'Equipe Basket Magazine en 1974, alors qu'il n'a que 16 ans), et que j'ai rencontré en avril 1975, en coupe de France junior à Charles Robin à Bourg) avec mon club parisien de l'ASPTT Paris, est décédé à l'age de 49 ans, et cela me fait autant de chagrin que si un proche disparaissait.
IMaitrejeanl faisait partie de la merveilleuse équipe de basketball junior de la JL Bourg, entrainée par le grand coach Jean Crolet auquel j'ai consacré un article et une interview l'année dernière et qui a gentilment accepté de me rédiger en septembre 2006, pour Legendedubasket , un article sur ses sentiments après la brutale et injuste descente de la J L en Pro B..
 Allez-vite, s'il vous plait,  sur le site de La JL pour recueillir les chagrins, témoignages d'affection et souvenirs de ce merveilleux et sympathique joueur qui avait déjà manqué nous quitter lors d'un terrible accident de voiture au début es années 80's;
Maitrejean, qui portait bien son nom, mais qui avait le surnom de Kiki, était vraiment un magnifique joueur et basketteur.
Joueur car il ne se prenait pas au sérieux comme beaucoup de jeunes grands joueurs, malgrè un niveau incroyable pour un gamin de son age: Il était cadet surclassé-junior (catégorie aujourd'hui supprimée, remplacée par la catégorie Espoirs, réservée à ceux qui se situent dans leur 18e et 19e année).
Son sourire aux lèvres, sa courtoisie  et son humilité, alors que l'on prenait 80 points et sa courtoisie propre à tous les joueurs de l'équipe coachée par Jean Crolet, ne s'oublient pas comme cela.
Comme basketteur, ce n'était pas mal non-plus.
Je connais de nombreux parisiens qui l'ont très bien connu soit lors de son passage en équipe de France juniors pour les championnats d'Europe, à laquelle il a participée en 1977 (Jacques Monclar, le grand coach, Richard Dacoury, Gérard Bosc, son coach à l'INSEP et à Bondy où entraine un ancien de la SCA Charenton où Kiki a joué au basket après son accident où nous pensions tous, ne plus le revoir vivant., Patrick Cham, le guadeloupéen du Stade Français que j'ai continué à fréquenter intimement pendant toute sa carrière pro A Paris puis Levalllois) et qui garda toujours un souvenir ému quand je lui parlais de Thierry Maitrejean et de son équipe,Jean Francois Mulon du Racing Club de France), mais aussi de nombreux joueurs de l'AS Bondy où Thierry "Kiki" a joué en deuxième division, en tant qu'adversaire, car échoué après son terrible accident;
J'ose dire que Thierry était un ange.

Je ne l'affirme pas en raison seulement de son décès, mais parce que c'est la sensation que vous aviez quand vous aviez eu le privilège de le rencontrer, voire faire son spectacle, et notemment défendre sur lui (c'était pas de la tarte), adresses et dunks et tutti quanti; de se faire écraser par sa classe et ses qualités humaines.
Bref de prendre une bonne leçon de basketball...
Il y a aussi tout simplement, ceux qui ont rencontré Kiki entre 1974 et 1977, en stages de l'équipe de France cadets ou juniors à l'INSEP (Mulon, Jean-Louis Koessler de Souffelweyersheim). 



Thierry Maitrejean est le 2e à droite alors qu'il n'a pas 15 ans.
(Site de Bourg-Histoire)





















La fabuleuse équipe cadets de la JL Bourg 1974.75, championne de France UFOLEP, que nous avions rencontrée à Bourg.
Thierry Maitrejean est le 1er accroupi à gauche.




  • Quelques témoignages de ceux parmi les burgiens qui l'ont bien connu.
  • Extraits du fameux site de la JL Bourg, que je recommande à tous de visiter à l'adresse ci-dessous
  • A Kiki, hommages.
  • http://anciens.jlbourg-basket.com/souvenirs.php
 
A tous les généreux donateurs qui ont participé à la collecte lors des funérailles de Kiki : l'argent a finallement été reversé à une association du Centrafrique et non au Burkina comme prévu , ce pays nous semblant plus nécessiteux J'ai récemment rencontré les responsables de cette association qui résident à Pont de Veyle Vous pourrez en savoir plus en visitant leur site :http://imohoro.asso.free.fr/ Ils vont bientôt faire un petit article sur KIKI; Encore merci donc à vous tous et merci de faire passer ce message Zabouille

A venir
|image1873|centrer|

Salut Kiki, Ta bonne humeur communicative, ta gentillesse resteront à jamais pour moi les marques d'un super mec... Gérard Bardet.
Je tiens à m'associer à la peine de tous les anciens.
Jean Marie Huertas
Souvenir d'un garçon sympathique avec toujours le sourire et un mot pour rire. Toutes les fois qu'on ira au match à la JL on cherchera sa grande silhouette et il nous manquera beaucoup lors de nos réunions de l'amicale des anciens. Annie et Gino Caposiena
Le bon groupe des anciens pleure un ami très cher, un "pote" que l'on souhaite avoir toujours vers soi, pour échanger ses idées, ses impressions, apprendre des nouvelles d'ailleurs et blaguer de bon coeur! "çà" je l'ai trouvé chez Kiki, que j'ai toujours considéré comme un "petit frère" avec qui j'ai conversé longtemps, lors du match du 11avril. Nous avons parlé voyage,de l'Afrique du sud où je partais la semaine suivante, et en bon reporter qu'il était, il m'a donné de bons renseignements sur ce qu'il connaissait par "oui¨dire! nous avons évoqué sa situation de "bourlingueur" et son souci "d'assurer" plus sérieusement son avenir, en pensant surtout à Isa et leur fille! Il avait ce côté gentil à toujours vouloir savoir ce que devenaient mes enfants (mordu de pêche, il avait voulu faire connaitre son meilleur pote "pro" à Magalie, étant embauchée à la pêche touristique à Ecully.) Il m'était très cher également car pour lui, les kinés "sont tous des nuls",et n'avait confiance qu' à l'ostéopathie....qui l'avait sauvé de son terrible accident. Mon cher Kiki, ta destinée en a voulu autrement et cette fois, la route ne t'a pas épargné sur ton lieu de travail (avec les copains, les anciens, on blaguait gentiment quand tu étais absent à la réunion de bureau "Kiki travaille!!!".)Quelle mauvaise blague tu nous fais là, mais sois certain, tu étais un sacré personnage, qu'on n'oublie pas de si tôt! allez, salut pote! tu nous manques déjà!
Monique Debost
De lui je me souviens de sa gentillesse et de son sourire et surtout de son terrible accident de voiture sa longue reeducation et de sa joie retrouvee au fait qu’ il n avait plus ses bequilles pour marcher et qu’ il semblait en avoir termine avec ses problemes .je suis evidemment atterre comme je pense tous ceux qui l’ ont connu je pense aussi a sa femme qui l’a accompagne dans sa volonte de se retablir.une chanson me vient à l esprit celle de edith piaf mon dieu laissez le nous encore un peu.c etait un vrai plaisir de le rencontreril me transmettait de son energie pour ma reeducation.il etait l image de la jl et pour certains comme moi une reference .
Raymond Roediger
Je tiens à exprimer l'immense peine que je ressens aujourd'hui, je viens d'apprendre la disparition de kiki, mon 1er entraineur de basket, j'avais 12 ans et qui par sa personnalité m'avait donné l'envie de jouer et d'entrainer. C'était quelqu'un de formidable qui apportait beaucoup aux autres. Je pense très fort à toi Zabouille et à Lisa.
Béatrice Chanel

 


Mon premier souvenir de Kiki


 En 1974, j’ai été convoqué pour un stage Espoirs au Creps de Macon.


Je ne connaissais personne, sortant de mon village de Saint Jean le Vieux.


Les 2 seuls autres représentants de l’Ain étaient Philippe Pioud et Kiki.


De plus j’étais le gamin du stage, tous les autres avaient 15  ou 16 ans  (comme Philippe et Kiki) et moi 14.


Ils m’ont pris sous leurs ailes durant toute cette semaine là et une profonde amitié est née.


Une amitié qui dure toujours…


Je pense très fort à Zaza et Lisa.


 Zouzou     Roland Brasier


 

 Bien sûr tristesse profonde, à cette nouvelle.Nous pensons très fort à Isabelle et sa fille.
Mireille et Pierre Guénard



Ci-dessous, la lettre que j'ai transmise à Madame Basket alias Claudette en 2006, suite à la parution de la photographie de l'équipe junior de la J L Bourg avec thierry et tous les autres joueurs, que je ,'avais pas vus depuis 31 ans
Cette lettre a été publiée dans le site de la J L peu de temps après sa parution. J'ai gardé de bons rapports avec Mme basket et la salue tout en lui souhaitant bon courage pour cete difficile épreuve.

  • Les souvenirs des juniors de 1975
 

Mme Basket
Je dois vous avouer que votre envoi aussi anodin qu'il puisse
paraitre de photos de votre merveilleuse équipe junior que
j'ai rencontrée à 18 ans en avril 1975 dans votre ancienne
salle à Bourg lors de la Coupe de France de basketball avec
mon équipe de l'ASPTT Paris, ainsi que des 2 américains, m'a
fait un plaisir immmense.
J'ai en effet été privé recemment de ces photos(effacés de la
mémoire de mon ordinateur) que j'avais attrapées sur votre
site il y a maintenant 2 ans et qui m'avaient à l'époque
remémoré ce match épique contre la plus belle équipe de
basketball que j'ai jamais rencontrée depuis...et après.
Nous avions perdu 108 à 29. Le coach était Jean Grolet, celui
qui entrainait les seniors en 2e division, où figuraient les 2
amèricains Lebrun et Mulligan.
Je me rappelle du silence religieux du public passioné et
connaisseur, celà change de Paris avec son public bruyant et
ignorant du beau et bon basket.
Dans l'équipe junior je me rappelle tous les joueurs et
notament les grands joueurs Daniel Courtine, et Thierry
Maitrejean qui nous ont fait souffrir le martyr et surtout
étalé leur talent immense de basketteurs, adossé sur des
qualités physiques phénomènales.
Moi, j'étais chargé de défendre sur Hervé Budin (le 1er
debout)moins fort techniquement mais doté d'une détente
pharamineuse qui n'était pourtant rien à coté de celle de
Courtine,Maitrejean ou Lutaud.
Dans l'équipe de Bourg emergeait aussi Lutaud et Coin, et Lucot.
Bref un moment de souffrance mais surtout de bonheur si on se
rappelle que l'on a pris une leçon de basketball...à 2 mois du
bac (que j'ai eu).
Je vous embrasse et vous remercie encore pour votre promptitude.
J'ai rédigé (depuis 2 mois),pour le journal "legendedubasket
"un premier article sur votre club et équipe fanion que
j'affectionne et soutient depuis cette époque. J'espère malgrè,
toutes les misères qui arrivent à "legendedubasket", qu'il
paraitra en juin prochain.
Si vous pouviez saluer Mr Tissot J L (manager général) avec
qui j'ai eu de nombreuses conversations récemment, j'en serai heureux
Jean Marie Tartane pour Legendedubasket



Par Jean-Marie Tartane
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Mardi 6 mai 2008
Histoire des agents dans le basketball français (courrier)
01/07/04
20:05 29/05/04
Agents de joueurs, anges ou démons?
Cela fait longtemps que je voulais écrire sur les agents de joueurs en France depuis le début des '70.
Ces personnages qui défraient régulièrement l'actualité sportive et judiciaire (Courbis, Rose) ,hantent les nuits des présidents de clubs
A quelle sauce va nous manger l'agent de ce joueur que nous convoitons?
En 1970, rassurez-vous les mœurs n'en étaient pas à ce qu'il sont maintenant, c a d une simple guerre aux couteaux et à la surenchère sans fin, amenant à la ruine des clubs pourtant pleins de vertus.
Voici quelques réponses auxquelles, je vais essayer de répondre sur cet épineux dossier des agents de joueurs
De l’époque amateur aux contrats de travail à plusieurs zeros , il y a eu certes une progression considérable des performances des joueurs et de la médiatisation du sport.
Il y a eu tout de même une amélioration des performances des joueurs, mais malgrès tout u, avoi-faire des agents qui s’est perfectionné, même si on est encore loin du modèle américain.
De papa et maman, on est passé à son ami, puis son voisin et actuellement à des sociétés de marketing sportif via des anciens joueurs pro.
Ouvrons le dossier

une évolution au pas de charge, rythmée par l'essor de l'économie du sport notamment du basketball.
Avant toute chose, nous allons définir ce qu'est un agent de joueur:
Un agent de joueur est une personne physique (à l'époque) ou morale (tendance actuelle) qui représente les intérêts et l'image du joueur auprès des divers interlocuteurs de sa vie sportive à savoir les présidents de clubs, les annonceurs (publicité), la presse, etc...
Ils négocient les contrats de toutes sortes: embauche, publicités, interviews, et gèrent les carnets de rendez-vous, une des dernières et non la moindre attribution est le conseil en carrière.
Les carrières sont plus courtes qu‘avant, elles doivent en être tout autant mieux managées..
Quelles étaient less attributions, rémunérations, statuts des agents il y a 30 ans?
Qu'en est-t-il maintenant?
Leurs influences sont-elles intenables aujourd'hui?
Le statut, la qualité et l'influence des agents dans le basket français a suivi la progression économique du basket. L'intensité capitalistique des échanges a amené la nécessité de davantage "professionnaliser" la profession.

Des papas et des mamans;
Au début, les joueurs étaient défendus par leurs proches voire leurs très proches.
Exemples: Alain Gilles des années 70's avait sa femme, Stephane Lauvergne en 1991 à Levallois était épaulé par son père comme de nombreux joueurs d'ailleurs.
Une personne extérieure n'était jugée inutile quand le joueur n'avait pas à gérer différents contrats autres que son salaire, surtout s'il est un joueur mineur.
Approche amateure d’un monde sportive en pleine explosion...professionelle.
Lorsque la dimension financière du joueur devient telle que la présence d'un professionnel en droit et finances s'impose alors intervenaient des personnes très compétentes dans ces 2 domaines:
En Europe au début des années 70’s officiait un américain Rich Kanner qui avait le marché des américains d’Italie (Morse, Fuks, Mac Millen la grosse tête , etc..).
Jim Mac Gregor, est aussi un des premiers agents venus de l'Ouest en France:
Au début des années '60s , un génial américain dénommé Jim Mac Gregor organisa en France une tournée annuelle d'un équipe qu'il avait lui même composée "Les Gillettes All Stars".
Sponsorisée évidemment par la grande marque de lames de rasoirs, à l'instar de l'équipe de Goodyear à Akron en Ohio, ça c’est vraiment un coup de génie inventif des ricains.
Cet évènement permettant son implantation et sa popularité en France, Mac Gregor eut l'idée de défendre les intérêts des joueurs majeurs américains évoluant en France...Tout en organisant des camps d'été de baskettball en Italie, pays ou il était résident.
En fait Mr Mac Gregor qui nous a quitté fut un des pionniers du marketing sportif à l'instar des son compatriote Mark Mac Cormak (1920.2003) qui lui créa l'empire IMG International Management Group.
Nous parlerons dans la page suivante de Mac Cormark et d‘IMG.
Finalement pendant 25 ans, les agents étaient d'anciens joueurs ou grands joueurs comme Alain Larrouquis (Pau-Orthez),Craig Spitzer (Chicago Bulls), Bounia N'daye (Levallois), Bob Purckhiser (ASVEL)ou le martiniquais Jean Cotellon (Bordeaux) qui s'occupait des antillais (Courtinard, Bilba etc..) avec sa société Pepper Star ,basée à Pau.
Halte à l’amateurisme à l’heure du professionalisme européen:
Les joueurs français n'avaient toujours pas de vrais spécialistes dans une discipline transversale qui touche au métier d'agent.
Il fallut attendre la fin des années 90's,pour trouver des joueurs français défendus par des spécialistes.
L'absence de réglementation au niveau ministériel autorisait n'importe qui à endosser l'habit d'agent sans condition de diplôme ou moralité, ni même expérience.
L'arrivée de la droite au pouvoir en 1995, changea les choses puisque furent réclamées le respect de critères cités plus haut par le Ministère de la Jeunesse et des Sports pour le dépôt d'un dossier de candidature.
Une caution bancaire ou personnelle (à l’instar des agents immobiliers)étaient également requise pour exercer.
Cette évolution des mentalités donc des pratiques n’était pas que symbolique, puisque enfin, les plus hautes autorités de l’Etat comprenaient qu’il fallait cesser de concevoir notamment le basketball comme une activité ludique et amateur exercée à tous les niveaux par des personnes désintéressées donc respectables quoiqu’ incompétentes.
Par la force des choses, les agents au fur et à mesure prirent donc un habit juridique ou financier puisqu'ils étaient généralement des avocats comme par exemple la famille Bertrand (Jean-Jacques puis le fils et Jacques) puis Dominique Legros ou des fiscalistes .
L’arrivée de start-up créés par des trentenaires bien formés et bien payés fin des années 90’s
Il était temps, car enfin arriva ce qui devait depuis longtemps arriver: des jeunes agents à l’intérieur de sociétés collectives par actions ayant une stratégie commerciale et financière mondiale et non-plus franco-auvergnate.
De toute façon, vu la configuration du terrain, la disparition du basketball de haut niveau serait arrivée (pas de média, pas de télévision, pas de grandes salles, pas de public, pas d’argent dans les caisses des clubs) si ce sursaut n’avait pas eu lieu, malheureusement encore impulsé par les pouvoirs publics.
ACMT société basée en Italie, Anypex en Indre et Loire , et quelques autres appartenant au réseau Eurobasket constituèrent un tissus d’agents ayant une vision et action à la fois locale et internationale
Cela a permis ainsi le replacement dans d‘autres pays de l’Europe de Maastricht, des joueurs ne trouvant pas employeur sur le marché français très étroit . ce phénomène a été favorisé par le développement de la pratique de l’anglais par ces agents du 3e type ,qui ont enfin fait des études et qui ne circulent plus comme leurs collègues des années 80’s (voir plus bas) avec des bagouses dans des limousines (limogines) aux méthodes de parrains du milieu.


Didier Rose,(photo de gauche)
De la tornade verte du banc des joueurs du CSP Limoges au banc du tribunal de... Limoges:
Le CSP Limoges faisait des merveilles en Championnat de France et Coupe européenne et lui, qui pourtant avait vécu la montée de régionale des 70’s au firmament de la Pro A des années 80's,faisait banquette depuis 2 ans, et dit-il "j'ai commencé à réfléchir à mon avenir"
"J'avais devant moi, l'équipe de France de basketball (Ostrowski, Dacoury, Deganis, Monclar puis ...M'bahia), dont la plupart étaient défendus par personne en particulier, alors j'ai décidé de me lancer".
Rose a tenu une place à part dans le paysage sportif français:vous allez tout de suite comprendre pourquoi
Rose avait la particularité d'être ainsi, agent des joueurs, au comité directeur du club (juge et partie), et dirigeant de la société chargée du sponsoring du club.
C'est ainsi que Didier Rose (né en 1952) devint le plus gros et riche agent de France puisqu'il prenait 20% aux clubs et au joueurs, ce qui constitua d'ailleurs un des chefs d'inculpation lors du procès des dirigeants du CSP Limoges en 2000, en raison de l'illégalité du principe du double commissionnement et de la confusion des genres, maladie bien franco-française.
Comment la fédé a-t-elle pu fermer les yeux sur ce scandale à ciel ouvert?

Les budgets des clubs de l’élite ont été divisés par 2 en raison de la folie gourmande des agents....le football français suivra
Les quelques mois de prisons qu'il a fait , Mr Rose ne les a finalement pas volés (ceux-la du moins).
La soit-disant “ruine” qui s'en est suivie ne nous mettra pas les larmes aux yeux vis à vis d’ un homme qui fut pendant 15 ans , le plus riche du Limousin (plus de 500 000 francs par mois de revenus) et disposant de plusieurs Porsche, Jaguar et Mercedes...tout en contribuant au vu et su de tout le monde à la faillite du grand CSP Limoges..
Et en donnant l’exemple aux autres clubs pour faire pareille chose, à amener les clubs français à une faillite potentielle, par une surenchère dans les salaires exigés par les agents.
Songez d’après Franck Butter le pivot limougeaud , champion d’Europe en 1993, et devenu chomeur en 1998 lors de la crise économique des clubs, qu’ils gagnaient jusqu’à 300 000 francs par mois, et que de simples remplaçants de 20 ans sans expérience, émargeaient à 100 000 francs sans jouer pour autant.
L‘éclatement de la “bulle basket“, même si salutaire, (comme l’eau ferrugineuse),a amené la dégringolade des salaires et du niveau des joueurs français et donc surtout... américains..qui ont à peine le niveau de 2e division d‘il y a 15 ans. ..tout en mesurant presque 10 cms de moins

Voila, je vous ai retracé les glorieuses et tumultueuses pages de l’histoire des agents de notre pays.
Elles sont à l’image du sport finalement. Désirs et passions, trahison et condamnations, gloire et chutes
Le mois prochain, je vous dresserai un portrait du budget des clubs de l’élite à la fin des années 90’s.
Va falloir s’accrocher.
Salut et au mois prochain avec Legendeduasket
Jean-Marie
Par Jean-Marie Tartane
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Vendredi 6 juillet 2007

 

Mars 07 Le basket à Paris (4) Le PUC des 60’ L’argent, tout s’achète et tout se vend.
Ces années fondatrices du basket français furent en fait celles qui consolidèrent le basket français.
A cette époque même si notre pays ne manquait pas de clubs formateurs et à résultats, de Lille à Marseille ou de Strasbourg à Pau, il manquait tout de même en général un élément qui auraient pû permettre à de nombreux clubs d’ailleurs, de se positionner d’une manière plus durable dans la hierachie du basket européen : suffisament de ressources humaines et financières
Non que le PUC disposait d’une manne lui permettant de passer les années, notamment les 60’s qui furent secouées par la forte mutation (1) du sport amateur français qui en ce qui concerne les sports d’équipes était amené à suivre la voie du professionnalisme. Le PUC, dernier des derniers en fait, refusera à la fois statutairement et philosophiquement de suivre la voie hors de l’association régie par la loi de 1901, celle des clubs amateurs. C’est peut-être ce qui causera sa perdition à la fin des 70’s. Pour le moment nous ne sommes qu’en 1960 et le Paris Université Club parade en tête des cadors du championnat de France de basket-ball avec des clubs plus structurés comme l’ASVEL (Buffière, Sturla, Rey, Grange), Roanne de (Vacheresse…), Mézières (champion 1959) avec les frères Beugnot, Marly (Haudegand), le CSM Auboué (Devoti) ou même Saint-Etienne, Mulhouse (Christian Baltzer) ou le Racing .
Les bénévoles fondateurs de ce club fascinant, désintéressé des choses de l’argent mais fortement impliqué dans un projet éducatif ont fait du PUC progressivement d’un sérieux challenger sur les terrains de France, un redoutable adversaire de niveau international.
Les résultats ne tarderont pas à apparaître.
La mise en place de la « bête » :
 Naturellement, ce n’est pas du jour au lendemain que s’est construite cette fondation du basket français.
Alors dominant chez les filles qui l’emportent devant le SMUC (Stade Parseillais Etudiant Club), pour les garçons, une succession de 4 échecs en finale et 3 demi-finales du championnat de France de 1ere division, appelé à l’époque Excellence, a dû être essuyée durant les 50’s en 1957, en 1958 et 1959 contre Villeurbanne et Mézières (futur Charleville-Mézières) et la Chorale de Roanne par les hommes coachés par Emile Frezot, l’homme au collier de barbe digne successeur de Jacques Flouret.
Américains :
Comme décelé le mois dernier, il fallait pour émerger des autres rivaux, disposer d’un avantage concurrentiel décisif pour remporter la mise en ces années 60’s, friandes en nouveautés notamment basketballistiques (1). Dans le domaine de "la grosse balle", l’arme décisive commença à montrer le bout de son canon, il avait symboliquement le goût accrocheur du coca et la souplesse résistante d’un chewing-gum, USA.
Il s’agissait de chercher un bon joueur si possible de grande taille, issu du Nouveau Monde, pétri des qualités nécessaires pour faire gagner une équipe.
Pour le PUC, ce sera un militaire en mal de ballon rencontré lors d’un match contre Orléans : Henry Fields. Field d’Elisabethville, dont les 2 prédécesseurs au club de l’ASPO Tours Hank Hatworne et Willy Williams (2), seront aussi militaires, sera un des premiers américains du basket-ball français
 La bande de Rat :
Il fallut attendre 1963 soient quelques années plus tard pour que le complexe du second (la place du Poulidor) s’efface de l’inconscient collectif des Pucistes. Avec Michel Rat, Roger Antoine, Michi père, De Fautereau, Souvré et les autres, ainsi le Paris Université Club connut ses premières sensations dominatrices en serrant la coupe du vainqueur. Ils furent les pionniers de la lancée du PUC vers les fonds baptismaux du succès dans le basket français. Les semailles devaient tôt ou tard porter à moisson et amener une génération de basketteurs formés à la dure école de la rigueur des successeurs de Flouret, Rutgis ou autres Jacques Renaud. Dans une salle Pierre de Coubertin pleine à craquer, les ébats entre les deux clubs parisiens du PUC et de l’Alsace de Bagnolet tournera au «passe et va» tragique qui aboutira en une guerre fracticide et à la victoire des violets sur les cerclés de rouge et blanc. Qu’importe, les banlieusards eux resteront parmi l’élite jusqu’à la fin des 70’s, lorsque le petit gamin-gavroche, insolent, coloré de violet devra céder du mors et accepter de descendre dès 1973 en 2e division. La Nationale 2 fut en quelque sorte, durant les 70’s, le lieu de pénitence pour ceux qui n’accepteront pas de suivre l’évolution inéluctable du basket européen des clubs de l’élite vers le professionnalisme : en avoir ou pas ; Il s’agit des américains et des flux importants d’argent qui commençaient à caractériser sérieusement le basket (sport) hexagonal.. Si le PUC n’acceptera jamais de perdre son âme et de céder à la dictature du fric, celui-ci ouvrira sa porte aux joueurs US dès 1970, alors que d’autres clubs ancestraux comme l’ASVEL du genre « papy fait de la résistance » n’entrouvrira timidement sa porte à l’Oncle Sam que lors de la venue en 1970-71 de John Rucker (1,88m), qui d’ailleurs ne laissera pas des souvenirs impérissables du coté du Rhône. André Buffière à l’époque tout comme l’ensemble des environnements de l’ASVEL n’était pas des adeptes de la vague US largement initiée ailleurs. ASVEL sera champion 1955,56,57 Mézières en 58 et 60 Alsace de Bagnolet en 61 et 62

(1) Les « tendanceurs » disent que les années 60’s furent les plus novatrices en matières de mode, technique d’entraînement , technologie, littérature…
(2) Ike Hawthorne et Willie Williams arriveront en 1957-58 à l'ASPO Tours Les années de semailles et moissons : Ces années 80’s furent celles donc du basket parisien avec 2 clubs (PUC et Bagnolet), dans les 3 premiers en 1963-64 et 3 internationaux sur 12 :Rat (PUC), Max Dorigo et Bernard Mayeur (Bagnolet) lors des championnats d’Europe 1965 de Wroclaw en Pologne . Autant les militaires français enmennés par le Puciste Jacky Renaud, s’illustrèrent en gagnant aux championnats du monde en 1964, les championnats d’Europe de Wroclaw sont à oublier puisque la France y réalisera les pires championnats de son histoire. La raison n’en étant pas uniquement le manque de géants en équipe de France (3)devant des nations à la moyenne de taille approchant les 1,95m voire les 2,00m (russes , yougoslaves).

En 1965 arriva un troisième club parisien parmi l’élite, le Stade Français qui finira la saison à la 6e place devancée par Bagnolet et le PUC. Cette même année 1964, les filles du PUC emmenées par deux femmes au noms déjà connus de Michi et Rat , arrachèrent de haute lutte, le titre féminin contre les demoiselles de la Gerbe de Monceau les Mines.
La Gerbe du nom de la, marque prédestinée de collants féminins qui disparaîtra avec la crise du textile à l’orée des années 80’s ne décollera pas du peloton de tête du basket féminin des 70’s au coté du Clermont Université Club, autre grand club estudiantin lui carrément dominateur.
 Le CUC en fait, n’avait pratiquement plus de vraies étudiantes, à par Maryse Sallois et une ou deux autres. (4).
La fin de l’époque dorée :
 Malheureusement, la fête tournera rapidement au calvaire . N'étant plus au diapason, le PUC ne parviendra plus jamais à constituer une équipe compétitive pour faire face à ses adversaires d’hier, d’autant plus remontés que cela faisait déjà quelques années qu’ils n’avaient plus goûté la saveur du titre national. L’ASVEL, Denain, , Vichy Antibes et bientôt Le Mans qui piaffaient d’impatience, ne feront bientôt qu’une bouchée du PUC, hier encore, persécuteur des paniers adverses. L’agonie ne tardera pas à être symbolisée par la saison 1969-70 où les parisiens ne décolleront pas de la dernière place n’enregistrant que deux victoires.
 Jeunes :
Alors me demanderez vous, qu’est devenu la force vive du PUC durant ces années d’exclusion du top de l’élite française?
Paradoxalement les étudiants parisiens renforcèrent leur réserves de jeunes formés en interne ce qui leur permit de pouvoir aligner malgré tout des équipes de qualité en championnats de jeunes. Parmi ces formateurs-éducateurs Jaques « Jacky » Renaud, formé à la SCA Charenton et rapidement immigré vers le club estudiantin parisien. Il sera à la fois animateur-joueur et coach finalement l’âme de ce «grand devenu petit» à la dérive durant cette fin des 60’s. Pour sa dernière saison en N1, l’équipe était constituée de Dufraisse, Fathi Driss, le futur prof de Physique, Besson, Mazier(formé à Sanary),  Burel (5), Patrux, le congolais Maurice N’Golo et les immanquables américains que le PUC, du bout des ongles accepta pour pouvoir faire bonne figure ne serait-ce au pivot où la taille au début des 60’s avoisinait les 2,05m. Ce sera deux vrais étudiants venu de l’Ouest que Jacky mettra dams sa besace. Le colosse blond ,Glenn Richgels, avec ses 2 mètres et son quintal, agrégé de mathématiques,démontrera par sa régularité que les dirigeants eurent raison de compter sur lui et enfin l’enfant de Philadelphie, Frank O’Hanlon, plus pourvu d’une belle barbe que de véritables talents d’ «all around player» qu’il était sensé avoir. Cette dernière saison du PUC en 1ere division en 1973-74 fera du mal au cœur à tous ces poulbots du basket parisiens qui poussèrent avec dans la tête, des images de ce grand club dominateur des 60’s qui écrasait tout sur son passage, notamment dans la capitale, inspirait le respect et ramenait à Paris finalement ville de plus en plus exclue du basket de haut niveau, des jeunes pratiquants, source de développement pour l’avenir.
Le mois prochain se terminera la série sur l’histoire du PUC avec les années 70’s puis commencera celle du Racing Club de France autre pierre de l’édifice parisien. Salut et au mois prochain ;
 (3) Pour approfondir le probléme des géants dans le basket français voire La France et le manque de géants, en équipe de nationale de . sport.fr/Basket/bas/37086.shtm (
4) Pour cerner le sujet des américains-étudiants-basketteurs en France au début des 60’s voir mon article; NCAA et études www.sport.fr/Basket/nba/p33746.asp?num=33746 (5) Mazier ira à l’Alsace de Bagnolet à la fin des 70’s quand le PUC décrochera de l’élite et du basket professionnel. Le fils de Fathi Driss ira à Fresnes, Burel émigrera +dans les 90's en Alsace à Souffelweyersheim où il sera un grand coach. Sources bibliographiques : Pour une histoire du basket français par Gérard Bosc aux Editions Vigot (1999) Revue Basket-ball spécial 100 ans de basket-ball. Numéro spécial hors-série 1991 Magazines : L’Equipe Basket Magazine Voir à ce sujet, l’excellent article de Thierry Bretagne, dans L’Equipe Magazine n°30 d’Avril 1975, p27:Le Racing Club de France. Basket News Hors série printemps 2002 n°4 : »les plus belles histoires du basket pro français Photos L'Equipe Basket Magazine

Par Jean-Marie Tartane
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Vendredi 6 juillet 2007
Mars 07 Le basket à Paris (4) Le PUC des 60’s L’argent, tout s’achète et tout se vend. Ces années fondatrices du basket français furent en fait celles qui consolidèrent le basket français. A cette époque même si notre pays ne manquait pas de clubs formateurs et à résultats de Lille à Marseille ou de Strasbourg à Pau, il manquait tout de même en général un élément qui auraient pû permettre à de nombreux clubs d’ailleurs de se positionner d’une manière plus durable dans la hierachie du basket européen :suffisament de ressources humaines et financières Non que le PUC disposait d’une manne lui permettant de passer les années, notamment les 60’s qui furent secouées par la forte mutation (1) du sport amateur français qui e ce qui concerne les spots d’équipes était amené à suivre la voie du professionnalisme. Le PUC, dernier des derniers en fait refusera à la fois statutairement et philosophiquement de suivre la voie hors de l’association régie par la loi de 1901, celle des clubs amateurs. C’est peut-être ce qui causera sa perdition à la fin des 70’s. Pour le moment nous ne sommes qu’en 1960 et le Paris Université Club parade en tête des cadors du championnat de France de basket-ball avec des clubs plus structurés comme l’ASVEL (Buffière, Sturla, Rey, Grange), Roanne de (Vacheresse…), Mézières (champion 1959) avec les frères Beugnot, Marly (Haudegand), le CSM Auboué (Devoti) ou même Saint-Etienne, Mulhouse (Christian Baltzer) ou le Racing . Les bénévoles fondateurs de ce club fascinant, désintéressé des choses de l’argent mais fortement impliqué dans un projet éducatif ont fait du PUC progressivement d’un sérieux challenger sur les terrains de France, un redoutable adversaires de niveau international. Les résultats ne tarderont pas à apparaître. La mise en place de la « bête » : Naturellement, ce n’est pas du jour au lendemain que s’est construite cette fondation du basket français. Alors dominant chez les filles qui l’emportent devant le SMUC, pour les garçons, une succession de 4 échecs en finale et 3 demi-finales du championnat de France de 1ere division, appelé à l’époque Excellence, a dû être essuyée durant les 50’s en 1957, en 1958 et 1959 contre Villeurbanne et Mézières (futur Charleville-Mézières) et la Chorale de Roanne par les hommes coachés par Emile Frezot, l’homme au collier de barbe digne successeur de Jacques Flouret. Américains : Comme décelé le mois dernier, il fallait pour émerger des autres rivaux, disposer d’un avantage concurrentiel décisif pour remporter la mise en ces années 60’s, friandes en nouveautés notamment basketballistiques (1). Dans le domaine de la grosse balle, l’arme décisive commença à montrer le bout de son canon, il avait symboliquement le goût accrocheur du coca et la souplesse résistante d’un chewing-gum, USA. Il s’agissait de chercher un bon joueur si possible de grande taille, issu du Nouveau Monde pétri des qualités nécessaires pour faire gagner une équipe. Pour le PUC, ce sera un militaire en mal de ballon rencontré lors d’un match contre Orléans : Henry Fields. Field d’Elisabethville, dont les 2 prédécesseurs au club de l’ASPO Tours (2), seront aussi militaires, sera un des premiers américains du basket-ball français La bande de Rat : Il fallut attendre 1963 soient quelques années plus tard pour que le complexe du second (la place du Poulidor) s’efface de l’inconscient collectif des Pucistes. Avec Michel Rat, Roger Antoine, Michi, De Fautereau, Souvré et les autres, ainsi le Paris Université Club connut ses premières sensations dominatrices en serrant la coupe du vainqueur. Ils furent les pionniers de la lancée du PUC vers les fonds baptismaux du succès dans le basket français. Les semailles devaient tôt ou tard porter à moisson et amener une génération de basketteurs formés à la dure école de la rigueur des successeurs de Flouret, Rutgis ou autres Jacques Renaud. Dans une salle Pierre de Coubertin pleine à craquer, les ébats entre les deux clubs parisiens du PUC et de l’Alsace de Bagnolet tournera au «passe et va» tragique qui aboutira en une guerre fracticide et à la victoire des violets sur les cerclés de rouge et blanc. Qu’importe, les banlieusards eux resteront parmi l’élite jusqu’à la fin des 70’s, lorsque le petit gamin-gavroche, insolent, coloré de violet devra céder du mors et accepter de descendre dès 1973 en 2e division. La Nationale 2 fut en quelque sorte, durant les 70’s, le lieu de pénitence pour ceux qui n’accepteront pas de suivre l’évolution inéluctable du basket européen des clubs de l’élite vers le professionnalisme : en avoir ou pas ; Il s’agit des américains et des flux importants d’argent qui commençaient à caractériser sérieusement le basket (sport) hexagonal.. Si le PUC n’acceptera jamais de perdre son âme et de céder à la dictature du fric, celui-ci ouvrira sa porte aux joueurs US dès 1970, alors que d’autres clubs ancestraux comme l’ASVEL du genre « papy fait de la résistance » n’entrouvrira timidement sa porte à l’Oncle Sam que lors de la venue en 1970-71 de John Rucker (1,88m), qui d’ailleurs ne laissera pas des souvenirs impérissables du coté du Rhône. André Buffière à l’époque tout comme l’ensemble des environnements de l’ASVEL n’était pas des adeptes de la vague US largement initiée ailleurs. ASVEL sera champion 1955,56,57 Mézières en 58 et 60 Alsace de Bagnolet en 61 et 62 tournez SVP (1) Les « tendanceurs » disent que les années 60’s furent les plus novatrices en matières de mode, technique d’entraînement , technologie, littérature… (2) Ike Hawthorne et Willie Williams arriveront en 1957-58 à l'ASPO Tours
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