NBA Story

Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /2009 15:22












En route, pour la gloire: Wayne Hightower, le premier noir américain du Real de Madrid, ici avec Pedro Ferrandiz, le grand coach du Real, en 1961, vainqueur de 4 Copa de Europa.

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Quand on débute à l'école élementaire, on nous apprend qu'il y a toujours eu des personnes qui furent les premiers.
Les premiers hommes, l'homme de Cro Magnon les premieres femmes à avoir le baccalauréat, la première femme médecin , la première grande mathématicienne Sophie Germain, etc.etc...

Premiers à avoir posé leur pied sur la lune.  à avoir volé
Cliquez SVP pour découvrir une énome tube des années Chamberlain de Soul Brother Six "Some kind of wonderfull"

En matière de basketball, il y a eu évidemment des premiers ou des premières: les pionniers.qui ont  réussi à forcer le mur de quelques (trop) fermées institutions et certitudes.
En Amérique du début du 20e siècle, cela fut un gageure non-négligeable.
Dans cette étude que j'ai depuis longtemps envie d'écrire, nous allons découvrir quelles sont ces personnes qui ont bravé les courants contraires et mêmes porteurs en cette Amèrique des années 50's, 60's ou 70's.
Certains sont des hommes, d'autres sont des femmes, d'autres sont des joueurs de nationalité étrangère etc...

Mais tous aiment le basketball autant que vous et moi;
Certains se sont obstinés de jouer dans un pays, loin de chez eux et s'intégrer dans une culture qui n'est pas la leur.
La puissance attractive de l'Amérique en général et du basketnball en particulier, nous démontre que ce drôle de pays qui a inventé cet enfant, et qui vient de porter son premier noir, devanu naturellement, pasionné du Global Game, fils de pauvre et de père devenu alcoolique, est nè à l' étranger, porté à la présidence devant le monde entier, lui, pourtant généreusement donneur de leçons..
L'Amérique restera la nation qui , malgrè tout mènera le monde pendant encore longtemps.tant qu'elle disposera d'institutions aussi souplesset qu'elle peut bouleverser, quand l'heure est arrivée.
A défaut d'autres exemple contradictoires
Pour le meilleur et pour le pire.
Le Basketball, la Voie du Bonheur est à raison, une des facettes attirantes, à raison, de l'Amérique de Barack Obama d'aujourd'hui et de Georges Bush d'hier. .
Les petits étrangers qu'elle a intégrés et rendus riches , ici et aujourd'hui, Barack Obama, hier, avec Colin Powel, ,  et Akeem Olajuwon, nous démontrent  aussi et ainsi, que le Rêve Américain n'et pas une chimère et que nous , les petits français, fils de personne; nous avons aussi, notre match à jouer ...
de l'autre coté de l'Atlantique., à l'Ouest où tout est sans arrêt nouveau et perpétuel changement.
Finalement.
Pour le meilleur et pour la pire.


Cette première partie dera consacrée aux pionniers arrivés au milieu du siècle dernier.Le plus bel exemple, parmi bien d'autre est le pivot, Tom Meschery qui est venu de Mandchourie, à l'époque territoire de l'URSS.
Pour taper de la Grosse Balle et faire fortune.
Ce qu'il est parvenu à faire.
Le mois prochain je traiterai , bien que le sujet, en Amérique, soit aujourd'hui presque désuet, alors qu'il est encore préoccupant en Europe, des travailleurs du basket pro  de race noire.
Le mois suiant, ce sera les femmes qui retiendront notre attention, tant il est vrai que le championnaprofessionnel t féminin de basketball  est aujourd'hui frétillant et retse une valeur sûre du pays de l'Oncle Tom...Oncle sam, pardon.

L'arrivée des minorités ne fut pas une formalité dans le monde de la NCAA et plus tard, de la NBA
Melez vous de vos ognions semblaient dire messieurs les haineux en ces années 40's 50's  et  60's 

A l'époque, le basketball était un sport confidentiel de jeunes gens de très bonnes familles, qui appréciaient de se retrouver entre eux,  pour chasser leurs courbatures et éliminer leurs kilogs en trop.
Le basketball était surtout à cette époque, un sport, comme on dit  "sociologiquemen " rattaché" car pratiqué (golf, équitation, ...voire rugby), par les classes sociales supérieures, en bon sport créé dans les milieux bourgeois (au sens éthymologique du terme) de la Y M C A, Young Men Christian Association ) de Sppringfied (Massachussets) , en 1891.

Les YMCA sont les premiers patronages catholiques,  (protestants disent quelques autres historiens du basketball) crées pour divertir et occuper en activités bien rangées , les jeunes étudiants en mal de temps libre.
De plus en plus, le sport élitiste des débuts est devenu pratiqué par le peuple, notamment par l'arrivée de la grande crise de 1929, qui a vu des millions d'américains devenir pauvres et surtout, des gens des campagnes immigrer vers les villes, les  naissantes (buildingd)  et surtout en ce qui nous concerne, migrer vers les playgrounds, les terrains de jeux de ville (bétonnantes, comme New York (Harlem), Chicago, Philadelphie ou plus tard Los Angeles.
Ces villes de banlieues de grandes villes (suburbs) qui commençaient à pousser comme des champignons, ont naturellement accopagné l'arrivée d'une population aussi économiquement (devenu quelquefoiscdéfavorisée), que le niveau de vie qui s'effondrait:: les minorités et noirs..







Tom Meschery  (photo de dessous),  né en Mandchourie, est le premier étranger à avoir  joué en NBA, aux Seattle Supersonics



Black is beautifull
(slogan des Black Panthers
)

On emporte bien la misère à la semelle de ses souliers
(D'après Danton).






Bill Willougby  (photo en haut à  droite), fut le premier lycéen monté directement en pro, ...bien avant Kevin Garrnett (Celics de Boston), et autres Shawn Kemp.(Seattle Sonics)





Bill Garrett (récemment décédé), à gauche), est le premier noir de l'équipe de basketball des Hoosiers d'Indiana entrainé par Branch McCracken.
Notre collaborateur Leroy Johnson l'a bien connu et joué avec lui.
 (photo Indiana university)











C'est à ce stade socio-économique que les noirs et les premiers migrants du basket, ont posé leurs premiers souliers en Amérique des grandes villes (ghettos) en général et en NCAA puis NBA en particulier.
La National Bbasketball Association.a vu le jour au lendemain de la seconde guerre mondiale, par la fusion entre les deux plus grandes ligues, parmi le panier de crabes de ligues qui existaient, (surtout vivotaient), depuis le début de la grande dépression, la crise 29, étaient la NBL (National basketball League) et l'ABL (American basketball League).
Elles fusionneront après la 2e gurre mondiale pour donner La NBA.
La NBA est naturellement, un enfant du basket unuversitaire, des entrailles duquel il est sortie, puisqu'àl'époque, une règlementation stricte contraignait tout joeur postulant à la NBA'davoir effectué 4 années d'études à l'université ou college;
Naturellement, la crise économique de 1929, me^me si elle n'avait pas trop laissées de traces dans les communautés américaines, persistait par sa réminiscence sociale, la misère, dans les foyers des populations défavorisées, essentielement les milieux immigrés et à population noire.
En 1968,  la sortie des Jeux de Mexico, le commissionner de la NBA fit une première entorse au strict règlement et accepta de qualifier le premier joueur qui n'avait pas effectué ses 4 années d'études.
Il faut dire que ce n'était pas un joueur sorti de la cuisse de Jupier. C'était tout simplement l pivot de l'équipe olympique des USA, quiavait brillé sur les parquets mexicains au centre de la raquelle US;
Spencer haywwoodua.
A cette époque, les noirs présents dans les équipes, plus précisemment, ls cinq majeurs universitaires se comptaient sur les doigts d'auune main: il n'y en avait pas.
Garret, l'un des premiers noirs, arrivé (11954), bien avant l'entrée de Barack Obama (1982), au début des années 80's, à l'unversité d'Honokuku (Hawaî) fut un joueur de couleur des Hoosiers de l'université d'Indiana, que Leroy Johnson , notre collaborateur (en 1ere année), a bien onnu, pour la simple raison qu'ils ont joué ensemble pendant une année.





Le premier noir américain arrivé au Real de Madrid, fut l'étourdissant Wayne Hightower (1940.2002), voire Histoire des américains du Real de Madrid. dans ( Legendedubasket 2006) (photo ci contre)

Mais le premier noir à avoir joué au real est un cubain du nom de Freddy Borras.(ci dessous à droite)





Cliquez SVP pour écouter le grand Booker T Jnes dans Green Onions












                                                                                                          Feddy Borras























Bill Willogby,
le premier lycéen au niveau des pros de NBA, en..., avant Spencer Haywood




Alaa est un grand joueur et esprit:
le premier joueur de basketball NCAA, de haut niveau, originaire du Moyen Orient est un égyptien. Il s'appelle Alaa Abdelnaby  (cliquez SVP sur ce lien pour dcouvrir le parcours d'Abdelnaby). Il mesure 2.11m et était coaché par le grand coach Mike Krzyezwski dit Dr K (coach des USA aux JO de Pékin 2008), à l'Université de Duke, alors et encore le leader de la division A.C.C (Atllantic Coast Conference), l'une des plus terribles de la côte est des Etats-Unis. .
Abdelnaby était un des bons pivots des Tarr Heels de Duke,  et aurait pu^passer professionnel en NBA, avec ses géniaux coéquipiers Johnny Dawkins.ou Danny Ferry.
alaa était un excelent étudiant sérieux en sciences Politiques et aimait l'école énormément.
C'est la raison pour laquelle, il avait d'ailleurs été selectionné avec la crème des vrais intellos qui renforcent l'équipe de basketball de Duke. ben basketball universitaire NCAA



Né le 24 juin 1968 au Caire, la capitale égyptienne, avec es 2.11 et sa sagesse en défense Mr K aimait  plaçer Alaa (photo ci-dessus), au centre de sa défense, pour faire souffler et épauler Danny Ferry (2.11m), (à droite), le futur n°1 de la draft et vrai fils à papa comme tout Tar Heell qui se respecte, ne fut qu'une vedette universitaire comme bien des joueurs des années 80's et 90's..
Abdelnaby a joué à . Portland Blazers, Milwaukee Bucks, Sacramento Kings, Boston Celtics et  Philadelphie Sixers).
Une belle carrière de 10 ans tout de même.

Danny Ferry, le coéquuipier d'Abdelnaby, est , fils du commissioner de la NBA des années 60's. Numéro 1 de la draft en 1992. Il sera aussi, avec Steve Stipanovitch,  l'un des rares pivots de race blanche, premier de la draft  de la fin des années 80's.
Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : NBA Story
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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /2008 16:13

 

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : NBA Story
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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /2008 13:07

Bravo Marquette et les Celtics
 Ca y est, , c'est  fait, les Boston Celtics ont enfin récupéré leur titre laissé à la main des Etrangers depuis 1986, soient 22 ans.
(photos Sports Illustrated et Marquette univ avec leur autorisation


Vingt deux ans que la franchise au petit bonhomme vert comme fanion et logo , depuis l'époque bénie des années birdiennes, n'a pas enfilée de nouveau la bague de champion du monde de basket-ball, le titre NBA.
Ce ne fut pas une formalité pourtant pour l'équipe des terres patriciennes de l'Amérique prude, de remporter ce titre suprème que carressent tous les propriétaires, avec sous (très fréquent) ou sans le sou (plus rare). Celui qui est partagé autant par la population de l'état concerné que par toute une communauté de supporters invétérés, qui ne vivent et pensent que pour cette équipe de grands gaillards à la peau très sombre qui ont grandi trop vite, devenus très grands et riches,  à un âge où leurs congénères triment en se demandant comment ils vont finir leurs mois.

Ventre qui a faim a de grandes oreilles et est bon basketteur:
L'angoisse de fin de mois, ce n'est pas le type d'état d'âme qui a dû préoccuper Kevin Garnett, le pivot de 2, 12m des Celtics, enfant de l'Amérique qui réussit, c'est à direné pauvre, beau,  jeune et riche: il possède le plus gros salaire de NBA depuis son passage aux Minnesota Timberwolves où malgrè le regard inquisiteur d'un autre Kevin,  Kevin Mc Hale, l'enfant du pays, austère comme un jury de l'ENA, il a réussi à perçer le mur du son..  .
Les Timberwolves n'auront pas, tout comme les Celtics, à le regreter.
Garnett, contredisant les craintes de la communauté basketteuse,  à vaincu tous  les risques que beaucoup de personnes,  à commençer par votre serviteur,  entrervoyait lors de la signature de "Dollar Kevin" dans cete franchise de l'Est d'Amérique, où on ne sourit  que sous la torture.
Finalement une seule adaptation rapide, c'est le moins que l'on puisse dire, aura été nécessaire pour rendre optimale la présence de Garnett au sein de  cette équipe bardée de joueurs sages comme Ray Allen et autres Pierce. Sages aussi comme des chefs sioux, du genre Robert Parish, le bon vieux chef indien, enfant du Centenary college, en terre de Louisiane, qui ne sourait jamais. Même après avoir remporter plueieurs tites et avoir été élu mainte fois All Star en companie du gratin du Hall Of Fame.
 Centenary où il fut le seul à laisser des traces dans la mémoire collective.
A moins que les Anciens se rappellent d'un certain Larry Robinson; que j'eu le privilège de connaitre personnellement , joueur évidemment black (couleur locale à Centenary),  et qui hanta avec succès les couloirs et surtot le terrain du palais des Sports Marcel Cerdan de Levallois.
Le temps d'effectuer une pige courte mais fructueuse avec la belle équipe stansburryenne, avec laquelle il réalisa un match épique, puis nous quitter commme des adorateurs abandonnés;, en direction de la Terre Promise, le royaume de NBA.
Depuis sa draft en ...1976. Parish l'ancêtre de Kevin Garnett, qui portait mal son nom, parce qu'il joua 20 ans en NBA, avait  tiré labours aux meilleurs pivots des années 70's, sans sourciller. C'est à dire comme tout futur grand joueur qui se respecte.





 Robert, (à gauche)le petit noir de Louisiane,  permit aux hommes de Red Auerbach, le vénérable coach 10 fois champions, de planer sur la planète Orange pendant le début des années 80's, à parité avec les Lakers de Los Angeles, la bande à Magic Johnson, et les Sixers de Philadelphie, le team du Docteur , alias Docteur J,-Julius Erving...un des plus beaux danseurs et artiste balle en mains, de la planète basket-ball des années 80's.
Robert, lui ne goutait pas la retraite anticipée du genre Bjon Borg (26 ans), le tennisman ou même Chamberlain, 36 ans , le dominateur des années 70's.Il s'arêta à 43 ans après avoir glanés des titres et des titres et pris probablement un coup de  pied où je pense pour laisser la place aux jeunes.

 Dwayne Wade, pur produit de Marquette , courre sur les traces de Jim Chones, l'enfant de Racines autre lieu de Louisiane  
Garnett, 32 ans , lui ne risque pas de trop traîner sur les parquets de NBA, vétant donné d'une part qu'il a commençé à jouer à l'âge de 19 ans, au sortir du collège , sans s'attarder à l'université où d'ailleurs il se serait sacrément ennuyè.

Par ailleurs, fortune faite, je ne voit pas pourquoi, il ferait du supplément, ayant déjà, à 32 ans , gagné un titre NBA, ce qui est finalement rare parmi la population de la NBA. De plus,  dans  je ne vous dit pas quelle équipe.
Le Grand Bill Walton dut réattendre 9 ans avant de retâter la bague en 1986...soient 9 années après le merveilleux titre des Porland Trailblazers.

Merci Marquette:
S'il y a quelqu'un à qui l(on doit dire son admiration, c'est bien le coach de Boston Celtics, Doc Rivers.
Doc Rivers 47 ans, star universitaire qui a un peu déçu en NBA, comme toutes les vrais merveilles NCAA, drafté néanmoins en 1983 au 2e tour à la 31e place, fut un grand joueur  sous la houlette du coach mythique et Hall of Fame- Al Mc Guire. (en bas à droite et gauche) cousin de Frank Mc Guire (North Carolina) et frère de Bob
je vous recommande de lire le fantastique livre de J J Maleval et Thierry Bretagne:"Ce fabuleux basket américain" Editions Calman Lévi (1972),  qui raconte bien la vie d' Al Mc Guire, le newyorkais formé à Saint-John's (salut  Ron Stewart),  Jim Chones et Robert Parish  1977-78_team_picture.jpg



Les chiens ne font pas des chats:
Les chats non-plus, ne faisant pas des chiens, Rivers a été formé comme joueur à Marquette, dans les faubourg de Milwaukee, en Wisconsin.  Marquette, une des plus belles et emblèmatiques équipe de basket-ball d'Amérique, de qui je n'ai pû m'empêcher de raconter l'histoire au tout début de Legendedubasket, (Marquette story sur deux mois, en 2005),  Marquette qui accoucha,  outre Rivers, de quelques joyaux qui laissérent des traces dans le monde universitaire, mais surtout en NBA comme Butch Lee (  voire en bas photo de l'équipe de Marquette championne NCAA 1977),  un des meilleur slycéens de sa génération, passé pro puis broyé par le drogue, après une carrière éclair.Dean "the dream" Meminger (à gauche n°14), de la grande époque des Knicks 70's,






Dwayne Wade, Bob Lackey en bas 1e à gauche)(1949-2002)-ASVEL 1975- pour les Anciens qui se rappellent, Jim Chones,(en bas à droite);  premier de la draft en 1972, ou..Wade, l'arrière du tonnerre qui faisait soufrir tout ce qui se présentait contre lui, il y a peu ..

Wilt Chamberlain vient de marquer 100 points avec les warriors de Philadelphie contre les New York Knicks



Le mois prochain, je vous conterai la petite histoire des titres des Celtics depuis leur premier en...1957.
salut
Jean-Marie
Kansas Jayhawks revient (1ere partie) 
Jim Chones(droite), lors de la draft







Michael Jordan (gauche) et Sam perkins, dans leurs vertes années à North Carolina; coachés par Dean Smith, Le Grand




























John Wooden, le grand coach de l'UCLA qui a dirigé entre autres, Jabbar, Walton et..Walt Hazzard ,à droite).
Adversaire de McGuire et Rupp

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Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : NBA Story
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /2008 16:11

Arrête tes conneries!
Il fallait bien la faire cette connerie.
Parler du plus grand club de basket du Royaume, s‘apparente à franchir le rubicond de la prétention.
Une espèce de psychanalyse du professeur de psychologie à qui il lui prend de raconter l’œuvre du maître Sigmund Freud ou du footballeur qui s’égare à raconter les racines de son sport au Brésil, le pays du roi Pelé.
Raconter 13 titres NBA et un nombre impossible à se rappeler de joueurs All Stars des Boston Celtics , sorte de religieuse géante de choux à la crème, pièce montée, dont le sommet serait finalement aussi difficile à nommer sinon à franchir: Bill Russel, le vieux ou Kevin Garnett le jeune géant, transfuge des Minnesota Timberwolves, qui eux courent après la bague NBA, depuis leurs débuts au siècle dernier.
Il y a déjà 10 ans.
Garnett, le chambreur; devenu golden boy, passé comme Spencer Haywood ou Darryl Dawkins du lycée aux coulisses de la NBA, sans sourciller ni émotions.
Pour glaner titres et gloires, et laisser des traces indélébiles dans la légende du basket.
Boston à la poursuite de son passé ?

Il y a à boire à manger et à pleurer dans les chaumières si on ambitionne de conter la vie des Boston Celtics.
Des départs prématurés au Paradis du basket comme celui de Len Bias, la star de 22 ans des Terrapins de Maryland, premier choix des Celtics en 1986, shooté à la cocaïne et qui mourra après un mois de draft sans avoir commencé les entraînements avec la bande à Larry Bird qui lui, le meilleur visage pale de la planète finira par encaisser 63 points de sa majesté Jordan, mais emportera le titre de champion NBA 1986 ornant
ainsi les doigts des verts pour la 16e fois depuis le premier titre acquis en 1957.
Et comment ne pas évoquer l’arrivée du gamin de Monroe, petite ville du sud où les noirs à l’époque n’avaient que le droit de la fermer, mais surtout pas d‘encaisser des dollars. William Fenton Russel, enfant de Louisiane faisait les deux avec délicatesse.
La célèbre photo immortalisera les yeux de guépard, du Chairman of the Board, président du conseil d’administration, brillant d’appétit comme un homme avide qui sait qu’il va déguster pendant longtemps, boss des Boston Celtics en 1956, lorsque Bill , star triple champion universitaire sortant, à sa sortie de l’université de San Francisco (USF), dirigée par le grand coach Hall of Famer,Phil Woolpert , signa le premier contrat colossal, que lui présentèrent les Celtics, en présence de Arnold Red Auerbach, l’homme aux gros,cigares et aux vestes à carreaux décalées , rappelant Darryl Zannuck.
Auerbach est lui, aussi au Hall of Fame, le meilleur entraîneur des années 60’s et 70’s au pays de la Voie du Bonheur :le basket-ball..
Cette photographie de la signature des contrats historiques ( Wilt Chamnberlain avec les Warriors de Philadelphie, Russel et les Celtics, Magic Johnson et les Lakers de Los Angeles) est outre financièrement, pour le club un étape pivot, comme un monument de l’histoire du basket américain
Head or Tales? (1)
Par où commencer
La tète ou la queue?
C’est vrai que l’histoire de ce fabuleux club pro américain, qui ressemble à bien des égards, à celle de l’Empire russe d’autrefois, avec ses grandeurs, des décadences, et des résurrections, ne se raconte pas en buvant un milk shake au coin d’une table.
Quoiqu’il en soit, l’Empire contre attaque (2) et , pour parler des Celtics de Boston, on est contraint, comme ne pouvant sortir de son contexte géographique et culturel, de parler de la ville de Boston.
C’est là que se situe un pan important des racines du basket-ball (américain) et explique tous les fondements, les déterminants de cette éternelle vitalité du sport patricien, WASP et catholique d’Outre Atlantique en général et de Boston en particulier.
Des fleurons du Massachusetts (côte est) comme les New England Patriots (base ball) et les Celtics, démontrent que l’un des plus vieux états des États -Unis dispose encore et toujours de quoi faire trembler Hollywood et ses plus beaux opposants de Californie: la détestée car nouveau riche, terre abritant les légendaires adversaires de NBA des Celtics, les Los Angeles Lakers et Oakland (San Francisco) Warriors).
La souffrance et les persécutions font le lit des champions.
Le refuge des fervents et tenaces catholiques.
Boston (environ 600 000 habitants, est issue de la grande vague d’immigration des puritains anglais fuyant les persécutions religieuses de leur pays dès le 18e siècle

Or, on sait que la souffrance constitue le terreau du surpassement nécessaire à la performance sportive.
C’est une donnée qui a été prouvée au milieu du 20 e siècle, par les minorités telles que le noirs, les
juifs (période de forte conscientisation suite à la Shoa) avec Lenny Rosenbluth (North Carolina University), Jack Molina (Columbia university) et le pivot des Suracuse National ; On a assisté durant la période de fin de la 2e guerre mondiale à l’explosion du basket juif..
Cette ville située donc dans l’état du Massachusetts aujourd’hui, est considéré comme le fief de excellence intellectuelle de l’Amérique et économique de la Nouvelle Angleterre
La faim justifie les moyens, les sponsors aussi
L‘étude sur les sites d‘information sur la ville surnommée aussi le centre de l’univers (The Hub of the Univers) ou la ville puritaine (Puritan city)) nous dit que son centre a gardé de nombreux édifices de l’époque coloniale.
Il est vrai que suite à la présentation de la belle histoire des débuts des Celtics commençant au lendemain des Jeux Olympiques de Londres, soit en 1948, on comprendra qu’à leur tour, des pierres anciennes hantent les coulisses du palais des sports de Boston;
Leur nom est Bill Russel, Red Auerbach, Larry Bird.
Les dernières sont encore jeunes et pourraient entrer dans la catégorie des monuments La plus prometteuse porte peut être le nom de Kevin Garnett.
Tout cela fait que finalement Boston et les Boston Celtics ne ressemblent à aucune grande métropole américaine du basket-ball comme Los Angeles, Philadelphie, San Antonio, San Francisco ou autre Chicago.
Au mois prochain
Je vous raconterai la saga des années 50's au pays des puritains américains:aux Bosto Celtics.
Salut
Jean-Marie
(
1)"Head or tales" est le titre d'un tube de Booker T Jones du groupe Booker T and the MG's, le grand organiste noir américain de rythm'n blues , qui nous faisait rêver pendant les années 70's avec sa musique cosmique du label Stax.
(2) Voire le bel article à ce tire écrit en septembre dernier
Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : NBA Story
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Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /2006 23:39

Dallas et Miami les invités surprise de la finale NBA 2006:

Qui aurait parié un cent ennovembre sur les qualifications de Dallas et Miami pour disouter la finale du championnat nord-américain de 2006?

Les chats ne font pas des chiens:

Dallas, une franchise qui a attendu son heure, à la texane...

En fait, les Dallas Mavericks (petits renards du desert), sont une franchise parmi les plus récentes puisqu'elle a été fondée à l'orée des années 80's au moment où David Stern décida d'allonger le nombre de franchises en vue de satisfaire une demande potentielle locale énorme vis à vis de ce sport.

A Dallas existait déjà au temps de la douce ABA, l'American Basketball League, dans les années 70's une franchise très active dénomée les Dallas Chapparals coachés entre autres par le célèbre et emblématique Babe Mc Carthy, ancien coach de Mississipi en NCAA, qui enfantèrent quelques excellents joueurs voir meneurs comme Rone Boone.

Sa disparition avec l'ensemble de l'oeuvre et du patrimoine ABA'esque fut mal ressentie par la population locale qui comme beaucoup de texans était véritablement « accro » à son équipe.

Il fallut attendre l'arrivée des Mavericks pour essayer de donnr du change à cette rece de texans qui remplissait sans problèmes le Moody Coliseum, la salle de 9305 places à chaque match que Dieu faisait...

Ls stars de la nouvelle franchise ne tardèrent pas à apparaître au début des années 80's

Mark Cuban lh'heureux propriétaire actuel de la franchise devait à l'époque encore être au lycée en train de rêver à ces franchises de NBA qui vous empêchaient de dormir en ces temps du show time Lakersien et Johnsonnien, pour peu que vous vous interressiez à la NBA ..et ses dollars.

Rolando Blackman, all ameica et régulier invité au All Star Game, nousrappekait chaque année que cette franchise n'était pas là pour faire de la figuration comme son modeste classement dans les bas du tableau de la conference ouest, pouvait le laisser présumer.

Composée plus de briques que de braques, les Mavrickscoachés par Dick Motta,l'ancien ntraineur des Bulls des 70's, souffraient d'un manque chronique d'homogénéité, car hétéroclites, avec des jeunes, des vieux, des fatigués et des has-been:Une ancienne star des 60's en pré-reretraite (Austin Car), trois neo-stars universitaires qui n'avaient encore rien prouvé:de Duke, champion sortant: Jim Sparnakel ailier d'1,95m qui aujourd'hui ne serait même pas drafté, de North Carolina,le consciencieux pivot Tom Lagarde élève de dean Smith,finaliste en 1976 devant Indiana de Bobby Knight, enfin une star de UCLA champion 1975 avec Richard Washington, autre pivot dont à la différence de son co-équipier Marques Johnson, on n'entendit jamais parler en pro..

Seul nom à retenir dans ce petchwork ressemblant à l'équipe de socer du Cosmos de New-York de l'époque (et d'aujourd'hui), pour notre attention de petit français, la présence pour deux saisons de Clarence Kea ancien boxeur et ancienne star de Limoges des années 80's, dont se rappelle du puglilat qui l'opposa à l'orthezien Bankali Kaba, devant les caméras de France 2.

Bref, pas de quoi se faire lever les foules. Chez les Mavericks jusqu'à l'arrivée du natif du Panama , en l'occurence Rolando Blackmann.. un des plus fins techniciens enfanté en cette terre éloinée et à l'époque très toumentée, et également de l'autre arrière Mark Aguirre, all star aussi....

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : NBA Story
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Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /2006 09:33

Greg Oden (1)

L’année 2007 fut une grande année pour le basket américain et évidemment par conséquence pour moi;

D’abord, il y a eu la victoire des Gators de Florida avec leur boute en train, le fils de Yannick Noah, Joakim, à qui j’avais déjà prédit une grande carrière dès 2004, lors de son arrivée à Gainesville.Ensuite 2007 fut celle du début de la collaboration de Leroy Johnson au journal, avec lequel j’ai vécu les demi-finales de March Madness, disputées par son fils Sydney Johnson et ses champions, assistant coach de John Thompson junior à Georgetown

La bande des quatre comme disaient les chinois durant les années 70’s post-Mao

Lors de la période des finales universitaires américaines, la pendule à remonter le temps semblait comme fonctionner à plein régime. Et pourtant ne dit-on pas que l’Histoire de repasse jamais les mêmes plats?

Furent invités au Final Four 4 grands noms du basket NCAA, qui jadis nous emplissaient le cœur et les yeux de rêves, alors que nous étions bien calés dans nos shorts et maillots Coq Sportif.

En demi-finales, les Gators de Florida avaient brillement éliminés UCLA , déjà battus en finale NCAA), avaient été terrassés par Ohio State et ses Buckeyes . Ohio State , un invité pas tellement surprise qui nous a fait bien plaisir. Ohio State qui avant la suprématie jabirienne et Waltonnienne, domination écrasante de UCLA (8 titres successifs), qui dura jusqu’au années 1975’s, domina le basket universitaire américain durant une certes courte, mais certaine période du début des 60‘s., quand en France, on commençait sérieusement à prendre aux sérieux cette affaire de basket avec des champions comme les frères Beugnot, Monclar et autre Roger Antoine. Tiens ils ont tous joué soit au PUC, soit au Racing Club de France…

Ohio State et son coach Fred Taylor, sont ressuscités, comme re-nés de leurs cendres. OSU, autre légende du basket vivante et trébuchante, qui avaient donc déjà fait vibrer nos grands frères, quand nous n’étions encore que des enfants, au début des années 60’s, avec 2 titres (1960 et 1962) et une finales en 3 ans.

Chez les Buckeyes d’Ohio State, fondée en 1870, la plus grande université au niveau nombre d’étudiants .avec 51 200 étudiants recensés en 2005., cela fait des années que le basket occupe les feus de la rampe. Des stars, c’est pas ce qu’il a manqué dans ce haut lieu de la ville de Colombus, temple du basket, dont les parquets ont été foulés par des joueurs mythiques de l’époque de la Dram Team américaine de 1960, vampirisée par les futurs géants de la NBA des 70’s , sous le maillot des Knicks de New York, avec Jerry Lucas, ou des Boston Celtics avec John Havlicek , sans oublier Larry Siegfried qui fit une honnête carrière aux Knicks.

Ohio State, foyer du basket universitaire et NBA, pour toujours

Ohio State tient aussi fièrement, une bonne partie de la couverture qui a chauffé les Lakers de Los Angeles mouture Wilt Chamberlain et Jabbar, entre 1972 et 1980

On pourrait un peu comparer Ohio State avec le centre de formation du Football Club de Nantes qui durant les années 70’s et 80’s, fournit considérablement l’équipe de France professionnelle et de jeunes amateurs;.

Un de ses fabuleux arrières qui avait l’honneur et l’avantage de doubler sa majesté Jerry West, s’appelait Jim Cleamons, arrière prototype de l‘an 2000 avec son 1.93m et sa vitesse de guépard;

Sa discrétion qui détonnait avec le coté imposant de The Stilt(l’échassier), un prénom que Chamberlain détestait. Cleamons eut droit à la photo de famille lors de l’acquisition du titre obtenu en 1972.

Sur le banc de Colombus, un certain Bobby Knight, future terreur et coach mythique des années 70’s aux Hoosiers Indiana, mais dont la carrière universitaire se limitait à 2 ou 4 points par match.

On sait que de nombreux futurs grands coachs des années 70’s, ne furent que de très modestes joueurs universitaires (Joh Wooden, Bobby Knight, Pat Riley, …).

Un France, on a tous en mémoire Lawrence Fundenburke et Dennis Hopson;

Les anciens ont aussi en tête le visage de l’Hal Of Famer Neil Johnston qui fit une carrière du tonnerre aux Philadelphia Warriors.

Enfin, outre Clark Kellog et Jim Jackson, joueurs des le plus discret par ses stats, comme joueur d’Ohio State fut par contre l’un des plus connus. Il s’agit de l’ailier Mark Minor qui eut droit à une logne lors de l’histoire des BostonCeltics délicieusement racontée par Jean-Jacques Maleval et Thierry Bretagne.

Salut Greg, bienvenu au club.

Joakim Noah a eu évidemment l’honneur d’être choisi (sélectionné ) à la 6e place par un autre mythe du basket NBA, les Chicago Bulls, avec North Carolina University, la mère nourricière de sa majesté Michael Jordan.

Le premier de cette liste de sélection (drafftt) , fut anticipé par les journalistes et spécialistes depuis bien longtemps. Cette année, à la différence des temps précédents, c’est le pur produit du basket américain qui a été mis en avant dans ce plateau de rêve, que constitue la Draftt.

Greg Oden

semble être formaté pour devenir un grand joueur, tel que la NBA les recherche/un pivot, pur et dur. De plus, c’est un première année code nombreux prédécesseurs

Les qualités physiques déployées sur cet athlète de 2.13m et 19 ans , étonne d’autant plus, si on considère les stots affolantes qu’il a laissées sur sa finalement courte période en Ohio.

En demi-finale c’est au rythme du double-double, que Greg occupera l’espace basketteur de sa carrière, tout comme il l‘a fait en finale perdue contre les Gators:25 points , 12 rebonds et 4 contres…

La drafft elle-même sera une bonne nouvelle pour tout puriste.

Enfin, c’est un retour au bercail: c’est un américain qui sera le premier de la drafftt, après un chinois (Yao Ming en 2002), un australien (Andrew Bogut en 2005) , et

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : NBA Story
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Vendredi 9 septembre 2005 5 09 /09 /2005 03:39

Histoire des San Antonio Spurs (2)

Histoire de la NBA

Les San Antonio Spurs : la petite bête qui monte.

Méfiez-vous de l’eau qui dort

(Vieux proverbe français)06/09/2005

16:10 13/09/05

Spurs’story 3 (2e partie)

Le mois dernier, je vous ai présenté le cadre psychologique, social, politique, économique et bien sur sportif dans lequel les San Antonio Spurs sont nées, un beau jour d’avril 1973. A l’époque, le basket américain avait encore deux ligues professionnelles suprêmes qui se tiraient labours sans se faire de cadeaux : la NBA12 présidée par Walter Kennedy, avait déjà presque trente ans d’existence et sa rivale la jeune mais inventive (car pauvre) ABA après une première résurrection en 1967 disposait réparties dans les coins du pays de franchises bien situées comme sa rivale la puissante et prétentieuse NBA.

Quel était l’avantage concurrentiel qui permit à la jeune ABA de résister et de faire la nique à la richissime NBA qui disposait des stars-joueurs 3payés nettement plus chers qu’en ABA ?.

Répondre à cette question, c’est vous raconter l’histoire des Spurs comme je l’ai fait quand j’ai détaillée l’année dernière celle des Virginia Squires de Julius Erving.

Son originalité, outre la couleur de son ballon officiel rouge, blanc et bleu résidait notamment dans sa recherche de jeunes joueurs en début de carrière pro mais déjà stars avérés par des scouts excellents et pleins de flair, remplis de connaissance du basket

Parmi ces jeunes pousses d’avenir …Georges « the Ice «  Gervin des San Antonio Spurs

Le fric, nerf de la guerre en NBA américaine :

La genèse des Spurs :

Dans le sport professionnel, la vie financière des clubs est intimement imbriquée dans la vie sportive des clubs.

Malheureusement

C’est donc bien les Dallas Chaparrals qui fut la franchise originelle, qui par la suite donnera naissance aux San Antonio Spurs

Le 7 février 1967, l’ABA déjà pourvue d’une quinzaine de franchises, attribue à John Klug et James Peters, pour 30 000 dollars de l’époque (multiplier par 100 aujourd’hui), une franchise nommée Dallas Chaparrals (du nom des petits renards du désert texan).

Peu de temps après Robert S. Folsom, James L. Embrey et ses amis4, puis un groupe de management sportif Professional Sports, dirigé par Angelo Drossos, rachetèrent cette franchise des Dallas Chaparrals, émigrée maintenant à San Antonio.

Les Chaparrals pourtant, avaient des résultats sportifs encourageants.5

Certains joueurs comme les pivots Ed Johnson (2.07m-1952)6, Randy Denton 7(2.05m, 1952), ou Bob Christian (2.13m) ou Wayne Hightower (2.03m-1940) y avaient pourtant brillé et permis d’assurer un public fidèle certes mais…

Mais comme vous répliquera un financier : critères sportifs et critères financiers sont un peu comme chien et chats.

Ils n’ont rien de commun

A noter que deux joueurs ayant évolué en France dans les années 70’s, y firent leurs classes à leurs débuts pro. Leur nom est le coupe afro Ansley Truitt (2.09m-1959) qui jouera à Denain89 puis Caen entre 1972 et 1980 , et le hippy Ron Sanford (2.05m) qui sera une saison à Caen avec Willy Norwood (1971.72) 10

Le problème fut que la course effrénée provoquée par la NBA vers la montée des dépenses principalement les salaires des joueurs ne pouvait être suivie par les franchises d’ABA, en raison de leur couverture médiatique notamment télévisuelle nettement inférieure (moins de droits télé reversés aux franchises), et ses conséquences induites : moins de sponsors et surtout méga-sponsors (les World Companies qui déversent les millions de dollars comme aujourd’hui Mastercard, Coca-Cola, American Airlines, ou Chevrollet qui font la pluie et le beau temps car…vivre le sport pro en Amérique.

 

Ce qui devait arriver arriva en 1976, la belle ABA se retrouva en faillite virtuelle puis réelle lorsque les franchisés ne parvenaient même plus à payer leurs cotisations (droits d’engagement)…encore moins-même reverser au commissionner leur pourcentage comme tout franchisé 11, et nenni de payer les salaires des joueurs, notamment les stars.12

Le dépeçage de la bête ABA mourrante, en Amérique affairiste ds années 70's, se fera sans tendresse et quand Ed O’Brien, le nouveau commissionner, fit le choix des franchises qui pouvaient intégrer la riche NBA, les Spurs avec principalement des franchises du Nord13, firent partie de l’heureuse liste

Evidemment les beaufs-dirigeants Red Necks, des franchises du Texas (notamment les Kentucky Colonels d'Artis Gilmore) se feront rouler au change, par les malins-cravatés newyorkais du Nord, puisqu'une seule franchise du Sud sera élue: Les Spurs de San Antonio

Donc, les Spurs vivront tout de même 1 an en ABA.

Je vais vous raconter cela :

Les débuts en ABA

La première saison fut mémorable. En octobre 1973, le cinq de départ des Spurs était donc composé de Joe Hamilton, James Silas, Harvey 3Skeeter" Swift, Rich Jones et Bob Netolicky, qui d'ailleurs sera un heureux élu au All Star Game. Bien que finalement cette "lineup" ne durera qu'une saison, elle commença par produire une excellente impression aux fans par une victoire le 6 octobre 1973 par 91 à 89 sur les Houston Rockets du petit Hall of Famer'93 Calvin Murphy (1,75m officiellement mais certainement 1.70m), l'inconnu venu du Connecticut et diplomé en 1970, d'une aussi inconnue université :" Niagara University".

Les Rockets disposaient en 1973.74, d'une équipe qui ne faisait pas pitié avec outre Murphy qui restera pendant 10 ans jusqu'à l'arrivée de Monte "Mosquit" Town1,70m), le plus petit joueur en NBA, Rudy Tomjanovic, actuellement coach en NBA, le blond All Star Jack Marin, Mike Newlin futur dirigeant et champion'75 en NBA avec les Warriors de San Francisco et le tout nouveau drafté le mulatre Ed Ratleff (1.98m,Long Beach State'73) plus connu comme étant membre de la triste équipe des USA perdante en finale olympique'72 devant les commando russe.Don Smith (Iowa State'68), l'ancien dur du ghetto de New York, alias Zaid Abdul-Aziz complétait cette excellente équipequi avait fière allure.

Le 10 octobre 1973, en match d'ouverture contre les San Diego Conquistador de Caldwell Jones (champion NBA'82 avec les Sixers de Philadelphie Ervingiens)et Flynn Robinson(champion NBA'71 avec Jabbar et les Bucks, que Wilt Chamberlain coachera, les Spurs perdirent au HemisFair Arena devant 6 000 spectateurs déchainés, poussant Hamilton à avouer malgrè la défaite:" C'est tout simplement grandiose de jouer devant ces gens".

Tel est le Texas, avec sonpublic fidèle jusqu'au bout des défaites...

Cela annoncera finalement les Spurs d'aujourd'hui qui n'ont jamais perdu leur public en dépit d'années de galères en ABA et en NBA.

En 18 matchs, les Spurs amenanient autant de spectateurs (6303 fans par match) que les Dallas Chaparrals en 42 matchs la saison précédente.

Finalement comme indiqué au numéro 1 de la série, Drossos et les autres propriétaires des Spurs rentrant largement dans leurs fonds, décideront de racheter tout bonnement, la franchise aux proprios de Dallas, rompant le contrat de 3 ans de location-retour-vente (lease-back) avec fièreté...comme tout texan qui réussit en affaires.

Question répétée:

La situation des Spurs telle qu'elle s'annonçait en 1973, ne vous rappelle-t-elle pas celle de l'équipe de football de l'Olympique Lyonnais, mal aimé, mais avec un pblic qui ne l'abandonna jamais, pour ensuite, vingt ans après accumuler 4 titres de champion de France?

Les trois:

Durant cette première saison, trois évenements qui eurent lieu hors du terrain, changèrent le cours de l'histoire des Spurs.

1.Sven Nater, le hollandais UCLA'ien

En premier lieu, le 21 novembre 1973, les Spurs aquiérent Sven Nater la doublure de Bill Walon à l'UCLA.

Il faut signaler qu'à cette époque, les Spurs étaient une des rares équipes en ABA, à ne pas disposer de pivot compétitif d'au moins 6 pieds et 11 pouces(2.11m) voir 7 pieds(2.13m), comme par exemple les Pacers d'Indiana avec Mel Daniels (2.13m), les Kentucky Colonels avec Artis Gilmore (2.19m) ou les Utah Stars (futur Jazz) avec Zelmo Beatty (2.14m).

Sven Nater, coaché par le légedaire John Wooden, s'était libéré comme un "fils qui tue son père" au sens freudien du terme, après avoir vécu 4 ans aux cotés du plus grand pivot blanc de sa génération, et qui cumulait les triples doubles, avaient réussi à s'exprimer enfin dans une équipe où il sera "le" pivot titulaire.

Sven Nater,le blond fils d'immigrés hollandais, avait finalement pour une graine de champion, appris le basket tard à l'age de 11 ans et se retrouva dans la meilleur université de basketball du monde, à batailler avec un joeur qui disposait de capacités physiques telles qu'il fiu sacré Athlete de l'année, par le journal Sports Illustrated en 1973: l'année où il gagna son titre NCAA après avoir marqués 22 paniers sur 23 tirs et pris une vingtaine de rebonds.

Pauvre Nater!

Nater arriva donc des Virginia Squires qui l'obtinrent à la draft'73 contre 300 000 dollars de l'époque (multiplier par 100 aujurd'hui) et un futur 1er choix de draft.

"Business is business" en Amérique!.

1973 sera l'année de la révolte de Sven qui faisait banquette en permanence à l'UCLA et qui marqua 29 points pour 22 rebonds lors du match Est-West de 1974.

Sven Nater, le banquetteur du Basket Express, sera élu quant à lui, 'Rookie de l'année" en 1974.

2.Indiana Pacers et Mike Storen:

Une défaite à domicile contre les Indiana Pacers de Mel Daniels et Georges Mc Ginnis , contestée par les Spurs auprès de Mike Storen, le commissionner de l'ABA de l'époque, survolta et ameuta 9 000 personnes le 2 décembre 1973 à San Antonio, qui encouragèrent les Spurs réussissant 17 points d'affilée et donnat la victoire aux texans.

Cet exploit scella en quelque sorte le contrat d'amor entre les Spurs et leur public fidèle.

3.George "the Ice" Gervin:

Le troisième évenement qui permit aux Spurs de passer un cap dans les performances fut l'acquisition de la futurAll Star et Hall of Famer: George Gervin.

Celui-ci restera 15 ans sur 19 ans, soit pratiquement toute sa carrière ABA et NBA, aux Spurs (sauf 2 ans aux Virginia Squires et en 1988, sa dernière année NBA, aux Chicago Bulls Jordanniens).

Gervin (1952, Long Beach State'72) restera comme un des plus fins shooter des deux ligues, obtenant plusieurs années de suite dans les années 80's, le titre de meilleur marqueur de la ligue...devant ces majesté Dr J alias Julius Erving et Do Wilkins.

En janvier Earl Foreman le preoprio des squires accepta en échange de 225 000 dollars de prendre en prêt Gervin et laisserait ce joueur si cette somme ne mui parvenait pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Introduction :

Raconter l’histoire des San Antonio Spurs, c’est un peu conter les péripéties d’un des plus vieux clubs du basketball professionnel américain, délaissé, oublié, remis dans le carton des antiquités en raison de l’opprobre éternelle jetée par l’Amérique sur les perdants, les fameux « loosers ».

A la différence de la France Poulidorienne, on n’aime pas les perdants.

Parce que n’ayant jamais rien gagné pendant des années jusqu’à…

De plus, San Antonio du Texas, c’est un peu comme l’équipe de football de l’Olympique Lyonnais, elle bénéficie d’une faible cote d’amour :Lyon a un passé un peu lourd à porter car trop récent, chargé d’histoire trouble pendant la 2e Guerre mondiale.

Quand à San Antonio, ce n’est pas mieux…

Par ailleurs, finalement nouveaux bizuth au banquet de l’histoire des vainqueurs NBA, les San Antonio Spurs sont la franchise de NBA, la moins connue malgré les efforts médiatiques des uns (Dennis Rodmann) et sportifs des autres (David Robinson, Tim Duncan et notre Tony Parker national) et aujourd’hui de leurs 3 bagues NBA.

Est-ce du fait de cette ville située dans l’état du Texas, lui même pas très apprécié par l’américain moyen et le quidam que vous rencontrerez dans n’importe quelle rue de France ou du monde ?.

Texas, terre de violence, terre de basketball

Le Texas est la patrie politique d’un certain gouverneur pendant 2O ans, Georges Walker Bush, l’américain le plus détesté du monde. Le Texas est aussi l’état où John Fitzgerald Kennedy (1917-1963) le président américain le plus aimé de l’histoire de l’Amérique et des américains et du Monde, fut abattu comme un chien, une balle derrière la tête par Lee Harvey Oswald.

Kennedy aimait et défendait les noirs : il envisageait naïvement de leur donner l’égalité. Le Texas sera son fossoyeur.

Les noirs, on le sait ne sont pas rancuniers , il amèneront 25 ans après le drame de Dallas, à cette petite franchise » looseuse » (pendant 28 ans) , des bagues de champion NBA à la pelle et des tours de play-off à gogo.

Quand on pense que cette franchise aurait pu disparaître corps et biens, lors de la faillite de la belle ABA en 1976. Mais c’est grâce à l’entêtement des businessmen texans qui ont mis de leur portefeuille pour rassurer la NBA de leur capacité à soutenir la franchise au maillot bleu.

Mais San Antonio, n’est pas seulement une ville de l’état du pétrole où des milliardaires en stetson (chapeau de cowboy) se baladent comme à l’époque bénie ( ?) du Far-West, sorte de métissage entre les mythifiés John Wayne et John Ross, le fameux J R du légendaire feuilleton Dallas et son univers impitoyable

Pourquoi vous parle-je de Dallas ?

Parce que l’ancêtre des Spurs était la franchise légendaire des sixties des Dallas Chaparrals décédée pour manque d’oxygène (raison financière) en 1973

Dallas Mavericks est d’ailleurs aujourd’hui, avec les Houston Rockets (2 fois champions en 1994 et 1995), la troisième franchise texane en NBA

Pas mal pour une terre de beaufs qui finalement a ramené 5 bagues en 11 ans !

L’Amérique 1ere puissance économique du monde adore les géants dominateurs qui la rassure dans son inconscient.de leader mondial.

C’est freudien….

Avec les Spurs, elle sera servie pendant encore plusieurs années (3 fois champion en 7 ans), si les joueurs de l’équipe restent, mais il n’y a pas de raison pour qu’il en soit autrement puisque la stabilité des effectifs caractérise les franchises texanes...

Car de plus, les Spurs de San Antonio existent depuis 32 ans déjà…et David L’Amiral »Robinson y a joué 15 ans, Duncan brille depuis 7 ans et Tony Parker y fait des exploits depuis maintenant 4 ans, alors qu’il n’a que 23 ans !!

Seul le grand Artis « the A train »

(1) Gilmore (2,19m-1950) n’y a joué que 5 ans, de 1982 à 1987, évidemment, il était en fin de carrière, commencée en ABA aux Kentucky Colonels en…1971

Vous raconter la saga des Spurs ne peut se faire sérieusement sans vous expliquer le contexte très particulier de cette ville qui en 32 ans a totalement changé de visage et de composition ethnique et démographique.

Ce sont les hommes qui font les grandes organisations, ici ce sera l’action outre des teigneux businessmen texans (à la J R), d’un chicano, enfant de la majorité silencieuse, arrivé en Amérique sans un dollar.

Méfiez vous de l’eau qui dort :

Les Spurs après les vexations des playoffs, grand festin sportif, médiatique, financier de fin d’année, où ils ne furent jamais élus avant 1998, se réveilleront avec un entraîneur, ancien militaire, sorte de Bobby Knight adouci , l’aviateur

(2) Greg Popovitch complètement fou, .lui dit-on puisqu’il enrôla le gamin, français en plus, Tony Parker âgé de 20 ans alors qu’il n’avait rien prouvé ni gagné en club et qu’il n’était même pas passé par une université américaine !!

(3)

Oncle Sam, où va-t-on !

Lui le parisien franco-américain qui avait le tort d’être français investi par l’Amérique profonde en pleine période de pré-guerre USA-Irak.à laquelle son pays, la France, refusa de participer, eut sa dose de méchanceté et d’insultes..

Maintenant drapé d’un 3e titre avec « le kid de Paris », en bon texan façon J.R, on retourne sa chemise et on se dit que Tony n’est finalement qu’un bon petit fils d’américain.

Les chats ne font pas des chiens…finalement :

Georges Gervin (11 ans aux Spurs), James Silas, Billy Paultz, Larry Kenon, puis durant les 80’s Artis Gilmore, et Johnny Moore montrèrent jadis le chemin à la bande à Duncan.

Aujourd’hui ce sont les récoltes fructueuses de cette franchise qui sème depuis 30 ans et qui en bonne texane a attendu son heure.

Y a pas le feu au lac….

Je vais vous raconter tout çà.

 

San Antonio, Chicanos, Cisneros, Go America, Go !

San Antonio est une des villes chicanos (américains d’origine sud-américaine) les plus prospères avec les grandes métropoles de Californie que sont San Francisco, et Los Angeles .(4)

Son maire pendant 20 ans, (5) aujourd’hui en réserve de la république, est d’origine cubaine. Il .s’appelle Henri Cisneros ,

(6) et fut mis sur orbite par le président Ronald Reagan ( 1911-2004), au milieu des années 80’s, il est un des grands personnages emblématique du Congrès américain. Il sera probablement encore candidat à l’investiture républicaine aux prochaines présidentielles de 2008 et probablement à mon avis, enfin élu…président des USA.au nez et à la barbe des Wasp.

Car comme tout bon chicano qui se respecte, il a une soif de revanche sociale intarissable.

En Amérique un champion NBA ou autre est un présidentiable en puissance (7)

Faites attention Bill Bradley, ou Arnold Scwartzenneger, vous avez en Cisneros, un sérieux challenger !(Cisneros n’est pas étranger à la montée en puissance des Spurs pendant les années 90’s. Il les a aidé financièrement et les a intronisé auprès de la communauté des chicanos, largement dominateurs dans le paysage sportif et médiatique de San Antonio.

Chouchou des républicains car anti-communiste jusqu’au bout des ongles, Cisneros a fui, enfant, Cuba et sa dictature castriste accroché à la mamelle de sa mère, sans un cent en poche et est bien décidé depuis qu’il a mis le pied sur le sol américain à tout gagner sur son passage.

Comme la tornade qui passe régulièrement sur son île natale où il vit le jour il y a une soixantaine d’années.

Il fallait bien qu’il y ait des latinos dans cette équipe de basketball pour plaire au public maintenant à majorité chicano

Ce sera Manuel Ginobili le gringo, le tueur argentin

(8)

Tornade, est bien le mot quand on parle de San Antonio Spurs

(1) Un des 10 grands pivots de l’histoire de la NBA des 70’s et 80’s avec Abdul Jabbar, Cowens, Bob Lanier, Chamberlain , etc…,

(2) Popovitch est sorti diplômé de la Air Force Academy en 1970

(3) Il fut alors joueur à l’INSEP champion d’Europe cadet.

(4) On pourrait citer aussi San Diego, Santa Barbara, San José et Santa Monica.

(5) Le maire aujourd’hui s’appelle Phil Hardberger et est WASP

(6) Il fut élu en 1984 par le mensuel l’expansion parmi les 20 américains ayant le plus d’avenir aux USA

(7) John Glenn astronaute, Bill Bradley basketteur, Schwarzenneger Body bulding

(8) C’est lui qui fait gagner Les Spurs lors des 2 matchs décisifs

Copyright Legendedubasket juin 2005

Tous droirs résevés.

 

 

 

San Antonio Duncaniens ?

La manière avec laquelle, ils gagnent leurs titres NBA (trois en set ans) démontre d’une détermination qui rappelle à un degré moindre la domination Bostonnienne à l’époque de Bill Russel et Dave Cowens (8 fois champion) ou Johnsonnienne (11) avec les Lakers de Los Angeles (4 fois champions), ou bien même Jordannienne avec les Chicago Bulls (6 fois champions)

Sommes-nous en ère de San Antonio Duncanienne ?

 

Cela fait .donc 32 ans qu’existent les Spurs (éperons) de San Antonio et avaient déjà un vie fœtale en ABA, la fameuse American Basketball Association (1968-1976), le nid des futurs stars de la NBA des années 70’s et 80’s (12) :

Georges »the Ice » Gervin (2,02m-1951) est au Hall of Fame et le meneur :James « the snake »Silas (13) (1,85m-1948)à mon avis l’ancêtre de Tony Parker et les 2 grands joueurs de race blanche les All Stars, Billy Paulz (1948-2,13 »m) (14)

et Bob Netolicky (2,08m-1942) jouèrent tous à San Antonio en ABA ou plus tard en NBA quant en 1976, les Spurs intégrèrent la grosse machine…à dollars grâce à la bonté purement américaine (il faut que les dollars sonnent…)

(19) du commissionner Lawrence O’Brien et de son successeur David Stern , le génial gamin du Bronx, fils de petits commerçants juifs, celui qui sauva la NBA en 1982..(16)

Je vous raconterai tout cela.

.

San Antonio, cité en devenir :

Mon Dieu, mais c’est bien sûr : Il y a des racines profondes dans chaque grand arbre.

En fait , cette ville de 1 200 000 habitants (8e ville américaine), soit autant que la population de Grenoble et son agglomération, a toujours vécu au rythme du basketball

…à la texane.

On prend son temps, mais on avance lentement mais sûrement comme la petite bête qui monte, qui monte…

Les démographes prédisent que dans 25 ans, en raison de leur taux de natalité élevé, les chicanos seront la communauté la plus nombreuse en terre d’oncle Sam devant les blancs et les noirs.

Or, qui dit démographie galopante dans un contexte favorable dit économie ethnique croissante, les recettes du club texan et les revenus de la ville ne peuvent qu’augmenter et attirer davantage de sponsors donc de stars ….c’est la spirale vertueuse américaine du pognon qui a fait des Lakers de Los Angeles, la franchise dominatrice des années 80’s 90’s et 2000’s.

D’où vient-tu ?

Genèse des Spurs à l’époque de l’ABA :

A B A, N B A, les seules lettres de l’alphabet qu’un passionné de basketball américain doit connaître . L’ABA c’est là que commença l’aventure issue des entrailles du défunt club des Dallas Chaparrals.

Durant l’été 1973, la crise économique qui minaient les trois quarts des clubs d’ABA (15) eut raison des pourtant riches propriétaires des Dallas Chaparrals qu irefusèrent net (sauf un) de rajouter un dollar de plus dans les Chaparrals qui erraient sans public, ni stars devant des adversaires gonflés à bloc avec des personnalités remplisseuses de salles comme Julius Erving (New-York Nets), Moses Malone (Utah Stars bientôt rebaptisés Utah Jazz) ou Connie Hawkins (Phoenix Suns). (20)

Cela tombait bien puisque quelques businessmen de San Antonio cherchaient à placer les dollars qui traînaient dans leurs poches. Avec Angelo Drossos, B..J « red » Mc Combs (actuel propriétaire majoritaire des Minnesota Vikings en ligue de football NFL) et John Schaefer menant le groupe de 36 citoyens de San Antonio, s’unirent et se dirent que c’était l’occasion de donner une chance à leur ville d’avoir une équipe professionnelle.

Les montages financiers étant aussi facilement imaginés et réalisés par les américains, rois du business, que les coups de pied arrières(genre Raï) par des footballeurs brésiliens, la solution choisie sera « le lend- lease » soit littéralement :le « prêt-location ».

La population de San Antonio seraient libre d’utilisation de l’équipe pendant 3 ans avec option d’achat. A l’issue de cette période, si aucune vente n’est réalisée, la propriété en revient à dallas.

C’est le classique leasing d’aujourd’hui appliqué au monde de l’automobile, ou de la machine-outil, par exemple.

Le contrat de location-vente sera rapidement résolu car l’assistance déjà énorme de la maintenant légendaire salle avec plus de 6 000 personnes par match, fera rapidement renter dans leurs sous (le projet sera vite rentabilisé), le groupe d’investisseurs…en moins d’un an.

Le transfert de propriété sera effectif au cours de l’année 1977.

Exit les Dallas Chaparrals

Les premier nom donné à l’équipe fut les Gunslingers, mais le manque d’attractivité du nom le changera en « Spurs », les éperons bien plantés dans les bottines des Cowboys du Texas

Tom Nissalke sera le 1er coach des Spurs :

Les texans, on l’a compris étant adeptes de la continuité ce sera le coach des défunts Chaparrals qui sera chargé de remettre dans la course cette nouvelle équipe , composée de Gervin, Netolicky, Joe Hamilton et Harvey « Skeeter » Swift (1.91m-1946, East Tenessee State’69)

La mise en place est terminée. Le mois prochain, je vous raconterai les premiers ébats des Spurs en ABA en...1973

Salut et à la prochaine

Jean-Marie

(11) sous l’ère de Magic Johnson

(12) Julius Erving, Rick Barry, Connie Hawkins, Bobby Jones, Moses Malone etc…

(13) James Silas (1,90m) est à ne pas confondre avec Paul Silas (2,00m-1938), son homonyme des Celtics de Boston, aujourd’hui coach en NBA.

(14) Billy Paultz ( St John’s -All Star) restera 5 ans aux Spurs et 4 ans à Houston est avec

(14) Artis Gimore (Jacksonville ’71) comme le père spirituel de David Robinson

Netolicky (Drake university) ne joua qu’une année aux Spurs mais 8 ans aux Indiana Pacers

(15) Voir mon étude « Stern sauve la NBA » septembre 2004

(16) Voir NBA et la drogue

(17) Comme disait l’inspecteur Bourrel des 5 dernières minutes

(18) qui comme les poissons pilotes ne s’accrochent qu’au puissants, réguliers et rapides.

(19) Voire mon étude « Histoire de la fusion ABA-NBA »

et Histoire de l’ABA : »Les Kentucky Colonels »dans Legendedubasket février 2004

(20) Julius « Doctor J »Erving HOF (2.02m-1950) Moses Malone (2.06m-1955) et Connie Hawkins (2.03m-1946) font partie du gratin des joueurs ABA e

Copyright Legendedubasket juillet 2005

Tous droits résevés.

Histoire des San Antonio Spurs (2)

Histoire de la NBA

Les San Antonio Spurs : la petite bête qui monte.

Méfiez-vous de l’eau qui dort

(Vieux proverbe français)

Introduction :

Raconter l’histoire des San Antonio Spurs, c’est un peu conter les péripéties d’un des plus vieux clubs du basketball professionnel américain, délaissé, oublié, remis dans le carton des antiquités en raison de l’opprobre éternelle jetée par l’Amérique sur les perdants, les fameux « loosers ».

A la différence de la France Poulidorienne, on n’aime pas les perdants.

Parce que n’ayant jamais rien gagné pendant des années jusqu’à…

De plus, San Antonio du Texas, c’est un peu comme l’équipe de football de l’Olympique Lyonnais, elle bénéficie d’une faible cote d’amour :Lyon a un passé un peu lourd à porter car trop récent, chargé d’histoire trouble pendant la 2e Guerre mondiale.

Quand à San Antonio, ce n’est pas mieux…

Par ailleurs, finalement nouveaux bizuth au banquet de l’histoire des vainqueurs NBA, les San Antonio Spurs sont la franchise de NBA, la moins connue malgré les efforts médiatiques des uns (Dennis Rodmann) et sportifs des autres (David Robinson, Tim Duncan et notre Tony Parker national) et aujourd’hui de leurs 3 bagues NBA.

Est-ce du fait de cette ville située dans l’état du Texas, lui même pas très apprécié par l’américain moyen et le quidam que vous rencontrerez dans n’importe quelle rue de France ou du monde ?.

Texas, terre de violence, terre de basketball

Le Texas est la patrie politique d’un certain gouverneur pendant 2O ans, Georges Walker Bush, l’américain le plus détesté du monde. Le Texas est aussi l’état où John Fitzgerald Kennedy (1917-1963) le président américain le plus aimé de l’histoire de l’Amérique et des américains et du Monde, fut abattu comme un chien, une balle derrière la tête par Lee Harvey Oswald.

Kennedy aimait et défendait les noirs : il envisageait naïvement de leur donner l’égalité. Le Texas sera son fossoyeur.

Les noirs, on le sait ne sont pas rancuniers , il amèneront 25 ans après le drame de Dallas, à cette petite franchise » looseuse » (pendant 28 ans) , des bagues de champion NBA à la pelle et des tours de play-off à gogo.

Quand on pense que cette franchise aurait pu disparaître corps et biens, lors de la faillite de la belle ABA en 1976. Mais c’est grâce à l’entêtement des businessmen texans qui ont mis de leur portefeuille pour rassurer la NBA de leur capacité à soutenir la franchise au maillot bleu.

Mais San Antonio, n’est pas seulement une ville de l’état du pétrole où des milliardaires en stetson (chapeau de cowboy) se baladent comme à l’époque bénie ( ?) du Far-West, sorte de métissage entre les mythifiés John Wayne et John Ross, le fameux J R du légendaire feuilleton Dallas et son univers impitoyable

Pourquoi vous parle-je de Dallas ?

Parce que l’ancêtre des Spurs était la franchise légendaire des sixties des Dallas Chaparrals décédée pour manque d’oxygène (raison financière) en 1973

Dallas Mavericks est d’ailleurs aujourd’hui, avec les Houston Rockets (2 fois champions en 1994 et 1995), la troisième franchise texane en NBA

Pas mal pour une terre de beaufs qui finalement a ramené 5 bagues en 11 ans !

L’Amérique 1ere puissance économique du monde adore les géants dominateurs qui la rassure dans son inconscient.de leader mondial.

C’est freudien….

Avec les Spurs, elle sera servie pendant encore plusieurs années (3 fois champion en 7 ans), si les joueurs de l’équipe restent, mais il n’y a pas de raison pour qu’il en soit autrement puisque la stabilité des effectifs caractérise les franchises texanes...

Car de plus, les Spurs de San Antonio existent depuis 32 ans déjà…et David L’Amiral »Robinson y a joué 15 ans, Duncan brille depuis 7 ans et Tony Parker y fait des exploits depuis maintenant 4 ans, alors qu’il n’a que 23 ans !!

Seul le grand Artis « the A train »

(1) Gilmore (2,19m-1950) n’y a joué que 5 ans, de 1982 à 1987, évidemment, il était en fin de carrière, commencée en ABA aux Kentucky Colonels en…1971

Vous raconter la saga des Spurs ne peut se faire sérieusement sans vous expliquer le contexte très particulier de cette ville qui en 32 ans a totalement changé de visage et de composition ethnique et démographique.

Ce sont les hommes qui font les grandes organisations, ici ce sera l’action outre des teigneux businessmen texans (à la J R), d’un chicano, enfant de la majorité silencieuse, arrivé en Amérique sans un dollar.

Méfiez vous de l’eau qui dort :

Les Spurs après les vexations des playoffs, grand festin sportif, médiatique, financier de fin d’année, où ils ne furent jamais élus avant 1998, se réveilleront avec un entraîneur, ancien militaire, sorte de Bobby Knight adouci , l’aviateur

(2) Greg Popovitch complètement fou, .lui dit-on puisqu’il enrôla le gamin, français en plus, Tony Parker âgé de 20 ans alors qu’il n’avait rien prouvé ni gagné en club et qu’il n’était même pas passé par une université américaine !!

(3)

Oncle Sam, où va-t-on !

Lui le parisien franco-américain qui avait le tort d’être français investi par l’Amérique profonde en pleine période de pré-guerre USA-Irak.à laquelle son pays, la France, refusa de participer, eut sa dose de méchanceté et d’insultes..

Maintenant drapé d’un 3e titre avec « le kid de Paris », en bon texan façon J.R, on retourne sa chemise et on se dit que Tony n’est finalement qu’un bon petit fils d’américain.

Les chats ne font pas des chiens…finalement :

Georges Gervin (11 ans aux Spurs), James Silas, Billy Paultz, Larry Kenon, puis durant les 80’s Artis Gilmore, et Johnny Moore montrèrent jadis le chemin à la bande à Duncan.

Aujourd’hui ce sont les récoltes fructueuses de cette franchise qui sème depuis 30 ans et qui en bonne texane a attendu son heure.

Y a pas le feu au lac….

Je vais vous raconter tout çà.

 

San Antonio, Chicanos, Cisneros, Go America, Go !

San Antonio est une des villes chicanos (américains d’origine sud-américaine) les plus prospères avec les grandes métropoles de Californie que sont San Francisco, et Los Angeles .(4)

Son maire pendant 20 ans, (5) aujourd’hui en réserve de la république, est d’origine cubaine. Il .s’appelle Henri Cisneros ,

(6) et fut mis sur orbite par le président Ronald Reagan ( 1911-2004), au milieu des années 80’s, il est un des grands personnages emblématique du Congrès américain. Il sera probablement encore candidat à l’investiture républicaine aux prochaines présidentielles de 2008 et probablement à mon avis, enfin élu…président des USA.au nez et à la barbe des Wasp.

Car comme tout bon chicano qui se respecte, il a une soif de revanche sociale intarissable.

En Amérique un champion NBA ou autre est un présidentiable en puissance (7)

Faites attention Bill Bradley, ou Arnold Scwartzenneger, vous avez en Cisneros, un sérieux challenger !(Cisneros n’est pas étranger à la montée en puissance des Spurs pendant les années 90’s. Il les a aidé financièrement et les a intronisé auprès de la communauté des chicanos, largement dominateurs dans le paysage sportif et médiatique de San Antonio.

Chouchou des républicains car anti-communiste jusqu’au bout des ongles, Cisneros a fui, enfant, Cuba et sa dictature castriste accroché à la mamelle de sa mère, sans un cent en poche et est bien décidé depuis qu’il a mis le pied sur le sol américain à tout gagner sur son passage.

Comme la tornade qui passe régulièrement sur son île natale où il vit le jour il y a une soixantaine d’années.

Il fallait bien qu’il y ait des latinos dans cette équipe de basketball pour plaire au public maintenant à majorité chicano

Ce sera Manuel Ginobili le gringo, le tueur argentin

(8)

Tornade, est bien le mot quand on parle de San Antonio Spurs

(1) Un des 10 grands pivots de l’histoire de la NBA des 70’s et 80’s avec Abdul Jabbar, Cowens, Bob Lanier, Chamberlain , etc…,

(2) Popovitch est sorti diplômé de la Air Force Academy en 1970

(3) Il fut alors joueur à l’INSEP champion d’Europe cadet.

(4) On pourrait citer aussi San Diego, Santa Barbara, San José et Santa Monica.

(5) Le maire aujourd’hui s’appelle Phil Hardberger et est WASP

(6) Il fut élu en 1984 par le mensuel l’expansion parmi les 20 américains ayant le plus d’avenir aux USA

(7) John Glenn astronaute, Bill Bradley basketteur, Schwarzenneger Body bulding

(8) C’est lui qui fait gagner Les Spurs lors des 2 matchs décisifs

Copyright Legendedubasket juin 2005

Tous droirs résevés.

 

 

 

 

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : NBA Story
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Jeudi 8 septembre 2005 4 08 /09 /2005 18:00

San Antonio Duncaniens ?

La manière avec laquelle, ils gagnent leurs titres NBA (trois en set ans) démontre d’une détermination qui rappelle à un degré moindre la domination Bostonnienne à l’époque de Bill Russel et Dave Cowens (8 fois champion) ou Johnsonnienne (11) avec les Lakers de Los Angeles (4 fois champions), ou bien même Jordannienne avec les Chicago Bulls (6 fois champions)

Sommes-nous en ère de San Antonio Duncanienne ?

 

Cela fait .donc 32 ans qu’existent les Spurs (éperons) de San Antonio et avaient déjà un vie fœtale en ABA, la fameuse American Basketball Association (1968-1976), le nid des futurs stars de la NBA des années 70’s et 80’s (12) :

Georges »the Ice » Gervin (2,02m-1951) est au Hall of Fame et le meneur :James « the snake »Silas (13) (1,85m-1948)à mon avis l’ancêtre de Tony Parker et les 2 grands joueurs de race blanche les All Stars, Billy Paulz (1948-2,13 »m) (14)

et Bob Netolicky (2,08m-1942) jouèrent tous à San Antonio en ABA ou plus tard en NBA quant en 1976, les Spurs intégrèrent la grosse machine…à dollars grâce à la bonté purement américaine (il faut que les dollars sonnent…)

(19) du commissionner Lawrence O’Brien et de son successeur David Stern , le génial gamin du Bronx, fils de petits commerçants juifs, celui qui sauva la NBA en 1982..(16)

Je vous raconterai tout cela.

.

San Antonio, cité en devenir :

Mon Dieu, mais c’est bien sûr : Il y a des racines profondes dans chaque grand arbre.

En fait , cette ville de 1 200 000 habitants (8e ville américaine), soit autant que la population de Grenoble et son agglomération, a toujours vécu au rythme du basketball

…à la texane.

On prend son temps, mais on avance lentement mais sûrement comme la petite bête qui monte, qui monte…

Les démographes prédisent que dans 25 ans, en raison de leur taux de natalité élevé, les chicanos seront la communauté la plus nombreuse en terre d’oncle Sam devant les blancs et les noirs.

Or, qui dit démographie galopante dans un contexte favorable dit économie ethnique croissante, les recettes du club texan et les revenus de la ville ne peuvent qu’augmenter et attirer davantage de sponsors donc de stars ….c’est la spirale vertueuse américaine du pognon qui a fait des Lakers de Los Angeles, la franchise dominatrice des années 80’s 90’s et 2000’s.

D’où vient-tu ?

Genèse des Spurs à l’époque de l’ABA :

A B A, N B A, les seules lettres de l’alphabet qu’un passionné de basketball américain doit connaître . L’ABA c’est là que commença l’aventure issue des entrailles du défunt club des Dallas Chaparrals.

Durant l’été 1973, la crise économique qui minaient les trois quarts des clubs d’ABA (15) eut raison des pourtant riches propriétaires des Dallas Chaparrals qu irefusèrent net (sauf un) de rajouter un dollar de plus dans les Chaparrals qui erraient sans public, ni stars devant des adversaires gonflés à bloc avec des personnalités remplisseuses de salles comme Julius Erving (New-York Nets), Moses Malone (Utah Stars bientôt rebaptisés Utah Jazz) ou Connie Hawkins (Phoenix Suns). (20)

Cela tombait bien puisque quelques businessmen de San Antonio cherchaient à placer les dollars qui traînaient dans leurs poches. Avec Angelo Drossos, B..J « red » Mc Combs (actuel propriétaire majoritaire des Minnesota Vikings en ligue de football NFL) et John Schaefer menant le groupe de 36 citoyens de San Antonio, s’unirent et se dirent que c’était l’occasion de donner une chance à leur ville d’avoir une équipe professionnelle.

Les montages financiers étant aussi facilement imaginés et réalisés par les américains, rois du business, que les coups de pied arrières(genre Raï) par des footballeurs brésiliens, la solution choisie sera « le lend- lease » soit littéralement :le « prêt-location ».

La population de San Antonio seraient libre d’utilisation de l’équipe pendant 3 ans avec option d’achat. A l’issue de cette période, si aucune vente n’est réalisée, la propriété en revient à dallas.

C’est le classique leasing d’aujourd’hui appliqué au monde de l’automobile, ou de la machine-outil, par exemple.

Le contrat de location-vente sera rapidement résolu car l’assistance déjà énorme de la maintenant légendaire salle avec plus de 6 000 personnes par match, fera rapidement renter dans leurs sous (le projet sera vite rentabilisé), le groupe d’investisseurs…en moins d’un an.

Le transfert de propriété sera effectif au cours de l’année 1977.

Exit les Dallas Chaparrals

Les premier nom donné à l’équipe fut les Gunslingers, mais le manque d’attractivité du nom le changera en « Spurs », les éperons bien plantés dans les bottines des Cowboys du Texas

Tom Nissalke sera le 1er coach des Spurs :

Les texans, on l’a compris étant adeptes de la continuité ce sera le coach des défunts Chaparrals qui sera chargé de remettre dans la course cette nouvelle équipe , composée de Gervin, Netolicky, Joe Hamilton et Harvey « Skeeter » Swift (1.91m-1946, East Tenessee State’69)

La mise en place est terminée. Le mois prochain, je vous raconterai les premiers ébats des Spurs en ABA en...1973

Salut et à la prochaine

Jean-Marie

(11) sous l’ère de Magic Johnson

(12) Julius Erving, Rick Barry, Connie Hawkins, Bobby Jones, Moses Malone etc…

(13) James Silas (1,90m) est à ne pas confondre avec Paul Silas (2,00m-1938), son homonyme des Celtics de Boston, aujourd’hui coach en NBA.

(14) Billy Paultz ( St John’s -All Star) restera 5 ans aux Spurs et 4 ans à Houston est avec

(14) Artis Gimore (Jacksonville ’71) comme le père spirituel de David Robinson

Netolicky (Drake university) ne joua qu’une année aux Spurs mais 8 ans aux Indiana Pacers

(15) Voir mon étude « Stern sauve la NBA » septembre 2004

(16) Voir NBA et la drogue

(17) Comme disait l’inspecteur Bourrel des 5 dernières minutes

(18) qui comme les poissons pilotes ne s’accrochent qu’au puissants, réguliers et rapides.

(19) Voire mon étude « Histoire de la fusion ABA-NBA »

et Histoire de l’ABA : »Les Kentucky Colonels »dans Legendedubasket février 2004

(20) Julius « Doctor J »Erving HOF (2.02m-1950) Moses Malone (2.06m-1955) et Connie Hawkins (2.03m-1946) font partie du gratin des joueurs ABA e

Copyright Legendedubasket juillet 2005

Tous droits résevés.

Histoire des San Antonio Spurs (2)

Histoire de la NBA

Les San Antonio Spurs : la petite bête qui monte.

Méfiez-vous de l’eau qui dort

(Vieux proverbe français)

Introduction :

Raconter l’histoire des San Antonio Spurs, c’est un peu conter les péripéties d’un des plus vieux clubs du basketball professionnel américain, délaissé, oublié, remis dans le carton des antiquités en raison de l’opprobre éternelle jetée par l’Amérique sur les perdants, les fameux « loosers ».

A la différence de la France Poulidorienne, on n’aime pas les perdants.

Parce que n’ayant jamais rien gagné pendant des années jusqu’à…

De plus, San Antonio du Texas, c’est un peu comme l’équipe de football de l’Olympique Lyonnais, elle bénéficie d’une faible cote d’amour :Lyon a un passé un peu lourd à porter car trop récent, chargé d’histoire trouble pendant la 2e Guerre mondiale.

Quand à San Antonio, ce n’est pas mieux…

Par ailleurs, finalement nouveaux bizuth au banquet de l’histoire des vainqueurs NBA, les San Antonio Spurs sont la franchise de NBA, la moins connue malgré les efforts médiatiques des uns (Dennis Rodmann) et sportifs des autres (David Robinson, Tim Duncan et notre Tony Parker national) et aujourd’hui de leurs 3 bagues NBA.

Est-ce du fait de cette ville située dans l’état du Texas, lui même pas très apprécié par l’américain moyen et le quidam que vous rencontrerez dans n’importe quelle rue de France ou du monde ?.

Texas, terre de violence, terre de basketball

Le Texas est la patrie politique d’un certain gouverneur pendant 2O ans, Georges Walker Bush, l’américain le plus détesté du monde. Le Texas est aussi l’état où John Fitzgerald Kennedy (1917-1963) le président américain le plus aimé de l’histoire de l’Amérique et des américains et du Monde, fut abattu comme un chien, une balle derrière la tête par Lee Harvey Oswald.

Kennedy aimait et défendait les noirs : il envisageait naïvement de leur donner l’égalité. Le Texas sera son fossoyeur.

Les noirs, on le sait ne sont pas rancuniers , il amèneront 25 ans après le drame de Dallas, à cette petite franchise » looseuse » (pendant 28 ans) , des bagues de champion NBA à la pelle et des tours de play-off à gogo.

Quand on pense que cette franchise aurait pu disparaître corps et biens, lors de la faillite de la belle ABA en 1976. Mais c’est grâce à l’entêtement des businessmen texans qui ont mis de leur portefeuille pour rassurer la NBA de leur capacité à soutenir la franchise au maillot bleu.

Mais San Antonio, n’est pas seulement une ville de l’état du pétrole où des milliardaires en stetson (chapeau de cowboy) se baladent comme à l’époque bénie ( ?) du Far-West, sorte de métissage entre les mythifiés John Wayne et John Ross, le fameux J R du légendaire feuilleton Dallas et son univers impitoyable

Pourquoi vous parle-je de Dallas ?

Parce que l’ancêtre des Spurs était la franchise légendaire des sixties des Dallas Chaparrals décédée pour manque d’oxygène (raison financière) en 1973

Dallas Mavericks est d’ailleurs aujourd’hui, avec les Houston Rockets (2 fois champions en 1994 et 1995), la troisième franchise texane en NBA

Pas mal pour une terre de beaufs qui finalement a ramené 5 bagues en 11 ans !

L’Amérique 1ere puissance économique du monde adore les géants dominateurs qui la rassure dans son inconscient.de leader mondial.

C’est freudien….

Avec les Spurs, elle sera servie pendant encore plusieurs années (3 fois champion en 7 ans), si les joueurs de l’équipe restent, mais il n’y a pas de raison pour qu’il en soit autrement puisque la stabilité des effectifs caractérise les franchises texanes...

Car de plus, les Spurs de San Antonio existent depuis 32 ans déjà…et David L’Amiral »Robinson y a joué 15 ans, Duncan brille depuis 7 ans et Tony Parker y fait des exploits depuis maintenant 4 ans, alors qu’il n’a que 23 ans !!

Seul le grand Artis « the A train »

(1) Gilmore (2,19m-1950) n’y a joué que 5 ans, de 1982 à 1987, évidemment, il était en fin de carrière, commencée en ABA aux Kentucky Colonels en…1971

Vous raconter la saga des Spurs ne peut se faire sérieusement sans vous expliquer le contexte très particulier de cette ville qui en 32 ans a totalement changé de visage et de composition ethnique et démographique.

Ce sont les hommes qui font les grandes organisations, ici ce sera l’action outre des teigneux businessmen texans (à la J R), d’un chicano, enfant de la majorité silencieuse, arrivé en Amérique sans un dollar.

Méfiez vous de l’eau qui dort :

Les Spurs après les vexations des playoffs, grand festin sportif, médiatique, financier de fin d’année, où ils ne furent jamais élus avant 1998, se réveilleront avec un entraîneur, ancien militaire, sorte de Bobby Knight adouci , l’aviateur

(2) Greg Popovitch complètement fou, .lui dit-on puisqu’il enrôla le gamin, français en plus, Tony Parker âgé de 20 ans alors qu’il n’avait rien prouvé ni gagné en club et qu’il n’était même pas passé par une université américaine !!

(3)

Oncle Sam, où va-t-on !

Lui le parisien franco-américain qui avait le tort d’être français investi par l’Amérique profonde en pleine période de pré-guerre USA-Irak.à laquelle son pays, la France, refusa de participer, eut sa dose de méchanceté et d’insultes..

Maintenant drapé d’un 3e titre avec « le kid de Paris », en bon texan façon J.R, on retourne sa chemise et on se dit que Tony n’est finalement qu’un bon petit fils d’américain.

Les chats ne font pas des chiens…finalement :

Georges Gervin (11 ans aux Spurs), James Silas, Billy Paultz, Larry Kenon, puis durant les 80’s Artis Gilmore, et Johnny Moore montrèrent jadis le chemin à la bande à Duncan.

Aujourd’hui ce sont les récoltes fructueuses de cette franchise qui sème depuis 30 ans et qui en bonne texane a attendu son heure.

Y a pas le feu au lac….

Je vais vous raconter tout çà.

 

San Antonio, Chicanos, Cisneros, Go America, Go !

San Antonio est une des villes chicanos (américains d’origine sud-américaine) les plus prospères avec les grandes métropoles de Californie que sont San Francisco, et Los Angeles .(4)

Son maire pendant 20 ans, (5) aujourd’hui en réserve de la république, est d’origine cubaine. Il .s’appelle Henri Cisneros ,

(6) et fut mis sur orbite par le président Ronald Reagan ( 1911-2004), au milieu des années 80’s, il est un des grands personnages emblématique du Congrès américain. Il sera probablement encore candidat à l’investiture républicaine aux prochaines présidentielles de 2008 et probablement à mon avis, enfin élu…président des USA.au nez et à la barbe des Wasp.

Car comme tout bon chicano qui se respecte, il a une soif de revanche sociale intarissable.

En Amérique un champion NBA ou autre est un présidentiable en puissance (7)

Faites attention Bill Bradley, ou Arnold Scwartzenneger, vous avez en Cisneros, un sérieux challenger !(Cisneros n’est pas étranger à la montée en puissance des Spurs pendant les années 90’s. Il les a aidé financièrement et les a intronisé auprès de la communauté des chicanos, largement dominateurs dans le paysage sportif et médiatique de San Antonio.

Chouchou des républicains car anti-communiste jusqu’au bout des ongles, Cisneros a fui, enfant, Cuba et sa dictature castriste accroché à la mamelle de sa mère, sans un cent en poche et est bien décidé depuis qu’il a mis le pied sur le sol américain à tout gagner sur son passage.

Comme la tornade qui passe régulièrement sur son île natale où il vit le jour il y a une soixantaine d’années.

Il fallait bien qu’il y ait des latinos dans cette équipe de basketball pour plaire au public maintenant à majorité chicano

Ce sera Manuel Ginobili le gringo, le tueur argentin

(8)

Tornade, est bien le mot quand on parle de San Antonio Spurs

(1) Un des 10 grands pivots de l’histoire de la NBA des 70’s et 80’s avec Abdul Jabbar, Cowens, Bob Lanier, Chamberlain , etc…,

(2) Popovitch est sorti diplômé de la Air Force Academy en 1970

(3) Il fut alors joueur à l’INSEP champion d’Europe cadet.

(4) On pourrait citer aussi San Diego, Santa Barbara, San José et Santa Monica.

(5) Le maire aujourd’hui s’appelle Phil Hardberger et est WASP

(6) Il fut élu en 1984 par le mensuel l’expansion parmi les 20 américains ayant le plus d’avenir aux USA

(7) John Glenn astronaute, Bill Bradley basketteur, Schwarzenneger Body bulding

(8) C’est lui qui fait gagner Les Spurs lors des 2 matchs décisifs

Copyright Legendedubasket juin 2005

Tous droirs résevés.

 

 

 

San Antonio Duncaniens ?

La manière avec laquelle, ils gagnent leurs titres NBA (trois en set ans) démontre d’une détermination qui rappelle à un degré moindre la domination Bostonnienne à l’époque de Bill Russel et Dave Cowens (8 fois champion) ou Johnsonnienne (11) avec les Lakers de Los Angeles (4 fois champions), ou bien même Jordannienne avec les Chicago Bulls (6 fois champions)

Sommes-nous en ère de San Antonio Duncanienne ?

 

Cela fait .donc 32 ans qu’existent les Spurs (éperons) de San Antonio et avaient déjà un vie fœtale en ABA, la fameuse American Basketball Association (1968-1976), le nid des futurs stars de la NBA des années 70’s et 80’s (12) :Georges »the Ice » Gervin (2,02m-1951) est au Hall of Fame et le meneur :James « the snake »Silas (13) (1,85m-1948)à mon avis l’ancêtre de Tony Parker et les 2 grands joueurs de race blanche les All Stars, Billy Paulz (1948-2,13 »m) (14)

et Bob Netolicky (2,08m-1942) jouèrent tous à San Antonio en ABA ou plus tard en NBA quant en 1976, les Spurs intégrèrent la grosse machine…à dollars grâce à la bonté purement américaine (il faut que les dollars sonnent…)

(19) du commissionner Lawrence O’Brien et de son successeur David Stern , le génial gamin du Bronx, fils de petits commerçants juifs, celui qui sauva la NBA en 1982..(16)

Je vous raconterai tout cela.

.

San Antonio, cité en devenir :

Mon Dieu, mais c’est bien sûr : Il y a des racines profondes dans chaque grand arbre.

En fait , cette ville de 1 200 000 habitants (8e ville américaine), soit autant que la population de Grenoble et son agglomération, a toujours vécu au rythme du basketball

…à la texane.

On prend son temps, mais on avance lentement mais sûrement comme la petite bête qui monte, qui monte…

Les démographes prédisent que dans 25 ans, en raison de leur taux de natalité élevé, les chicanos seront la communauté la plus nombreuse en terre d’oncle Sam devant les blancs et les noirs.

Or, qui dit démographie galopante dans un contexte favorable dit économie ethnique croissante, les recettes du club texan et les revenus de la ville ne peuvent qu’augmenter et attirer davantage de sponsors donc de stars ….c’est la spirale vertueuse américaine du pognon qui a fait des Lakers de Los Angeles, la franchise dominatrice des années 80’s 90’s et 2000’s.

D’où vient-tu ?

Genèse des Spurs à l’époque de l’ABA :

A B A, N B A, les seules lettres de l’alphabet qu’un passionné de basketball américain doit connaître . L’ABA c’est là que commença l’aventure issue des entrailles du défunt club des Dallas Chaparrals.

Durant l’été 1973, la crise économique qui minaient les trois quarts des clubs d’ABA (15) eut raison des pourtant riches propriétaires des Dallas Chaparrals qu irefusèrent net (sauf un) de rajouter un dollar de plus dans les Chaparrals qui erraient sans public, ni stars devant des adversaires gonflés à bloc avec des personnalités remplisseuses de salles comme Julius Erving (New-York Nets), Moses Malone (Utah Stars bientôt rebaptisés Utah Jazz) ou Connie Hawkins (Phoenix Suns). (20)

Cela tombait bien puisque quelques businessmen de San Antonio cherchaient à placer les dollars qui traînaient dans leurs poches. Avec Angelo Drossos, B..J « red » Mc Combs (actuel propriétaire majoritaire des Minnesota Vikings en ligue de football NFL) et John Schaefer menant le groupe de 36 citoyens de San Antonio, s’unirent et se dirent que c’était l’occasion de donner une chance à leur ville d’avoir une équipe professionnelle.

Les montages financiers étant aussi facilement imaginés et réalisés par les américains, rois du business, que les coups de pied arrières(genre Raï) par des footballeurs brésiliens, la solution choisie sera « le lend- lease » soit littéralement :le « prêt-location ».

La population de San Antonio seraient libre d’utilisation de l’équipe pendant 3 ans avec option d’achat. A l’issue de cette période, si aucune vente n’est réalisée, la propriété en revient à dallas.

C’est le classique leasing d’aujourd’hui appliqué au monde de l’automobile, ou de la machine-outil, par exemple.

Le contrat de location-vente sera rapidement résolu car l’assistance déjà énorme de la maintenant légendaire salle avec plus de 6 000 personnes par match, fera rapidement renter dans leurs sous (le projet sera vite rentabilisé), le groupe d’investisseurs…en moins d’un an.

Le transfert de propriété sera effectif au cours de l’année 1977.

Exit les Dallas Chaparrals

Les premier nom donné à l’équipe fut les Gunslingers, mais le manque d’attractivité du nom le changera en « Spurs », les éperons bien plantés dans les bottines des Cowboys du Texas

Tom Nissalke sera le 1er coach des Spurs :

Les texans, on l’a compris étant adeptes de la continuité ce sera le coach des défunts Chaparrals qui sera chargé de remettre dans la course cette nouvelle équipe , composée de Gervin, Netolicky, Joe Hamilton et Harvey « Skeeter » Swift (1.91m-1946, East Tenessee State’69)

La mise en place est terminée. Le mois prochain, je vous raconterai les premiers ébats des Spurs en ABA en...1973

Salut et à la prochaine

Jean-Marie

(11) sous l’ère de Magic Johnson

(12) Julius Erving, Rick Barry, Connie Hawkins, Bobby Jones, Moses Malone etc…

(13) James Silas (1,90m) est à ne pas confondre avec Paul Silas (2,00m-1938), son homonyme des Celtics de Boston, aujourd’hui coach en NBA.

(14) Billy Paultz ( St John’s -All Star) restera 5 ans aux Spurs et 4 ans à Houston est avec

(14) Artis Gimore (Jacksonville ’71) comme le père spirituel de David Robinson

Netolicky (Drake university) ne joua qu’une année aux Spurs mais 8 ans aux Indiana Pacers

(15) Voir mon étude « Stern sauve la NBA » septembre 2004

(16) Voir NBA et la drogue

(17) Comme disait l’inspecteur Bourrel des 5 dernières minutes

(18) qui comme les poissons pilotes ne s’accrochent qu’au puissants, réguliers et rapides.

(19) Voire mon étude « Histoire de la fusion ABA-NBA »

et Histoire de l’ABA : »Les Kentucky Colonels »dans Legendedubasket février 2004

(20) Julius « Doctor J »Erving HOF (2.02m-1950) Moses Malone (2.06m-1955) et Connie Hawkins (2.03m-1946) font partie du gratin des joueurs ABA e

Copyright Legendedubasket juillet 2005

Tous droits résevés.

 

Le mois dernier, je vous ai présenté le cadre psychologique, social, politique, économique et bien sur sportif dans lequel les San Antonio Spurs sont nées, un beau jour d’avril 1973. A l’époque, le basket américain avait encore deux ligues professionnelles suprêmes qui se tiraient labours sans se faire de cadeaux : la NBA12 présidée par Walter Kennedy, avait déjà presque trente ans d’existence et sa rivale la jeune mais inventive (car pauvre) ABA après une première résurrection en 1967 disposait réparties dans les coins du pays de franchises bien situées comme sa rivale la puissante et prétentieuse NBA.

Quel était l’avantage concurrentiel qui permit à la jeune ABA de résister et de faire la nique à la richissime NBA qui disposait des stars-joueurs 3payés nettement plus chers qu’en ABA ?.

Répondre à cette question, c’est vous raconter l’histoire des Spurs comme je l’ai fait quand j’ai détaillée l’année dernière celle des Virginia Squires de Julius Erving.

Son originalité, outre la couleur de son ballon officiel rouge, blanc et bleu résidait notamment dans sa recherche de jeunes joueurs en début de carrière pro mais déjà stars avérés par des scouts excellents et plein de flair, remplis de connaissance du basket

Parmi ces jeunes pousses d’avenir …Georges « the Ice «  Gervin des San Antonio Spurs

Le fric, nerf de la guerre en NBA américaine :

La genèse des Spurs :

Dans le sport professionnel, la vie financière des clubs est intimement imbriquée dans la vie sportive des clubs.

Malheureusement

C’est donc bien les Dallas Chaparrals qui fut la franchise originelle, qui par la suite donnera naissance aux San Antonio Spurs

Le 7 février 1967, l’ABA déjà pourvue d’une quinzaine de franchises, attribue à John Klug et James Peters, pour 30 000 dollars de l’époque (multiplier par 100 aujourd’hui), une franchise nommée Dallas Chaparrals (du nom des petits renards du désert texan).

Peu de temps après Robert S. Folsom, James L. Embrey et ses amis4, puis un groupe de management sportif Professional Sports, dirigé par Angelo Drossos, rachetèrent cette franchise des Dallas Chaparrals, émigrée maintenant à San Antonio.

Les Chaparrals pourtant, avaient des résultats sportifs encourageants.5

Certains joueurs comme les pivots Ed Johnson (2.07m-1952)6, Randy Denton 7(2.05m, 1952), ou Bob Christian (2.13m) ou Wayne Hightower (2.03m-1940) y avaient pourtant brillé et permis d’assurer un public fidèle certes mais…

Mais comme vous répliquera un financier : critères sportifs et critères financiers sont un peu comme chien et chats.

Ils n’ont rien de commun

A noter que deux joueurs ayant évolué en France dans les années 70’s, y firent leurs classes à leurs débuts pro. Leur nom est le coupe afro Ansley Truitt (2.09m-1959) qui jouera à Denain89 puis Caen entre 1972 et 1980 , et le hippy Ron Sanford (2.05m) qui sera une saison à Caen avec Willy Norwood (1971.72) 10

Le problème fut que la course effrénée provoquée par la NBA vers la montée des dépenses principalement les salaires des joueurs ne pouvait être suivie par les franchises d’ABA, en raison de leur couverture médiatique notamment télévisuelle nettement inférieure (moins de droits télé reversés aux franchises), et ses conséquences induites : moins de sponsors et surtout méga-sponsors (les World Companies qui déversent les millions de dollars comme aujourd’hui Mastercard, Coca-Cola, American Airlines, ou Chevrollet qui font la pluie et le beau temps car…vivre le sport pro en Amérique.

 

Ce qui devait arriver arriva en 1976, la belle ABA se retrouva en faillite virtuelle puis réelle lorsque les franchisés ne parvenaient même plus à payer leurs cotisations (droits d’engagement)…encore moins-même reverser au commissionner leur pourcentage comme tout franchisé 11, et nenni de payer les salaires des joueurs, notamment les stars.12

Le dépeçage de la bête ABA mourrante, en Amérique affairiste ds années 70's, se fera sans tendresse et quand Ed O’Brien, le nouveau commissionner, fit le choix des franchises qui pouvaient intégrer la riche NBA, les Spurs avec principalement des franchises du Nord13, firent partie de l’heureuse liste

Evidemment les beaufs-dirigeants Red Necks, des franchises du Texas (notamment les Kentucky Colonels d'Artis Gilmore) se feront rouler au change, par les malins-cravatés newyorkais du Nord, puisqu'une seule franchise du Sud sera élue: Les Spurs de San Antonio

Donc, les Spurs vivront tout de même 1 an en ABA.

Je vais vous raconter cela :

Les débuts en ABA

La première saison fut mémorable. En octobre 1973, le cinq de départ des Spurs était donc composé de Joe Hamilton, James Silas, Harvey 3Skeeter" Swift, Rich Jones et Bob Netolicky, qui d'ailleurs sera un heureux élu au All Star Game. Bien que finalement cette "lineup" ne durera qu'une saison, elle commença par produire une excellente impression aux fans par une victoire le 6 octobre 1973 par 91 à 89 sur les Houston Rockets du petit Hall of Famer'93 Calvin Murphy (1,75m officiellement mais certainement 1.70m), l'inconnu venu du Connecticut et diplomé en 1970, d'une aussi inconnue université :" Niagara University".

Les Rockets disposaient en 1973.74, d'une équipe qui ne faisait pas pitié avec outre Murphy qui restera pendant 10 ans jusqu'à l'arrivée de Monte "Mosquit" Town1,70m), le plus petit joueur en NBA, Rudy Tomjanovic, actuellement coach en NBA, le blond All Star Jack Marin, Mike Newlin futur dirigeant et champion'75 en NBA avec les Warriors de San Francisco et le tout nouveau drafté le mulatre Ed Ratleff (1.98m,Long Beach State'73) plus connu comme étant membre de la triste équipe des USA perdante en finale olympique'72 devant les commando russe.Don Smith (Iowa State'68), l'ancien dur du ghetto de New York, alias Zaid Abdul-Aziz complétait cette excellente équipequi avait fière allure.

Le 10 octobre 1973, en match d'ouverture contre les San Diego Conquistador de Caldwell Jones (champion NBA'82 avec les Sixers de Philadelphie Ervingiens)et Flynn Robinson(champion NBA'71 avec Jabbar et les Bucks, que Wilt Chamberlain coachera, les Spurs perdirent au HemisFair Arena devant 6 000 spectateurs déchainés, poussant Hamilton à avouer malgrè la défaite:" C'est tout simplement grandiose de jouer devant ces gens".

Tel est le Texas, avec sonpublic fidèle jusqu'au bout des défaites...

Cela annoncera finalement les Spurs d'aujourd'hui qui n'ont jamais perdu leur public en dépit d'années de galères en ABA et en NBA.

En 18 matchs, les Spurs amenanient autant de spectateurs (6303 fans par match) que les Dallas Chaparrals en 42 matchs la saison précédente.

Finalement comme indiqué au numéro 1 de la série, Drossos et les autres propriétaires des Spurs rentrant largement dans leurs fonds, décideront de racheter tout bonnement, la franchise aux proprios de Dallas, rompant le contrat de 3 ans de location-retour-vente (lease-back) avec fièreté...comme tout texan qui réussit en affaires.

Question répétée:

La situation des Spurs telle qu'elle s'annonçait en 1973, ne vous rappelle-t-elle pas celle de l'équipe de football de l'Olympique Lyonnais, mal aimé, mais avec un pblic qui ne l'abandonna jamais, pour ensuite, vingt ans après accumuler 4 titres de champion de France?

Les trois:

Durant cette première saison, trois évenements qui eurent lieu hors du terrain, changèrent le cours de l'histoire des Spurs.

1.Sven Nater, le hollandais UCLA'ienEn premier lieu, le 21 novembre 1973, les Spurs aquiérent Sven Nater la doublure de Bill Walon à l'UCLA.

Il faut signaler qu'à cette époque, les Spurs étaient une des rares équipes en ABA, à ne pas disposer de pivot compétitif d'au moins 6 pieds et 11 pouces(2.11m) voir 7 pieds(2.13m), comme par exemple les Pacers d'Indiana avec Mel Daniels (2.13m), les Kentucky Colonels avec Artis Gilmore (2.19m) ou les Utah Stars (futur Jazz) avec Zelmo Beatty (2.14m).

Sven Nater, coaché par le légedaire John Wooden, s'était libéré comme un "fils qui tue son père" au sens freudien du terme, après avoir vécu 4 ans aux cotés du plus grand pivot blanc de sa génération, et qui cumulait les triples doubles, avaient réussi à s'exprimer enfin dans une équipe où il sera "le" pivot titulaire.

Sven Nater,le blond fils d'immigrés hollandais, avait finalement pour une graine de champion, appris le basket tard à l'age de 11 ans et se retrouva dans la meilleur université de basketball du monde, à batailler avec un joeur qui disposait de capacités physiques telles qu'il fiu sacré Athlete de l'année, par le journal Sports Illustrated en 1973: l'année où il gagna son titre NCAA après avoir marqués 22 paniers sur 23 tirs et pris une vingtaine de rebonds.

Pauvre Nater!

Nater arriva donc des Virginia Squires qui l'obtinrent à la draft'73 contre 300 000 dollars de l'époque (multiplier par 100 aujurd'hui) et un futur 1er choix de draft.

"Business is business" en Amérique!.

1973 sera l'année de la révolte de Sven qui faisait banquette en permanence à l'UCLA et qui marqua 29 points pour 22 rebonds lors du match Est-West de 1974.

Sven Nater, le banquetteur du Basket Express, sera élu quant à lui, 'Rookie de l'année" en 1974.

2.Indiana Pacers et Mike Storen:

Une défaite à domicile contre les Indiana Pacers de Mel Daniels et Georges Mc Ginnis , contestée par les Spurs auprès de Mike Storen, le commissionner de l'ABA de l'époque, survolta et ameuta 9 000 personnes le 2 décembre 1973 à San Antonio, qui encouragèrent les Spurs réussissant 17 points d'affilée et donnat la victoire aux texans.

Cet exploit scella en quelque sorte le contrat d'amor entre les Spurs et leur public fidèle.

3.George "the Ice" Gervin:

Le troisième évenement qui permit aux Spurs de passer un cap dans les performances mérite de plus amples développements. Ce fut l'acquisition de la futur All Star et Hall of Famer: George Gervin.

Celui-ci restera 15 ans sur 19 ans, soit pratiquement toute sa carrière ABA et NBA, aux Spurs (sauf 2 ans aux Virginia Squires et en 1988, sa dernière année NBA, aux Chicago Bulls Jordanniens).

Gervin (1952, Long Beach State'72) restera comme un des plus fins shooter des deux ligues, obtenant plusieurs années de suite dans les années 80's, le titre de meilleur marqueur de la ligue...devant ces majesté Dr J alias Julius Erving et Do Wilkins.

En janvier Earl Foreman le proprio des Squires accepta en échange de 225 000 dollars de prendre en prêt Gervin et laisserait ce joueur si cette somme ne lui parvenait pas.

Et là ccommença la vrai Spurs'story avec l'arrivée de ce killer comme les texans les aiment...
Vous saurez tout au mois prochain

Salut
Vive le basket

 

 

 

 

 

 

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Histoire de l'ABA

Les San Antonio Spurs 3e partie

Depuis le mois de juillet 2005, je vous raconte la vie foetale du grand club des San Antonio Spurs avant qu'ils ne deviennent la grande équipe d'aujourd'hui, avec notre Tony Parker national, plusieurs fois championne NBA.

Elle se situait en ABA, cette malheureusement éphemère ligue qui de 1966 à 1973, ravissait les admirateurs-connaisseurs du baket américain. Ceux qui savaient que les plus géniaux n'étaient pas au royaume du dollar, à savoir la déjà hyperpuissante NBA avec ses stars apaisées (carrière faite et portefeuilles bien remplis), Chamberlain, Russel, Jabbar-Alcindor et autres Jerry West.

Les joyaux perles affamés de gloire, en devenir, évoluaient dans cette ligue charmeuse avec ses jeunes stars tout justes sortis des universités (mais au top de la draft) qui bientôt feront raisonner et briller au firmament de l'histoire du basket américain ce merveilleux sport, rythmé par des exploits qu'aujourd'hui avec trente années de recul, on a du mal à imaginer.

L'ABA, l'American Basketball Association , mère-porteuse, a fait naitre les enfants, futurs stars de la NBA que bientôt, ellelui ravira, enlèvera du berceau, à l'image d'une mère qui ne peut avoir d'enfant.

Julius Erving, dit le Docteur sera un des premiers; il sera suivi par un autre mpoins brillant mais certainement aussi efficace avec son tir silencieux comme un 357 Magnum.

Georges « la glace » Gervin dit « the Ice man » est son nom.

Et c'est justement aus Spurs de San Antonio où la cigogne de l'ABA le portera pour une naissance in-vitro.

In « dunk and point » vitro devrait-o, dire.Georges Gervin:

C'est vrai qu'il avait commencé fort sa 1ere année universitaire avec une moyenne de 26.8 points et 14.4 rebonds par match à Eastern Michigan où iol laissera des records en moyenne et total de points, mais aussi rebonds.

Eastern Michigan situé à Ypsilanta, ne brillera plus jamais par son nom depuis le départ de Gervin en ABA.

Seule un roocky-recruté par les Chicago Bulls de 1971.72 du nom de Kennedy Mc Intosh (2.01m-1949) fit parler auparavant de cette inconnue université de l'écrin duquel sortit pourtant une perle qui brillera pendant 20 ans au royaume du basketball.

Sorti de la Martin Luther King High School, on pourrait croire que Gervin était un homme de paix sur le terrain. Il n'en était rien, sur le terrain il metteit le feu avec son tir qui faisait mouche bien souvent. (48° de moyenne sur sa carrière de 14 ans)

Une fine gachette que le site du basket Hall of Fame n'hésite pas à qualifié de « doux, grécieux, créatif, et inarétable »...tout simplement

Seules, Ses Majestés Jordan et Wilt Chamberlain le rejoignirent en nombre de fois meilleur marqueur du championnat (4 fois).

La deuxième et troisième année (1970.72),, il ira dans une université bien plus cotée dans l'univers de la NCAA: Long Beach State sur la côte Ouest où des joueurs comme le mûlatre Ed Ratleff(1951.1.98m -1951) un des perdants de Munich '72 ou même Cliff Pondexter (qui jouera à Tours en 1976.77) posèrent leurs baskets.

C'est donc un joueur de ce calibre qu'atterit aux Spurs en ce beau jour de 1974 ce joueur de 2.02m sorti n°10 du 1er tour de la draft 1973 qui comprenait en n° 1 Mike Bantom, (2.06m-1951-St Joseph),un autre perdant de Munich'72.Le premier pas:

C'est donc le 7 février 1974, que Gevin fit son premier match avec les Spurs contre Utah Stars de Zelmo Beatty, un des premiers monstres géant (il fait 2.09 ou 2.14m?) de l'ABA.

Zelmo Beaty venait d'ailleurs de Prairie View A&M la même université qu'Art Kenney, l'américain du SCM Le Mans de l'époque, et coéquipier de Jabbar à Power memorial School de New York.

Que le monde est petit ma chère Jermaine.

Gervin marquera 12 points puis surtout avec Nater etSilas, gagnera 45 matchs , lors de cette première année, pour se retrover face aux Indiana pacers en finales de playoffs.

Malheureusement, aussi, ce sont les Pacers de Mel Daniels et Georges Mc Ginnis, (autre enfant d'ABA vendu à la NBA lors de la fusion) qui l'emporteront par 4 victoires sur 7 matchs .

Les Pacers seront la prochaine franchise ABA ressucitée en NBA d'ailleurs, dont je raconterai les exploits.

Ils rassembleront la plus importante foule de leur brève vie ABA.esque soit 12 304 personnes pour le match n°6 du 10 avril 1974.

Considérable...

Les sermons à la mi-temps de l'évangeliste Bob Harrington dopaient-ilsles esprits de l'assistance et des joueurs, leur donnant des dons surnaturels que ni les adversaires, ni-mêmes les dieux du basket ne parvenanient à canaliser ?

Gervin et James Silas, constituaient l'épine dorsale de l'équipe.

Por la saison 1974.75, Drossos, le propriétaire acquit un autre arrière Donnie Freeman d'Indiana en échange de Bird Averitt.

Les fans firent la moue, mais se reprirent à la suite d'une série de 8 victoires consécutives.

En Amérique, ce qui se passe du coté du tiroir-caisse étant un élément important, on arriva à un clash inévitable orsque Tom Nisalke, le coach montra son irritation lorsque Drossos retourna son portefeuille pour acquérir Gene Littles (1.82m-High Point), Georges Carter (qui ira è l'ASVEL en 1976) , Stew Johnson (2.03m-Murray State University) et Terry Driscoll.(2.01m-Boston College).

Peut-être attendait-il aussi quelques dollars pour sa part?

Comme de plus son style de managérat ne convenait pas tropaux joueurs, la Direction possédait là, un argument pourmetre fin à leur collaboration.

Il sera remplacé par Bob Bass déjà passé par les Denver Rockets et les Floridians, soit 7 ans d'expérience en ABA.

Bass sera plus tard le manager general des Charlotte Hornets.

 

 


6.05 Histoire de la NBA
Les San Antonio Spurs : la petite bête qui monte.
Méfiez-vous de l’eau qui dort
(Vieux proverbe français)

06/09/2005

Spurs’story 5 (2e partie)

Le mois dernier, je vous ai présenté le cadre psychologique, social, politique, économique et bien sur sportif dans lequel les San Antonio Spurs sont nées, un beau jour d’avril 1973. A l’époque, le basket américain avait encore deux ligues professionnelles suprêmes qui se tiraient labours sans se faire de cadeaux : la NBA12 présidée par Walter Kennedy, avait déjà presque trente ans d’existence et sa rivale la jeune mais inventive (car pauvre) ABA après une première résurrection en 1967 disposait réparties dans les coins du pays de franchises bien situées comme sa rivale la puissante et prétentieuse NBA.
Quel était l’avantage concurrentiel qui permit à la jeune ABA de résister et de faire la nique à la richissime NBA qui disposait des stars-joueurs 3payés nettement plus chers qu’en ABA ?.
Répondre à cette question, c’est vous raconter l’histoire des Spurs comme je l’ai fait quand j’ai détaillée l’année dernière celle des Virginia Squires de Julius Erving.
Son originalité, outre la couleur de son ballon officiel rouge, blanc et bleu résidait notamment dans sa recherche de jeunes joueurs en début de carrière pro mais déjà stars avérés par des scouts excellents et plein de flair, remplis de connaissance du basket
Parmi ces jeunes pousses d’avenir …Georges « the Ice « Gervin des San Antonio Spurs

Le fric, nerf de la guerre en NBA américaine :
La genèse des Spurs :
Dans le sport professionnel, la vie financière des clubs est intimement imbriquée dans la vie sportive des clubs.
Malheureusement
C’est donc bien les Dallas Chaparrals qui fut la franchise originelle, qui par la suite donnera naissance aux San Antonio Spurs
Le 7 février 1967, l’ABA déjà pourvue d’une quinzaine de franchises, attribue à John Klug et James Peters, pour 30 000 dollars de l’époque (multiplier par 100 aujourd’hui), une franchise nommée Dallas Chaparrals (du nom des petits renards du désert texan).
Peu de temps après Robert S. Folsom, James L. Embrey et ses amis4, puis un groupe de management sportif Professional Sports, dirigé par Angelo Drossos, rachetèrent cette franchise des Dallas Chaparrals, émigrée maintenant à San Antonio.
Les Chaparrals pourtant, avaient des résultats sportifs encourageants.5
Certains joueurs comme les pivots Ed Johnson (2.07m-1952)6, Randy Denton 7(2.05m, 1952), ou Bob Christian (2.13m) ou Wayne Hightower (2.03m-1940) y avaient pourtant brillé et permis d’assurer un public fidèle certes mais…
Mais comme vous répliquera un financier : critères sportifs et critères financiers sont un peu comme chien et chats.
Ils n’ont rien de commun
A noter que deux joueurs ayant évolué en France dans les années 70’s, y firent leurs classes à leurs débuts pro. Leur nom est le coupe afro Ansley Truitt (2.09m-1959) qui jouera à Denain89 puis Caen entre 1972 et 1980 , et le hippy Ron Sanford (2.05m) qui sera une saison à Caen avec Willy Norwood (1971.72) 10
Le problème fut que la course effrénée provoquée par la NBA vers la montée des dépenses principalement les salaires des joueurs ne pouvait être suivie par les franchises d’ABA, en raison de leur couverture médiatique notamment télévisuelle nettement inférieure (moins de droits télé reversés aux franchises), et ses conséquences induites : moins de sponsors et surtout méga-sponsors (les World Companies qui déversent les millions de dollars comme aujourd’hui Mastercard, Coca-Cola, American Airlines, ou Chevrollet qui font la pluie et le beau temps car…vivre le sport pro en Amérique.


Ce qui devait arriver arriva en 1976, la belle ABA se retrouva en faillite virtuelle puis réelle lorsque les franchisés ne parvenaient même plus à payer leurs cotisations (droits d’engagement)…encore moins-même reverser au commissionner leur pourcentage comme tout franchisé 11, et nenni de payer les salaires des joueurs, notamment les stars.12
Le dépeçage de la bête ABA mourrante, en Amérique affairiste ds années 70's, se fera sans tendresse et quand Ed O’Brien, le nouveau commissionner, fit le choix des franchises qui pouvaient intégrer la riche NBA, les Spurs avec principalement des franchises du Nord13, firent partie de l’heureuse liste
Evidemment les beaufs-dirigeants Red Necks, des franchises du Texas (notamment les Kentucky Colonels d'Artis Gilmore) se feront rouler au change, par les malins-cravatés newyorkais du Nord, puisqu'une seule franchise du Sud sera élue: Les Spurs de San Antonio
Donc, les Spurs vivront tout de même 1 an en ABA.
Je vais vous raconter cela :

Les débuts en ABA
La première saison fut mémorable. En octobre 1973, le cinq de départ des Spurs était donc composé de Joe Hamilton, James Silas, Harvey 3Skeeter" Swift, Rich Jones et Bob Netolicky, qui d'ailleurs sera un heureux élu au All Star Game. Bien que finalement cette "lineup" ne durera qu'une saison, elle commença par produire une excellente impression aux fans par une victoire le 6 octobre 1973 par 91 à 89 sur les Houston Rockets du petit Hall of Famer'93 Calvin Murphy (1,75m officiellement mais certainement 1.70m), l'inconnu venu du Connecticut et diplomé en 1970, d'une aussi inconnue université :" Niagara University".
Les Rockets disposaient en 1973.74, d'une équipe qui ne faisait pas pitié avec outre Murphy qui restera pendant 10 ans jusqu'à l'arrivée de Monte "Mosquit" Town1,70m), le plus petit joueur en NBA, Rudy Tomjanovic, actuellement coach en NBA, le blond All Star Jack Marin, Mike Newlin futur dirigeant et champion'75 en NBA avec les Warriors de San Francisco et le tout nouveau drafté le mulatre Ed Ratleff (1.98m,Long Beach State'73) plus connu comme étant membre de la triste équipe des USA perdante en finale olympique'72 devant les commando russe.Don Smith (Iowa State'68), l'ancien dur du ghetto de New York, alias Zaid Abdul-Aziz complétait cette excellente équipequi avait fière allure.
Le 10 octobre 1973, en match d'ouverture contre les San Diego Conquistador de Caldwell Jones (champion NBA'82 avec les Sixers de Philadelphie Ervingiens)et Flynn Robinson(champion NBA'71 avec Jabbar et les Bucks, que Wilt Chamberlain coachera, les Spurs perdirent au HemisFair Arena devant 6 000 spectateurs déchainés, poussant Hamilton à avouer malgrè la défaite:" C'est tout simplement grandiose de jouer devant ces gens".
Tel est le Texas, avec sonpublic fidèle jusqu'au bout des défaites...
Cela annoncera finalement les Spurs d'aujourd'hui qui n'ont jamais perdu leur public en dépit d'années de galères en ABA et en NBA.


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Legendedubasket Copyright-septembre-2005





Histoire des San Antonio Spurs (6)


En 18 matchs, les Spurs amenèrent autant de spectateurs (6303 fans par match) que les Dallas Chaparrals en 42 matchs la saison précédente.
Finalement comme indiqué au numéro 19 de aout, Drossos et les autres propriétaires des Spurs rentrant largement dans leurs fonds, décideront de racheter tout bonnement, la franchise aux proprios de Dallas, rompant le contrat de 3 ans de location-retour-vente (lease-back) avec fièreté (à la J R Ewing)...comme tout texan qui réussit en affaires.

Question répétée:
La situation des Spurs telle qu'elle s'annonçait en 1973, ne vous rappelle-t-elle pas celle de l'équipe de football de l'Olympique Lyonnais, mal aimé, mais avec un pblic qui ne l'abandonna jamais, pour ensuite, vingt ans après accumuler 4 titres de champion de France?

Les trois:
Durant cette première saison, trois évenements qui eurent lieu hors du terrain, changèrent le cours de l'histoire des Spurs.

1.Sven Nater, le hollandais de la grande UCLA Woodenienne
En premier lieu, le 21 novembre 1973, les Spurs acquiérent Sven Nater la doublure de Bill Walon à l'UCLA.
Il faut signaler qu'à cette époque, les Spurs étaient une des rares équipes en ABA, à ne pas disposer de pivot compétitif d'au moins 6 pieds et 11 pouces(2.11m) voir 7 pieds(2.13m), comme par exemple les Pacers d'Indiana avec Mel Daniels (2.13m), les Kentucky Colonels avec Artis Gilmore (2.19m) ou les Utah Stars (futur Jazz) avec Zelmo Beatty (2.14m).
Sven Nater, coaché par le légendaire John Wooden, s'était libéré comme un "fils qui tue son père" au sens freudien du terme, après avoir vécu 4 ans aux cotés du plus grand pivot blanc de sa génération, et qui cumulait les triples doubles, avaient réussi à s'exprimer enfin dans une équipe où il sera "le" pivot titulaire.
Sven Nater,le blond fils d'immigrés hollandais, avait finalement pour une graine de champion, appris le basket tard à l'age de 11 ans et se retrouva dans la meilleur université de basketball du monde, à batailler avec un joueur qui disposait de capacités physiques telles qu'il fut sacré Athlete de l'année, par le journal Sports Illustrated en 1973 à la place des champons d'athlétisme de l'époque qui ne manquaient pas.
Ce fut l'année où il gagna son titre NCAA après avoir marqués en finale devant Florida States: 22 paniers sur 23 tirs et pris une vingtaine de rebonds.
Pauvre Nater!

Nater arriva donc des Virginia Squires qui l'obtinrent à la draft'73 contre 300 000 dollars de l'époque (multiplier par 100 aujurd'hui) et un futur 1er choix de draft.
"Business is business" en Amérique!.
1973 sera l'année de la révolte de Sven qui faisait banquette en permanence depuis 2 ans à l'UCLA et qui marqua 29 points pour 22 rebonds lors du match Est-West de 1974.

Sven Nater, le banquetteur du Basket Express, sera élu quant à lui, "Rookie de l'année" en 1974.

2.Indiana Pacers et Mike Storen:
Une défaite à domicile contre les Indiana Pacers de Mel Daniels et Georges Mc Ginnis , contestée par les Spurs auprès de Mike Storen, le commissionner de l'ABA de l'époque, survolta et ameuta 9 000 personnes le 2 décembre 1973 à San Antonio, qui encouragèrent les Spurs réussissant 17 points d'affilée et donnat la victoire aux texans.
Cet exploit scella en quelque sorte le contrat d'amour entre les Spurs et leur fidèle public .

3.George "the Ice" Gervin:
Le troisième évenement qui permit aux Spurs de passer un cap dans les performances fut l'acquisition de la futurAll Star et Hall of Famer: George Gervin.
Celui-ci restera 15 ans sur 19 ans, soit pratiquement toute sa carrière ABA et NBA, aux Spurs (sauf 2 ans aux Virginia Squires et en 1988, sa dernière année NBA, aux Chicago Bulls Jordanniens).
Gervin (1952, Long Beach State'72) restera comme un des plus fins shooter des deux ligues, obtenant plusieurs années de suite dans les années 80's, le titre de meilleur marqueur de la ligue...devant ces majesté Dr J alias Julius Erving et Do Wilkins.
En janvier Earl Foreman le proprio des Virginia Squires, accepta en échange de 225 000 dollars de prendre en prêt Gervin ou de laisser ce joueur si cette somme ne lui parvenait pas.

Et là ccommença la vrai Spurs'story avec l'arrivée de ce killer comme les texans les aiment...
Vous saurez tout au mois prochain

Salut
Vive le basket


Copyright Legendedubasket sept 2005

 

 

 

 

 

Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : NBA Story
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Vendredi 10 juin 2005 5 10 /06 /2005 18:24

 

 

 

 

 

 

___

San Antonio Duncaniens ?

La manière avec laquelle, ils gagnent leurs titres NBA (trois en set ans) démontre d’une détermination qui rappelle à un degré moindre la domination Bostonnienne à l’époque de Bill Russel et Dave Cowens (8 fois champion) ou Johnsonnienne (11) avec les Lakers de Los Angeles (4 fois champions), ou bien même Jordannienne avec les Chicago Bulls (6 fois champions)

Sommes-nous en ère de San Antonio Duncanienne ?

 

Cela fait .donc 32 ans qu’existent les Spurs (éperons) de San Antonio et avaient déjà un vie fœtale en ABA, la fameuse American Basketball Association (1968-1976), le nid des futurs stars de la NBA des années 70’s et 80’s (12) :

Georges »the Ice » Gervin

et Bob Netolicky (2,08m-1942) jouèrent tous à San Antonio en ABA ou plus tard en NBA quant en 1976, les Spurs intégrèrent la grosse machine…à dollars grâce à la bonté purement américaine (il faut que les dollars sonnent…)

(19) du commissionner Lawrence O’Brien et de son successeur David Stern , le génial gamin du Bronx, fils de petits commerçants juifs, celui qui sauva la NBA en 1982..(16)

Je vous raconterai tout cela.

.

San Antonio, cité en devenir :

Mon Dieu, mais c’est bien sûr : Il y a des racines profondes dans chaque grand arbre.

En fait , cette ville de 1 200 000 habitants (8e ville américaine), soit autant que la population de Grenoble et son agglomération, a toujours vécu au rythme du basketball

…à la texane.

On prend son temps, mais on avance lentement mais sûrement comme la petite bête qui monte, qui monte…

Les démographes prédisent que dans 25 ans, en raison de leur taux de natalité élevé, les chicanos seront la communauté la plus nombreuse en terre d’oncle Sam devant les blancs et les noirs.

Or, qui dit démographie galopante dans un contexte favorable dit économie ethnique croissante, les recettes du club texan et les revenus de la ville ne peuvent qu’augmenter et attirer davantage de sponsors donc de stars ….c’est la spirale vertueuse américaine du pognon qui a fait des Lakers de Los Angeles, la franchise dominatrice des années 80’s 90’s et 2000’s.

D’où vient-tu ?

Genèse des Spurs à l’époque de l’ABA :

A B A, N B A, les seules lettres de l’alphabet qu’un passionné de basketball américain doit connaître . L’ABA c’est là que commença l’aventure issue des entrailles du défunt club des Dallas Chaparrals.

Durant l’été 1973, la crise économique qui minaient les trois quarts des clubs d’ABA (15) eut raison des pourtant riches propriétaires des Dallas Chaparrals qu irefusèrent net (sauf un) de rajouter un dollar de plus dans les Chaparrals qui erraient sans public, ni stars devant des adversaires gonflés à bloc avec des personnalités remplisseuses de salles comme Julius Erving (New-York Nets), Moses Malone (Utah Stars bientôt rebaptisés Utah Jazz) ou Connie Hawkins (Phoenix Suns). (20)

Cela tombait bien puisque quelques businessmen de San Antonio cherchaient à placer les dollars qui traînaient dans leurs poches. Avec Angelo Drossos, B..J « red » Mc Combs (actuel propriétaire majoritaire des Minnesota Vikings en ligue de football NFL) et John Schaefer menant le groupe de 36 citoyens de San Antonio, s’unirent et se dirent que c’était l’occasion de donner une chance à leur ville d’avoir une équipe professionnelle.

Les montages financiers étant aussi facilement imaginés et réalisés par les américains, rois du business, que les coups de pied arrières(genre Raï) par des footballeurs brésiliens, la solution choisie sera « le lend- lease » soit littéralement :le « prêt-location ».

La population de San Antonio seraient libre d’utilisation de l’équipe pendant 3 ans avec option d’achat. A l’issue de cette période, si aucune vente n’est réalisée, la propriété en revient à dallas.

C’est le classique leasing d’aujourd’hui appliqué au monde de l’automobile, ou de la machine-outil, par exemple.

Le contrat de location-vente sera rapidement résolu car l’assistance déjà énorme de la maintenant légendaire salle avec plus de 6 000 personnes par match, fera rapidement renter dans leurs sous (le projet sera vite rentabilisé), le groupe d’investisseurs…en moins d’un an.

Le transfert de propriété sera effectif au cours de l’année 1977.

Exit les Dallas Chaparrals

Les premier nom donné à l’équipe fut les Gunslingers, mais le manque d’attractivité du nom le changera en « Spurs », les éperons bien plantés dans les bottines des Cowboys du Texas

Tom Nissalke sera le 1er coach des Spurs :

Les texans, on l’a compris étant adeptes de la continuité ce sera le coach des défunts Chaparrals qui sera chargé de remettre dans la course cette nouvelle équipe , composée de Gervin, Netolicky, Joe Hamilton et Harvey « Skeeter » Swift (1.91m-1946, East Tenessee State’69)

La mise en place est terminée. Le mois prochain, je vous raconterai les premiers ébats des Spurs en ABA en...1973

Salut et à la prochaine

Jean-Marie

(11) sous l’ère de Magic Johnson

(12) Julius Erving, Rick Barry, Connie Hawkins, Bobby Jones, Moses Malone etc…

(13) James Silas (1,90m) est à ne pas confondre avec Paul Silas (2,00m-1938), son homonyme des Celtics de Boston, aujourd’hui coach en NBA.

(14) Billy Paultz ( St John’s -All Star) restera 5 ans aux Spurs et 4 ans à Houston est avec

(14) Artis Gimore (Jacksonville ’71) comme le père spirituel de David Robinson

Netolicky (Drake university) ne joua qu’une année aux Spurs mais 8 ans aux Indiana Pacers

(15) Voir mon étude « Stern sauve la NBA » septembre 2004

(16) Voir NBA et la drogue

(17) Comme disait l’inspecteur Bourrel des 5 dernières minutes

(18) qui comme les poissons pilotes ne s’accrochent qu’au puissants, réguliers et rapides.

(19) Voire mon étude « Histoire de la fusion ABA-NBA »

et Histoire de l’ABA : »Les Kentucky Colonels »dans Legendedubasket février 2004

(20) Julius « Doctor J »Erving HOF (2.02m-1950) Moses Malone (2.06m-1955) et Connie Hawkins (2.03m-1946) font partie du gratin des joueurs ABA e

Copyright Legendedubasket juillet 2005

Tous droits résevés.

 

Le mois dernier, je vous ai présenté le cadre psychologique, social, politique, économique et bien sur sportif dans lequel les San Antonio Spurs sont nées, un beau jour d’avril 1973. A l’époque, le basket américain avait encore deux ligues professionnelles suprêmes qui se tiraient labours sans se faire de cadeaux : la NBA12 présidée par Walter Kennedy, avait déjà presque trente ans d’existence et sa rivale la jeune mais inventive (car pauvre) ABA après une première résurrection en 1967 disposait réparties dans les coins du pays de franchises bien situées comme sa rivale la puissante et prétentieuse NBA.

Quel était l’avantage concurrentiel qui permit à la jeune ABA de résister et de faire la nique à la richissime NBA qui disposait des stars-joueurs 3payés nettement plus chers qu’en ABA ?.

Répondre à cette question, c’est vous raconter l’histoire des Spurs comme je l’ai fait quand j’ai détaillée l’année dernière celle des Virginia Squires de Julius Erving.

Son originalité, outre la couleur de son ballon officiel rouge, blanc et bleu résidait notamment dans sa recherche de jeunes joueurs en début de carrière pro mais déjà stars avérés par des scouts excellents et plein de flair, remplis de connaissance du basket

Parmi ces jeunes pousses d’avenir …Georges « the Ice «  Gervin des San Antonio Spurs

Le fric, nerf de la guerre en NBA américaine :

La genèse des Spurs :

Dans le sport professionnel, la vie financière des clubs est intimement imbriquée dans la vie sportive des clubs.

Malheureusement

C’est donc bien les Dallas Chaparrals qui fut la franchise originelle, qui par la suite donnera naissance aux San Antonio Spurs

Le 7 février 1967, l’ABA déjà pourvue d’une quinzaine de franchises, attribue à John Klug et James Peters, pour 30 000 dollars de l’époque (multiplier par 100 aujourd’hui), une franchise nommée Dallas Chaparrals (du nom des petits renards du désert texan).

Peu de temps après Robert S. Folsom, James L. Embrey et ses amis4, puis un groupe de management sportif Professional Sports, dirigé par Angelo Drossos, rachetèrent cette franchise des Dallas Chaparrals, émigrée maintenant à San Antonio.

Les Chaparrals pourtant, avaient des résultats sportifs encourageants.5

Certains joueurs comme les pivots Ed Johnson (2.07m-1952)6, Randy Denton 7(2.05m, 1952), ou Bob Christian (2.13m) ou Wayne Hightower (2.03m-1940) y avaient pourtant brillé et permis d’assurer un public fidèle certes mais…

Mais comme vous répliquera un financier : critères sportifs et critères financiers sont un peu comme chien et chats.

Ils n’ont rien de commun

A noter que deux joueurs ayant évolué en France dans les années 70’s, y firent leurs classes à leurs débuts pro. Leur nom est le coupe afro Ansley Truitt (2.09m-1959) qui jouera à Denain89 puis Caen entre 1972 et 1980 , et le hippy Ron Sanford (2.05m) qui sera une saison à Caen avec Willy Norwood (1971.72) 10

Le problème fut que la course effrénée provoquée par la NBA vers la montée des dépenses principalement les salaires des joueurs ne pouvait être suivie par les franchises d’ABA, en raison de leur couverture médiatique notamment télévisuelle nettement inférieure (moins de droits télé reversés aux franchises), et ses conséquences induites : moins de sponsors et surtout méga-sponsors (les World Companies qui déversent les millions de dollars comme aujourd’hui Mastercard, Coca-Cola, American Airlines, ou Chevrollet qui font la pluie et le beau temps car…vivre le sport pro en Amérique.

 

Ce qui devait arriver arriva en 1976, la belle ABA se retrouva en faillite virtuelle puis réelle lorsque les franchisés ne parvenaient même plus à payer leurs cotisations (droits d’engagement)…encore moins-même reverser au commissionner leur pourcentage comme tout franchisé 11, et nenni de payer les salaires des joueurs, notamment les stars.12

Le dépeçage de la bête ABA mourrante, en Amérique affairiste ds années 70's, se fera sans tendresse et quand Ed O’Brien, le nouveau commissionner, fit le choix des franchises qui pouvaient intégrer la riche NBA, les Spurs avec principalement des franchises du Nord13, firent partie de l’heureuse liste

Evidemment les beaufs-dirigeants Red Necks, des franchises du Texas (notamment les Kentucky Colonels d'Artis Gilmore) se feront rouler au change, par les malins-cravatés newyorkais du Nord, puisqu'une seule franchise du Sud sera élue: Les Spurs de San Antonio

Donc, les Spurs vivront tout de même 1 an en ABA.

Je vais vous raconter cela :

Les débuts en ABA

La première saison fut mémorable. En octobre 1973, le cinq de départ des Spurs était donc composé de Joe Hamilton, James Silas, Harvey 3Skeeter" Swift, Rich Jones et Bob Netolicky, qui d'ailleurs sera un heureux élu au All Star Game. Bien que finalement cette "lineup" ne durera qu'une saison, elle commença par produire une excellente impression aux fans par une victoire le 6 octobre 1973 par 91 à 89 sur les Houston Rockets du petit Hall of Famer'93 Calvin Murphy (1,75m officiellement mais certainement 1.70m), l'inconnu venu du Connecticut et diplomé en 1970, d'une aussi inconnue université :" Niagara University".

Les Rockets disposaient en 1973.74, d'une équipe qui ne faisait pas pitié avec outre Murphy qui restera pendant 10 ans jusqu'à l'arrivée de Monte "Mosquit" Town1,70m), le plus petit joueur en NBA, Rudy Tomjanovic, actuellement coach en NBA, le blond All Star Jack Marin, Mike Newlin futur dirigeant et champion'75 en NBA avec les Warriors de San Francisco et le tout nouveau drafté le mulatre Ed Ratleff (1.98m,Long Beach State'73) plus connu comme étant membre de la triste équipe des USA perdante en finale olympique'72 devant les commando russe.Don Smith (Iowa State'68), l'ancien dur du ghetto de New York, alias Zaid Abdul-Aziz complétait cette excellente équipequi avait fière allure.

Le 10 octobre 1973, en match d'ouverture contre les San Diego Conquistador de Caldwell Jones (champion NBA'82 avec les Sixers de Philadelphie Ervingiens)et Flynn Robinson(champion NBA'71 avec Jabbar et les Bucks, que Wilt Chamberlain coachera, les Spurs perdirent au HemisFair Arena devant 6 000 spectateurs déchainés, poussant Hamilton à avouer malgrè la défaite:" C'est tout simplement grandiose de jouer devant ces gens".

Tel est le Texas, avec sonpublic fidèle jusqu'au bout des défaites...

Cela annoncera finalement les Spurs d'aujourd'hui qui n'ont jamais perdu leur public en dépit d'années de galères en ABA et en NBA.

En 18 matchs, les Spurs amenanient autant de spectateurs (6303 fans par match) que les Dallas Chaparrals en 42 matchs la saison précédente.

Finalement comme indiqué au numéro 1 de la série, Drossos et les autres propriétaires des Spurs rentrant largement dans leurs fonds, décideront de racheter tout bonnement, la franchise aux proprios de Dallas, rompant le contrat de 3 ans de location-retour-vente (lease-back) avec fièreté...comme tout texan qui réussit en affaires.

Question répétée:

La situation des Spurs telle qu'elle s'annonçait en 1973, ne vous rappelle-t-elle pas celle de l'équipe de football de l'Olympique Lyonnais, mal aimé, mais avec un pblic qui ne l'abandonna jamais, pour ensuite, vingt ans après accumuler 4 titres de champion de France?

Les trois:

Durant cette première saison, trois évenements qui eurent lieu hors du terrain, changèrent le cours de l'histoire des Spurs.

1.Sven Nater, le hollandais UCLA'ien

En premier lieu, le 21 novembre 1973, les Spurs aquiérent Sven Nater la doublure de Bill Walon à l'UCLA.

Il faut signaler qu'à cette époque, les Spurs étaient une des rares équipes en ABA, à ne pas disposer de pivot compétitif d'au moins 6 pieds et 11 pouces(2.11m) voir 7 pieds(2.13m), comme par exemple les Pacers d'Indiana avec Mel Daniels (2.13m), les Kentucky Colonels avec Artis Gilmore (2.19m) ou les Utah Stars (futur Jazz) avec Zelmo Beatty (2.14m).

Sven Nater, coaché par le légedaire John Wooden, s'était libéré comme un "fils qui tue son père" au sens freudien du terme, après avoir vécu 4 ans aux cotés du plus grand pivot blanc de sa génération, et qui cumulait les triples doubles, avaient réussi à s'exprimer enfin dans une équipe où il sera "le" pivot titulaire.

Sven Nater,le blond fils d'immigrés hollandais, avait finalement pour une graine de champion, appris le basket tard à l'age de 11 ans et se retrouva dans la meilleur université de basketball du monde, à batailler avec un joeur qui disposait de capacités physiques telles qu'il fiu sacré Athlete de l'année, par le journal Sports Illustrated en 1973: l'année où il gagna son titre NCAA après avoir marqués 22 paniers sur 23 tirs et pris une vingtaine de rebonds.

Pauvre Nater!

Nater arriva donc des Virginia Squires qui l'obtinrent à la draft'73 contre 300 000 dollars de l'époque (multiplier par 100 aujurd'hui) et un futur 1er choix de draft.

"Business is business" en Amérique!.

1973 sera l'année de la révolte de Sven qui faisait banquette en permanence à l'UCLA et qui marqua 29 points pour 22 rebonds lors du match Est-West de 1974.

Sven Nater, le banquetteur du Basket Express, sera élu quant à lui, 'Rookie de l'année" en 1974.

2.Indiana Pacers et Mike Storen:

Une défaite à domicile contre les Indiana Pacers de Mel Daniels et Georges Mc Ginnis , contestée par les Spurs auprès de Mike Storen, le commissionner de l'ABA de l'époque, survolta et ameuta 9 000 personnes le 2 décembre 1973 à San Antonio, qui encouragèrent les Spurs réussissant 17 points d'affilée et donnat la victoire aux texans.

Cet exploit scella en quelque sorte le contrat d'amor entre les Spurs et leur public fidèle.

3.George "the Ice" Gervin:

Le troisième évenement qui permit aux Spurs de passer un cap dans les performances mérite de plus amples développements. Ce fut l'acquisition de la futur All Star et Hall of Famer: George Gervin.

Celui-ci restera 15 ans sur 19 ans, soit pratiquement toute sa carrière ABA et NBA, aux Spurs (sauf 2 ans aux Virginia Squires et en 1988, sa dernière année NBA, aux Chicago Bulls Jordanniens).

Gervin (1952, Long Beach State'72) restera comme un des plus fins shooter des deux ligues, obtenant plusieurs années de suite dans les années 80's, le titre de meilleur marqueur de la ligue...devant ces majesté Dr J alias Julius Erving et Do Wilkins.

En janvier Earl Foreman le proprio des Squires accepta en échange de 225 000 dollars de prendre en prêt Gervin et laisserait ce joueur si cette somme ne lui parvenait pas.

Et là ccommença la vrai Spurs'story avec l'arrivée de ce killer comme les texans les aiment...
Vous saurez tout au mois prochain

Salut
Vive le basket

 

 

 

 

 

 

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Histoire de l'ABA

Les San Antonio Spurs 3e partie

Depuis le mois de juillet 2005, je vous raconte la vie foetale du grand club des San Antonio Spurs avant qu'ils ne deviennent la grande équipe d'aujourd'hui, avec notre Tony Parker national, plusieurs fois championne NBA.

Elle se situait en ABA, cette malheureusement éphemère ligue qui de 1966 à 1973, ravissait les admirateurs-connaisseurs du baket américain. Ceux qui savaient que les plus géniaux n'étaient pas au royaume du dollar, à savoir la déjà hyperpuissante NBA avec ses stars apaisées (carrière faite et portefeuilles bien remplis), Chamberlain, Russel, Jabbar-Alcindor et autres Jerry West.

Les joyaux perles affamés de gloire, en devenir, évoluaient dans cette ligue charmeuse avec ses jeunes stars tout justes sortis des universités (mais au top de la draft) qui bientôt feront raisonner et briller au firmament de l'histoire du basket américain ce merveilleux sport, rythmé par des exploits qu'aujourd'hui avec trente années de recul, on a du mal à imaginer.

L'ABA, l'American Basketball Association , mère-porteuse, a fait naitre les enfants, futurs stars de la NBA que bientôt, ellelui ravira, enlèvera du berceau, à l'image d'une mère qui ne peut avoir d'enfant.

Julius Erving, dit le Docteur sera un des premiers; il sera suivi par un autre mpoins brillant mais certainement aussi efficace avec son tir silencieux comme un 357 Magnum.

Georges « la glace » Gervin dit « the Ice man » est son nom.

Et c'est justement aus Spurs de San Antonio où la cigogne de l'ABA le portera pour une naissance in-vitro.

In « dunk and point » vitro devrait-o, dire.

Georges Gervin:

C'est vrai qu'il avait commencé fort sa 1ere année universitaire avec une moyenne de 26.8 points et 14.4 rebonds par match à Eastern Michigan où iol laissera des records en moyenne et total de points, mais aussi rebonds.

Eastern Michigan situé à Ypsilanta, ne brillera plus jamais par son nom depuis le départ de Gervin en ABA.

Seule un roocky-recruté par les Chicago Bulls de 1971.72 du nom de Kennedy Mc Intosh (2.01m-1949) fit parler auparavant de cette inconnue université de l'écrin duquel sortit pourtant une perle qui brillera pendant 20 ans au royaume du basketball.

Sorti de la Martin Luther King High School, on pourrait croire que Gervin était un homme de paix sur le terrain. Il n'en était rien, sur le terrain il metteit le feu avec son tir qui faisait mouche bien souvent. (48° de moyenne sur sa carrière de 14 ans)

Une fine gachette que le site du basket Hall of Fame n'hésite pas à qualifié de « doux, grécieux, créatif, et inarétable »...tout simplement

Seules, Ses Majestés Jordan et Wilt Chamberlain le rejoignirent en nombre de fois meilleur marqueur du championnat (4 fois).

La deuxième et troisième année (1970.72),, il ira dans une université bien plus cotée dans l'univers de la NCAA: Long Beach State sur la côte Ouest où des joueurs comme le mûlatre Ed Ratleff(1951.1.98m -1951) un des perdants de Munich '72 ou même Cliff Pondexter (qui jouera à Tours en 1976.77) posèrent leurs baskets.

C'est donc un joueur de ce calibre qu'atterit aux Spurs en ce beau jour de 1974 ce joueur de 2.02m sorti n°10 du 1er tour de la draft 1973 qui comprenait en n° 1 Mike Bantom, (2.06m-1951-St Joseph),un autre perdant de Munich'72.

Le premier pas:

C'est donc le 7 février 1974, que Gevin fit son premier match avec les Spurs contre Utah Stars de Zelmo Beatty, un des premiers monstres géant (il fait 2.09 ou 2.14m?) de l'ABA.

Zelmo Beaty venait d'ailleurs de Prairie View A&M la même université qu'Art Kenney, l'américain du SCM Le Mans de l'époque, et coéquipier de Jabbar à Power memorial School de New York.

Que le monde est petit ma chère Jermaine.

Gervin marquera 12 points puis surtout avec Nater etSilas, gagnera 45 matchs , lors de cette première année, pour se retrover face aux Indiana pacers en finales de playoffs.

Malheureusement, aussi, ce sont les Pacers de Mel Daniels et Georges Mc Ginnis, (autre enfant d'ABA vendu à la NBA lors de la fusion) qui l'emporteront par 4 victoires sur 7 matchs .

Les Pacers seront la prochaine franchise ABA ressucitée en NBA d'ailleurs, dont je raconterai les exploits.

Ils rassembleront la plus importante foule de leur brève vie ABA.esque soit 12 304 personnes pour le match n°6 du 10 avril 1974.

Considérable...

Les sermons à la mi-temps de l'évangeliste Bob Harrington dopaient-ilsles esprits de l'assistance et des joueurs, leur donnant des dons surnaturels que ni les adversaires, ni-mêmes les dieux du basket ne parvenanient à canaliser ?

Gervin et James Silas, constituaient l'épine dorsale de l'équipe.

Por la saison 1974.75, Drossos, le propriétaire acquit un autre arrière Donnie Freeman d'Indiana en échange de Bird Averitt.

Les fans firent la moue, mais se reprirent à la suite d'une série de 8 victoires consécutives.

En Amérique, ce qui se passe du coté du tiroir-caisse étant un élément important, on arriva à un clash inévitable orsque Tom Nisalke, le coach montra son irritation lorsque Drossos retourna son portefeuille pour acquérir Gene Littles (1.82m-High Point), Georges Carter (qui ira è l'ASVEL en 1976) , Stew Johnson (2.03m-Murray State University) et Terry Driscoll.(2.01m-Boston College).

Peut-être attendait-il aussi quelques dollars pour sa part?

Comme de plus son style de managérat ne convenait pas tropaux joueurs, la Direction possédait là, un argument pourmetre fin à leur collaboration.

Il sera remplacé par Bob Bass déjà passé par les Denver Rockets et les Floridians, soit 7 ans d'expérience en ABA.

Bass sera plus tard le manager general des Charlotte Hornets.

 

 

 

Histoire des San Antonio Spurs (6)


En 18 matchs, les Spurs amenèrent autant de spectateurs (6303 fans par match) que les Dallas Chaparrals en 42 matchs la saison précédente.
Finalement comme indiqué au numéro 19 de aout, Drossos et les autres propriétaires des Spurs rentrant largement dans leurs fonds, décideront de racheter tout bonnement, la franchise aux proprios de Dallas, rompant le contrat de 3 ans de location-retour-vente (lease-back) avec fièreté (à la J R Ewing)...comme tout texan qui réussit en affaires.

Question répétée:
La situation des Spurs telle qu'elle s'annonçait en 1973, ne vous rappelle-t-elle pas celle de l'équipe de football de l'Olympique Lyonnais, mal aimé, mais avec un pblic qui ne l'abandonna jamais, pour ensuite, vingt ans après accumuler 4 titres de champion de France?

Les trois:
Durant cette première saison, trois évenements qui eurent lieu hors du terrain, changèrent le cours de l'histoire des Spurs.

1.Sven Nater, le hollandais de la grande UCLA Woodenienne
En premier lieu, le 21 novembre 1973, les Spurs acquiérent Sven Nater la doublure de Bill Walon à l'UCLA.
Il faut signaler qu'à cette époque, les Spurs étaient une des rares équipes en ABA, à ne pas disposer de pivot compétitif d'au moins 6 pieds et 11 pouces(2.11m) voir 7 pieds(2.13m), comme par exemple les Pacers d'Indiana avec Mel Daniels (2.13m), les Kentucky Colonels avec Artis Gilmore (2.19m) ou les Utah Stars (futur Jazz) avec Zelmo Beatty (2.14m).
Sven Nater, coaché par le légendaire John Wooden, s'était libéré comme un "fils qui tue son père" au sens freudien du terme, après avoir vécu 4 ans aux cotés du plus grand pivot blanc de sa génération, et qui cumulait les triples doubles, avaient réussi à s'exprimer enfin dans une équipe où il sera "le" pivot titulaire.
Sven Nater,le blond fils d'immigrés hollandais, avait finalement pour une graine de champion, appris le basket tard à l'age de 11 ans et se retrouva dans la meilleur université de basketball du monde, à batailler avec un joueur qui disposait de capacités physiques telles qu'il fut sacré Athlete de l'année, par le journal Sports Illustrated en 1973 à la place des champons d'athlétisme de l'époque qui ne manquaient pas.
Ce fut l'année où il gagna son titre NCAA après avoir marqués en finale devant Florida States: 22 paniers sur 23 tirs et pris une vingtaine de rebonds.
Pauvre Nater!

Nater arriva donc des Virginia Squires qui l'obtinrent à la draft'73 contre 300 000 dollars de l'époque (multiplier par 100 aujurd'hui) et un futur 1er choix de draft.
"Business is business" en Amérique!.
1973 sera l'année de la révolte de Sven qui faisait banquette en permanence depuis 2 ans à l'UCLA et qui marqua 29 points pour 22 rebonds lors du match Est-West de 1974.

Sven Nater, le banquetteur du Basket Express, sera élu quant à lui, "Rookie de l'année" en 1974.

2.Indiana Pacers et Mike Storen:
Une défaite à domicile contre les Indiana Pacers de Mel Daniels et Georges Mc Ginnis , contestée par les Spurs auprès de Mike Storen, le commissionner de l'ABA de l'époque, survolta et ameuta 9 000 personnes le 2 décembre 1973 à San Antonio, qui encouragèrent les Spurs réussissant 17 points d'affilée et donnat la victoire aux texans.
Cet exploit scella en quelque sorte le contrat d'amour entre les Spurs et leur fidèle public .

3.George "the Ice" Gervin:
Le troisième évenement qui permit aux Spurs de passer un cap dans les performances fut l'acquisition de la futurAll Star et Hall of Famer: George Gervin.
Celui-ci restera 15 ans sur 19 ans, soit pratiquement toute sa carrière ABA et NBA, aux Spurs (sauf 2 ans aux Virginia Squires et en 1988, sa dernière année NBA, aux Chicago Bulls Jordanniens).
Gervin (1952, Long Beach State'72) restera comme un des plus fins shooter des deux ligues, obtenant plusieurs années de suite dans les années 80's, le titre de meilleur marqueur de la ligue...devant ces majesté Dr J alias Julius Erving et Do Wilkins.
En janvier Earl Foreman le proprio des Virginia Squires, accepta en échange de 225 000 dollars de prendre en prêt Gervin ou de laisser ce joueur si cette somme ne lui parvenait pas.

Et là ccommença la vrai Spurs'story avec l'arrivée de ce killer comme les texans les aiment...
Vous saurez tout au mois prochain

Salut
Vive le basket


Copyright Legendedubasket sept 2005

.05 Histoire de la NBA
Les San Antonio Spurs : la petite bête qui monte.
Méfiez-vous de l’eau qui dort
(Vieux proverbe français)

06/09/2005

Spurs’story 5 (2e partie)

Le mois dernier, je vous ai présenté le cadre psychologique, social, politique, économique et bien sur sportif dans lequel les San Antonio Spurs sont nées, un beau jour d’avril 1973. A l’époque, le basket américain avait encore deux ligues professionnelles suprêmes qui se tiraient labours sans se faire de cadeaux : la NBA12 présidée par Walter Kennedy, avait déjà presque trente ans d’existence et sa rivale la jeune mais inventive (car pauvre) ABA après une première résurrection en 1967 disposait réparties dans les coins du pays de franchises bien situées comme sa rivale la puissante et prétentieuse NBA.
Quel était l’avantage concurrentiel qui permit à la jeune ABA de résister et de faire la nique à la richissime NBA qui disposait des stars-joueurs 3payés nettement plus chers qu’en ABA ?.
Répondre à cette question, c’est vous raconter l’histoire des Spurs comme je l’ai fait quand j’ai détaillée l’année dernière celle des Virginia Squires de Julius Erving.
Son originalité, outre la couleur de son ballon officiel rouge, blanc et bleu résidait notamment dans sa recherche de jeunes joueurs en début de carrière pro mais déjà stars avérés par des scouts excellents et plein de flair, remplis de connaissance du basket
Parmi ces jeunes pousses d’avenir …Georges « the Ice « Gervin des San Antonio Spurs

Le fric, nerf de la guerre en NBA américaine :
La genèse des Spurs :
Dans le sport professionnel, la vie financière des clubs est intimement imbriquée dans la vie sportive des clubs.
Malheureusement
C’est donc bien les Dallas Chaparrals qui fut la franchise originelle, qui par la suite donnera naissance aux San Antonio Spurs
Le 7 février 1967, l’ABA déjà pourvue d’une quinzaine de franchises, attribue à John Klug et James Peters, pour 30 000 dollars de l’époque (multiplier par 100 aujourd’hui), une franchise nommée Dallas Chaparrals (du nom des petits renards du désert texan).
Peu de temps après Robert S. Folsom, James L. Embrey et ses amis4, puis un groupe de management sportif Professional Sports, dirigé par Angelo Drossos, rachetèrent cette franchise des Dallas Chaparrals, émigrée maintenant à San Antonio.
Les Chaparrals pourtant, avaient des résultats sportifs encourageants.5
Certains joueurs comme les pivots Ed Johnson (2.07m-1952)6, Randy Denton 7(2.05m, 1952), ou Bob Christian (2.13m) ou Wayne Hightower (2.03m-1940) y avaient pourtant brillé et permis d’assurer un public fidèle certes mais…
Mais comme vous répliquera un financier : critères sportifs et critères financiers sont un peu comme chien et chats.
Ils n’ont rien de commun
A noter que deux joueurs ayant évolué en France dans les années 70’s, y firent leurs classes à leurs débuts pro. Leur nom est le coupe afro Ansley Truitt (2.09m-1959) qui jouera à Denain89 puis Caen entre 1972 et 1980 , et le hippy Ron Sanford (2.05m) qui sera une saison à Caen avec Willy Norwood (1971.72) 10
Le problème fut que la course effrénée provoquée par la NBA vers la montée des dépenses principalement les salaires des joueurs ne pouvait être suivie par les franchises d’ABA, en raison de leur couverture médiatique notamment télévisuelle nettement inférieure (moins de droits télé reversés aux franchises), et ses conséquences induites : moins de sponsors et surtout méga-sponsors (les World Companies qui déversent les millions de dollars comme aujourd’hui Mastercard, Coca-Cola, American Airlines, ou Chevrollet qui font la pluie et le beau temps car…vivre le sport pro en Amérique.


Ce qui devait arriver arriva en 1976, la belle ABA se retrouva en faillite virtuelle puis réelle lorsque les franchisés ne parvenaient même plus à payer leurs cotisations (droits d’engagement)…encore moins-même reverser au commissionner leur pourcentage comme tout franchisé 11, et nenni de payer les salaires des joueurs, notamment les stars.12
Le dépeçage de la bête ABA mourrante, en Amérique affairiste ds années 70's, se fera sans tendresse et quand Ed O’Brien, le nouveau commissionner, fit le choix des franchises qui pouvaient intégrer la riche NBA, les Spurs avec principalement des franchises du Nord13, firent partie de l’heureuse liste
Evidemment les beaufs-dirigeants Red Necks, des franchises du Texas (notamment les Kentucky Colonels d'Artis Gilmore) se feront rouler au change, par les malins-cravatés newyorkais du Nord, puisqu'une seule franchise du Sud sera élue: Les Spurs de San Antonio
Donc, les Spurs vivront tout de même 1 an en ABA.
Je vais vous raconter cela :

Les débuts en ABA
La première saison fut mémorable. En octobre 1973, le cinq de départ des Spurs était donc composé de Joe Hamilton, James Silas, Harvey 3Skeeter" Swift, Rich Jones et Bob Netolicky, qui d'ailleurs sera un heureux élu au All Star Game. Bien que finalement cette "lineup" ne durera qu'une saison, elle commença par produire une excellente impression aux fans par une victoire le 6 octobre 1973 par 91 à 89 sur les Houston Rockets du petit Hall of Famer'93 Calvin Murphy (1,75m officiellement mais certainement 1.70m), l'inconnu venu du Connecticut et diplomé en 1970, d'une aussi inconnue université :" Niagara University".
Les Rockets disposaient en 1973.74, d'une équipe qui ne faisait pas pitié avec outre Murphy qui restera pendant 10 ans jusqu'à l'arrivée de Monte "Mosquit" Town1,70m), le plus petit joueur en NBA, Rudy Tomjanovic, actuellement coach en NBA, le blond All Star Jack Marin, Mike Newlin futur dirigeant et champion'75 en NBA avec les Warriors de San Francisco et le tout nouveau drafté le mulatre Ed Ratleff (1.98m,Long Beach State'73) plus connu comme étant membre de la triste équipe des USA perdante en finale olympique'72 devant les commando russe.Don Smith (Iowa State'68), l'ancien dur du ghetto de New York, alias Zaid Abdul-Aziz complétait cette excellente équipequi avait fière allure.
Le 10 octobre 1973, en match d'ouverture contre les San Diego Conquistador de Caldwell Jones (champion NBA'82 avec les Sixers de Philadelphie Ervingiens)et Flynn Robinson(champion NBA'71 avec Jabbar et les Bucks, que Wilt Chamberlain coachera, les Spurs perdirent au HemisFair Arena devant 6 000 spectateurs déchainés, poussant Hamilton à avouer malgrè la défaite:" C'est tout simplement grandiose de jouer devant ces gens".
Tel est le Texas, avec sonpublic fidèle jusqu'au bout des défaites...
Cela annoncera finalement les Spurs d'aujourd'hui qui n'ont jamais perdu leur public en dépit d'années de galères en ABA et en NBA.


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Legendedubasket Copyright-septembre-2005

_________________________________________________________

(2,02m-1951) est au Hall of Fame et le meneur :James « the snake »Silas (13) (1,85m-1948)à mon avis l’ancêtre de Tony Parker et les 2 grands joueurs de race blanche les All Stars, Billy Paulz (1948-2,13 »m) (14)
Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : NBA Story
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Jeudi 10 mars 2005 4 10 /03 /2005 18:39
 

Histoire des San Antonio Spurs (2)

Histoire de la NBA

Les San Antonio Spurs : la petite bête qui monte.

Méfiez-vous de l’eau qui dort

(Vieux proverbe français)

Introduction :

Raconter l’histoire des San Antonio Spurs, c’est un peu conter les péripéties d’un des plus vieux clubs du basketball professionnel américain, délaissé, oublié, remis dans le carton des antiquités en raison de l’opprobre éternelle jetée par l’Amérique sur les perdants, les fameux « loosers ».

A la différence de la France Poulidorienne, on n’aime pas les perdants.

Parce que n’ayant jamais rien gagné pendant des années jusqu’à…

De plus, San Antonio du Texas, c’est un peu comme l’équipe de football de l’Olympique Lyonnais, elle bénéficie d’une faible cote d’amour :Lyon a un passé un peu lourd à porter car trop récent, chargé d’histoire trouble pendant la 2e Guerre mondiale.

Quand à San Antonio, ce n’est pas mieux…

Par ailleurs, finalement nouveaux bizuth au banquet de l’histoire des vainqueurs NBA, les San Antonio Spurs sont la franchise de NBA, la moins connue malgré les efforts médiatiques des uns (Dennis Rodmann) et sportifs des autres (David Robinson, Tim Duncan et notre Tony Parker national) et aujourd’hui de leurs 3 bagues NBA.

Est-ce du fait de cette ville située dans l’état du Texas, lui même pas très apprécié par l’américain moyen et le quidam que vous rencontrerez dans n’importe quelle rue de France ou du monde ?.

Texas, terre de violence, terre de basketball

Le Texas est la patrie politique d’un certain gouverneur pendant 2O ans, Georges Walker Bush, l’américain le plus détesté du monde. Le Texas est aussi l’état où John Fitzgerald Kennedy (1917-1963) le président américain le plus aimé de l’histoire de l’Amérique et des américains et du Monde, fut abattu comme un chien, une balle derrière la tête par Lee Harvey Oswald.

Kennedy aimait et défendait les noirs : il envisageait naïvement de leur donner l’égalité. Le Texas sera son fossoyeur.

Les noirs, on le sait ne sont pas rancuniers , il amèneront 25 ans après le drame de Dallas, à cette petite franchise » looseuse » (pendant 28 ans) , des bagues de champion NBA à la pelle et des tours de play-off à gogo.

Quand on pense que cette franchise aurait pu disparaître corps et biens, lors de la faillite de la belle ABA en 1976. Mais c’est grâce à l’entêtement des businessmen texans qui ont mis de leur portefeuille pour rassurer la NBA de leur capacité à soutenir la franchise au maillot bleu.

Mais San Antonio, n’est pas seulement une ville de l’état du pétrole où des milliardaires en stetson (chapeau de cowboy) se baladent comme à l’époque bénie ( ?) du Far-West, sorte de métissage entre les mythifiés John Wayne et John Ross, le fameux J R du légendaire feuilleton Dallas et son univers impitoyable

Pourquoi vous parle-je de Dallas ?

Parce que l’ancêtre des Spurs était la franchise légendaire des sixties des Dallas Chaparrals décédée pour manque d’oxygène (raison financière) en 1973

Dallas Mavericks est d’ailleurs aujourd’hui, avec les Houston Rockets (2 fois champions en 1994 et 1995), la troisième franchise texane en NBA

Pas mal pour une terre de beaufs qui finalement a ramené 5 bagues en 11 ans !

L’Amérique 1ere puissance économique du monde adore les géants dominateurs qui la rassure dans son inconscient.de leader mondial.

C’est freudien….

Avec les Spurs, elle sera servie pendant encore plusieurs années (3 fois champion en 7 ans), si les joueurs de l’équipe restent, mais il n’y a pas de raison pour qu’il en soit autrement puisque la stabilité des effectifs caractérise les franchises texanes...

Car de plus, les Spurs de San Antonio existent depuis 32 ans déjà…et David L’Amiral »Robinson y a joué 15 ans, Duncan brille depuis 7 ans et Tony Parker y fait des exploits depuis maintenant 4 ans, alors qu’il n’a que 23 ans !!

Seul le grand Artis « the A train »

(1) Gilmore (2,19m-1950) n’y a joué que 5 ans, de 1982 à 1987, évidemment, il était en fin de carrière, commencée en ABA aux Kentucky Colonels en…1971

Vous raconter la saga des Spurs ne peut se faire sérieusement sans vous expliquer le contexte très particulier de cette ville qui en 32 ans a totalement changé de visage et de composition ethnique et démographique.

Ce sont les hommes qui font les grandes organisations, ici ce sera l’action outre des teigneux businessmen texans (à la J R), d’un chicano, enfant de la majorité silencieuse, arrivé en Amérique sans un dollar.

Méfiez vous de l’eau qui dort :

Les Spurs après les vexations des playoffs, grand festin sportif, médiatique, financier de fin d’année, où ils ne furent jamais élus avant 1998, se réveilleront avec un entraîneur, ancien militaire, sorte de Bobby Knight adouci , l’aviateur

(2) Greg Popovitch complètement fou, .lui dit-on puisqu’il enrôla le gamin, français en plus, Tony Parker âgé de 20 ans alors qu’il n’avait rien prouvé ni gagné en club et qu’il n’était même pas passé par une université américaine !!

(3)

Oncle Sam, où va-t-on !

Lui le parisien franco-américain qui avait le tort d’être français investi par l’Amérique profonde en pleine période de pré-guerre USA-Irak.à laquelle son pays, la France, refusa de participer, eut sa dose de méchanceté et d’insultes..

Maintenant drapé d’un 3e titre avec « le kid de Paris », en bon texan façon J.R, on retourne sa chemise et on se dit que Tony n’est finalement qu’un bon petit fils d’américain.

Les chats ne font pas des chiens…finalement :

Georges Gervin (11 ans aux Spurs), James Silas, Billy Paultz, Larry Kenon, puis durant les 80’s Artis Gilmore, et Johnny Moore montrèrent jadis le chemin à la bande à Duncan.

Aujourd’hui ce sont les récoltes fructueuses de cette franchise qui sème depuis 30 ans et qui en bonne texane a attendu son heure.

Y a pas le feu au lac….

Je vais vous raconter tout çà.

 

San Antonio, Chicanos, Cisneros, Go America, Go !

San Antonio est une des villes chicanos (américains d’origine sud-américaine) les plus prospères avec les grandes métropoles de Californie que sont San Francisco, et Los Angeles .(4)

Son maire pendant 20 ans, (5) aujourd’hui en réserve de la république, est d’origine cubaine. Il .s’appelle Henri Cisneros ,

(6) et fut mis sur orbite par le président Ronald Reagan ( 1911-2004), au milieu des années 80’s, il est un des grands personnages emblématique du Congrès américain. Il sera probablement encore candidat à l’investiture républicaine aux prochaines présidentielles de 2008 et probablement à mon avis, enfin élu…président des USA.au nez et à la barbe des Wasp.

Car comme tout bon chicano qui se respecte, il a une soif de revanche sociale intarissable.

En Amérique un champion NBA ou autre est un présidentiable en puissance (7)

Faites attention Bill Bradley, ou Arnold Scwartzenneger, vous avez en Cisneros, un sérieux challenger !(Cisneros n’est pas étranger à la montée en puissance des Spurs pendant les années 90’s. Il les a aidé financièrement et les a intronisé auprès de la communauté des chicanos, largement dominateurs dans le paysage sportif et médiatique de San Antonio.

Chouchou des républicains car anti-communiste jusqu’au bout des ongles, Cisneros a fui, enfant, Cuba et sa dictature castriste accroché à la mamelle de sa mère, sans un cent en poche et est bien décidé depuis qu’il a mis le pied sur le sol américain à tout gagner sur son passage.

Comme la tornade qui passe régulièrement sur son île natale où il vit le jour il y a une soixantaine d’années.

Il fallait bien qu’il y ait des latinos dans cette équipe de basketball pour plaire au public maintenant à majorité chicano

Ce sera Manuel Ginobili le gringo, le tueur argentin

(8)

Tornade, est bien le mot quand on parle de San Antonio Spurs

(1) Un des 10 grands pivots de l’histoire de la NBA des 70’s et 80’s avec Abdul Jabbar, Cowens, Bob Lanier, Chamberlain , etc…,

(2) Popovitch est sorti diplômé de la Air Force Academy en 1970

(3) Il fut alors joueur à l’INSEP champion d’Europe cadet.

(4) On pourrait citer aussi San Diego, Santa Barbara, San José et Santa Monica.

(5) Le maire aujourd’hui s’appelle Phil Hardberger et est WASP

(6) Il fut élu en 1984 par le mensuel l’expansion parmi les 20 américains ayant le plus d’avenir aux USA

(7) John Glenn astronaute, Bill Bradley basketteur, Schwarzenneger Body bulding

(8) C’est lui qui fait gagner Les Spurs lors des 2 matchs décisifs

Copyright Legendedubasket juin 2005

Tous droirs résevés.

 

Histoire des San Antonio Spurs (2)

Histoire de la NBA

Les San Antonio Spurs : la petite bête qui monte.

Méfiez-vous de l’eau qui dort

(Vieux proverbe français)

Introduction :

Raconter l’histoire des San Antonio Spurs, c’est un peu conter les péripéties d’un des plus vieux clubs du basketball professionnel américain, délaissé, oublié, remis dans le carton des antiquités en raison de l’opprobre éternelle jetée par l’Amérique sur les perdants, les fameux « loosers ».

A la différence de la France Poulidorienne, on n’aime pas les perdants.

Parce que n’ayant jamais rien gagné pendant des années jusqu’à…

De plus, San Antonio du Texas, c’est un peu comme l’équipe de football de l’Olympique Lyonnais, elle bénéficie d’une faible cote d’amour :Lyon a un passé un peu lourd à porter car trop récent, chargé d’histoire trouble pendant la 2e Guerre mondiale.

Quand à San Antonio, ce n’est pas mieux…

Par ailleurs, finalement nouveaux bizuth au banquet de l’histoire des vainqueurs NBA, les San Antonio Spurs sont la franchise de NBA, la moins connue malgré les efforts médiatiques des uns (Dennis Rodmann) et sportifs des autres (David Robinson, Tim Duncan et notre Tony Parker national) et aujourd’hui de leurs 3 bagues NBA.

Est-ce du fait de cette ville située dans l’état du Texas, lui même pas très apprécié par l’américain moyen et le quidam que vous rencontrerez dans n’importe quelle rue de France ou du monde ?.

Texas, terre de violence, terre de basketball

Le Texas est la patrie politique d’un certain gouverneur pendant 2O ans, Georges Walker Bush, l’américain le plus détesté du monde. Le Texas est aussi l’état où John Fitzgerald Kennedy (1917-1963) le président américain le plus aimé de l’histoire de l’Amérique et des américains et du Monde, fut abattu comme un chien, une balle derrière la tête par Lee Harvey Oswald.

Kennedy aimait et défendait les noirs : il envisageait naïvement de leur donner l’égalité. Le Texas sera son fossoyeur.

Les noirs, on le sait ne sont pas rancuniers , il amèneront 25 ans après le drame de Dallas, à cette petite franchise » looseuse » (pendant 28 ans) , des bagues de champion NBA à la pelle et des tours de play-off à gogo.

Quand on pense que cette franchise aurait pu disparaître corps et biens, lors de la faillite de la belle ABA en 1976. Mais c’est grâce à l’entêtement des businessmen texans qui ont mis de leur portefeuille pour rassurer la NBA de leur capacité à soutenir la franchise au maillot bleu.

Mais San Antonio, n’est pas seulement une ville de l’état du pétrole où des milliardaires en stetson (chapeau de cowboy) se baladent comme à l’époque bénie ( ?) du Far-West, sorte de métissage entre les mythifiés John Wayne et John Ross, le fameux J R du légendaire feuilleton Dallas et son univers impitoyable

Pourquoi vous parle-je de Dallas ?

Parce que l’ancêtre des Spurs était la franchise légendaire des sixties des Dallas Chaparrals décédée pour manque d’oxygène (raison financière) en 1973

Dallas Mavericks est d’ailleurs aujourd’hui, avec les Houston Rockets (2 fois champions en 1994 et 1995), la troisième franchise texane en NBA

Pas mal pour une terre de beaufs qui finalement a ramené 5 bagues en 11 ans !

L’Amérique 1ere puissance économique du monde adore les géants dominateurs qui la rassure dans son inconscient.de leader mondial.

C’est freudien….

Avec les Spurs, elle sera servie pendant encore plusieurs années (3 fois champion en 7 ans), si les joueurs de l’équipe restent, mais il n’y a pas de raison pour qu’il en soit autrement puisque la stabilité des effectifs caractérise les franchises texanes...

Car de plus, les Spurs de San Antonio existent depuis 32 ans déjà…et David L’Amiral »Robinson y a joué 15 ans, Duncan brille depuis 7 ans et Tony Parker y fait des exploits depuis maintenant 4 ans, alors qu’il n’a que 23 ans !!

Seul le grand Artis « the A train »

(1) Gilmore (2,19m-1950) n’y a joué que 5 ans, de 1982 à 1987, évidemment, il était en fin de carrière, commencée en ABA aux Kentucky Colonels en…1971

Vous raconter la saga des Spurs ne peut se faire sérieusement sans vous expliquer le contexte très particulier de cette ville qui en 32 ans a totalement changé de visage et de composition ethnique et démographique.

Ce sont les hommes qui font les grandes organisations, ici ce sera l’action outre des teigneux businessmen texans (à la J R), d’un chicano, enfant de la majorité silencieuse, arrivé en Amérique sans un dollar.

Méfiez vous de l’eau qui dort :

Les Spurs après les vexations des playoffs, grand festin sportif, médiatique, financier de fin d’année, où ils ne furent jamais élus avant 1998, se réveilleront avec un entraîneur, ancien militaire, sorte de Bobby Knight adouci , l’aviateur

(2) Greg Popovitch complètement fou, .lui dit-on puisqu’il enrôla le gamin, français en plus, Tony Parker âgé de 20 ans alors qu’il n’avait rien prouvé ni gagné en club et qu’il n’était même pas passé par une université américaine !!

(3)

Oncle Sam, où va-t-on !

Lui le parisien franco-américain qui avait le tort d’être français investi par l’Amérique profonde en pleine période de pré-guerre USA-Irak.à laquelle son pays, la France, refusa de participer, eut sa dose de méchanceté et d’insultes..

Maintenant drapé d’un 3e titre avec « le kid de Paris », en bon texan façon J.R, on retourne sa chemise et on se dit que Tony n’est finalement qu’un bon petit fils d’américain.

Les chats ne font pas des chiens…finalement :

Georges Gervin (11 ans aux Spurs), James Silas, Billy Paultz, Larry Kenon, puis durant les 80’s Artis Gilmore, et Johnny Moore montrèrent jadis le chemin à la bande à Duncan.

Aujourd’hui ce sont les récoltes fructueuses de cette franchise qui sème depuis 30 ans et qui en bonne texane a attendu son heure.

Y a pas le feu au lac….

Je vais vous raconter tout çà.

 

San Antonio, Chicanos, Cisneros, Go America, Go !

San Antonio est une des villes chicanos (américains d’origine sud-américaine) les plus prospères avec les grandes métropoles de Californie que sont San Francisco, et Los Angeles .(4)

Son maire pendant 20 ans, (5) aujourd’hui en réserve de la république, est d’origine cubaine. Il .s’appelle Henri Cisneros ,

(6) et fut mis sur orbite par le président Ronald Reagan ( 1911-2004), au milieu des années 80’s, il est un des grands personnages emblématique du Congrès américain. Il sera probablement encore candidat à l’investiture républicaine aux prochaines présidentielles de 2008 et probablement à mon avis, enfin élu…président des USA.au nez et à la barbe des Wasp.

Car comme tout bon chicano qui se respecte, il a une soif de revanche sociale intarissable.

En Amérique un champion NBA ou autre est un présidentiable en puissance (7)

Faites attention Bill Bradley, ou Arnold Scwartzenneger, vous avez en Cisneros, un sérieux challenger !(Cisneros n’est pas étranger à la montée en puissance des Spurs pendant les années 90’s. Il les a aidé financièrement et les a intronisé auprès de la communauté des chicanos, largement dominateurs dans le paysage sportif et médiatique de San Antonio.

Chouchou des républicains car anti-communiste jusqu’au bout des ongles, Cisneros a fui, enfant, Cuba et sa dictature castriste accroché à la mamelle de sa mère, sans un cent en poche et est bien décidé depuis qu’il a mis le pied sur le sol américain à tout gagner sur son passage.

Comme la tornade qui passe régulièrement sur son île natale où il vit le jour il y a une soixantaine d’années.

Il fallait bien qu’il y ait des latinos dans cette équipe de basketball pour plaire au public maintenant à majorité chicano

Ce sera Manuel Ginobili le gringo, le tueur argentin

(8)

Tornade, est bien le mot quand on parle de San Antonio Spurs

(1) Un des 10 grands pivots de l’histoire de la NBA des 70’s et 80’s avec Abdul Jabbar, Cowens, Bob Lanier, Chamberlain , etc…,

(2) Popovitch est sorti diplômé de la Air Force Academy en 1970

(3) Il fut alors joueur à l’INSEP champion d’Europe cadet.

(4) On pourrait citer aussi San Diego, Santa Barbara, San José et Santa Monica.

(5) Le maire aujourd’hui s’appelle Phil Hardberger et est WASP

(6) Il fut élu en 1984 par le mensuel l’expansion parmi les 20 américains ayant le plus d’avenir aux USA

(7) John Glenn astronaute, Bill Bradley basketteur, Schwarzenneger Body bulding

(8) C’est lui qui fait gagner Les Spurs lors des 2 matchs décisifs

Copyright Legendedubasket juin 2005

Tous droirs résevés.

 

 

 

San Antonio Duncaniens ?

La manière avec laquelle, ils gagnent leurs titres NBA (trois en set ans) démontre d’une détermination qui rappelle à un degré moindre la domination Bostonnienne à l’époque de Bill Russel et Dave Cowens (8 fois champion) ou Johnsonnienne (11) avec les Lakers de Los Angeles (4 fois champions), ou bien même Jordannienne avec les Chicago Bulls (6 fois champions)

Sommes-nous en ère de San Antonio Duncanienne ?

 

Cela fait .donc 32 ans qu’existent les Spurs (éperons) de San Antonio et avaient déjà un vie fœtale en ABA, la fameuse American Basketball Association (1968-1976), le nid des futurs stars de la NBA des années 70’s et 80’s (12) :

Georges »the Ice » Gervin (2,02m-1951) est au Hall of Fame et le meneur :James « the snake »Silas (13) (1,85m-1948)à mon avis l’ancêtre de Tony Parker et les 2 grands joueurs de race blanche les All Stars, Billy Paulz (1948-2,13 »m) (14)

et Bob Netolicky (2,08m-1942) jouèrent tous à San Antonio en ABA ou plus tard en NBA quant en 1976, les Spurs intégrèrent la grosse machine…à dollars grâce à la bonté purement américaine (il faut que les dollars sonnent…)

(19) du commissionner Lawrence O’Brien et de son successeur David Stern , le génial gamin du Bronx, fils de petits commerçants juifs, celui qui sauva la NBA en 1982..(16)

Je vous raconterai tout cela.

.

San Antonio, cité en devenir :

Mon Dieu, mais c’est bien sûr : Il y a des racines profondes dans chaque grand arbre.

En fait , cette ville de 1 200 000 habitants (8e ville américaine), soit autant que la population de Grenoble et son agglomération, a toujours vécu au rythme du basketball

…à la texane.

On prend son temps, mais on avance lentement mais sûrement comme la petite bête qui monte, qui monte…

Les démographes prédisent que dans 25 ans, en raison de leur taux de natalité élevé, les chicanos seront la communauté la plus nombreuse en terre d’oncle Sam devant les blancs et les noirs.

Or, qui dit démographie galopante dans un contexte favorable dit économie ethnique croissante, les recettes du club texan et les revenus de la ville ne peuvent qu’augmenter et attirer davantage de sponsors donc de stars ….c’est la spirale vertueuse américaine du pognon qui a fait des Lakers de Los Angeles, la franchise dominatrice des années 80’s 90’s et 2000’s.

D’où vient-tu ?

Genèse des Spurs à l’époque de l’ABA :

A B A, N B A, les seules lettres de l’alphabet qu’un passionné de basketball américain doit connaître . L’ABA c’est là que commença l’aventure issue des entrailles du défunt club des Dallas Chaparrals.

Durant l’été 1973, la crise économique qui minaient les trois quarts des clubs d’ABA (15) eut raison des pourtant riches propriétaires des Dallas Chaparrals qu irefusèrent net (sauf un) de rajouter un dollar de plus dans les Chaparrals qui erraient sans public, ni stars devant des adversaires gonflés à bloc avec des personnalités remplisseuses de salles comme Julius Erving (New-York Nets), Moses Malone (Utah Stars bientôt rebaptisés Utah Jazz) ou Connie Hawkins (Phoenix Suns). (20)

Cela tombait bien puisque quelques businessmen de San Antonio cherchaient à placer les dollars qui traînaient dans leurs poches. Avec Angelo Drossos, B..J « red » Mc Combs (actuel propriétaire majoritaire des Minnesota Vikings en ligue de football NFL) et John Schaefer menant le groupe de 36 citoyens de San Antonio, s’unirent et se dirent que c’était l’occasion de donner une chance à leur ville d’avoir une équipe professionnelle.

Les montages financiers étant aussi facilement imaginés et réalisés par les américains, rois du business, que les coups de pied arrières(genre Raï) par des footballeurs brésiliens, la solution choisie sera « le lend- lease » soit littéralement :le « prêt-location ».

La population de San Antonio seraient libre d’utilisation de l’équipe pendant 3 ans avec option d’achat. A l’issue de cette période, si aucune vente n’est réalisée, la propriété en revient à dallas.

C’est le classique leasing d’aujourd’hui appliqué au monde de l’automobile, ou de la machine-outil, par exemple.

Le contrat de location-vente sera rapidement résolu car l’assistance déjà énorme de la maintenant légendaire salle avec plus de 6 000 personnes par match, fera rapidement renter dans leurs sous (le projet sera vite rentabilisé), le groupe d’investisseurs…en moins d’un an.

Le transfert de propriété sera effectif au cours de l’année 1977.

Exit les Dallas Chaparrals

Les premier nom donné à l’équipe fut les Gunslingers, mais le manque d’attractivité du nom le changera en « Spurs », les éperons bien plantés dans les bottines des Cowboys du Texas

Tom Nissalke sera le 1er coach des Spurs :

Les texans, on l’a compris étant adeptes de la continuité ce sera le coach des défunts Chaparrals qui sera chargé de remettre dans la course cette nouvelle équipe , composée de Gervin, Netolicky, Joe Hamilton et Harvey « Skeeter » Swift (1.91m-1946, East Tenessee State’69)

La mise en place est terminée. Le mois prochain, je vous raconterai les premiers ébats des Spurs en ABA en...1973

Salut et à la prochaine

Jean-Marie

(11) sous l’ère de Magic Johnson

(12) Julius Erving, Rick Barry, Connie Hawkins, Bobby Jones, Moses Malone etc…

(13) James Silas (1,90m) est à ne pas confondre avec Paul Silas (2,00m-1938), son homonyme des Celtics de Boston, aujourd’hui coach en NBA.

(14) Billy Paultz ( St John’s -All Star) restera 5 ans aux Spurs et 4 ans à Houston est avec

(14) Artis Gimore (Jacksonville ’71) comme le père spirituel de David Robinson

Netolicky (Drake university) ne joua qu’une année aux Spurs mais 8 ans aux Indiana Pacers

(15) Voir mon étude « Stern sauve la NBA » septembre 2004

(16) Voir NBA et la drogue

(17) Comme disait l’inspecteur Bourrel des 5 dernières minutes

(18) qui comme les poissons pilotes ne s’accrochent qu’au puissants, réguliers et rapides.

(19) Voire mon étude « Histoire de la fusion ABA-NBA »

et Histoire de l’ABA : »Les Kentucky Colonels »dans Legendedubasket février 2004

(20) Julius « Doctor J »Erving HOF (2.02m-1950) Moses Malone (2.06m-1955) et Connie Hawkins (2.03m-1946) font partie du gratin des joueurs ABA e

Copyright Legendedubasket juillet 2005

Tous droits résevés.

Histoire des San Antonio Spurs (2)

Histoire de la NBA

Les San Antonio Spurs : la petite bête qui monte.

Méfiez-vous de l’eau qui dort

(Vieux proverbe français)

Introduction :

Raconter l’histoire des San Antonio Spurs, c’est un peu conter les péripéties d’un des plus vieux clubs du basketball professionnel américain, délaissé, oublié, remis dans le carton des antiquités en raison de l’opprobre éternelle jetée par l’Amérique sur les perdants, les fameux « loosers ».

A la différence de la France Poulidorienne, on n’aime pas les perdants.

Parce que n’ayant jamais rien gagné pendant des années jusqu’à…

De plus, San Antonio du Texas, c’est un peu comme l’équipe de football de l’Olympique Lyonnais, elle bénéficie d’une faible cote d’amour :Lyon a un passé un peu lourd à porter car trop récent, chargé d’histoire trouble pendant la 2e Guerre mondiale.

Quand à San Antonio, ce n’est pas mieux…

Par ailleurs, finalement nouveaux bizuth au banquet de l’histoire des vainqueurs NBA, les San Antonio Spurs sont la franchise de NBA, la moins connue malgré les efforts médiatiques des uns (Dennis Rodmann) et sportifs des autres (David Robinson, Tim Duncan et notre Tony Parker national) et aujourd’hui de leurs 3 bagues NBA.

Est-ce du fait de cette ville située dans l’état du Texas, lui même pas très apprécié par l’américain moyen et le quidam que vous rencontrerez dans n’importe quelle rue de France ou du monde ?.

Texas, terre de violence, terre de basketball

Le Texas est la patrie politique d’un certain gouverneur pendant 2O ans, Georges Walker Bush, l’américain le plus détesté du monde. Le Texas est aussi l’état où John Fitzgerald Kennedy (1917-1963) le président américain le plus aimé de l’histoire de l’Amérique et des américains et du Monde, fut abattu comme un chien, une balle derrière la tête par Lee Harvey Oswald.

Kennedy aimait et défendait les noirs : il envisageait naïvement de leur donner l’égalité. Le Texas sera son fossoyeur.

Les noirs, on le sait ne sont pas rancuniers , il amèneront 25 ans après le drame de Dallas, à cette petite franchise » looseuse » (pendant 28 ans) , des bagues de champion NBA à la pelle et des tours de play-off à gogo.

Quand on pense que cette franchise aurait pu disparaître corps et biens, lors de la faillite de la belle ABA en 1976. Mais c’est grâce à l’entêtement des businessmen texans qui ont mis de leur portefeuille pour rassurer la NBA de leur capacité à soutenir la franchise au maillot bleu.

Mais San Antonio, n’est pas seulement une ville de l’état du pétrole où des milliardaires en stetson (chapeau de cowboy) se baladent comme à l’époque bénie ( ?) du Far-West, sorte de métissage entre les mythifiés John Wayne et John Ross, le fameux J R du légendaire feuilleton Dallas et son univers impitoyable

Pourquoi vous parle-je de Dallas ?

Parce que l’ancêtre des Spurs était la franchise légendaire des sixties des Dallas Chaparrals décédée pour manque d’oxygène (raison financière) en 1973

Dallas Mavericks est d’ailleurs aujourd’hui, avec les Houston Rockets (2 fois champions en 1994 et 1995), la troisième franchise texane en NBA

Pas mal pour une terre de beaufs qui finalement a ramené 5 bagues en 11 ans !

L’Amérique 1ere puissance économique du monde adore les géants dominateurs qui la rassure dans son inconscient.de leader mondial.

C’est freudien….

Avec les Spurs, elle sera servie pendant encore plusieurs années (3 fois champion en 7 ans), si les joueurs de l’équipe restent, mais il n’y a pas de raison pour qu’il en soit autrement puisque la stabilité des effectifs caractérise les franchises texanes...

Car de plus, les Spurs de San Antonio existent depuis 32 ans déjà…et David L’Amiral »Robinson y a joué 15 ans, Duncan brille depuis 7 ans et Tony Parker y fait des exploits depuis maintenant 4 ans, alors qu’il n’a que 23 ans !!

Seul le grand Artis « the A train »

(1) Gilmore (2,19m-1950) n’y a joué que 5 ans, de 1982 à 1987, évidemment, il était en fin de carrière, commencée en ABA aux Kentucky Colonels en…1971

Vous raconter la saga des Spurs ne peut se faire sérieusement sans vous expliquer le contexte très particulier de cette ville qui en 32 ans a totalement changé de visage et de composition ethnique et démographique.

Ce sont les hommes qui font les grandes organisations, ici ce sera l’action outre des teigneux businessmen texans (à la J R), d’un chicano, enfant de la majorité silencieuse, arrivé en Amérique sans un dollar.

Méfiez vous de l’eau qui dort :

Les Spurs après les vexations des playoffs, grand festin sportif, médiatique, financier de fin d’année, où ils ne furent jamais élus avant 1998, se réveilleront avec un entraîneur, ancien militaire, sorte de Bobby Knight adouci , l’aviateur

(2) Greg Popovitch complètement fou, .lui dit-on puisqu’il enrôla le gamin, français en plus, Tony Parker âgé de 20 ans alors qu’il n’avait rien prouvé ni gagné en club et qu’il n’était même pas passé par une université américaine !!

(3)

Oncle Sam, où va-t-on !

Lui le parisien franco-américain qui avait le tort d’être français investi par l’Amérique profonde en pleine période de pré-guerre USA-Irak.à laquelle son pays, la France, refusa de participer, eut sa dose de méchanceté et d’insultes..

Maintenant drapé d’un 3e titre avec « le kid de Paris », en bon texan façon J.R, on retourne sa chemise et on se dit que Tony n’est finalement qu’un bon petit fils d’américain.

Les chats ne font pas des chiens…finalement :

Georges Gervin (11 ans aux Spurs), James Silas, Billy Paultz, Larry Kenon, puis durant les 80’s Artis Gilmore, et Johnny Moore montrèrent jadis le chemin à la bande à Duncan.

Aujourd’hui ce sont les récoltes fructueuses de cette franchise qui sème depuis 30 ans et qui en bonne texane a attendu son heure.

Y a pas le feu au lac….

Je vais vous raconter tout çà.

 

San Antonio, Chicanos, Cisneros, Go America, Go !

San Antonio est une des villes chicanos (américains d’origine sud-américaine) les plus prospères avec les grandes métropoles de Californie que sont San Francisco, et Los Angeles .(4)

Son maire pendant 20 ans, (5) aujourd’hui en réserve de la république, est d’origine cubaine. Il .s’appelle Henri Cisneros ,

(6) et fut mis sur orbite par le président Ronald Reagan ( 1911-2004), au milieu des années 80’s, il est un des grands personnages emblématique du Congrès américain. Il sera probablement encore candidat à l’investiture républicaine aux prochaines présidentielles de 2008 et probablement à mon avis, enfin élu…président des USA.au nez et à la barbe des Wasp.

Car comme tout bon chicano qui se respecte, il a une soif de revanche sociale intarissable.

En Amérique un champion NBA ou autre est un présidentiable en puissance (7)

Faites attention Bill Bradley, ou Arnold Scwartzenneger, vous avez en Cisneros, un sérieux challenger !(Cisneros n’est pas étranger à la montée en puissance des Spurs pendant les années 90’s. Il les a aidé financièrement et les a intronisé auprès de la communauté des chicanos, largement dominateurs dans le paysage sportif et médiatique de San Antonio.

Chouchou des républicains car anti-communiste jusqu’au bout des ongles, Cisneros a fui, enfant, Cuba et sa dictature castriste accroché à la mamelle de sa mère, sans un cent en poche et est bien décidé depuis qu’il a mis le pied sur le sol américain à tout gagner sur son passage.

Comme la tornade qui passe régulièrement sur son île natale où il vit le jour il y a une soixantaine d’années.

Il fallait bien qu’il y ait des latinos dans cette équipe de basketball pour plaire au public maintenant à majorité chicano

Ce sera Manuel Ginobili le gringo, le tueur argentin

(8)

Tornade, est bien le mot quand on parle de San Antonio Spurs

(1) Un des 10 grands pivots de l’histoire de la NBA des 70’s et 80’s avec Abdul Jabbar, Cowens, Bob Lanier, Chamberlain , etc…,

(2) Popovitch est sorti diplômé de la Air Force Academy en 1970

(3) Il fut alors joueur à l’INSEP champion d’Europe cadet.

(4) On pourrait citer aussi San Diego, Santa Barbara, San José et Santa Monica.

(5) Le maire aujourd’hui s’appelle Phil Hardberger et est WASP

(6) Il fut élu en 1984 par le mensuel l’expansion parmi les 20 américains ayant le plus d’avenir aux USA

(7) John Glenn astronaute, Bill Bradley basketteur, Schwarzenneger Body bulding

(8) C’est lui qui fait gagner Les Spurs lors des 2 matchs décisifs

Copyright Legendedubasket juin 2005

Tous droirs résevés.

 

 

 

San Antonio Duncaniens ?

La manière avec laquelle, ils gagnent leurs titres NBA (trois en set ans) démontre d’une détermination qui rappelle à un degré moindre la domination Bostonnienne à l’époque de Bill Russel et Dave Cowens (8 fois champion) ou Johnsonnienne (11) avec les Lakers de Los Angeles (4 fois champions), ou bien même Jordannienne avec les Chicago Bulls (6 fois champions)

Sommes-nous en ère de San Antonio Duncanienne ?

 

Cela fait .donc 32 ans qu’existent les Spurs (éperons) de San Antonio et avaient déjà un vie fœtale en ABA, la fameuse American Basketball Association (1968-1976), le nid des futurs stars de la NBA des années 70’s et 80’s (12) :

Georges »the Ice » Gervin

et Bob Netolicky (2,08m-1942) jouèrent tous à San Antonio en ABA ou plus tard en NBA quant en 1976, les Spurs intégrèrent la grosse machine…à dollars grâce à la bonté purement américaine (il faut que les dollars sonnent…)

(19) du commissionner Lawrence O’Brien et de son successeur David Stern , le génial gamin du Bronx, fils de petits commerçants juifs, celui qui sauva la NBA en 1982..(16)

Je vous raconterai tout cela.

.

San Antonio, cité en devenir :

Mon Dieu, mais c’est bien sûr : Il y a des racines profondes dans chaque grand arbre.

En fait , cette ville de 1 200 000 habitants (8e ville américaine), soit autant que la population de Grenoble et son agglomération, a toujours vécu au rythme du basketball

…à la texane.

On prend son temps, mais on avance lentement mais sûrement comme la petite bête qui monte, qui monte…

Les démographes prédisent que dans 25 ans, en raison de leur taux de natalité élevé, les chicanos seront la communauté la plus nombreuse en terre d’oncle Sam devant les blancs et les noirs.

Or, qui dit démographie galopante dans un contexte favorable dit économie ethnique croissante, les recettes du club texan et les revenus de la ville ne peuvent qu’augmenter et attirer davantage de sponsors donc de stars ….c’est la spirale vertueuse américaine du pognon qui a fait des Lakers de Los Angeles, la franchise dominatrice des années 80’s 90’s et 2000’s.

D’où vient-tu ?

Genèse des Spurs à l’époque de l’ABA :

A B A, N B A, les seules lettres de l’alphabet qu’un passionné de basketball américain doit connaître . L’ABA c’est là que commença l’aventure issue des entrailles du défunt club des Dallas Chaparrals.

Durant l’été 1973, la crise économique qui minaient les trois quarts des clubs d’ABA (15) eut raison des pourtant riches propriétaires des Dallas Chaparrals qu irefusèrent net (sauf un) de rajouter un dollar de plus dans les Chaparrals qui erraient sans public, ni stars devant des adversaires gonflés à bloc avec des personnalités remplisseuses de salles comme Julius Erving (New-York Nets), Moses Malone (Utah Stars bientôt rebaptisés Utah Jazz) ou Connie Hawkins (Phoenix Suns). (20)

Cela tombait bien puisque quelques businessmen de San Antonio cherchaient à placer les dollars qui traînaient dans leurs poches. Avec Angelo Drossos, B..J « red » Mc Combs (actuel propriétaire majoritaire des Minnesota Vikings en ligue de football NFL) et John Schaefer menant le groupe de 36 citoyens de San Antonio, s’unirent et se dirent que c’était l’occasion de donner une chance à leur ville d’avoir une équipe professionnelle.

Les montages financiers étant aussi facilement imaginés et réalisés par les américains, rois du business, que les coups de pied arrières(genre Raï) par des footballeurs brésiliens, la solution choisie sera « le lend- lease » soit littéralement :le « prêt-location ».

La population de San Antonio seraient libre d’utilisation de l’équipe pendant 3 ans avec option d’achat. A l’issue de cette période, si aucune vente n’est réalisée, la propriété en revient à dallas.

C’est le classique leasing d’aujourd’hui appliqué au monde de l’automobile, ou de la machine-outil, par exemple.

Le contrat de location-vente sera rapidement résolu car l’assistance déjà énorme de la maintenant légendaire salle avec plus de 6 000 personnes par match, fera rapidement renter dans leurs sous (le projet sera vite rentabilisé), le groupe d’investisseurs…en moins d’un an.

Le transfert de propriété sera effectif au cours de l’année 1977.

Exit les Dallas Chaparrals

Les premier nom donné à l’équipe fut les Gunslingers, mais le manque d’attractivité du nom le changera en « Spurs », les éperons bien plantés dans les bottines des Cowboys du Texas

Tom Nissalke sera le 1er coach des Spurs :

Les texans, on l’a compris étant adeptes de la continuité ce sera le coach des défunts Chaparrals qui sera chargé de remettre dans la course cette nouvelle équipe , composée de Gervin, Netolicky, Joe Hamilton et Harvey « Skeeter » Swift (1.91m-1946, East Tenessee State’69)

La mise en place est terminée. Le mois prochain, je vous raconterai les premiers ébats des Spurs en ABA en...1973

Salut et à la prochaine

Jean-Marie

(11) sous l’ère de Magic Johnson

(12) Julius Erving, Rick Barry, Connie Hawkins, Bobby Jones, Moses Malone etc…

(13) James Silas (1,90m) est à ne pas confondre avec Paul Silas (2,00m-1938), son homonyme des Celtics de Boston, aujourd’hui coach en NBA.

(14) Billy Paultz ( St John’s -All Star) restera 5 ans aux Spurs et 4 ans à Houston est avec

(14) Artis Gimore (Jacksonville ’71) comme le père spirituel de David Robinson

Netolicky (Drake university) ne joua qu’une année aux Spurs mais 8 ans aux Indiana Pacers

(15) Voir mon étude « Stern sauve la NBA » septembre 2004

(16) Voir NBA et la drogue

(17) Comme disait l’inspecteur Bourrel des 5 dernières minutes

(18) qui comme les poissons pilotes ne s’accrochent qu’au puissants, réguliers et rapides.

(19) Voire mon étude « Histoire de la fusion ABA-NBA »

et Histoire de l’ABA : »Les Kentucky Colonels »dans Legendedubasket février 2004

(20) Julius « Doctor J »Erving HOF (2.02m-1950) Moses Malone (2.06m-1955) et Connie Hawkins (2.03m-1946) font partie du gratin des joueurs ABA e

Copyright Legendedubasket juillet 2005

Tous droits résevés.

 

Le mois dernier, je vous ai présenté le cadre psychologique, social, politique, économique et bien sur sportif dans lequel les San Antonio Spurs sont nées, un beau jour d’avril 1973. A l’époque, le basket américain avait encore deux ligues professionnelles suprêmes qui se tiraient labours sans se faire de cadeaux : la NBA12 présidée par Walter Kennedy, avait déjà presque trente ans d’existence et sa rivale la jeune mais inventive (car pauvre) ABA après une première résurrection en 1967 disposait réparties dans les coins du pays de franchises bien situées comme sa rivale la puissante et prétentieuse NBA.

Quel était l’avantage concurrentiel qui permit à la jeune ABA de résister et de faire la nique à la richissime NBA qui disposait des stars-joueurs 3payés nettement plus chers qu’en ABA ?.

Répondre à cette question, c’est vous raconter l’histoire des Spurs comme je l’ai fait quand j’ai détaillée l’année dernière celle des Virginia Squires de Julius Erving.

Son originalité, outre la couleur de son ballon officiel rouge, blanc et bleu résidait notamment dans sa recherche de jeunes joueurs en début de carrière pro mais déjà stars avérés par des scouts excellents et plein de flair, remplis de connaissance du basket

Parmi ces jeunes pousses d’avenir …Georges « the Ice «  Gervin des San Antonio Spurs

Le fric, nerf de la guerre en NBA américaine :

La genèse des Spurs :

Dans le sport professionnel, la vie financière des clubs est intimement imbriquée dans la vie sportive des clubs.

Malheureusement

C’est donc bien les Dallas Chaparrals qui fut la franchise originelle, qui par la suite donnera naissance aux San Antonio Spurs

Le 7 février 1967, l’ABA déjà pourvue d’une quinzaine de franchises, attribue à John Klug et James Peters, pour 30 000 dollars de l’époque (multiplier par 100 aujourd’hui), une franchise nommée Dallas Chaparrals (du nom des petits renards du désert texan).

Peu de temps après Robert S. Folsom, James L. Embrey et ses amis4, puis un groupe de management sportif Professional Sports, dirigé par Angelo Drossos, rachetèrent cette franchise des Dallas Chaparrals, émigrée maintenant à San Antonio.

Les Chaparrals pourtant, avaient des résultats sportifs encourageants.5

Certains joueurs comme les pivots Ed Johnson (2.07m-1952)6, Randy Denton 7(2.05m, 1952), ou Bob Christian (2.13m) ou Wayne Hightower (2.03m-1940) y avaient pourtant brillé et permis d’assurer un public fidèle certes mais…

Mais comme vous répliquera un financier : critères sportifs et critères financiers sont un peu comme chien et chats.

Ils n’ont rien de commun

A noter que deux joueurs ayant évolué en France dans les années 70’s, y firent leurs classes à leurs débuts pro. Leur nom est le coupe afro Ansley Truitt (2.09m-1959) qui jouera à Denain89 puis Caen entre 1972 et 1980 , et le hippy Ron Sanford (2.05m) qui sera une saison à Caen avec Willy Norwood (1971.72) 10

Le problème fut que la course effrénée provoquée par la NBA vers la montée des dépenses principalement les salaires des joueurs ne pouvait être suivie par les franchises d’ABA, en raison de leur couverture médiatique notamment télévisuelle nettement inférieure (moins de droits télé reversés aux franchises), et ses conséquences induites : moins de sponsors et surtout méga-sponsors (les World Companies qui déversent les millions de dollars comme aujourd’hui Mastercard, Coca-Cola, American Airlines, ou Chevrollet qui font la pluie et le beau temps car…vivre le sport pro en Amérique.

 

Ce qui devait arriver arriva en 1976, la belle ABA se retrouva en faillite virtuelle puis réelle lorsque les franchisés ne parvenaient même plus à payer leurs cotisations (droits d’engagement)…encore moins-même reverser au commissionner leur pourcentage comme tout franchisé 11, et nenni de payer les salaires des joueurs, notamment les stars.12

Le dépeçage de la bête ABA mourrante, en Amérique affairiste ds années 70's, se fera sans tendresse et quand Ed O’Brien, le nouveau commissionner, fit le choix des franchises qui pouvaient intégrer la riche NBA, les Spurs avec principalement des franchises du Nord13, firent partie de l’heureuse liste

Evidemment les beaufs-dirigeants Red Necks, des franchises du Texas (notamment les Kentucky Colonels d'Artis Gilmore) se feront rouler au change, par les malins-cravatés newyorkais du Nord, puisqu'une seule franchise du Sud sera élue: Les Spurs de San Antonio

Donc, les Spurs vivront tout de même 1 an en ABA.

Je vais vous raconter cela :

Les débuts en ABA

La première saison fut mémorable. En octobre 1973, le cinq de départ des Spurs était donc composé de Joe Hamilton, James Silas, Harvey 3Skeeter" Swift, Rich Jones et Bob Netolicky, qui d'ailleurs sera un heureux élu au All Star Game. Bien que finalement cette "lineup" ne durera qu'une saison, elle commença par produire une excellente impression aux fans par une victoire le 6 octobre 1973 par 91 à 89 sur les Houston Rockets du petit Hall of Famer'93 Calvin Murphy (1,75m officiellement mais certainement 1.70m), l'inconnu venu du Connecticut et diplomé en 1970, d'une aussi inconnue université :" Niagara University".

Les Rockets disposaient en 1973.74, d'une équipe qui ne faisait pas pitié avec outre Murphy qui restera pendant 10 ans jusqu'à l'arrivée de Monte "Mosquit" Town1,70m), le plus petit joueur en NBA, Rudy Tomjanovic, actuellement coach en NBA, le blond All Star Jack Marin, Mike Newlin futur dirigeant et champion'75 en NBA avec les Warriors de San Francisco et le tout nouveau drafté le mulatre Ed Ratleff (1.98m,Long Beach State'73) plus connu comme étant membre de la triste équipe des USA perdante en finale olympique'72 devant les commando russe.Don Smith (Iowa State'68), l'ancien dur du ghetto de New York, alias Zaid Abdul-Aziz complétait cette excellente équipequi avait fière allure.

Le 10 octobre 1973, en match d'ouverture contre les San Diego Conquistador de Caldwell Jones (champion NBA'82 avec les Sixers de Philadelphie Ervingiens)et Flynn Robinson(champion NBA'71 avec Jabbar et les Bucks, que Wilt Chamberlain coachera, les Spurs perdirent au HemisFair Arena devant 6 000 spectateurs déchainés, poussant Hamilton à avouer malgrè la défaite:" C'est tout simplement grandiose de jouer devant ces gens".

Tel est le Texas, avec sonpublic fidèle jusqu'au bout des défaites...

Cela annoncera finalement les Spurs d'aujourd'hui qui n'ont jamais perdu leur public en dépit d'années de galères en ABA et en NBA.

En 18 matchs, les Spurs amenanient autant de spectateurs (6303 fans par match) que les Dallas Chaparrals en 42 matchs la saison précédente.

Finalement comme indiqué au numéro 1 de la série, Drossos et les autres propriétaires des Spurs rentrant largement dans leurs fonds, décideront de racheter tout bonnement, la franchise aux proprios de Dallas, rompant le contrat de 3 ans de location-retour-vente (lease-back) avec fièreté...comme tout texan qui réussit en affaires.

Question répétée:

La situation des Spurs telle qu'elle s'annonçait en 1973, ne vous rappelle-t-elle pas celle de l'équipe de football de l'Olympique Lyonnais, mal aimé, mais avec un pblic qui ne l'abandonna jamais, pour ensuite, vingt ans après accumuler 4 titres de champion de France?

Les trois:

Durant cette première saison, trois évenements qui eurent lieu hors du terrain, changèrent le cours de l'histoire des Spurs.

1.Sven Nater, le hollandais UCLA'ien

En premier lieu, le 21 novembre 1973, les Spurs aquiérent Sven Nater la doublure de Bill Walon à l'UCLA.

Il faut signaler qu'à cette époque, les Spurs étaient une des rares équipes en ABA, à ne pas disposer de pivot compétitif d'au moins 6 pieds et 11 pouces(2.11m) voir 7 pieds(2.13m), comme par exemple les Pacers d'Indiana avec Mel Daniels (2.13m), les Kentucky Colonels avec Artis Gilmore (2.19m) ou les Utah Stars (futur Jazz) avec Zelmo Beatty (2.14m).

Sven Nater, coaché par le légedaire John Wooden, s'était libéré comme un "fils qui tue son père" au sens freudien du terme, après avoir vécu 4 ans aux cotés du plus grand pivot blanc de sa génération, et qui cumulait les triples doubles, avaient réussi à s'exprimer enfin dans une équipe où il sera "le" pivot titulaire.

Sven Nater,le blond fils d'immigrés hollandais, avait finalement pour une graine de champion, appris le basket tard à l'age de 11 ans et se retrouva dans la meilleur université de basketball du monde, à batailler avec un joeur qui disposait de capacités physiques telles qu'il fiu sacré Athlete de l'année, par le journal Sports Illustrated en 1973: l'année où il gagna son titre NCAA après avoir marqués 22 paniers sur 23 tirs et pris une vingtaine de rebonds.

Pauvre Nater!

Nater arriva donc des Virginia Squires qui l'obtinrent à la draft'73 contre 300 000 dollars de l'époque (multiplier par 100 aujurd'hui) et un futur 1er choix de draft.

"Business is business" en Amérique!.

1973 sera l'année de la révolte de Sven qui faisait banquette en permanence à l'UCLA et qui marqua 29 points pour 22 rebonds lors du match Est-West de 1974.

Sven Nater, le banquetteur du Basket Express, sera élu quant à lui, 'Rookie de l'année" en 1974.

2.Indiana Pacers et Mike Storen:

Une défaite à domicile contre les Indiana Pacers de Mel Daniels et Georges Mc Ginnis , contestée par les Spurs auprès de Mike Storen, le commissionner de l'ABA de l'époque, survolta et ameuta 9 000 personnes le 2 décembre 1973 à San Antonio, qui encouragèrent les Spurs réussissant 17 points d'affilée et donnat la victoire aux texans.

Cet exploit scella en quelque sorte le contrat d'amor entre les Spurs et leur public fidèle.

3.George "the Ice" Gervin:

Le troisième évenement qui permit aux Spurs de passer un cap dans les performances mérite de plus amples développements. Ce fut l'acquisition de la futur All Star et Hall of Famer: George Gervin.

Celui-ci restera 15 ans sur 19 ans, soit pratiquement toute sa carrière ABA et NBA, aux Spurs (sauf 2 ans aux Virginia Squires et en 1988, sa dernière année NBA, aux Chicago Bulls Jordanniens).

Gervin (1952, Long Beach State'72) restera comme un des plus fins shooter des deux ligues, obtenant plusieurs années de suite dans les années 80's, le titre de meilleur marqueur de la ligue...devant ces majesté Dr J alias Julius Erving et Do Wilkins.

En janvier Earl Foreman le proprio des Squires accepta en échange de 225 000 dollars de prendre en prêt Gervin et laisserait ce joueur si cette somme ne lui parvenait pas.

Et là ccommença la vrai Spurs'story avec l'arrivée de ce killer comme les texans les aiment...
Vous saurez tout au mois prochain

Salut
Vive le basket

 

(2,02m-1951) est au Hall of Fame et le meneur :James « the snake »Silas (13) (1,85m-1948)à mon avis l’ancêtre de Tony Parker et les 2 grands joueurs de race blanche les All Stars, Billy Paulz (1948-2,13 »m) (14)
Par Jean-Marie Tartane - Publié dans : NBA Story
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