Princeton Tigers story: men sana in corpore sano

Publié le par Jean-Marie Tartane


Princeton story (1)
janvier 07
On ne prête qu’aux riches

C’est bien connu, les honneurs de la rampe sont bien souvent alloués à des éléments qui au départ, ont bénéficié de contiions favorables de démarrage dans leurs vie ou leurs affaires.

Dans le monde journalistique, c’est un peu pareil, on ne prête sa plume qu’à ceux qui sont plutôt gâtés par la manne financière, on ne se penche, accorde souvent des articles ou des études sur des thèmes concernant des clubs, ou universités finalement favorisés : les facs de riches.

Jusqu’à présent Legendedubasket avait consacré ses colonnes plutôt à des universités , certes de qualité dans le domaine du basket-ball, notre préoccupation, mais pas forcément classées parmi l’excellence en matière de niveau scolaire et universitaire chez les étudiants qui les peuplent .Il est temps aujourd’hui de faire honneurs à ceux qui en ont nul besoin mais qui sont là depuis la nuit des temps dans l’ère du basket-ball.

La quantité effarante de personnalités passées et futures du monde de la politique, finance, des affaires ; science et autre droit, qu’elle a formées depuis tant d’années, démontre la puissance de la formation de cette institution universitaire ;

Pourtant aux Etats-Unis, la terre qui nous concerne, le Dieu du Basket n’est pas obligé

Fondée en 1746, sous le nom de College du New Jersey, Princeton, située dans l’état éponyme de la cote Est de l’Amérique à équidistance de Philadelphie (Pennsylvannie) et New York (New Jersey), est une des plus anciennes institutions éducatives privée avec Yale, son homologue en Ivy League.


L’Ivy League
Cliquez sur ce lien SVP pour découvrir l'Ivy League 

L’Ivy League pourrait être résumée à la réunion du nec plus ultra intellectuel du dessus du panier spirituel américain comme didait Jean-Jacques Maleval. En clair la réunion des grosses têtes concentrées sur un espace physique, intellectuel et moral sur (in)justement le Nord de l’Amérique.

Princeton, Harvard, Yale, Columbia, Darmouth, Brown, et Penn (Pennsylvanie

En bonne université de l’Ivy League c’est à dire en clair, reflétant l’encadrement supérieur de l’Amérique et reproduisant par la force des choses (des élites ?), le caractère (trop ?) fortement endogène des professions supérieures notamment libérales Princeton figure parmi les plus riches du monde avec une dotation de plus de 14millions de dollars ce qui la place au deuxième rang au niveau des du budget par élève derrière Olin College. Ses ressources sont principalement constituées des dons des anciens élèves dont la majeur partie, n’étant pas partie de rien tout de même, est devenue illustre et riche cadre de la nation.

Des noms, des noms :

Il faut bien en donner pour quelquefois donner corps à ses affirmations

Carl Icahn

Princeton, université de 4 600 étudiants environ, réputée aux USA pour être la meilleure institution de premier cycle, Harvard étant quant à elle, citée pour être suprême en terme de second cycle.…

Et cette vieille maison dirigée par une femme canadienne d’origine, Shirley Tilghman, 61 ans, biologiste, titulaire d’un Ph D en génétique mammaire de Temple Unversity, bénéficie énormément de cette réputation avec une bibliothèque de plus de 11 millions de volumes, est une des plus fournie d’Amérique.
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Une forteresse de plus de 33000 étudiants située dans l’Etat du Massachusetts, terre de valeurs intellectuelles et morales de l’Amérique

Jusque là, les Tigers de Princeton avaient toujours honorablement défendues l’honneur de l’Ivy League avec des apparitions régulières au tournoi. Certes leurs prestations n’avaient pas levé les foules comme la Danette, ni n’avaient la superbe de leurs homologues de Stanford, côte Ouest, qui déjà en 1942, avaient atteint brillamment la finale contre Dartmouth College, autre lieu de grosses têtes. Darmouth étaient entraînés par l’ancien coach des Hoosiers d’Indana, Howard Dean. Cette finale gagnée par Stanford, aujourd’hui considérée grâce à l’essor du département Informatique et Finance comme une autre des meilleures et plus chères universités du monde, démontrera que l’Ivy League était et plus tard est encore, un havre de paix bien moins permissif que le campus de Virginia Tech, pour la poursuite d’études de haut niveau , mais aussi d’épanouissement sportif..

Les années Bradley, enfant du New Jersey

En fait la véritable naissance de la réputation de l’équipe de basket de Princeton apparaîtra lors de la saison 1964-65, quand les Tigers emmenés par le futur sénateur du Massachusetts Bill Bradley atteint les demi-finales, malheureusement perdue contre Cazzie Russel future star NBA et l’équipe des Wolverines de Michigan.

Leur coach de l’époque Butch (Willem) Van Breda Kolf qui fera d’autres faits d’armes dans le monde universitaire et surtout NBA ; n’était pas né de la dernière perlée de sueur. Il n’aurait pas misé un cent sur cette équipe de Princeton qui jusque là, n’avait pas encore enflammées les foules sinon les tapis rouges des conseils d’administration des grosses sociétés américaines.

Bradley, un vrai fils à papa digne de Princeton

Pourtant , ce fils de banquier , né dans la ville au nom prédestiné de Cristal City, avait déjà montré le bout de son nez affûté aux dures batailles intellectuelles et des salles de basket-ball.

Plus tard, déjà Hall of Famer et deux fois champion NBA ; sénateur en vue de l’élection présidentielle de 1996, il avouera que ses débuts à Princeton furent difficiles basketement parlant. Avec les kilos en trop qu’il accumula avec ceux des livres de la grande bibliothèque où il étudia des heures-durant avant de terminer très honorablement son premier cycle avec succès.

Princeton offense system

Mais la force de Princeton , c’est un peu comme je l’avais signalé lors de mon entame, d’avoir léguée à l’histoire, son système d’attaque de l’époque glorieuse..

Celui-ci a inspiré plus tard quelques équipes pro comme les Washington Wizards, Sacramento Kings ou même New Jersey Nets.

Késaco ?

Ce système pensé par Pete Carrill le coach de l’époque Bradley consiste en mouvements constants, passing back doors et discipline collective.

 

Les enfants de Bradley :

Depuis Bradley et ses péripéties ont fait des émules; d’autres boys de Princeton s’illustrèrent sur les parquets du Jadwin Gymnasium, un vieux (38 ans…!) bac à sable pour gosses de riches de 6 854 places assises, pratiquement aussi grand que le Sportica de Gravelines, une des plus grandes salles de basket de France….

Parmi ceux qui furent les pionniers à faire briller les « oranges et noirs » , quelques seconds couteaux de NBA des 70’s comme Geoff Petrie (1,93m) diplômé en 1970 Premier tour 8e choix par les Blazers dans la célèbre draft de 1970 emmenée par les Hall of Famers Bob Lanier, Pete Maravitch et Dave Cowens.. Petrie sera de la première année, meilleur marqueur de la franchise coachée par Rolland Todd qui ne laissera pas une trace impérissable en NBA. Petrie dont le petit neveu Chris, de l a même taille, joue d’ailleurs dans les Tigers version 2007, fit toute sa carrière aux Blazers de Portland en bonne compagnie avec Sydney Wiks, Charlie Yelverton (le banni) et Leroy Ellis, futur champion NBA 1972 avec les Lakers Chamberlainiens. Autre grand joueur, Brian Taylor fera 10 ans de NBA notamment aux Nets de New York (ABA) et San Diego Clippers. Ces performance réalisées par cet escadron d’intellectuels est d’autant plus à noter qu’il était encore plus difficile que maintenant de concilier études de très haut niveau et sport de compétition .à l’époque des monstres sacrés comme Abdul Jabbar, Wilt Chamnberlain ou Julius Erving ). Un d’eux et pas des plus banals , d’ailleurs traîna ses guêtres en France, il s’agit du regretté Ted Manakas, (ci dessous, à frroite), décédé récemment et qui fit le bonheur de l’Olympique d’Antibes de Bonato, Cachemire et autres Ledent, durant la saison 1974-75, comme meneur de jeu de poche du haut de son 1,82m (généreusement accordés). Figurant parmi les meilleurs passeurs de l’élite 1975, durant cette seule année où il jouera en France, Manakas laissera un excellent souvenir sur la Côte d’Azur qui réalisera un de ses plus belles saisons des années 70’s.

Doté au pivot de William (Bill) Phillips et ses 2,13 m, Manakas que votre serviteur a pu apprécier au tournoi de pré saison d’Antibes était un meneur intelligent et vif que n’aurait pas renié son prédécesseur Dan Rodriguez, le virevoltant binoclard d’origine portoricaine, au menton en galoche de l’année 1970 qui maniait le ballon comme pas un..

Le mois prochain nous pénètrerons plus efficacement l’univers fascinant de Princeton, l’usine à présidents de la république et à…basketteurs.

Salut et au mois prochain

(1) : :Carl Icahn . ,un des raiders les plus riches d’Amérique a, à l’image de Bill Gates à Stanford, financé la construction d’un bâtiment dans l’université) rencontrent sur les terrains de sport dans le cadre du championnat NCAA , institution qui tente de regrouper l’ensemble des divisions et conférences du sport universitaire américain nécessairement quadrillé géographiquement par des conférences à l’image des départements dans notre pays de France.

 Steve Goodrich, Armn Hill, John Hummer, Mick Hearns, Ted Manakas, Bud Palmer, Geoff Petrie, Brian Taylor
 

 

Publié dans NCAA Story

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