roman "soignes ta défense": la fenètre s'ouvre enfin...(5)

Publié le par Jean-Marie Tartane


's.A la fin du match, Julius et tous les comparses qui s'agitaient sur le Holcombe Rucker playground, se regardaient pour les uns avec des yeux de gamins qui viennent de se régaler avec un bon gateau
Pour les autres, c'était comme des gars qui savaient qu'ils avaient rendu un bon devoir sur table...Mais que de toutes façons, l'instituteur ne leur fera jamais de félicitations ni leur offrirait  la moindre récompense..
Un peu l'Ordinaire d'un enfant de la Communauté durant le années 60's...

Comme d'habitude, Julius faisait, comme à ses débuts dans les vestiaires de la General Motoror, les mêmes gestes avec les mêmes pensées... près de son sac de sport, qui attendait comme une fiancée, son arrivée aux vestiaires.
Quelquefois surtout quant il sentait avoir mal joué, il lui donnait un coup de pried de rage...Ce pauvre sac comme une femme battue, se voyait donc régulièrement déformé, cabossé, au grès des matchs qui se succédaient et voyaient donc, leur fréquence d'utilisation s'accélérer...
Laura en tant que bonne mama-noire observant tous les faits et gestes de ses rejetons , voyait bien que seul, son géant de fils pouvait déformer de ses pieds, un si grand sac, où l'on pouvait caser un petite télévision.
Mais comme d'habitude, Laura , faisait semblant de ne rien y  comprendre.

Arrivé à la maison, Laura savait si Julius avait gagné ou perdu son match.
Laura savait s'il p'il  pleuvait ou s'iil faisait soleil...
Cliquez SVP sur ce lien ppour entendre Mahalia Jackson intermtéter à son tour "Didn't Tain" magistralement

Rien qu'à voire la mine de son rejeton...

"J'arrête le basket, ils sont trop nuls" disait régulièrement Julius.,
A chaque fois qu'il perdait...
Laura savait comme tout suppporter de basket, que cet état de déprime était le prix à payer pour devenir un joueur de niveau honorable.
En terre de Harlem, où la consurrence est rude.
Le lendemain matin, Julius, avait retrouvé comme par une mue de serpent, une bonne humeur et redémarait  l'école comme d'habitude.
La joie au coeur et la démarche souple mais décidée de tout petit black qui va à l'école.

Mais, cet après midi là; le téléphone ne sonna pas avec les mêmes vibrations que  d'habitude.
Laura le présentit et ordonna à Julius d'aller décrocher l'appareil, un vieux modèle des années 50's que Jesse, son ex-mari avait rapporté des rebuts,de l'usine quand il travaillait à la General Motor.

Laura présentait un appel différent des autres.
Ce n'était pas  Harry, le fidèle et un pau trop collant copain de Julius qui s'était fait et autoproclamé "arbitre", lors du tournoi estival de Harlem..
Laura ne prisait pas tellement Harry car il n'aimait pas assez à ses yeux  ,  l'école, pour elle , une valeur sûre..
Celle qui avec le basketball est le seul échapatoire du ghetto, pour un membre de la Communauté..

"Allo, ici Lou Carnesceca"  dit le correspondant avec un fort accent italien.
"Je souhaiterai parler à Julius s'il vous plait" contiinua la voix assurée.

"C'est  moi,Julius " répondit de sa voix de post-adolescent, le jeune homme, dont le nom de Carnesceca, ne lui disait pas plus que rien.
Lou Carnesceca était le coach de la fabuleuse université  de Saint John's de New York.depuis 1965, soient cinq années durant lesquelles, il amena les Redmens à plusieurs Final Four.
Les derniers tours du tournoi universitaire du basket (amateur) américain.

Jusqu'à présent, la vie de Julius avait plutôt ressemblé à "un long fleuve du genre Loire, pas-tranqnquille du tout" .
Laura, la mère de Julius, ressentait la vie et la craignait comme " les chutes du Niagara".

Un appel d'un agent qu'il soit de basket ou agent musical, est comme une bouée envoyée à un jeune homme en voie de perdition dans le marigot de la vie de Harlem des 60's.
 "Nous sommes la Saint John's university et nous jouons en première division du championnat universitaire américain depuis 10 ans. Nous avons formés de grands joueurs comme Leroy Ellis,  le remplaçant de Wilt Chamberlain aux Los Angeles Lakers, , et des grands coachs comme les frères Mc Guire"
Si cela vous interesse, je peux vous faire visiter le campus, les joueurs et les installations sportives.
Alors là, comme sortant de son état vaseux, comme tout baskettur qui a besoin d'un petit somme, car il vient de fournir un gros entrainement, les yeux de Julius d'illuminèrent à;  nouveau comme un sapin de Noel.
"Je vous offre les billets sde bus  le manger er le coucher durant une semaine,  ainsi que les entrées aux prochains matchs de rentrée NCAA" poursuit Carnaseca, bien décicidé à ne pas lacher l'affaire.
Le sang à Julius ne fit qu'un tour.
Sans mans meme regarder sa mère Laura dans les yeux comme quand il avait de grandes décision à prendre, Julius répondit, davantage comme un gamin à qui on offrait un beau cadeau de Noel.
"D'accord" hocha, commme un robot téléguidé,  Julius qui commençait à en voire 36 chandelles.

A ce moment là, le déjà vu petit film de sa vie se réembobina.

Quellquefois, après bien des efforts, l'arbre finit par laisser apparaitre ses bourgeons.

Julius sortit du minuscule appartement du Lower Side de Harlem pour exprimer et faire retentir sa joie.

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