Kansas (5) Wilt

Publié le par Jean-Marie Tartane

Kansas 3e partie Wilt
Et Dieu créa Chamberlain .
Les années Chamberlain
Depuis déjà 2 ans, à U S F (University San Francisco), Bill Russel et son acolyte du collège, l’arrière K.C Jones,( futur coach des grands Boston Celtics des années 80’s), faisaient régner la terreur sur le tournoi NCAA depuis 1955 et 1956 en attrapant les 2 titres de champion des Etats-Unis comme un agriculteur une pomme dans son verger..
Des géants par la taille, la NCAA commençait à en rechercher et trouver, un peu à l’image des chercheurs d’or en Californie au début du 20e siècle.
Il y eut auparavant à Kentucky le grand Bob Spivey (2.13m) gros rebondeur et marqueur, premier véritable grand basketteur américain de 7 pieds, qui en raison d’affaire de corruption n’a jamais pu confirmer en NBA dont il fut interdit, d’ailleurs.
A l’Université de San Francisco entraînée par Phil Woolpert, un grand coach de légende, Bill Russel et ses 2,08m faisait déjà presque figure de taille moyenne devant Swede Halbrooke et ses 2,23m qui à Ohio State ne faisait pas que partie intégrante du décor.
Il sera jouera en NBA en 1961 et 1962 aux Syracuse Nationals avec lesquels il inscrirav6 points par match.
Mais on attendait à l’instar d’autres sports individuels (boxe avec Joe Louis ou Sugar Ray Robinson ) et collectifs (base-ball avec Babe Ruth ou Joe Di Maggio) des stars hors-normes « plus grands que leur sport », comme disait Jerry West.

Il arrivera finalement comme un cadeau de Noël en Amérique et éclora finalement la même année que celle du premier cosmonaute soviétique Youri Gagarine, le petit homme de Smolensk : en 1957..l’année de ma naissance d’ailleurs.
Les exploits qu’il accomplit dans le basketball depuis ses débuts au lycée d’Overbrooke de Philly (le même où ira plus tard l’acteur Will Smith), eurent comme point d’orgue ce fameux soir de 1962, où il marqua 100 points, monstruosité athlétique que même 30 ans plus tard, sa Majesté Michael Jordan ne parvint à approcher.
Il était né à Philadelphie paradoxalement dans la ville où la Déclaration d’Indépendance fut signée en 1776 :.
C’est vrai que personne ne fut plus indépendant que Wilt Chamberlain : toute sa carrière professionnelle, il ne fera que ce qu’il veut : se lèvera à l’heure que ses paupières s’ouvriront après des nuits agitées que plus de 20 000 filles égaieront, il aura la paie qu’il désire, le temps de jeu qu’il désire, occasionnant des nuits blanches à ses propriétaires et coachs successifs dont surtout Ed Gottlieb,et Alex Hannun, les premiers boss et coachs de sa 1ere franchise, les Warriors de Philadelphie.
Jusqu’à présent le basketball universitaire n’était que le (fier) descendant de jeunes fils de bonnes familles initiés d’ailleurs par un homme épris de religion en l’occurrence James Naismith.
Point de joueurs surdimensionnés, ni de tables de marques paniquées à force d’avoir à remplir les feuilles noircies par les cartons multidimensionnels (rebonds, tirs, points, contres…mais rarement fautes personelles) de Wilt Chamberlain
Le basket professionnel avait besoin d’un personnage de cette trempe, sa décontraction, ses dons insolents, son détachement sa fidelité (il ne jouera que dans deux clubs pros), étaient aussi sacrément déroutants mais terriblement …professionnels.
Chamberlain dépassa les bornes dans tous les sens du terme, fit passer des records impressionnants de ses prédécesseurs comme du tendre rumsteck, des galipettes de « rockers », de gamins des bacs à sables..


Avec Chamberlain, le basketball fut chahuté comme un fille de bonne famille par les clients des quartiers chauds. Il passera à maturité, s’endurcira, et le passage de Wilt contraindra les officiels, coachs et admirateurs du basketball à reconsidérer, ré étalonner l’ordre de « grandeur et de mesure du basketball.
Records de points, rebonds, etc furent en sa possession tant en universitaire qu’en NBA, pendant des années ; et seules quelques stars par-ci, par là (WesUnseld, Artis Gilmore, Michael Jordan, Georges Gervin) parvinrent 15 ou 20 ans après, à les lui chiper, comme des gamins, des sacs de billes à la récréation…en cachette.
Car le maître de la cour de récréation, tous le savaient, c’était lui.

Né à Philadelphie et élevé à Kansas, par le fils spirituel de l’inventeur du basketball qui lui-même avait officié en ces lieus 50 ans auparavant: on ne pouvait avoir de meilleur pedigree.
Wilt Chamberlain continua sa vie de basketteur, entamée au lycée All Black d’Overbrooke High School,où il poséde encore tous les records de points, rebonds et autres… (moyenne de 55 points ) en trombe et pied au plancher.
A 200 à l’heure…
Sa vie d’ailleurs sera courte finalement et menée à un train d’enfer ; il ne s’y attardera pas puisqu’elle ne durera que 63 ans.
Kansas-Jayhawks 1955 :
Mais pour le moment, mous sommes en septembre 1955 et le monde retient son souffle, le dénommé Wilton, Norman, Chamberlain hésite et ne sait pas entre lesquels de North Carolina et autres, il choisira pour continuer sa chevauchée folle, son piétinement athlétique des opposants et sa terrible orgie romaine appliquée au ballon de basket, cette jeune fille, grosse balle qui en effraie beaucoup mais n’est pour lui qu’une gentille boule de cuir qui lui obéira au doigt et à l’œil comme tout ce qui se présentera à lui désormais.
C’est ce que je vous raconerai si vous vous égarez à la page suivante

copyright legendedubasket nov 2005


 

 
Chamberlain tour de contrôle du basket américain des années 60's
 

Commenter cet article