Histoire des Kentucky "Wildcats"(5)

Publié le par Jean-Marie Tartane

8 juillet 2005
Histoire du basket universitaire américain: les Wildcats de Kentucky (2)
Les années 40’s, mise en place des légendes du basketball :

Premiers exploits

Nous avons vu dans le numéro du mois de juin que les Wildcats du Kentucky comme toutes les grandes équipes ne sont pas surgies de nulle part et ont donc des racines solidement implantées dans leur histoire qui leur ont permit d’établir les bases nécessaires pour les conquêtes futures…qui seront nombreuses
Avant de gagner leur premier titre en 1948, les Wildcats d’Adolph Rupp ont dû manger de la vache enragée, c’est à dire se faire piétiner dans un premier temps, puis gagner match par match contre des équipes mieux constituées qu’eux : cela s’appelle faire des « perfs » en langage de tennis de table.
Les Wildcats gagneront en 1948 et 1949, leurs premiers titres NCAA, non sans avoir les années précédentes effrayé du beau monde. Des équipes adverses composées de stars universitaires avérées et futures géants NBA comme Bob Cousy (Holly Cross College), Georges Mikan (De Paul), Bob Kurland (Okhlahoma) ou Dolph Shayes (New York University ) .
La dynastie Rupp se met en place, à la sudiste c’est à dire doucement mais sûrement.
Certes, Rupp n’est pas le seul coach de génie qui officie en NCAA en ces années quarante, où les entraîneurs peaufinent sans relâche des combinaisons en attaque et surtout en défense, qui serviront des années en Amérique et dans le monde, jusqu’à la révolution des Jeux olympiques de Rome et de la zone press (glue factory) de JohnWooden. Des schémas tactiques et méthodes d’entraînement universitaires qui seront pensés et enseignés par les grands comme Rupp, mais aussi Hank Iba (Oklahoma), Nate Holman (City College de New York), Ben Carnevale (North Carolina), Branch Mc Cracken (Indiana) ou Phog Allen, le disciple de Naismith (Kansas) duquel Rupp s’est nourri lorsqu’il était justement l’élève-joueur de1919 à 1923.
Les chats ne font pas des chiens : Rupp a du pédigree , il ne vas pas tarder à le montrer.

Dans ce numéro je vais vous raconter la montée en puissance et les premiers exploits des Wildcats au début et surtout à la fin des années 40’s qui les amèneront progressivement au sommet du basket universitaire américain.
Discrètement mais sûrement comme les chats…sauvages
Les Wildcats

Naissance dans la douleur :
Leur première apparition dans le tournoi NCAA se déroulera en 1942 ; ils iront plus de 30 fois jusqu’en 1987…pour en gagner 5. Puis un sixième en 1997.
Comme un candidat qui se présente dans le but pur et simple de compromettre les chances des autres : un « spoiler » dit-on en anglais.
Devant seulement 3000 spectateurs à la Nouvelle-Orléans , la finale de l’Est, Kentucky se heurta aux Whiz Kids d’ Illinois (la même université qui brilla au tournoi 2005 en étant invaincue) et où trônait son All American Andy Phillip.
Kentucky l’emporta par 46 à 44 empêchant pour la première fois une équipe de la redoutée Big Ten de passer les mailles du Final Four.
Cette saison 1941-42, est aussi l’année des bombardements de Pearl Harbour par l’Amérique de Franklin Roosevelt, engagée dans la 2e Guerre Mondiale, et qui se décidera dans deux ans, d’en terminer d’une manière radicale avec ses adversaires japonais.
L’année dernière ce sont les Badgers du Wisconsin coachés par Harold « Butch » Foster qui l’emportèrent devant Washington States.
Rupp et ses gars ne furent pas de la fête et c’est vrai que vues les ambitions du Baron, de plus en plus clairement affichées, cela leur est resté en travers de la gorge comme…une arrête de poisson.
La montée en puissance :
Les nouveaux arrivés au tournoi NCAA 1942 seront en fait les finalistes, ils s’appelaient Darmouth College dirigé par Osborne Cowles et surtout Stanford (le vainqueur) coaché par Everett Dean (1898-1993), le prédécesseur de Branch Mac Cracken aux Hoosiers d’ Indiana, qu’il coachera 14 années de 1924 à 1938. ..
Les Hoosiers avaient d’ailleurs gagné le titre en 1940 et le regagneront en 1953.
Les Wildcats d’Adolph qui entamait déjà sa 12e année, disposaient d’une équipe relativement modeste au niveau de la taille .

Manque de taille :
En fait, la taille moyenne des Wildcats, vu le refus de noirs par Adolph, sera longtemps largement inférieure à celle de ses challengers. Il faudra attendre 1970 et l’embauche du premier noir (quelle horreur !) par le Baron Rupp pour que Kentucky puisse vraiment présenter hormis le géant blanc Bob Spivey en 1951, un pivot de plus de 7 pieds compétitif. Il s’agit de Tom Payne qui mesure 2,18m et ne jouera qu’une saison à Lexington, comme aspiré par la draft 1971, lors de sa saison sophomore ; draft qui avait bien besoin d’un « Big man » pour contrer le dominant Abdul Jabbar..
Aujourd’hui en 2005-2006, pas de problème de noirs ni taille, chez les Wilcats, qui comportent 10 noirs sur 15 joueurs et est entraînée par…un noir du nom de Tubby Smith, Le joueur le plus grand est …un noir newyorkais de 20 ans et 2,24m du nom de Shagari Alleyne suivi par un turc de 2,13m Lukasz Obrzut et un première année de 2,18m Jared Carter. Il fait beau la haut. ?

Revenons à 1942
Ses meilleurs marqueurs étaient Marvin Akers et Melvin Brewer, , pivots de respectivement 1,91m et 1,95m et 7,56 et 7 points par match.
Voici la répartition des statistiques en cette belle année 1942 du frémissement et de l’avènement des Wildcats, futurs gagneurs du tournoi.

Player GamesPlayed FG FT F TotalPts PPG
Marvin Akers 25 85 19 38 189 7.56
Melvin Brewer 25 69 39 44 177 7.08
Milt Ticco 22 57 14 22 128 5.82
Ermal Allen 25 49 24 66 122 4.88
Kenneth England
Malheureusement les Wildcats seront terrassés en demi-finale par Darmouth mené par Georges Munroe (20 points) sur le score de 47 à 28.
Exit la finale 1942 pour Rupp et sa bande
Celle-ci sera gagnée donc 53 à 38 par Stanford .sur Darmouth, avec 15 points de Damar (MVP), 14 points de Dana et 13 points de Voss.

Wildcats story (2)suite
Les années 40's
Ca y est les Wildcats ont maintenant goûté au sucré et à l’ivresse de la victoire (6 défaites sur 25 matchs), et plus rien désormais, ne les arrêtera pour attraper de leurs grosses pattes velues, le titre NCAA, un jour ou l’autre…des 40’s.
La guerre commençait à prendre à la mère basetball es jeunes pousses prometteuses et les envoyer au front privant par là même la NCAA puis la NBA de ses meilleures éléments qui étaient coach brillants comme Branch Mac Cracken qui s’engagera mais aussi Alex Hannun, et bien d’autres Parmi les joueurs de Rup : Bob Brannum (1925-2005) , le pivot de l’équipe 1943-44, meilleur marqueur avec 12 points par match et 254 points en 1944 sur 21 matchs officiels, et qui ne reviendra qu’en 1946
Voici la liste des Wildcats partis en 1942 au front et qui ont donc interrompu leur carrière de basketteur à Lexington : Jim Weber (natif de l’Oklahoma),et Tom Mosley

1943 :1948, ça chauffe :
Durant ces années, ce fut la domination sans partage d’Oklahoma d’Hank Iba qui ramènera le saladier en 1945 et 1946 et sera finaliste en 1947 (et en 1949 devant…Kentucky)
En 1944, c’est Utah l’équipe des montagne et des mormons qui salue son 1er titre , avec un grand joueur Arnie Ferrin qui marquera 22 points en finale contre Darmouth encore perdant en finale après celle de 1942 contre Stanford

Les Wildcats post-World War II
Ce furent donc, les plus belles années pour les Chats Sauvages puisqu’ils enchaînèrent deux titres en 1948 et 1949.
En 1948, cela faisait 18 ans que Rupp coachait les Wildcats et le titre n’était pas encore dans ses maillons, malgré, une quinzaine de titres de champion de conférence SEC.
Les 3 dernières années furent celles d’Oklahoma et de son légendaire coach Hank Iba qui avaient enlevé 2 saladiers en 1945 et 1946 avec leur pivot Bob Kurland (2,13m) vainqueurs en 1945 49 à 45 devant New York University de Dolph Shayes avec 22 points de Kurland et en 1946 devant North Carolina sur le score de 43 à 40 avec 23 points de Kurland.

Les Fabulous Five :
Un peu comme par l’action du Bon Dieu ou du père Noël, Kentucky sera récompensé pour avoir prêté à l’Amérique plusieurs de ses jeunes talents et en avoir donné deux, morts au combat, au champ d’honneur..
1945, est l’année de l’arrivée de Alex « the beak » Groza, Dick Barnstable, Ralph Beard, Cliff Barker(1921-98) et Wallace « wah wah » Jones
Alex « the beak » Groza :
Dans chaque story, saga de grandes universités américaine, il y a des joueurs qui marquèrent leur équipe et plus même, leur époque.
A Marquette c’était Dean Meminger, à Indiana Hoosiers, il y eu Walt Bellamy , à UCLA , c’était le géant Abdul Jabbar et Bill Walton, à Kentucky alors il faut penser à Alex Groza.
Alex Groza (1926-1995) surnommé « the beak(le tarin)» car il avait un grand nez, fut le plus grand joueur des Wilcats des années 40’s, celles des premiers titres.
3 fois All American et 2 fois champion NCAA avec les Wildcats il assura une moyenne de 15 points par match sur ses 4 années (1944-49) à Lexington. Il fut aussi et surtout un grand rebondeur que ses 2,01m servaient bien, permettant aux Wilcats comme je l’ai précisé au début, de compenses leur relatif manque de grands sous le panier..
Drafté n 1949 par les Indiana Olympians de NBA où il rejoindra ses coéquipiers Barker, Jones, et Beard, il ne jouera que 2 années, comme professionnel engrangeant finalement peu de dollars, car exclu pour raison de corruption comme indiqué auparavant..
Il fut vraiment une star universitaire…comme on en fait plus.
Le mois de Aout prochain, je vous raconterai les exploits des Wildcats avec les 5 fabuleux de 1045 à 1949.
A la prochaine
Jean-Marie


Les Wildcats aux Jeux Olympiques
Les Jeux Olympiques de1948 se rapprochaient et les USA commençaient sérieusement à penser l’équipe qui allait représenter à Londres l’Oncle Sam en ces premières olympiades d’après guerre.
Ce sera les champions NCAA sortants, les Wildcats emmenés par Adolph Rupp qui pour l’occasion, quittera pour la première fois de sa vie à 47 ans les Etats-Unis sa terre natale et son cher Kentucky., sa terre d’élection
L’équipe envoyée à Londres fut donc la complète armada qui gagna le titre 1948, à savoir Ralph Beard, Wallace «Wawa» Jones , Ken Rollins, Cliff Barker et Alex Groza.

Il ne le regrettera. Avec Alex Groza et ses 2,01m en figure de proue, les Chats Sauvages enlèveront le tournoi de main de maître au nez et à la barbe des vaillants français coachés par Robert Busnel assistés par Tondeur et massés par Smadja, qui se demandaient d’ailleurs encore, comment ils en étaient arrivés là.;
Les frenchies furent battus en finale par 65 à 21 …sans avoir trop touché le ballon surtout en deuxième période alors que les américains faisaient tourner leurs 14joueurs …au ralenti.
Avec au pivot Bob Kurland, qui évidemment et complétés par deux joueurs des Oklahoma Oilers où jouera Bob Kurland de retour aux USA, , les J O de Londres furent l’occasion –pour Rupp de vérifier la validité et la domination de ses méthodes d’entrainement sur le monde entier.
Dors bien au Paradis du basketball Adolph , t’étais bien le meilleur.
Dommage que tu n’aimais pas le chocolat

 


Kentucky Wildcats story 3e partie (5)

Les années d’après-guerre:Les trois premiers titres, 1948, 1949, 1951, les scandales
1948 et 1949 furent donc les années du début de la consécration pour le « baron Rupp », (le terrible entraîneur des Wildcats de 1931 à 1972) qui règnera sans partage sur le basket universitaire entre 1947 et 1952.
Il arracha le saladier du titre NCAA en 1948 et 1948 ;
Auparavant, son équipe bien en place avec son Fabulous Five (Cinq magique) composé de Groza, Jones, Beard, Barker et Rollins, complétée par un pivot de 2.13m, en provenance d’Oklahoma, un certain Bob Kurland, représentera les USA et fit bonne figure aux J O de Londres 1948 devant la France en finale, qu’elle écrasa sans problème
Le basketball et bien d'autres activités sportives en cette Amérique d'après-guerre, commençait à âtre tenté par le phénomène qui touche à l'heure actuelle, malheureusement, le sport européen et mondial: la corruption.
Kentucky après le City College de New-York (CCNY) de Nate Holman, verra ses années d'or, entachées par des scandales de corruption, match acheté ou paris sur résultats de matchs (interdits en NCAA depuis la nuit des temps).

Les premiers titres:
Baylor puis Oklahoma furent ainsi les victimes des Wildcats en finale 1948 et 1949 .
Aprs avoir bousculé les grosses têtes de Columbia (76-53) au premier tour des régionals de l'Est (Est Regionals), la bande à Rupp commit son premier véritable exploit nnonciateur d'une grande année, en sortant le champion sortant, Holly Cross College du magicien Bob Cousy (Hall of Fame et futur Boston Celtics) par 60 à 52. Dans la conférence Ouest, les Bears de Baylor doninérent quant à eux, Kansas State et Washington
En 1949, gonflé à bloc par sa première victoire en NCAA, les Rupp's Boys se laissèrent surprendre en mtch de préparation lors du Sugar Bowl devant Saint Louis, ce qui permit au Baron de se méfier davantage et de concentrer ses hommes àpasser la balle à Groza.
Grâce à cet ajustement les Wildcats renversèrent tous leurs opposants notamment Loyola en quarts du NIT par 61 à 56.
Le plat de résistance commença avec Villanova dépassé (85-72) puis Illinois pourtant réputé forte tête humilé 76-47 dans la finale de l'Est.
A l'Ouest, Hank Iba et son équipe d'Oklahoma complétement refaite, parvint à contrer les Cowboys de Wyoming (champion 1943)40-39 puis balayer Oregon State.
Il ne restait plus aux Wildcats de se digérer 3 000 kilomêtres de train pour aller rencontrer ses adversaires en Final For au Madison Square Garden de New York qui bientôt d'ailleurs ne sera plus la salle choisie pour raisons de corruption au profit de Minneapolis.
Oklahoma sera balayé 46-36 par Kentucky avec un match de mamouth de Groza qui réussira 25 points.
Bis repetita, le drame:
Peu de temps après les deux fers de lance des Wildcats: Groza et Ralph Beard seront radiés du système uiversitaireset interdits de NBA.
On apprendra par la suite que l'équipe du CCNY avait organisé des paris et que quelques joueurs dont Norman Mayer , avaient touché de l'argent.

L'opprobe tombera sur Kentucky, le puissant, craint et jalousé, contraignant le Baron à davantage de vigilance dans le comportement de ses joueurs...hors du terrain.
Malheureusement le ver-moulu était encore dans le fruit, en 1951, l'année où Kentucky obtiendra son 3e titre, des soupçons de paris qui s'avèrérent vrais, frappèrent encore les Wildcats et amenérent les dirigeants de la NCAA, à interdire les Wildcats durant 2 ans.
C'est ce que je vais vous raconter maintenant:

 

Kentucky Wildcats story 4e partie (7)

Les années d’après-guerre:Les trois premiers titres, 1948, 1949, 1951, les scandales

1948 et 1949 furent donc les années du début de la consécration pour le « baron Rupp », (le terrible entraîneur des Wildcats de 1931 à 1972) qui règnera sans partage sur le basket universitaire entre 1947 et 1952.

Il arracha le saladier du titre NCAA en 1948 et 1948 ;

Auparavant, son équipe bien en place avec son Fabulous Five (Cinq magique) composé de Groza, Jones, Beard, Barker et Rollins, complétée par un pivot de 2.13m, en provenance d’Oklahoma, un certain Bob Kurland, représentera les USA et fit bonne figure aux J O de Londres 1948 devant la France en finale, qu’elle écrasa sans problème

Le basketball et bien d'autres activités sportives en cette Amérique d'après-guerre, commençait à âtre tenté par le phénomène qui touche à l'heure actuelle, malheureusement, le sport européen et mondial: la corruption.

Kentucky après le City College de New-York (CCNY) de Nate Holman, verra ses années d'or, entachées par des scandales de corruption, match acheté ou paris sur résultats de matchs (interdits en NCAA depuis la nuit des temps).

Les premiers titres:

Baylor puis Oklahoma furent ainsi les victimes des Wildcats en finale 1948 et 1949 .

Aprs avoir bousculé les grosses têtes de Columbia (76-53) au premier tour des régionals de l'Est (Est Regionals), la bande à Rupp commit son premier véritable exploit nnonciateur d'une grande année, en sortant le champion sortant, Holly Cross College du magicien Bob Cousy (Hall of Fame et futur Boston Celtics) par 60 à 52. Dans la conférence Ouest, les Bears de Baylor doninérent quant à eux, Kansas State et Washington

En 1949, gonflé à bloc par sa première victoire en NCAA, les Rupp's Boys se laissèrent surprendre en mtch de préparation lors du Sugar Bowl devant Saint Louis, ce qui permit au Baron de se méfier davantage et de concentrer ses hommes àpasser la balle à Groza.

Grâce à cet ajustement les Wildcats renversèrent tous leurs opposants notamment Loyola en quarts du NIT par 61 à 56.

Le plat de résistance commença avec Villanova dépassé (85-72) puis Illinois pourtant réputé forte tête humilé 76-47 dans la finale de l'Est.

A l'Ouest, Hank Iba et son équipe d'Oklahoma complétement refaite, parvint à contrer les Cowboys de Wyoming (champion 1943)40-39 puis balayer Oregon State.

Il ne restait plus aux Wildcats de se digérer 3 000 kilomêtres de train pour aller rencontrer ses adversaires en Final For au Madison Square Garden de New York qui bientôt d'ailleurs ne sera plus la salle choisie pour raisons de corruption au profit de Minneapolis.

Oklahoma sera balayé 46-36 par Kentucky avec un match de mamouth de Groza qui réussira 25 points.

Bis repetita, le drame:

Peu de temps après les deux fers de lance des Wildcats: Groza et Ralph Beard seront radiés du système uiversitaireset interdits de NBA.

On apprendra par la suite que l'équipe du CCNY avait organisé des paris et que quelques joueurs dont Norman Mayer , avaient touché de l'argent.

L'opprobe tombera sur Kentucky, le puissant, craint et jalousé, contraignant le Baron à davantage de vigilance dans le comportement de ses joueurs...hors du terrain.

Malheureusement le ver-moulu était encore dans le fruit, en 1951, l'année où Kentucky obtiendra son 3e titre, des soupçons de paris qui s'avèrérent vrais, frappèrent encore les Wildcats et amenérent les dirigeants de la NCAA, à interdire les Wildcats durant 2 ans.

C'est ce que je vais vous raconter maintenant:

Les Wildcats 1951:

En cette année c'en était fini avec les Fabulous Five et même si les Wildcats ne faisaient pas peine à voir, ils n'étaient pas autant puissants notamment à tous les postes que cette belle équipe des années 1948 et 1949.

Rupp enrola comme ailiers de son cinq majeur, deux purs produits du Kentucky:

-Né dans la petite ville de Corydon, Frank Ramsay (1.91-Kentucky'54) fera une belle carrière aux Boston Celtics avec qui il sera champion NBA e 1957 puis de 1959 à 1964 avec le légendaire Bill Russel.Son N° 23 sera retiré des Celtics, coach des Kentucky Colonels en ABA, il sera ensuite élu au Hall of Fame.

Le second ailier Cliff Hagan (1.93m), originaire de Owensboro, sera diplomé (Bachelor) en 1954 de son puis finira son cycle d'études en obtenant brillament son master (M.A) en 1958 à Washington University. Engagé dans l'aviation de l' US Air Force entre 1954 et 1956, il interompra donc sa carrière pro pour servir son pays comme de nombreux joueurs de l'époque .

Sa carrière professionnelle sera moins brillante que Ramsay, il évoluera tout de même aux St Louis Hawks (1956-66) en NBA avec sa vedette Bob Pettit puis aux Dallas Chaparrals en ABA (1967-70)

Lou Tsiroploulos

Il ira en NBA de 1956 à 1959 aux Boston Celtics où il retrouvera Ramsay.

Enfin son choix pour le poste de pivot se portera sur un certain Bob Spivey (1929.95), qui lui ne sera jamais pro puisqu'il sera interdit de NBA pour raison de corruption auxquelles il participa activement en tant que joueur de Kentucky.De ce fait, il sera exclu dèsla 3e année du campus, n'btenant pas ainsi son diplôme.

Spivey (2.13m) originaire de Macon en Georgie, la même ville natale que le chanteur noir de soul music Otis Reddinng, sera le premier véritable « big man » de Rupp et réussira tout de même une moyenne de 15 points par match avec notamment 22 points sur 68 et 21 rebonds lors de la finale gagnée contre Kansas State, une des rares équipes All Black de l'époque.

Il sera élu All American comme ses 2 collègues en 1949 et 1950.

1951, ça magouille encore:

Cette époque correspond en Amérique à une recherche de valeurs qui guideront ce grand pays, dans la suprématie mondiale au niveau économique, social et militaire. La guerre de Corée contre le communisme envahissant, jointe aux différents combats internes aux USA de réglementer davantage les règles du jeu, ne feront que favoriser la mise en place d'un anti-communisme primaire symbolisé par le Mccatysme et la lutte contre la corruption.

Malheureusement les Hommes n'étant que des hommes, c'est encore une fois dans le basketball amateur que la maladie du pognon frappera une nouvelle fois.

La saison 1950.51 purement sportive:

La saison avait bien commencé avec une victoire devant les Cardinals de Louisville 79 à 68 avec 23 points du 1ere année Shelby Linville (1.95m), surgis du banc des remplacants qui par là, assurera le meilleur score de sa carrière.

Face à St John's au second tour, le seul établissement de New York, non-impliqué dans un scandale, les Redmen dynamités par un arrière de talent du nom d'Al Mc Guire mais qui ne marquera que 5 points ce soir là.

Encore une fois, le véritable test pour Rupp fut ce samedi 24 mars 1951, contre Illinois coachés par Harry Combes (1915.77), et son ailier Don Sunderlage qui malgrè les 20 points qu'il marquera, ne pourra empêcher les Wildcats de l'emporter 76 à74.

Spivey avec 28 points et 16 rebonds sera égal à lui-même.

Du coté Ouest, Kansas State dirigé par Jak Gardner se débarrassera de Brygham Young mais ne pourra lutter contre les Wildcats , plus costauds au rebond.

Ils l'emporteront par 68 à 58, ne laissant jamais l'impression que les adversaires pouvaient l'emporter.

 

 

, (1.95m) originaire du Montana, également joueur de football américain, sera un intérieur précieux pour reposer les 2 autres titulaires.
Wildcats story (7)suite
Les Wildcats 1951:
En cette année 1951, c'en était fini avec les Fabulous Five et même si les Wildcats ne faisaient pas peine à voir, ils n'étaient pas autant puissants notamment à tous les postes que cette belle équipe des années 1948 et 1949.
Rupp enrola comme ailiers de son cinq majeur, deux purs produits du Kentucky (comme il aime le faire):
-Né dans la petite ville de Corydon, Frank Ramsay (1.91-Kentucky'54) fera une belle carrière aux Boston Celtics avec qui il sera champion NBA en 1957 puis de 1959 à 1964 avec le légendaire Bill Russel.Son N° 23 sera retiré des Celtics, coach des Kentucky Colonels en ABA, il sera ensuite élu au Hall of Fame.
Le second ailier Cliff Hagan (1.93m), originaire de Owensboro, sera diplomé (Bachelor) en 1954 puis finira son cycle d'études en obtenant brillament son master (M.A) en 1958 à Washington University. Engagé dans l'aviation de l' US Air Force entre 1954 et 1956, il interrompra donc sa carrière pro pour servir son pays comme de nombreux joueurs de l'époque .
Sa carrière professionnelle sera moins brillante que Ramsay, il évoluera tout de même aux St Louis Hawks (1956-66) en NBA avec sa vedette Bob Pettit puis aux Dallas Chaparrals en ABA (1967-70)

Lou Tsiroploulos, (1.95m) originaire du Montana, également joueur de football américain, sera un intérieur précieux pour reposer les 2 autres titulaires.
Il ira en NBA de 1956 à 1959 aux Boston Celtics où il retrouvera Ramsay.

Enfin son choix pour le poste de pivot se portera sur un certain Bob Spivey ), qui lui ne sera jamais pro puisqu'il sera interdit de NBA pour raison de corruption auxquelles il participa activement en tant que joueur de Kentucky.
De ce fait, il sera exclu dès la 3e année du campus, n'obtenant pas ainsi son diplôme.
Spivey (2.13m) originaire de Macon en Georgie, la même ville natale que le chanteur noir de soul music Otis Redding, sera le premier véritable « big man » de Rupp et réussira tout de même une moyenne de 20 points par match avec notamment 22 points sur 68 et 21 rebonds lors de la finale gagnée contre Kansas State, une des rares équipes All Black de l'époque.
Il sera élu All American comme ses 2 collègues en 1949 et 1950.

1951, ça magouille encore:
Cette époque correspond en Amérique à une recherche de valeurs qui guideront ce grand pays, dans la suprématie mondiale au niveau économique, social et militaire. La guerre de Corée contre le communisme envahissant, jointe aux différents combats internes aux USA de réglementer davantage les règles du jeu, ne feront que favoriser la mise en place d'un anti-communisme primaire symbolisé par le Mccatysme et la lutte contre la corruption.
Malheureusement les Hommes n'étant que des hommes, c'est encore une fois dans le basketball amateur que la maladie du pognon frappera une nouvelle fois.

La saison 1950.51 purement sportive:
La saison avait bien commencé avec une victoire devant les Cardinals de Louisville 79 à 68 avec 23 points du 1ere année Shelby Linville (1.95m), surgis du banc des remplacants qui par là, assurera le meilleur score de sa carrière.
Face à St John's au second tour, le seul établissement de New York, non-impliqué dans un scandale, les Redmen furent dynamités, malgrè un arrière de talent du nom d'Al Mc Guire mais qui ne marquera que 5 points ce soir là.
Encore une fois, le véritable test pour Rupp fut ce samedi 24 mars 1951, contre Illinois coachés par Harry Combes (1915.77), et son ailier Don Sunderlage qui malgrè ses 20 points, ne pourra empêcher les Wildcats de l'emporter 76 à 74.
Spivey avec 28 points et 16 rebonds sera égal à lui-même.
Du coté Ouest, Kansas State dirigé par Jak Gardner se débarrassera de Brigham Young mais ne pourra lutter contre les Wildcats , plus costauds au rebond.
Ils l'emporteront par 68 à 58, ne laissant jamais l'impression que les adversaires pouvaient l'emporter.

Les deux années suivantes verront les Cats exclus du tournoi NCAA, et seront mises à profit par des équipes du Midwest. Ce sera les Jayhawks de Kansas de Phog Allen et les Hoosiers d'Indiana de Branch Mc Cracken qui en 1951 et 1952 en porteront haut le saladier de vainqueur du tournoi.
En Janvier 2005, je vous ai raconté l'histoire des Hoosiers story.
Le mois prochain ce sera le tour de cette autre fabuleuse université de Kansas qui portera en elle deux des meilleurs pivots des années 50's et 60's à savoir le rouquin aux taches de rousseur, Clide Lovelette et le noir Wilt Chamberlain...tout simplement le meilleur pivot du monde.
Au mois prochain
Jean-Marie

Copyright Legendedubasket 09.2005

Kentucky Wildcats story 3e partie (5)

Les années d’après-guerre:Les trois premiers titres, 1948, 1949, 1951, les scandales
1948 et 1949 furent donc les années du début de la consécration pour le « baron Rupp », (le terrible entraîneur des Wildcats de 1931 à 1972) qui règnera sans partage sur le basket universitaire entre 1947 et 1952.
Il arracha le saladier du titre NCAA en 1948 et 1948 ;
Auparavant, son équipe bien en place avec son Fabulous Five (Cinq magique) composé de Groza, Jones, Beard, Barker et Rollins, complétée par un pivot de 2.13m, en provenance d’Oklahoma, un certain Bob Kurland, représentera les USA et fit bonne figure aux J O de Londres 1948 devant la France en finale, qu’elle écrasa sans problème
Le basketball et bien d'autres activités sportives en cette Amérique d'après-guerre, commençait à âtre tenté par le phénomène qui touche à l'heure actuelle, malheureusement, le sport européen et mondial: la corruption.
Kentucky après le City College de New-York (CCNY) de Nate Holman, verra ses années d'or, entachées par des scandales de corruption, match acheté ou paris sur résultats de matchs (interdits en NCAA depuis la nuit des temps).

Les premiers titres:
Baylor puis Oklahoma furent ainsi les victimes des Wildcats en finale 1948 et 1949 .
Aprs avoir bousculé les grosses têtes de Columbia (76-53) au premier tour des régionals de l'Est (Est Regionals), la bande à Rupp commit son premier véritable exploit nnonciateur d'une grande année, en sortant le champion sortant, Holly Cross College du magicien Bob Cousy (Hall of Fame et futur Boston Celtics) par 60 à 52. Dans la conférence Ouest, les Bears de Baylor doninérent quant à eux, Kansas State et Washington
En 1949, gonflé à bloc par sa première victoire en NCAA, les Rupp's Boys se laissèrent surprendre en mtch de préparation lors du Sugar Bowl devant Saint Louis, ce qui permit au Baron de se méfier davantage et de concentrer ses hommes àpasser la balle à Groza.
Grâce à cet ajustement les Wildcats renversèrent tous leurs opposants notamment Loyola en quarts du NIT par 61 à 56.
Le plat de résistance commença avec Villanova dépassé (85-72) puis Illinois pourtant réputé forte tête humilé 76-47 dans la finale de l'Est.
A l'Ouest, Hank Iba et son équipe d'Oklahoma complétement refaite, parvint à contrer les Cowboys de Wyoming (champion 1943)40-39 puis balayer Oregon State.
Il ne restait plus aux Wildcats de se digérer 3 000 kilomêtres de train pour aller rencontrer ses adversaires en Final For au Madison Square Garden de New York qui bientôt d'ailleurs ne sera plus la salle choisie pour raisons de corruption au profit de Minneapolis.
Oklahoma sera balayé 46-36 par Kentucky avec un match de mamouth de Groza qui réussira 25 points.
Bis repetita, le drame:
Peu de temps après les deux fers de lance des Wildcats: Groza et Ralph Beard seront radiés du système uiversitaireset interdits de NBA.
On apprendra par la suite que l'équipe du CCNY avait organisé des paris et que quelques joueurs dont Norman Mayer , avaient touché de l'argent.

L'opprobe tombera sur Kentucky, le puissant, craint et jalousé, contraignant le Baron à davantage de vigilance dans le comportement de ses joueurs...hors du terrain.
Malheureusement le ver-moulu était encore dans le fruit, en 1951, l'année où Kentucky obtiendra son 3e titre, des soupçons de paris qui s'avèrérent vrais, frappèrent encore les Wildcats et amenérent les dirigeants de la NCAA, à interdire les Wildcats durant 2 ans.
C'est ce que je vais vous raconter maintenant:


Publié dans NCAA Story

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