Hoosiers story (2)

Publié le par Jean-Marie Tartane

Avril 05 Indiana Hoosiers story : on aime ou on n’aime pas

Résumé des numéros 1, 2 et 3

Nous sommes en 1957 et Leroy Johnson vient d’intégrer en tant que freshman, l’équipe des Hoosiers d’Indiana déjà 2 fois champion NCAA (1940 et 1953) sous la férule de Branch Mc Cracken.

La nouvelle hiérarchie du basketball universitaire se met en place. Désormais, il faut compter outre Ohio States, sur l’Ouest qui montre enfin de son nez, avec Bill Russel (2.08m.1934), le prototype du pivot des années 60’s et sur le jeu pétillant de la Californie. En 1955 et 1956, la Californie avec Université de San Francisco de Bill Russel et Phil Woolpert (1915.87), le coach a de haute lutte, enchaîné deux titres nationaux… comme un Grande. Et très bientôt, le Golden State dominera sans partage le basket universitaire américain en disputant d’autres finales à la fin et au début des années 60’s avec

University South California de Berkeley de Pete Newell, puis collectionnera les « saladiers » (trophées NCAA) avec l’UCLA de John Wooden durant toutes les années 60’s.

A l’orée de cette saison 1958, quelques stars éternelles sont apparues avec

Elgin Baylor (Seattle) Oscar Robertson (Cincinnati-Bearcats) et surtout un certain première année du nom de Wilt Chamberlain à Kansas qui commence à martyriser les paniers, adversaires qui lui sont opposés et records de Tom Gola .

Mais je crois vous en avoir déjà parlé.

Les années Johnsonniennes (1957.1960) et les années 60’s

Pour le moment, à la rentrée 1957, Branch Mc Cracken n’a qu’une chose en tête, réintégrer le Final Four et serrer à nouveau contre son cœur le trophée qu’il a hautement gagné à 2 reprises.

L’équipe :

Pour se faire, il peut compter malgré tout sur une belle équipe avec :

 

Archie Dees (2.03m ;1936) de Mount Carmel dans l’état ennemi voisin de l’Illinois.

Dees sera le 1er Hoosier élu à la fois All American et MVP de Conférence dans l’histoire des Hoosiers (bien d’autres suivront), polyvalent, gros marqueur (17.4, 25 et 25.5 points de moyenne) et rebondeur (15 de moyenne). Deuxième de la draft 1958, il ira en NBA aux Cincinnati Royals, Detroit Pistons et Chicago Zephir où il retrouvera ses coéquipiers ou successeurs Leonard et Bellamy.

Franck Radovitch

(2.03m 1938) originaire de Dammonds dans l’Indiana.

Celui-ci marquera 12 points par match de moyenne (2e marqueur après Bellamy) durant ses 4 ans avec les Hoosiers . Il ira en 1961 en NBA(mais ne restera qu’une année) aux Philadelphie Warriors.

. En 1958.59 ses coéquipiers étaient Bellamy (17.4 ppm) Radovitch (13.6), Lee (12.5), Long (9) et Flowers (7.5)

Johnson se positionnait en milieu de tableau des statistiques avec 61 tirs réussis sur 143 et 22 LF sur 35, 100 rebonds soit, et 9 points par match sur 16 matchs (6e marqueur) et 6 rbds par match ce qui est une bonne performance si on considère qu’il avait dans son équipe 3 joueurs à plus de 2.02m.

Sa ligne de stats pour cette saison :

48 tirs réussis sur 140 et 20 lancers réussis sur 51 et 56, rebonds en 19 matchs à 6.1 points par match (7e marqueur), pas de quoi faire trembler les foules.

La deuxième année 1959.60 avec Bellamy se trouvaient Radovitch, Wilkinson, Lee, Brass et Hall.

Leroy Johnson

Leroy ne jouera donc que trois saisons seulement à Indiana, 1957.58 (freshman), 1958.59 et 1959.1960.

L’interruption de sa scolarité a été en partie expliquée précédemment, mais son e-mail de juillet 2004 parle mieux que quiconque .

. La faiblesse de ses stats a pour raison le fait que Johnson était mis de coté par le coach pour ses opinions politiques.

Voici un extrait du long e-mail qu’il m’a envoyé en juillet 2004 après réception des photos de lui qui paraissent dans les numéros de février et mars consacrés aux Hoosiers.

Nous avons repris contact…32 ans après son départ de France

.

« Ces photos m'ont transporté au passé qui fut ,devrais-je écrire "était" parce qu'on en finit jamais
avec le passé, à la fois heureux et extrêmement douloureux. Heureux était-il car, sans vouloir me
vanter, j'étais parmi les meilleurs athlètes de ma génération. Douloureux, parce que pendant ce temps-la,
j'étais en lutte contre ma société, et beaucoup de gens me considéraient "difficile"). Je n'acceptais
pas qu'on ne traite comme un simple gladiateur; parce que je m'intéressais beaucoup à la politique, chose
proscrite aux athlètes de mon temps, surtout les athlètes noirs qui posaient des questions à haute voix
à propos les contradictions sociales et économiques de la société américaine, et parce que je refusais
d'accepter les mœurs ségrégationnistes de l'époque, et enfin parce que j'étais un socialiste naissant (sans
le savoir),les puissances sportives m'avaient écarté. » fin de citation.

Champion de la Big Ten en 1958

Le 8 mars 1958, Indiana en battant Michigan State par 75 à 72 redeviendra champion de la Big 10 tandis qu’Archie Dees sera le premier Hoosier à être élu à la fois MVP de Conférence et All American.

Cela n’empêchera pas Kentucky (Cox, Hatton et Crigler)d’Adolph Rupp de gagner pour la 4e fois, le titre national.en finale devant Seattle de Elgin Baylor (n°1 de la draft 1958).

Indiana durant les années Johnsonniennes gagnera 14 matchs pour 8 défaites en 1957.58, 13 matchs pour 11 défaites en 1958.1959, puis 11 victoires pour 11 défaites en 1959.60, année du départ précipité de Leroy en France carrément viré par la direction de l’Université pour ses opinions et surtout agitations politiques.

Paradoxalement l’année où Bellamy ‘n°1 draft 1961) réalisera les performances qui le sélectionneront pour les Jeux Olympiques de Rome, fut celle des résultats les plus moyens.

Les capitaines successifs seront Charles Hodson (1957.58), Pete Obrenskay (1958.59) et Gene Flowers (1959.60)

En 1959 :Dr Jerry et Mister Clutch prennent le pouvoir…du ballon

Avec ses 11 défaites, les Hoosiers de Leroy Johnson ne furent évidemment pas invités au banquet.

Seule consolation de l’année 1959 : le record sur un seul match de points marqués, 122 contre les ennemis intimes d’Ohio States laissés à 30 longueurs.

West-Virginia

ratera d’un cheveu le titre de champion pour sa première et seule finale dans l’histoire des Mountaineers. Lors de cette finale se déroulant à Louisville dans le Kentucky, on assista à une furie pour l’acquisition des tickets puisque à la grande surprise les Cardinals de l’équipe locale parvinrent au Final Four de la désormais nommée « March madness ».

Un basketteur de race blanche rompant ainsi avec la tendance ambiante, y fit beaucoup de lui c’était

Jerry West, dit « do it all superman », un des premiers grands passeurs-tireurs (1.90m) de la fin des années 60’s. Jerry West était déjà le prototype de l’arrière de l’an 2000 avec une rapidité et dextérité qui en effraya plus d’un. Il ira aux Lakers de Los Angeles côtoyer les autres légendes comme Elgin (le basketteur le plus bourré de tics que j’ai jamais vu : il clignait des yeux et haussait l’épaule droite toutes les 2 minutes;) ou Wilt Chamberlain.

Jerry collait tellement au maillot en défense qu’on le surnommait Dr Jerry et Mr Clutch (la colle). Malgré le départ de son pivot de 2.10m Lloyd Sharrar, Jerry ne sera pas perturbé et tiendra aussi le rôle de pivot glanant 11 rebonds pour 28 points en finale devant

Darral Imhoff et ses 2.11m, son futur coéquipier aux J O de Rome.

Encore une fois Pete Newell et sa bande empêcheront Branch de gagner ce saladier tant convoité.

Le prochain titre sera acquis en…1976 dans 17 ans.

 

 

Années 1960, 1961, 1962 jusqu’en 1974 : Plus dans la course

Les 14 années qui suivront outre qu’elles furent finalement des années sans titre pour les Hoosiers apporteront tout de même leur lot de satisfaction au niveau des honneurs individuels gagnés par Bellamy qui sera sélectionné aux J O et entamera tambour battant, une belle carrière en NBA scellée après une entrée au Hall of Fame en 1993.

California lâchera son titre 1959 pour les Buckeyes d’

Ohio States du beau Fred Taylor puis un chassé-croisé entre les Bearcats de Cincinnati et Ohio States s’étalera sur 3 années 1961.62 et 1963.

Puis vint la domination ans partage de 10 années d’une autre équipe californienne déjà évoquée : l’UCLA de

John Wooden qui ne lâchera le bâton qu’à 2 reprises pour Kentucky de Adolph Rupp (1966) et North Carolina de Norm Sloan (1974)

A remarquer néanmoins :

- les exploits athlétiques de Walt comme par exemple le 11 mars 1961 :

Ce jour là, Bellamy marquera 28 points et surtout gobera 33 rebonds (record de Big Ten) devant Michigan lors de la victoire 82 à 67 .

-Le 18 mars 1965 sera le dernier match de Branch Mc Cracken en tant que coach des Hoosiers. Son palmarès est éloquent avec un record de 457 victoires pour 215 défaites répartis sur 32 ans de carrière à Indiana. Son assistant de toujours Lou Watson prendra le relais.

Quelques grands joueurs sortis entre 1962 et 1975 :

Même si l’histoire ne repasse jamais immédiatement les mêmes plats, quelques joueurs de niveau excellent ont foulé les parquets de Bloomington. Le plus connu sera

Georges Mc Ginnis (2.03m 1950) All-American à Indiana University. Drafté en ABA par les Indiana Pacers en in 1971. ABA All-Rookie Team in 1972 mais aussi le velu

 

John Mc Glocklin (1.96m.1943) qui sera champion NBA avec les Bucks de Milwaukee de Jabbar, Lucius Allen et Oscar Robertson en 1971.Polyvalent à Indiana comme à Milwaukee, il sera le 1er Bucks à être élu au All Star Game de 1969.

Enfin, le 27 mars 1971, le directeur athlétique es Hoosiers, Bill Orwig annonce que son choix a porté sur un certain Bobby Knight ancien d’Ohio States pour coacher son équipe de basketball.

Il sera le second entraîneur non- diplômé d’Indiana depuis 1923 (Leslie Mann)

Mais vous verrez qu’il n’avait pas que cette banale particularité..

Puis vint le cru 1974 avec la belle équipe composée de

Ken Benson (1973.76) , Scott May (1974.76), Quinn Buckner (1973.76) et Tom Abernathy. Cette équipe coachée par un certain Bobby Kgniht ramenera ce titre en pleine période pré-olympique en ne perdant aucun des 33 matchs de cette année 1976.

Mais ce sera l’objet du prochain numéro de Legendedubasket qui terminera la saga des Hoosiers avec l’année 1987.

C’est tout de même un site d’histoire.

Salut et au mois prochain

Jean-marie

 

Publié dans NCAA Story

Commenter cet article