Aleksander Nikolic, le père du basketball yougoslave

Publié le par Jean-Marie Tartane


  Voir mon texte de 2005 sur Korac et Cosic, deux des illustres joueurs de Nikolic en équipe de Yougoslavie durant les années 60's et 70's, en cliquant sur ce lien http://srv03.admin.over-blog.com/index.php?id=1061943882&module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=711221925671

Une constellation d'étoiles:
Nous sommes en juin 1970, j'ai 13 ans et j'assiste effaré au plus beau spectacle de basketball que ma jeune vie a eu la chance de connaitre.
Devant moi, sur mon petit écran de télévision Grandin, un match incroyable qui oppose une équipe de joueurs à la peau blanche (et je n'en avais pas l'habitude), à une brochette d'américains, aussi brillants les uns que les autres.

C'est tout simplement la finale des championnats du monde de basketball entre deux géants de ce sport.
Un, l'Amérique que je connais depuis 3 ou 4 ans et dont les joueurs autant que le symbole lui-même me font rêver.
Un autre, la Yougoslavie, plutot inconnu si ce n'est qu'ils ont des joueurs qui marquent aussi rapidement que Lucky Luke.
Nous sommes à Ljubjana en Croatie, sorte de deuxième capitale du basketball après Belgrade et avec Zadar. la Croatie est alors pertie intégrante de la grande Yougoslavie, et l'ambiance est survoltée.
Je ny crois pas mes petits yeux d'adolecent ,avide de sensations: les yougoslaves au maillot foncé  où il me semble reconaitre un joueur très connu (Korac, en fait) et Cosic, (3e photo en bas  droite ). Les slaves rivalisent finalement sans trop souffrir devant ces américains, sorte d'extra-terrestres jongleurs- dunkers, venus de je ne sais où.
C'est la première fois que je vois un match de haut niveau à la télévision française appelée encore, la "1ere chaine", le basketball y est toujours censuré , à part ça et là quelques néanmoins belles diffusion de matchs de Coupe d'Europe comme ASVEL-Zadar, J A Vichy contre Ignis de Varèse ou J A Vichy contre Fides de Naples.
Et je me demande si je ne rêve pas.
Le spectacle à été magnifique et j'en viens à penser que mon match de benjamins de dimanche prochain, sera imprègné des acquis du spectacle auquel j'ai assisté.
Les américains, on connaissait déjà leur jeu, fait de qualités individuelles et même  d'inter-assistance avec ou sans ballon.
Les yougoslaves dont j'ignorais alors le jeu flamboyant et multicolor, se caractérisaient par une meilleure répartition des talents fédérés autour d'un credo, le jeu collectif, fait certes de blocages, mais surtout d'une permanente surveillance du porteur du ballon, de manière à lui "piquer" la balle et l'empêcher de perturber et prendre le jeu à son compte. .
En yougoslavie, le danger est du coté du porteur du ballon.
J'avais été franchement épaté par l'ambiance combative et sage des slaves, qui ne bronchaient pas un mot, malgrè un arbitrage "pas au top." en dépit des situations de risques, permanentes et en tous lieus, qui se présentaient tout au long de ce match.
Je me rapelle de deux joueurs slaves qui marquaient des points avec une facilité déconcertante.
Ils devaient probablement s'appeler Korac (photo de bas à droite) ou Djerda (photo en bas à gauche), une autre icone du basket slave. Celui qui enfilait 40 points par match en coupe d'Europe (Euroleague) comme il achetait une bouteille de lait.
(Voire history of Euroleague (1958.2000) by Real De Madrid  center of studies (2000, Editions Real de Madrid) , une autre icone du basket slave, lui en fin de carrière).

                                                     


















Le meneur, l'enmenneur s'appelait Nikola Plecas (n°131ere photo en haut à droite)  et avait une généreuse moustache qui le faisait ressembler à Tarass Bulba ou Raspoutine.
Il avait une xextérité avec la balle qu'il confondait avec le prolongement de son bras, et une précision hallucinante dans les passes qu'il distilait comme un distributeur automatique de boissons, car elles retombaient dans les mains du destinataire comme le café s'écoule dans le gobelet .
Au niveau des pivots, c'était pas triste. Le titulaire sont je pense qu'il était le grand joueur slave Rajkovic (2.07m) qui disparaitra l'année suivante, brutalement d'un accident de la route, sorte de Korac ou Petrovic, avant l'heure, ne se la laissait pas raconter par les américains qui, visiblement disposaient de quelques centimêtres en moins sou la toise.
Pour piquer le ballonet faire les passes de contre-attaque, vous pouviez compter sur Plecas, Djerda et autres Korac





Ci dessous n°11, le merveilleux pivot Kresimir Kosic (prononcez "chojich") (1948.1995), du temps de sa splendeur en équipe de Yougoslavie.
 
                                                                                   








Les regréttés serbes Mirko Delibasic (1952-2004) ci-dessous, ,  et Bojko Zizic (1955-2004), au rebond,  champion olympique, du monde et d'Europe junior en 1974












































L'équipe de Yougoslavie était entrainée par Mirko Novosel (3e photo en bas à droite, championne du monde 1970, Novosel est debout 1er à droite), et j'eu cet après-midi-là, un aperçu du savoir des entraineurs de ce petit pays flanqué au pied des montagnes, les Balkans.
Mais le grand coach serbe qui m'épatera bien d'avantage, plus tard, fut Aleksander Nikolic par l'étendue de sa culture, ses capacités de coaching et d'adaptation.
Il était capable de diriger en Serbie, Italie et ailleurs en Europe.
Il dirigera aussi durant les années 70s, la selection nationale yougoslave , faite de multiples nationaliés, caractères et différents tempéraments qui, on le verra plus tard, prouveront qu'ils ne vivaient pas en plarfaite entente et harmonie. Des serbes, des croates, des bosniaques, des catholiques des musulmans,  etc...

Nikolic, enfant de Serbie, fait pour le basket et qui y a consacré sa vie:
Quelques certaines dizaines d'années plus tard, j'eu le privilège de coyoyer sur un terrain de basketball, deux joueurs serbes et croates qui avaient connu Aleksander Nikolic, lors de leurs années cadettes et  juniores à l'Etoile Rouge de Belgrade.
Dusko, le serbe avait connu durant 3 ans, Radivoj Korac à l'Etoile Rouge de Belgrade et l'autre pivot Bosniaque, avait connus tous les serbes des années Nikolic et  joué avec ou contre la crême du basket yougoslave (Delibasic, Djerda, Korac, Cosic et les autres).
Il avaient surtout bien connu et travaillé avec Nikolic, leur coach de club ou en pré-selection cadets et juniors des années 70's.
Dusko était à l'Etoile Rouge quand Korac mourru brutalement d'un accident de la route. Comme Rajkovic, pivot de Ljuibjana 1970, et Drazen Petrovic, arrière des Nets.
Le choc fut terrible pour le club et même pour le pays.
Nicolic, immigrera rapidement en Europe de l'Ouest quand il sera jugé un des meilleurs coachs du monde après son titre de champion du monde à Ljubjana en 1970 devant les américains flamboyants
Il ira à Ignis de Varèse (Italie) en 1970, 1971 et 1972;
Cette fabuleuse équipe qui domina l'Europe des clubs de la grosse balle, était enmennée par un mexisain ,Manuel Raga (n°15,Photo de droite)  et un seul (autorisé)  joueur  US  John Fultz (photo de gauche), ancienne  vedette universitaire, All America, de  l'université de Rhode Island (photo de gauche). 
Nikolic ramenera des titres et des finales en Euroleague contre le TSSKA Moscou (URSS) de Serge Belov, devenu la bête noire de Varèse quand Moscou gagnera la partie en 1971 à l'Arena Deurne d'Anvers.
Quelques années auparavant je fis connaissance avec un autre serbe, toujours pas intact d'avoir été basketteur à L'Etoile Rouge et de plus entrainé par Nikolic, qu'il m'avoua surnommé chez lui, "le père du basketball ypugoslave".
Il me raconta et maintenant je le comprend, que dans son pays, le basketball est de loin le sport n°1 et que cette victoire de 1970 devant les américains de Lindon Johnson, en pleine guerre du Vietnam de la petite nation yougoslave du maréchal Josip Brocz dit Tito, le croate, fut comme un sursaut d'orgueil du socialisme sympathique d'un pays non-aligné devant l'ogre surpuissant du capitalisme,triomphant, les Etats-Unis."
 












Les titres d'Aleksander (Aza) Nikolic.:(1924-2000)

  • Coach européen de l'année en ,1966, 1976
  • Champion d'Europe des nations avec la Yougoslavie en 1977
  • Champion du monde des nations avec la Yougoslavie en 1978
  • Coach de deux Hall of Famers en équipe de Yougoslavie,  Boris Stankovic, 1950-53 et  Kresimir Cosic, 1976-78

 
La vie de Nikolic en Anglais sur Wikipedia, avec des liens et des liens...:

Aleksandar Nikolić (Serbian: Александар Николић; October 28, 1924March 12, 2000) was a renowned basketball player and coach from Yugoslavia. He is considered to be so instrumental and important to the game's development in the country that he is often referred to as the Father of Yugoslav basketball.

Nikolić was born in Sarajevo, Kingdom of Serbs, Croats and Slovenes, but moved to the capital Belgrade at a young age. He studied medicine and law at the University of Belgrade, graduating in 1946.

However, Nikolić had a real passion for basketball. As a player, he competed for Partizan Belgrade (1945-1946), Red Star Belgrade (1947-1949), Železničar Čačak (1949-1950) and BSK Belgrade (1950-1951). He won the Yugoslav league in 1947, 1948 and 1949. Nikolić was a member of the Yugoslav national basketball team during the late 1940s, playing 10 games.

After his playing career was over, he became involved with coaching, both with Serbia-based clubs and those in Italy, notably Pallacanestro Varese. Nikolić was head coach of the Yugoslav national squad between 1951 and 1965, and later between 1977 and 1978. During this time, he coached two future Hall of Famers in Borislav Stanković and Krešimir Ćosić. Under his leadership, Yugoslavia won the 1978 World Championship and 1977 European Championship; silver medals in the 1963 World Championship, 1961 European Championship and 1965 European Championship and bronze medals in the 1963 European Championship.

Aleksandar Nikolić has died on March 12, 2000 in Belgrade.

Nikolić was inducted into the Basketball Hall of Fame in 1998 and FIBA Hall of Fame in 2007.

Aza Nikolic est au Hall of Fame de Springfield. Pour le découvrir, cliquez SVP sur le lien suivant:
http://hoophall.com/halloffamers/bhof-aza-nikolic.html

 

Photos des Gouvernements serbe et croate.

Publié dans Grands Coachs

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Mario KIAVUE 03/09/2015 14:22

Hello Jean-Marie comment vas tu ?
Tu es bien la légende du basket de nos cours de lycée (Aulnay et E. Delacroix de Drancy) et de la fac ?
Mario
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