Adieu BodyBody, Dejan Bodiroga

Publié le par Jean-Marie Tartane

 

Adieu BodyBody Bodiroga (photo Wilki pedia)Salut Bodybody
Tous, les grands joueurs de basket qui nous ont fait rêver durant les années 90’s feront comme ceux des années 70’s, nos références à nous les quinqua et quadras:
Un jour, ils partiront en retraite.
Dejan Bodiroga, a fermé définitivement la porte des vestiaires sans rendre les clefs. Bodiroga dit Bodybody, un des plus beaux joueurs de basket de race blanche du basket mondial de ces 15 dernières années avec son compatriote Pedrag Danilovic (2,01m-1970), a décidé de prendre sa retraite de la Grosse Balle.
 La balle toujours enceinte, celle qui enfante des rêves et fantasmes dans les cœurs des jeunesses dorées de Paris 16et aux sordides ghettos newyorkais d’Harlem et du Bronx des années 70’s.
Malgré Bodibody et Danilovic, l’ombre de Krésimir plane encore sur la Serbie: Certes Dejan Bodiroga ne nous fera pas oublier le croate Kresimir Cosic dit Cosa (1948-95) formé lui aussi au K K Zadar, Cosa, un autre slave né au fond des Carpates.
 Et qui jouait comme un noir américain. Dejan Bodiroga est né le 2 mars 1973 à Zrenjanin en république de Serbie (ex-Yougoslavie). 1973 soit l’année de l’éclosion sur la planète basket mondiale à l’Université de Brigham Young en Utah d’Amérique, de Cosa (2,11m), premier étranger All America puis premier étranger choisi par les Blazers de Portland, docteur es-basket , spécialité « rebonds et contre-attaque », maître yougoslave en la matière qui lui, nous a quitté en 1995 par la porte des Cieux, le merveilleux pivot croate à l’époque rattachée à la grande Yougoslavie. Bodybody contre Daneu et Korac?
 Bodiroga a beaucoup fait progresser la conception européenne vers le modèle américain,du poste de meneur de jeu en raison de ses dimensions à la Magic Johnson, c’est-à-dire hors normes (2,04m) adossés à une vitesse corporelle impressionnante, et un bon dribble , en dépit de la relative pauvreté de la variété de son jeu d’attaque et surtout de démarquage. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la finale olympique perdue pour cette raison contre les USA à Atlanta en 1996 où il ne parvint pas à échapper à la défense de Gary « the glove » Payton et des autres défenseurs américains .
Néanmoins la qualité de son jeu de passes et sa ténacité, surtout lors des moments cruciaux, lui ont permis de boucler de nombreuses campagnes européennes et de gagner de nombreux titres mondiaux (1998 et 2002) et européens (1995, 1997 et 2001), aussi bien en clubs qu’en équipe nationale Daneu le croate était une belle gâchette de 1,97m qui jouait aussi bien à l’arrière qu’en dessous et qui comme Radivoj Korac, perçait les paniers à une allure affolante notamment en Euroligue. Le basket en Yougoslavie, c’est du sérieux: La carrière professionnelle de Dejan Bodiroga a bénéficié comme de nombreux joueurs serbes du fantastique contexte propre à ce petit pays où le basket-ball est devenu d’un sport complet , une religion formatrice et fédératrice notamment lors de l ‘obtention de leur nième titre de champion d’Europe acquis en 1995 et qui a redonné sa fierté à la Yougoslavie, après plusieurs années de privation de rencontres internationales, suite à la guerre de Bosnie et la décision de l’ONU au début des années 90’s.
La basket-ball est donc le sport le plus pratiqué en Yougoslavie, phénomène attisé depuis les 60’s par le maréchal Tito qui a implanté un système imparable de détection des grands et éclosion des talents.

Depuis une trentaine d’années, la Yougoslavie, petite nation pauvre, dame donc le pion aux riches américains jouant en NBA, depuis son titre de championne du monde  acquis devant les téléspectateurs du monde entier, ébahis comme votre serviteur, en 1970 à Ljubljana (Dalmatie) chez eux. Débuts en fanfare: Bodiroga, un basketteur à la taille d’un pivot et qui jouait donc au poste arrière a commencé sa carrière dans son pays ainsi au grand K K Zadar (Croatie), le club emblématique bourré de stars yougoslaves dès les années 60’s (Djerda, Cosic, Daneu), et qui avait déjà commencé à faire souffrir les français en Euroligue quand il élimina sans contestation aucune, la belle ASVEL dominatrice d’Alain Gilles en 1969 (aussi devant les écrans télé français).. Après 2 ans à Zadar, Dejan commence à poser un pied dans le Grand Monde (entendez par là,le gros business) du basket européen, en intégrant à 19 ans le club italien ambitieux de 1ere division le Stefanel Milan, puis 2 ans plus tard l‘Olympia de Milan.. Real de Madrid, rien que ça! En 1997, bodybody intègre le prestigieux club espagnol du Real de Madrid déjà vainqueur à 7 reprises de l’Euroleague. Il n’est pas le premier yougoslave à rejoindre le vieux club ibérique créé en 1900 puisque déjà d’autres perles slaves l’y ont précédé au cours des années 70’s ou 80’s. D’abord la merveilleuse paire composée du regretté Mirko Delibasic (1951-2002) et Dalipagic mais ensuite le wonderboy croate Drazen Petrovic ((1965-1993) disparu au retour d’Allemagne des championnats d’Europe . Comme Petrovic qui décédera d’un accident de la route il ramènera la Coupe à Madrid en tant que super arrière contre les français de Villeurbanne et leur Antilles team (Bilba…). Le panard avec le Pana Ensuite en 2000, Bodiroga bardé de titres européen au niveau national, accrochera le titre de champion des clubs avec le grand club grec d’Athènes, le Panathinaikos. Ambitieux et qui courrait depuis la Nuit des Temps, après une reconnaissance européenne, les Verts doubleront la mise avec un second titre en 2002. Son transfert en 2003 chez le grand rival catalan du FC Barcelone sera outre un coup de couteau dans le cœur du Real de Madrid, qui lui avait ouvert les portes de l’Espagne, un trophée tel qu’à n’en plus compter pour le serbe dont les prétentions salariales étaient de plus en plus NBA’esque. Ce qui limitait les possibilités de transfert dans un club européen de second ordre. Une carrière limitée au Vieux Continent Le seul reproche que l’on pourrait lui faire, est d’avoir limité sa carrière à l’Europe, alors que la NBA lui avait ouvert les bras par l’intermédiaire des Sacramento Kings, qui avaient ouvert déjà leurs porte (monnaie) à son compatriote Danilovic qui y finira d’ailleurs sa belle carrière américaine, traçant par là-même, le chemin aux autres Divac, Stojakovic et autres enfants de Tito.. Merci BodyBody Jean-Marie Palmarès de Bodiroga En clubs 1996 Vainqueur du Championnat et de la Coupe d'Italie de basket-ball avec Olympia Milan ; 1997 Vainqueur de la Coupe Saporta avec le Real Madrid; 1999 Vainqueur du Championnat de Grèce de basket-ball avec le Panathinaïkos; 2000 Champion d'Europe des Clubs (Euroleague) avec le Panathinaïkos; 2000 Vainqueur du Championnat de Grèce de basket-ball avec le Panathinaïkos; 2001 Vainqueur du Championnat de Grèce de basket-ball avec le Panathinaïkos; 2002 Champion d'Europe des Clubs (Euroleague) avec le Panathinaïkos, élu meilleur joueur européen ; 2003 Champion d'Europe des Clubs (Euroleague) avec le FC Barcelona, élu meilleur joueur européen; 2003 Vainqueur du Championnat et de la Coupe d'Espagne avec le FC Barcelona; 2004 Vainqueur du Championnat d'Espagne avec le FC Barcelona; En sélection nationale [modifier] 1995 Médaille d'or pour la République fédérale de Yougoslavie aux Championnats d'Europe de basket-ball ; 1996 Médaille d'argent pour la République fédérale de Yougoslavie aux Jeux Olympiques d'Atlanta; 1997 Médaille d'or pour la République fédérale de Yougoslavie aux Championnats d'Europe de basket-ball ; 1998 Médaille d'or pour la République fédérale de Yougoslavie aux Championnats du monde de basket-ball (à Athènes) ; 2001 Médaille d'or pour la République fédérale de Yougoslavie aux Championnats d'Europe de basket-ball ; 2002 Médaille d'or pour la Serbie-Monténégro aux Championnats du monde de basket-ball (à Indianapolis) ;

Publié dans Joueurs de Légende

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