Relations publiques et basketball

Publié le par Jean-Marie Tartane

Basketmarketing avril 2006 Les R P dans le basket-ball Les relations publiques sont une des techniques de communication qui permettent à l'Organisation d'améliorer son image institutionnelle(image de marque)en la renforcant, c'est à dire ce qui est interprété d'une manière générale sur l'ensemble des signes visibles, tactiles, audibles et sensibles de l'entreprise au niveau de son image par le public en général. Ce public qu'il soit professionnel ou non est soumis aux mêmes causes et donc est victime des mêmes effets de communication face à l'action des R P Néanmoins, les R P sont donc un des outils de la communication institutionnelle, ce que les américains nomment la Communication Corporate Outil de la communication externe facile à manier avec le sponsoring dont il est le maillon relié, les R P sont un moyen moderne et peu coûteux pour permettre à l'entreprise de se faire connaître et d'augmenter le niveau de son carnet d'adresses en termes quantitatif et qualitatif. Cette définition sied pour l'entreprise en général. Nous allons essayer d'analyser les exigences et les retombées des R P pour deux entités économiques qui ont besoin donc souvent recours aux techniques des R P dans la communication business to business ou business to consumer. En ce qui concerne le club de basket-ball Après avoir au préalable défini ce que sont les R P, nous allons tenter de les actualiser sous une définition plus adaptée au contexte du basketball. Le milieu du basketball en Amérique étant davantage soumis aux règles de la puissance d'argent et médiatique, nous différencierons notre analyse quelque peu pour éviter de faire l'amalgame. Pour conclure une vision par anticipations des destinées des R P dans un court terme sera nécessaire tant il est vrai que le milieu et les techniques de communications évoluent à un rythme impressionnant dont le chef d'orchestre s'appelle innovation, grand régnant Outre-Atlantique sur les pratiques commerciales et marketing; Les R P Les relations publiques, en américain Public Relations au début furent pratiqués un peu comme Mr Jourdain faisait de la prose sans s'en aperçevoir,par les américains évidemment dans le monde de la très grande entreprise. A cette époque du milieu du siècle dernier, on était soucieux au pays de l'Oncle Sam, de l'état de son image externe, image institutionnelle.. Cette nécessité, fut apparue criante et évidente lors de l'apparition des premiers groupes de pressions américains de consommateurs très actifs en Amérique; notamment lors des débats puis procès intentés pour des raisons diverses: pollution, monopole etc... Il s'agissait simplement à l'époque de nommer une personne chargée de communiquer avec la presse et de rassurer l'opinion et la communauté professionnelle sur l'état de prise de conscience du problème posé à l'entreprise. Les techniques de R P à l'époque étaient pratiquement à l'état primaire, comparativement à maintenant; micros, petits fours, champagne et l'affaire était joué. C'est dans le monde du sport et précisément du sport collectif que l'évolution des pratiques a été la plus marquante car imposée par le contexte économico-juridico-médiatique. Dans les sports collectifs professionnels américains comme le football américain ou le basketball, l'intensification du rythme des matchs (82 par an pour le basket) et donc du besoin d'avoir un interlocuteur avec les universités de la NCAA pour chasser le meilleurs de la drafts ou démarcher les concurrents apparurent donc des problèmes de toutes sortes (techniques, logistiques, relations avec les organismes dirigeants comme la NBA, la NCAA...). Ainsi les confrontations avec la presse, contraignirent les dirigeants des franchises, à nommer une personne chargée à plein temps et de plus à innover dans les pratiques qui se devaient d'être de plus en plus sophistiquées et normalisées , vu leur fréquence, car il en est de même pour le monde de la communication comme celui de l'usine: la quantité dicte la la rationalisation par souci d'économie. La conférence de presse, le communiqué de presse, le dossier de presse apparurent timidement puis de plus en plus intensément, notamment pour la communauté journalistique et le milieu professionnel, cela, vous vous en doutez à l'échelle américaine, lors des phases finales, des championnats. On se souvient pour les Anciens d'avoir entendu parler pour la première fois de Public Relations quand les Chicago Bulls de NBA (à l'époque de Jerry Sloan et Howard Porter comme joueurs) en septembre 1971 chargèrent dans le hall d'un grand hôtel parisien, leur Mr R P, monsieur le regretté Ben Bentley Golberg futur journaliste, qui était aussi porte parole du monde de la boxe pro américaine; c'est lui qui notamment négocia auprès des athlètes noirs (Abdul-Jabbar etc...), lors de leur mouvement de boycott des Jeux Olympiques de Mexico en 1968. Bentley; homme de Chicago expliqua, lors d'un interview épique à l'envoyé spécial de L'Equipe Basket Magazine, en présentant l'organisation et les pratiques de son club les Chicago Bulls, récemment fondé en 1966 à l'époque,pourtant sans vedette de premier plan, déjà une des franchises les plus riches du monde. Mr Goldberg nous expliqua que ses joueurs payés à coups de millions de dollars (Howard Porter, Clifford Ray, Bob Weis...),n'étaient qu'une part du capital possédé par des actionnaires.. Bigre devait-on ruminer dans le petit monde du basketball français associatif et béni par ses fondateurs au repos éternel du noms de Lagrange, et autres personnalités socialistes. C'était l'époque révolue et ancienne où les responsables des R P des grands clubs étaient surtout chargé d'expliquer le pourquoi du comment à la comunauté internationale. Bien plus tard Jean Paul Hessel,avant d'être le président du dynamique club du Mulhouse BC, toujours en avance, à la mode américaine sur les pratiques des clubs français de basketball de l'élite des années 70's en matière d'organisation, fut nommé Mr R. P dans le staff du club dès 1974-75...ce qui surprit la communauté des lecteurs mais pas votre serviteur qui connaissait bien le souci du club alsacien d'être toujours un des premiers,et pas seulement sous l'angle sportif. Aujourd'hui l'augmentation vertigineuse des matchs et confrontations avec les différents publics périphériques (presse, sponsors, clubs de supporters...) notamment lors des cocktails VIP (comme le nommait le Paris Saint Germain),où se vendent des participations aux matchs dans le cadre de package comme,l'Espace VIP Ces places pour un match sont vendues par le responsable marketing du club à un prix qui était de 12OO euros (7 000 francs) en 1993 au PSG D'une manière générale, si on est déjà Sponsor c a d , possédant une invitation à chaque match à l'espace VIP puisque cela est inclus dans le package,on assiste au match dans le quartier des VIP avec sièges adaptés puis à la mi-temps on a accès au « cocktail »avec serveurs en tenue et mondanités (champagne et petits fours), avec les autres partenaires(autres invités entreprises et sponsors) et à la fin du match, buffet final avec les autres, invités, dirigeants et éventuellement joueurs (à la demande du client) . Ce type de prestations inclues dans les R P des clubs sportifs français, peuvent avoir des retombées notoires car le club, sponsor, ou entreprise-client- spectateur en général dirigeant de la structure, peuvent mettre au point un ensemble d'opérations de prise de rendez-vous ou de premiers contacts dans le cadre de négociations commerciales ou stratégiques en premières approches; Leur prix est finalement modique si on fait le rapport coût-bénéfice. Le face à face avec le dirigeant d'une entreprise du CAC 40 est actuellement à un prix excessif hors-RP puisqu'il nécessite: d'avoir au préalable des relations commerciales avec son entreprise puis disposer d'un capital-confiance ou relationnel avec l'entreprise puis avoir l'accord de la secrétaire malgré le surbookage du carnet de RDV puis l'accord du dirigeant lui-même pour le RDV puis qu'il ne soit pas annulé etc.. Finalement tout un ensemble de paramètres-conditions commutatives qui s'imbriquent les uns aux autres, qui font que la possibilité de réalisation d'un tel événement a une issue peu probable...à moins d'être soi-même un dirigeant un CAC 40... . Au PSG se trouve dans la galerie des dirigeants sponsors le PDG de Norwich UnionFrance, la grosse boite de pub BBDP, Nike France, Opel France, Midland Bank (par son pésident De la Courtie aussi président du Racing Club de France de l'époque etc...) Autre exemple de R P avec le club de Strasbourg, il y a 3 niveaux de R P déclinés sous forme de participations aux matchs suivi de formule Panoramique, Brasserie (on est en Alsace...) et Europe. Pour la formule Europe, il faut entendre la possibilité de participer lors des matchs en Europe (en Euroleague), de rencontrer les dirigeants des sponsors français et européens (ceux des adversaires espagnols, italiens, grecs ou autres) ... Appréciable pour qui a des ambitions d'intensifier ses exportations à l'heure de l'Europe des 24 ... Le moindre coût par rapport au bénéfice obtenu fait que les R P sont une technique de communication voire commercialisation optimale pour une structure en croissance et ambitieuse. J M T Jean-Marie Copyright basketmarketing avril 2006 Tous droits réservès. Photos LBM, avec leur aimable autorisation.

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lebrun 12/10/2008 15:14

Bonjour,j'aimerai avoir l'article du dossier de juillet 2004 (période des curistes) que vous avez consacré à l'As Berck ,et d'autres articles sur ce club,merci d'avance.

Jean-Marie Tartane 02/12/2008 12:03



Bonjour avec retard et excuses,


Je vai vous faire parvenit l'histoire du basket dans le Pas de cCalais et l'histoire du basket dans le Nord, écrit en ces années.