Florida gators et le basket en Floride

Publié le par Jean-Marie Tartane

Brève histoire du basketball en Floride
Tout vient à point à qui sait attendre ;

Il est un état qui dans l’inconscient du consommateur moyen évoque le sport certes, mais sans ses côtés les plus ludiques, corps bronzés bodybuildés, dominateurs, accompagnés de jolies nymphes non-moins sculpturales, tout cela sur fond de quinquagénaires UVA-isés sortant de leurs voitures de sport derniers-cris, et se dirigeant vers des clubs sportifs pour millionnaires, ou le montant des cotisations annuelles avoisine celui de celle des droits à l’Université privée appelée Florida University assez proche située à Gainesville.
Nous parlons bien sûr de l’état de Floride. Cet état grand comme un peu moins du tiers de la France (151 940 km2) et qui vient de gagner grâce à l'université de Floride, pour la première fois de son histoire le championnat universitaire américain (NCAA) devant la mythique UCLA, laissant, il était temps à la rubrique des faits divers et surtout des futilités, sa fausse réputation de lieu de plaisir et de facilité.
Ici aussi, comme ailleurs dans le monde sportif américain, tout s’obtient à la suite de sacrifices, souffrances et d’un travail acharné et régulier.
Joakim Noah, le fils de qui-vous-savez et star de l’équipe coachée par Bobby Donovan, et dont j’avais prédit la carrière il y a deux ans en créant son site , l’a rappelé récemment aux micros de la communauté mondiale…
Cela faisait des années que les Gators collaient leur visage sur la vitrine de la Coupe-saladier du championnat NCAA:le titre de meilleure équipe universitaire des Etats-Unis d'Amérique.
Mais tout vient à point à qui saut attendre.

Un peu d'histoire et géogaphie:
La Floride est un état du sud-est des Etats-Unis bordé à l'Ouest par le Golfe du Mexique au nord par l'Alabama et la Géorgie et à l'est par l'Océan Atlantique.
Lorsque l'on étudie quelque peu l'histoire de cet Etat, on constate des relations très intimes avec la France, et on ne s'étonne finalement plus pourquoi quelques 500 années plus tard, un français ai « libéré » la Floride du complexe du « looser » qui la taraudait depuis des années. Ce frenchy s'appelle Joakim Noah, et nous aurons l'occasion d'en parler en temps nécessaire.
Le Français Jean Ribault aborde la côte orientale de Floride le 30 avril 1562 et fonde le fort "Charlesfort". Le 30 juin 1564. René de Laudonnière fonde la colonie de Fort Caroline près de Jacksonville
Après une tentative ratée de colonisation par les français la colonie espagnole de Saint-Augustine après le massacre des français, commence à s'installer dès 1565 pour représenter aujourd'hui une part majoritaire des floridiens autochtones notamment à Miami,..provoquant comme la colonie espagnole du Texas et de Floride, un basculement du vote du parti démocrate vers le parti républicain à la fin du 20e siècle
Majoritairement, on trouvera des hispaniques dans les équipes comme à Gainesville, où actuellement ils sont 2 (dominicain, porto ricain) dans l'équipe fanion.
Entré dans l'Union le 3 mars 1845, après des décennies de domination de la Couronne espagnole, la Floride, au climat tropical, est aujourd'hui à majorité hispanique et peuplée d'environ 16 millions d'habitants, comportant comme principales villes Miami, Daytona Beach, Fort Lauderdale, Jacksonville, et Orlando
Visitée malheureusement très régulièrement par les cyclones (hurricane) dont le dernier Andrews fit des dégâts considérables heureusement vite comblés par le dynamisme de l'économie locale , c'est une région ensoleillée et habitée par une population à comme indiqué, « fort pouvoir d'achat ».

La Floride dans l’histoire du basket
Pour les profanes cet état n’inspire pas grand chose dans le domaine de la Grosse Balle, pourtant outre Jo Noah et Billy Donovan, dont on ne va pas tarder à entendre parler en dehors des frontières américaines-, quelques « ressortissants » de cet état dont le gouverneur est Jeff Bush, le frère de qui-vous-savez, ont fait briller les couleurs de cet état dont les antres du basketball les plus connus se trouvent dans les villes de Gainesville pour l’Université privée, Talahassee (capitale de l'état) pour Florida State et pour Florida A(griculture et M (mechanic) et enfin Miami.

Jacksonville et Artis Gilmore
Jusqu’à présent, pour les spécialistes, la Floride s’était illustré en 1970, par l’université voisine de Jacksonville, ou les Dolphins, ses basketteurs emmenés par le joueur de légende Artis « the A train » Gimore (2,19m) qui fera une grande carrière en ABA puis NBA, et le petit Rex Morgan (1,90m), avaient en pleine période domination sans partage de 15 années de l’UCLA woodennienne , avait défié les Bruins ; orphelins du fameux et crémeux Lew Alcindor alias Abdul Jabbar passé pro cette année, mais bien équipés avec le trio black Curtis Row, Sydney Wicks et Henry Bibby, en finale et s’en était sortis avec les honneurs malgré une défaite sans appel 80 à 69.
On ne reparla plus jamais de Jacksonville
Bref, finalement pas encore grand chose à se mettre sous la dent du côté de Miami pour laisser une trace dans l’histoire du basketball universitaire...
Florida States et les Seminoles :
Quelques joueurs et surtout coachs laissèrent des traces dans l’histoire du basket-ball universitaire à commencer par J K « Budd » Kennedy et Hugh Durham ancien joueur émérite.
Pour les mordus locaux, il y eu à Florida State outre le célèbre acteur Burt Reynolds, des joueurs comme durant les années 50’s et 60’s, Dave Fedor, Jimmy Oler et Jeff Hogan
.Dave Cowens
Au bon moment à la fin des années 60's, un pivot rouquin, fougueux et rugueux de 2,06m originaire du Kentucky, nous rappela qu’en Floride il y avait aussi des Basketteurs, il s’appelle Dave Cowens et sorti de Florida State au premier tour de la draft 1970 qui le mènera en tant que dépositaire de Bill Russel aux Celtics de Boston avec qui il gagnera un titre en 1974 au nez et surtout çà la barbe des Jabbar et consorts.
Quelques deux années seulement plus tard, devant 14 480 heureux spectateurs payants, au College Park dans le Maryland, l’histoire qui en sport re-sert souvent les mêmes plats, opposera encore la grande UCLA Woodenienne mais cette année vampirisée par un autre géant le rouquin hippy Bill Walton, à la même autre université de Floride, l’Université d’Etat, des Seminoles de la Florida State University
Florida State à la différence de Jacksonville c’était pas du vent comme celui qui balaie les plages de Floride ou la mémoire du sport, quelques très dignes de ses représentants s’étaient fait remarquer dans le basket universitaire et notamment son coach Hugh Durham (photo de droite).
Surpassés par le Walton’s gang les hommes de Floride tirés par le trio Ron King (27 points) , Ronald Royals (15 points) et Ron Harris (16 points), tous passés en NBA l’année suivante, durent baisser pavillon, devant les assauts californiens « cannibalisés » par le trio Walton-Wilkes-Bibby.

Florida University et les Gators de Gainesville
Evoluant dans la terrible SEC, la South Eastern Conference, les Gators ont pendant des années, été stoppés par les Wildcats de Kentucky, qui ont trustés les titres de Conference jusqu'en 2005 et évidemment 2006.
Néanmoins, bien avant ces années, l’université ennemie de Gainesville, avait déjà posé quelques jalons pour la postérité : deux de ses joueurs, pivots de surcroît avaient fait parler la foudre l’un Clifford Luyk (2,03m), déjà engagé depuis 13 ans, en étant le premier américain du Real de Madrid (avec Bob Burgess) à remporter l’Euroligue, l’autre Neal Walk (2,08m), deuxième élu All America (1968 et 1969) dans l’histoire des Gators en laissant quelques cartons mémorables dans les annales de Gainesville et en passant au premier tour du draft 1968 en ABA, aux heureux Phoenix Suns entouré par quelques sommités de la Grosse Balle comme Charlie Scott ou Connie Hawkins.

Neal Walk, (photo Troops ci-dessus) meilleur joueur dans l’histoire des Gators, entamera une assez belle carrière de « rare bird », alias pivot-blanc de NBA largement escorté des magiciens, géants noirs de plus de 7 pieds, qui trustaient déjà les honneurs en cette ABA-NBA des sixties.
Depuis cette finale perdue 81 à 76 la Floride fut privée des honneurs médiatiques et
sportifs des finales NCAA.
Jusqu’à l’arrivée à Gainesville du cadet de la famille Maxwell en l’occurrence Vernon Maxwell qui fit le bonheur des Atlanta Hawks, alors que son frère Cedric, fit briller les Celtics contribuant largement au titre NBA de 1982.
Ronnie Williams (Gators’84) de distinguera en étant le meilleur marqueur de l’histoire avant d’intégrer les Celtics.
Pour qui se rappelle de la première sélection de l’équipe olympique américaine présente à Bercy pour les J O de Séoul ‘88, on se souviendra du look de mohican de Dwayne Schintzius (2,18m) All America (Gators’90) , aussi dans le club des 1 000 points des Gators et petite carrière aux Spurs de San Antonio
Udonis Haslem (Gators’ 2002) fit un court parcours en France (Chalons sur Saône) avant d’intégrer la fructueuse NBA
Enfin avec Jason Williams stoppé ces dernières années pour des problèmes de santé, Mike Miller (Gators’00) et Matt Bonner (Gators ’03) sont deux valeureux joueurs de NBA

Voilà l’essentiel qu nous pouvions dire sur le gratin du basketball de Floride à l’aube de la saison 2006-2007 qui a vu triompher l’équipe ds Gators de Gainesville dont je vais vous raconter les exploits .
Le mois prochain, si vous le voulez bien
JMT

Publié dans Joakim Noah

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