Le marketing ethnique

Publié le par Jean-Marie Tartane

janv 07 Le marketing ethnique Les hommes et les femmes de marketing ont toujours cherché plus ou moins involontairement à regrouper les consommateurs en catégories quantifiables donc analysables à l’excès. L’étude des segments de population identifiés dans la population totale que représente un pays, est là pour nous rappeler que l’on doit tenir compte de toutes les variantes ethniques, raciales et linguistiques, pour bien représenter face à un produit ou service, la clientèle potentielle qui est contenue dans ce vaste ensemble qu’est un continent, pays, un état, o bien même une région.. Cette clientèle potentielle « dormante » et qui doit être décelée au plus vite, pourra économiquement se décliner en termes de consommation, d’épargne et bien sûr d’investissement. Bref de croissance économique pour l’agent économique qui interviendra. . Des chicanos qui ne chicanent pas Déjà bien compris par le monde du basket-ball, la présence en ses entrailles de ces divers ambassadeurs de ces populations aux accents, colorations, mœurs, voire cultures différentes a depuis longtemps suscité des positionnements bien affirmés des différents acteurs qui oscillent autour de l’Entreprise basket. La population chicano, c’est à dire d’origine ou née en pays à langue espagnole, largement présente du coté de la Californie amène les décideurs des Lakers de Los Angeles, outre de décliner leur site Internet en langue espagnole (www.nba.com/lakers). à associer de nombreux sponsors détenus par des chicanos et ou à produits notamment alimentaires plebiscités par cette catégorie de population ; Lors de l’étude des sponsors des Warriors de San Francisco, aujourd’hui situés réellement à Oakland), nous avions pu découvrir que de nombreux « financeurs » du grand club californien champion NBA en 1975 faisaient partie du monde des chicanos ou de leur environnement culturel. (Corona, Diageo). Il en est de même pour les Spurs de San Antonio triples champions NBA qui ont depuis longtemps associées des entreprises proposant des produits ou services chicanos à leur merveilleux public qui savoure autant les exploits de Tony Parker et sa bande que les plats proposés par ses sponsors restaurateurs en fast-food.Tex-Mex. Les noirs aussi : Au pays de Martin Luther King, cela fait bien longtemps que les hommes de marketing se sont penchés sur la mine d’opportunités queprésente cette population de plus de 10% des américains. Régulièrement dans des magazines soit people comme Ebony soit spécialisés, se présente de la publicité adressée aux hommes et femmes de couleur. La présence certaine et permanente de personnalités emblématiques dans les mondes du sport, du cinéma, des affaires ou de la mode, permet l’identification des lecteurs à ces mêmes champions ou modèles, facilitant par là même, l’acte d’achat de produits et services qui n’en demandent pas plus. Et la France La France aussi bénéficie d’une diversité ethnique. Quoique cette idée consumériste sur le dos des minorités ait mauvaise presse au pays de Molière et de Jean-Paul Sartre, il faut avouer qu’il y a là, une opportunité de taille pour les hommes de marketing qui peuplent les belles entreprises du pays des 300 sortes de fromages. Le pourcentage d’étrangers est passé de 4,4% de la population après la guerre à 6,3% aujourd’hui. Soit 3,6 millions d’habitants. En tête de la mosaïque des peuples français se situent les portugais (850 000), les algériens (725 000) marocains (560 000), italiens (380 000) etc… Comme il l’a été dit justement dans l’excellent ouvrage de Dubois-Kotler, la concentration de cette population dans certaines régions de France voire de Paris, a donné naissance à des micro-marchés, occasionnant des opportunités quand aux producteurs de biens et services liés à leurs alimentations, loisirs , modes de vie etc… Salut au mois prochain Jean-Marie Bibliographie : La bible du marketing : « Marketing management » par Dubois et Kotler (9e edition) p176 Basketmarketing octobre 05 : »les sponsors des Warriors ». La percée du marketing ethnique journal L’Entreprise du 8 novembre 1995 L’agroalimentaire fait une petite place aux produits cashers et hallal in Les Echos du mardi 16 mai 1995 p19.

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