Sociostyles dans le basketball (4)

Publié le par Jean-Marie Tartane

Sociostyles (suite) 4 sur 6 Nous continuons l’étude des sociostyles et styles de vie des Français analysés lors des travaux notamment du CCA animé par Bernard Cathelat. Après le Groupe des Corsaires (famille VTT et RER)et des Surfeurs (famille WEB et CAC 40), aujourd’hui c’est au tour du 3e Groupe d’être traité :le Groupe des Trimarans que l’on pourrait symboliser par Ethique et Partage.. Ils sont représentés par les familles JMJ (tout un programme de prières) et la famille FNAC (eux adorent les programmes) Voyons cela. « L’argent est préferable à la pauvreté ne serait-ce que pour des raisons matérielles » Woody Allen La société occidentale n’est pas constituée uniquement d’ « Utilitaristes » tels que ceux décrits précédemment par les groupes Corsaires et Surfeurs. Il existe encore et heureusement, des gens qui mettent l’aspect spirituel et intellectuel de la Vie et des Choses, au dessus de tout. Parmi eux, ces personnes épris de valeurs religieuses et (ou) ceux nourris de cette fameuse Culture, cette valeur importante, maintenant réduite à l’état de marchandise grâce aux médias, dans la tradition française des Lumières, transmise par le patrimoine familial ou acquise hors du milieu d’origine. On les appelle cyniquement aujourd’hui, « les milieux favorisés » qui eux ne sont pas payés au SMIC, à comme le négatif de son contraire, cette « ménagère de moins de 50 ans » scotchée à son téléviseur « adorée et adulée » par T.1, et son PDG Patrick L. L.., grand dépendant de l’audimat et qui pousse chaque samedi son caddy rempli de marchandises-victuailles issues du supermarché, mais a oublié de transmettre à ses enfants des valeurs pour nourrir leur esprit, du CMIC, le Caddy Minimum Imposé pour la Croissance (de l’Homme Moderne du 21e siècle) . Depuis la Nuit des Temps, la France a été portée par cette vaste population du Groupe des Trimarans, qui est en fait l’essence même de cette majorité croyante et « lisante » :celle de la Religion et du Savoir acquis dans le plaisir d’apprendre dans les enceintes scolaires et universitaires de France et de Navarre. Hier restreinte aux Univers des lieus de cultes dévoués aux Eglises , ici celle de Rome, ce Groupe a par la suite et surtout par la grâce (divine ?) du révérend presbytérien James Naismith, l’inventeur lumineux du basket-ball ( qui l’a enseigné la Voie du Bonheur en premier lieu parmi ceux-ci). , égaré ses souliers Weston ou Chrischurch, crottés « en ces lieus de perdition » où se défoulent maintenant et pour longtemps, les jeunesses ambitieuses du 20e et maintenant 21e siècle. Outre les salles de concert, les stades et salles de sport, sont en fait des endroits d’épanouissement physique, spirituel et intellectuel On ne peux aujourd’hui ignorer ce courant important dans la construction de la civilisation sportive de notre société occidentale et on doit y faire référence pour mesurer les potentiels d’évolution de la pratique sportive en général et du basket en particulier, mais aussi en ce qui concerne notre sujet du Marketing , tous les modes de comportements et de consommations en termes de loisirs et utilitaires, générés par cette population en croissance aussi bien du point de vue numérique qu’intellectuel. C’est vrai cette » fraction de France » est chérie par les Gens du Basket , supermrchés en tous genres, équipementiers, clubs, médias et autres couturiers. Et elle le lui rend bien. C’est peut-être la raison pour laquelle je m’y épancherai davantage que sur les autres Groupes, en prenant soin toutefois, règle du basket-ball oblige, de na pas m’y affaler au risque d’attraper une faute personnelle, disqualifiante pour la suites des ébats. « Trimarans », Késaco ? Les Trimarans sont en fait à l’image du bateau qui les symbolise, toujours le nez vers l’avant afin de ne pas rater les courants porteurs qui lui permettront de ne pas être largué par les progrès artistiques, intellectuels, technologiques et autres musicaux qui passent à la vitesse d’une feuille d’impôts d’un autres Bercy, qu’il ne reçoit jamais car « hors cible ». « Lucide sur le présent mais confiants dans l’avenir » semble être son maître-mot. « Ballotté par la crise économique, le Trimaran veut rebondir sans renier ses convictions ni renoncer à sa part d’utopie. » La Famille JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) : Solidaro-humanitaires,« Cathos, voir traditionalistes, ils sont allés à Lourdes en pèlerinage, détachent les petites annonces dans Famille Chrétienne » et considéraient feu Jean Paul II comme l’homme le meilleur . Mais leur culture anglo-saxonne dont ils n’abusent pas, bien souvent les a fait approcher la langue anglaise par les bancs d’école, stages linguistiques ou au pire vacances… et la culture américaine, via les salles de basket de leur patronage catholique ou protestant. Baissons le masque, nous sommes en plein dans la cible : ce sont les pratiquants du « global game », les enfants de James Naismith. Leur accessoire c’est un sac de pèlerin, leur trip la journée annuelle en juin organisée par le patronage où le membre de la famille JMT est autant excité rien qu’à y penser, que Michael Jordan avant une des 6 finales NBA qu’il a gagnées,. Avec ses enfants, le JMJ se doit d’y être lors de cette Grande Journée où il faut être vu tout autant qu’un groupy à Bercy lors du All star Game. Ses enfants viendront donc chanter dans la chorale (de Roanne ?), avec à la clef, un match de basket-ball sous les yeux de papa, maman mamie et même de monsieur le curé… Le club de basket-ball du JMJ est affilié autant à la FFBB qu’à la célèbre fédération sportive de ce milieu la FGSPF, la Fédération Gymnique et Sportive des Patronages de France s’il est parisien pourrait être l’AS Bon Conseil, rattaché à l’église Notre Dame du Bon Conseil dans le 15e arrt (à la limite du chic 7e arrdt) de Paris réunissant le gratin du « nec plus ultra socio-économico-culturel de dessus du panier spirituel et économique de la capitale ». Régulièrement, chaque année on fait comme tout membre symbolique de la famille JMJ ; la route vers la cathédrale de Chartres, lieu de cheminement à l’image de Bercy ou le Madison Square Garden de New York pour tout basketteur hexagonal ou yankee. Le Bottin Mondain : Avec la profession des parents de l’équipe de poussins que votre serviteur entraînait, on pouvait diriger la France : maître d’armes du Racing Club de Franceayant formé maints champions du monde et olympiques, journaliste réputé au Nouvel Obs et frère du général en chef des Armées Françaises, banquier-directeur central au Crédit Lyonnais, Secrétaire Général de l’Elysée et futur ambassadeur de France à New-Delhi, etc…La pauvre Cosette de service n’avait que ses deux parents médecins… On lui aurait jeté la pièce. Traditionnel : Plus sérieusement, ce cas de figure que représente la famille JMJ est apprécié par les hommes de marketing avec au delà des pratiques religieuses et de loisirs régulières, tout un cérémonial entrant dans un code traditionnel culturel, vestimentaire et de consommation. Adeptes des vêtements anglo-américains styles Church, Muybridge ou Caterpilar en chaussures, velcoat bleu marine Au niveau sportwear, on est plutôt classico-franco-français chez les JMJ du pays des Gaulois, c a d que l’habillement pour la pratique du sport penche plutôt vers les marques historiques franco- américaines (Lacoste, Adidas…) avec des coupes plutôt classiques et donc moins décalées et criantes que chez , les familles WEB, VTT ou RER, où l’on est plus expansif. S’y retrouvent également les marques de véhicules qui figurent parmi celles que les français pratiquent de père en fils (Peugeot, Renault, voir Ford ou Opel).. La famille FNAC : « Il a tout vu, tout entendu » Celle-ci est peut-être ma préférée car c’est peut-être celle dont je me sens² le plus proche. « Intellos dans le coup », logés dans un deux pièces, près du triangle Bastille-Opéra-Marais, c’est à dire pas trop loin du temple de la Culture musical (Opéra) et livresque (FNAC), la famille Fnac se veut (mais ne l’est peut-être pas pour autant) » branchée sur l’aire du dernier rayon des Lumières de la connaissance dispensé par l’infatigable Soleil du Monde Médiatique de Paris et des grandes capitales mondiales, le grand ordonnateur des directions culturelles à suivre ». Le membre de la famille VTT est un adepte des abonnements au monde du muscle ou de l’exploit athlétique (Club Med, Gymnase Club ou la station de ski des Saisies), celui de la famille FNAC a opté pour les abonnements « rentabilisés à fond » pour les salles Pleyel, sa salle de basket à lui, lieu d’épanouissement individuel et collectif En dehors de ses footings, eux aussi dominicaux mais moins transpirants, au Bois de Vincennes (plus branché désormais que le Bois de Boulogne), le « Fnaceur »a 30-35 ans, court les salles d’Art et essais et les vernissages, entre la lecture des derniers prix de la rentrée littéraire d’octobre, qu’il se doit d’acheter (pas toujours avec son argent), du moins emprunter, mais dans tous les cas, lire pour pouvoir donner «l’air d’avoir l’air ». En fait il a quelquefois pas l’air du tout car « il joue les riches, alors qu’il n’a souvent pas le sou » comme disait son icône Jacques Brel, celui parmi les meilleurs, qui incarne le «nirvanna» que tous les « Fnaceurs » souhaiteraient tous approcher : «l’intello fauché qui fait pleurer les grandes bourgeoises parisiennes». La langue anglaise, il connaît car comme tout branché, il a cumulé une formation musicale avec un DEUG d’anglais à Paris 10-Nanterre, en sa tendre jeunesse. Le basket-ball, il connaît aussi, lui le « Fnaceur » car il a déjà assisté à un match, grâce à une place offerte par un copain new-yorkais, rencontré au club 54 quant il était étudiant boursier en musicologie à la célèbre Berklee School de Boston dans les années 90’s. Ce match eut lieu au Madison Square Garden de New-York, qui est heureusement proche du Lincoln Center, autre lieu de pèlerinage pour tout intello qui se respecte en terre américaine. Il opposait les New-York Knicks et les Atlanta Hawks de l’époque de Pat Ewing, né au pays des « dreads locks » et Dominique Wilkins, né au pays du « camembert », les deux équipes aux deux superstars bardés d’honneurs, qui ont toujours tout disputé, mais jamais rien gagné »… Comme lui, le membre de la famille FNAC, bardé de diplômes inutiles que le « fric » repousse à l’image de la poussée d’Archimède avec un corps immergé . Quant il était « ado au lycée des fils à papa, le lycée Pasteur de Neuilly, déjà branché, avec son éternel joint, entre 2 Peter Stuyvesant, ses cheveux longs et crades, couvert par un long manteau avec son look Kurt Cobain-Nirvanna d’intellectuel de Neuilly-Auteuil-Passy style « Les Inconnus » », il avait avec ses copains qui ne mettaient pas un pied devant l’autre, « tâté » de ce sport américain lorsqu’il « s’entraînait» entre « deux patins roulés à sa copine Aurélie dans les vestiaires enfumés », après des débuts en minimes au chic « AS Saint-Pierre de Neuilly », avec un «coach évidemment américain ayant joué en NBA et bien payé », au club de Pureaux moins coté mais autant friqué, sur l’île de la Jatte, au début des années 90’s. Sous l’ère Jordanienne.. Faut bien faire comme les autres quoi !… Salut et au mois prochain, où on y découvrira le dernier groupe : les Bathyscaphes, avec comme principes Traditions et Terroirs, composés des familles SEL (Système d’Echange Local) et AGED (Allocation Garde d’Enfant à Domicile)…Tout un programme Jean-Marie . Copyright Legendedubasket et basketmarketing octobre 2006.

Basketmarketing aout 2006
Socio-styles 2/4,(2e partie sur 4 parties) les profils des nouveaux consommateurs .

Socio-styles (3) les profils des nouveaux consommateurs .

Nous avions découvert le mois dernier, les nouvelles tendances de comportement des ménages occidentaux, fortement modelés par les bouleversements économiques (chômage, précarité), écologiques (pollution, énergies rares et chers…), technologiques (informatique, télécommunications, développement tentaculaire des transports…), sociaux (mixités sociales, culturelles, géographico-identitaire, expatriations de toutes sortes,…) et bien sûr religieux (remontée des pratiques religieuses,…).
Ces mutations ont profondément influé le type de consommation et la « panier de la ménagère » aujourd’hui, on parle de « caddie ». Ce fameux sous-jacent grand rival de « la ménagère de moins de 50 ans », l'étalon tant redouté (audimat) et courtisés (annonceurs) par les Hommes de Media et de Pub en tous genres. Le caddie de la ménagère, indicateur d’analyse des sociologues et économistes de tous bord, qui pour projeter les évolutions surtout économiques qu’elles soient macro ou micro-économiques, ont besoin de s’appuyer sur du concret, les compositions financières et structurelles (par postes), des « budgets » des ménages, qui « parlent d’elles-mêmes » comme en basket-ball le sens indiqué par la direction des jambes de l’attaquant,informe le défenseur de la position qu’il doit prendre.
En marketing-sportif, les défenseurs sont les équipementiers sportifs, présidents de clubs amateurs ou professionnels et tout ce qui tourne autour de l’Univers du « Uomo sportivo consomus », le consommateur qui vit dans l’Univers du Sport(2).
Ces producteurs, s’ils savent prendre la balle au rebond, c'est à dire anticiper les mouvements du Corps des Consommateurs ci-dessous défini, pourront faire leur entreprise se développer au rythme du Marché, le meilleur qu’il soit car le plus « en synchronisation » avec la réalité économique, sociale et culturelle, à la différence du limité « rythme interne, celui du potentiel de croissance des moyens de production, financiers et de la trésorerie » .
Les clients potentiels des équipementiers sportifs mais aussi de toutes les sociétés se trouvant dans l’univers de consommation du Sport en général et du basket-ball en particulier (1),seront aptes comme tous bon défenseur, à (re)-diriger leurs Corps, à savoir leurs produits ou services, dans la bonne direction, en matière qualitative, quantitative et surtout vers toutes les variétés où un créateur de produits ou services doit orienter ses innovations.

Il est temps maintenant d’essayer d'analyser, en suivant les traces des sociologues, notamment français (Bernard Cathelat, …), les nouvelles familles de consommateurs classés, on l’a vu le mois dernier selon le critère du « style de vie » (1) é savoir,mode de comportement social, de loisirs, de consommation voire pratique religieuse.
C’est le jeu des 9 familles décrit profondément entre autres par un célèbre magazine français.
Qui sont ces 4 groupes socioculturels comprenant en tout 9 familles (Voir Legendedubasket n° 31 de juillet 2006)

Au Nord: le groupe des Trimarans (famille JMJ et famille FNAC), au Sud, le groupe des Bathyscaphes comprenant la famille AGED et la famille SEL., à l’Ouest le groupe des Surfeurs incluant les familles WEB et la famille CAC 40, à l’Est le groupe des Corsaires intégrant la famille VTT et la famille RER.
Enfin au centre de la galaxie, le trou noir avec son membre unique la famille CDD

Dans toutes ces familles, on fait (de plus en plus) du Sport. Les équipementiers et autres acteurs périphériques de l’Univers du Sport, doivent à l’image des analystes de tendance en sport ou des dénicheurs de basketteurs de talents en France ou en NBA, s’y intéresser.
Le groupe des Surfeurs : C’est le battant d’hier, qui ne « connaît pas la crise » (3). L’avenir ne lui fait pas peur, dopé par la compétition dont il accepte les règles et risques, on pourrait même dire qu’il « bouffe » la Vie et fonce ainsi sur tous les courants porteurs, du moment qu’ils se situent dans ses passions, centres d’intérêt ou tout simplement capacités professionnelles.
Parmi ceux-ci, un terrain commun qui est celui de l’avenir économique, financier et du développement personnel et professionnel, le monde de l’Internet et ou de la Bourse.
S’y dégagent, la famille WEB et la famille CAC 40. Pour raison de place, nous n’étudierons aujourd’hui que les groupes des Surfeurs cette fois-ci.

La famille WEB, avec comme icône Bill Gates le milliardaire, patron-fondateur de Microsoft est représentée par tous ces jeunes appelés « Nerds » auparavant en Amérique.


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