T'as Pas 100 balles?

Publié le par Jean-Marie Tartane

Basketmarketing mars 07 T’as pas 100 balles (1) ? La montée des salaires en NBA depuis le début des années 70’s Dernièrement sur la station de télé Infosport est apparu une intéressante enquête sur le boom des salaires des joueurs NBA. L’histoire économique du basket-ball professionnel laisse des riches enseignements et permet de répondre à des questions posées fréquemment sous les feux de l’actualité. La tornade des salaires des joueurs prend régulièrement des allures de cataclysme. Faillite de club par-ci, procès par-là, et instauration d’un climat de fric dans le décor d’un sport qui à l’origine n’avait pour objectif que rapprocher les hommes en leur inculquant des règles de respect mutuel. Il ne se passe pas une année sans que la communauté du basket et son environnement médiatique ne soit choqués par ce qui entre désormais dans le portefeuille sinon coffre-fort des joueurs pros NBA. Les contrats d’hier c a d il y a 35 ans, n’ont désormais plus rien à voire avec ceux d’aujourd’hui à l’heure des revenus mensuels à 7 voire 8 chiffres En dollars SVP. Il faudra évidemment actualiser ces sommes en y intégrant le taux de hausse de prix (inflation )mais surtout l’appréciation des salaires en raison des augmentations successives à la fois personnelles et surtout statutaires, celles accordées généreusement par la richissime NBA aux pauvres smicards du basket-ball NBA, les fameux rookies. Cette sorte de SMIG-NBA négocié à la sueur de leur front par le syndicat des joueurs dirigé à l’époque par Pat Ewing et à la sueur de son cigare par David Stern, le commissionner de la NBA, lors de la grève de 1998 qui faillit couler le beau bébé du 20e siècle, était située aux début des années 90’s à cent mille (100 00) francs par mois (15 000 euros). Ca c’est comme disent les économistes, le prix plancher à payer pour s’attacher même pour une courte période, les services d’un débutant du royaume du dollar :la National Basketball Association. Le prix plafond quand à lui, ne cesse d’augmenter à un rythme exponentiel. Viennent s’y greffer les nouveaux revenus colossaux générés par l’activité marketing de toute star du sport (NBA). Les revenus atteints par LeBron James, 20 ans lorsqu’il débuta à Cleveland Cavalers au début des années 2 000’s ont percé le mur du son . (1)Lorsqu’il signa son contrat pour la firme Chiclet, on dit que le montant du chèque atteignait les 20 millions de dollars pour mâcher des chewing gum. Ca fait chère la dent cariée !. Notre petit Tony Parker national accepta de redémarrer pour les Spurs de San Antonio, pour un contrat garanti avoisinant les 7 millions d’euros par mois. Tout ce tralala ce sont des sommes à 7 chiffres. N’y résistant pas, je me suis amusé à parcourir les vieux exemplaires de L’Equipe Basket Magazine des années 70’s pour rétro-découvrir ce que gagnaient nos stars NBA, à l’époque des cartes perforées, des 2 chevaux Citroën. et des vélos Gitane On apprend à la petite école à multiplier par 1000 pour faire des conversions du gramme au kilogramme. En matière de salaire NBA, il faudra procéder de même pour passer des 70’s aux 90’s, on le verra. Des exemples de grands joueurs des 70’s et de leur niveau de vie et matériel côtoieront des collègues des années plus récentes. Ces séismes qui ont marqué et jalonné le paysage économique et financier de la NBA ont leurs raisons propres qu’il faudra analyser pour les tolérer sinon les comprendre. Compétition accrue des franchises adversaires qui poussent à la hausse les salaires offerts aux rookies, raréfaction des pivots de plus de 7 pieds certaines années qui selon la loi de la rareté poussent à l’explosion des salaires d’embauche. Pression du public qui veut de plus en plus de spectacle et exige inconsciemment de plus en plus de stars surpayées etc…, les causes ne manquent pas. On a ainsi appris le samedi 7 avril que le joueur de NBA le mieux payé actuellement Kevin Garnett pivot de 2,12m des Minnesota TimberWolves et qui n’a jamais rien gagné(3) , encaissait 20 millions de dollars par an, soient 10 fois ce que Sa Majesté Jordan percevait au firmament de sa gloire lorsqu’il jouait aux Chicago Bulls (1). Or Jordan fut 6 fois bagué NBA, 2 fois Olympisé et 1 fois NCAA’isé Drôle d’époque où les salaires des joueurs sont de moins en moins indexés sur leurs résultats d’équipe. :le basket-ball serait-il devenu un sport individuel ? Artis et son milliard A l’orée de la saison 1971-72, le monde sportif fut stupéfait d’apprendre que le rookie Artis Gilmore (2,19m 22 ans), All America de l’Université de Jacksonville en SEC(Floride), finaliste malheureux 1971 en NCAA contre UCLA de Jabbar , venait de signer son premier contrat pro ave la belle équipe des Kentucky Colonels future championne 1975. Le plus important contrat jamais signé par un basketteur, "1 milliard 375 millions de centimes, 13 millions de francs lourds, (soient 2 115 000 euros)pour un basketteur", titrait en première page le quotidien L’Equipe du lundi en cette rentrée des paniers d'octobre 1971. Pas grand chose à coté des Gilmorissimes 7 millions d’euros mensuels hors publicité, du français Tony Parker, 2 fois champion NBA avec les San Antonio Spurs Le manager-general des Kentucky Colonels ne déclara-t-il pas : « pour retrouver notre argent, il faudrait une moyenne de 25 OOO spectateurs au Freedom Hall ».Cette salle comportait alors 8 000 places… 13 millions de francs d’hier soient 2 115 000 euros , c’est à peu près le salaire annuel d’un bon pivot américain dans une équipe du top de l’Euroleague d’aujourd’hui. Sans commentaires Durant les années 70’s, on atteignait péniblement les 500 000 dollars annuels lorsque l’on était un cador NBA comme Archibald ou même Jabbar. Les revenus pub étaient à un niveau misérable et se limitaient à la mise en exposition de chaussures de basket, de survêtement ou de boissons gazeuses. Qu’est devenue la cash-machine de la NBA depuis les émoluments du début des 70’s de «Doctor J »Julius Erving, Artis « the A train » Gilmore, des années 80’s de Magic Johnson, Mike Jordan ou Darryl « chocolate tender » Dawkins. Etat des lieus. (1) N’est-ce pas plutôt le mur du çon (sans cédille) ? (2)Voire Jordan et le Pub dans Legendedubasket mars 2004 Les sponsors des grands sportifs exemple du basket avec Michael ... ..sport.fr/Basket/bas/35135.shtm - (3) Hormis le titre olympique en 2000 à Sydney T'as pas 100 balles? (2) Jabbar et son million, à pile ou face A sa sortie de l’UCLA,(1) Lew Alcindor alias Kareem Abdul Jabbar (« le généreux » en arabe), signa un contrat de 1,4 millions de dollars (700 millions de francs) pour porter le maillot des Milwaukee Bucks à l’issue du tirage au sort de la pièce d’un demi-dollar jetée en l’air par Walter Kennedy le président de la NBA.. Malheureusement au détriment des Suns de Phoenix, la star sera attribuée aux Bucks de Milwaukee avec lesquels d’ailleurs il gagnera l’année suivante son premier titre NBA parmi les 4 , continuant sa série de 3 titres universitaires d’affilée glanés avec les Bruins de UCLA coachés par John Wooden. Chones pourra faire son marché à Marquette A sa sortie de la grande et réputée Université de Marquette sous les ordres d’Al Mc Guire, le grand coach new-yorkais, Jim Chones enfant de Racine et tête de draft puis champion NBA avec les Lakers Johnsonniens: ne mangera plus de racines, il touchera son premier million de dollars à sa sortie de l’université Elvin pourra s’élever : Evin Hayes l’enfant de famille très nombreuse, d’origine modeste de Rayville–Misssissipi, futur Hall of Fame et pivot-vedette de 2,06m des Cougars de Houston University, 2e de la draft et rival opposé à Lew Alcindor (Abdul Jabbar) durant l'épique demi-finale perdue de l’année 1968-69, pourra désormais continuer à arracher ses cols de chemises et changer ses costumes. Cette fois-ci en raison de la croissance de son compte en banque. Il signera un premier contrat pro de 440 000 dollars pour les San Diego Rockets. Il pourra aussi continuer à élever ses 10 frères et sœurs en leur payant notamment des études supérieures, privilège rare à l’époque parmi les noirs du Deep South, cette région des USA. « Clyde » et son niveau de vie : Dans BM de février 1975, on apprenant en cette époque giscardienne, que Walt « Clyde » Frrazier arrière des mythiques New York Knicks, champions 1973, était l’un des sportifs les plus riches. Il disposait d’une trentaine de costumes sur mesure, 7 chapeaux et 12 paires de chaussures, il portait deux manteaux en peau de phoque (2000 dollars) et crocodile et avait l’air conditionné dans sa limousine .L’ancien élève du David T.Howard high school, fils de pauvre de Georgie grandit avec 8 frères et sœurs et évoluait avec son équipe all-black, dans la division All Black de Georgia Interscholastic Association, réservée aux noirs. Son contrat avec les Knicks, club déjà mythique avec des légendes comme Willis Reed, Dean Meminger, Earl « the Pearl »Monroeb (2) , et qui faisaient rêver le kid Spike Lee, (3) futur réalisateur à succès des année 80’s, émargeait entre 2 et 3 millions de dollars par an !! Tout ce tralala n’est finalement pas grand chose à coté des Rolls Royce de Shaq ou des Rollex en or ou des Ferrari et Lamborghini de Jordan, des 2O millions de dollars qu’il gagnait tous les mois en salaire et des… 300 millions de dollars que lui reversait annuellement Nike, son sponsor …qu’il a enrichi et qui l’a enrichi. Nate “tiny”(4) L’arrière en diamant des Kansas City Omaha Kings (ancêtre des Sacramento Kings) , deuxième marqueur derrière Jabbar du championnat NBA en 1971, Nate Archibald, enfant du Bronx, aposa sa signature sur un contrat de 1 500 000 francs (300 000 dollars) lorsqu’il rejoignit la franchise new-yorkaise des Nets. L’arrivée de Julius Erving dit Doctor j fera les dirigeants des Nets casser leur tirelire pour un montant constituant le record en la matière jusqu'à la signature d’un certain Ervin « Magic » Johnson aux Lakers de Los Angeles. Et la France ? Quelquefois je me mets à sourire quand je pense à cet article tiré de Maxi Basket de 1983 signalant le salaire pharamineux du joueur de basket de France, le mieux payé aujourd’hui considéré comme un salaire de Cosette chez les Ténardier, :Harold Johnson, pivot d’Antibes de 2,04m, percevait à l’époque la somme colossale de 100 000 francs par mois!!!… Bigre C’est tout juste ce que gagnait un bon espoir des années 90’s à l’époque des délires salariaux jordanniens et limougeauds. Autres temps, autres mœurs . Le mois prochain, nous étudirons les salaires des années 90's à aujourd'hui. Salut et au mois prochain Jean-Marie Copyright Legendedubasket et Basketmarketing mars 07 Tous droits résevès (1) LBM n° 35 de juin 1975, un excellent article de Jean-Jacques Maleval p 28à 31 (2) Earl Monroe et son loyer pharamineux de 4 500 francs (1 000 dollars) de l’époque. Sources LBM n°25 octobrep 37 1973 p « La garden party des New York Knicks » de J J Maleval (3) Spike Lee ancien élève du Morehouse College d’Atlanta réalisa quelques films-chef d’œuvres comme : Do the right thing, Mo Better plues, ou Malcom X (4) LBM due janvier 1977 n°52 p 30 « Nate « tiny » Archibald par Gerald Couzens tournez la page SVP merci

Publié dans BasketMarketing

Commenter cet article