René Le Goff story (2e partie)

Publié le par Jean-Marie Tartane

 

 

 

 



Nous sommes en septembre 1997, et le Paris Saint Germain basket Racing entame sa première saison, après son titre de champon de France 1997.
Le contexte national est toujours aussi oppressant et concurrentiel avec plusieurs équipes, surtout de provinces, toujours prêtes à "croquer du parisien".

Racing, Levallois, des enfants de René Le Goff
Parmi ces équipes qui montent comme le lait sur le feu: Cholet, anciennement Jeune France de Cholet patro avec des curés des soutanes et tout le tralala, coachée dans les années 40's, évidemment par un prêtre et dirigée longtemps durant les anées 80's, par le président Leger, maintenant soutenue financièrement  par les brioches Pasquier et leur marque-phare Pictch, qui sera d'ailleurs suite au passage en tant que commanditaire et  sponsor maillot et principal,  le nom du club des Mauges, désormais le Pitch Cholet Basket.
Il y a aussi, le petit club de banlieue parisienne qui monte encore, tout autant que sa vedette américaine, le monte en l'air, Terence Stansburry, un ancien de Temple où il a laissé de bonnes taces et surtout de bons cartons.
Son coach Don Casey, était sn mentor à Temple, comme d'ailleurs au lycée, en plein micro- état du Delaware.  Il serait d'après ses dires, le premier habitant du Delaware, à avoir joué en NBA. Maintenant Stansbury a un gymnase à son nom dans sa ville natale.
Son  premier supporter,  Casey deviendra plus tard coach, des Nets et assistant coach de...Celtics de Boston..
Après des débuts fracassants aux Pacers où il sera finaliste du concours de smashs devant les télés du monde, Terence sera contraint de quitter la NBA, suite à une blessure et un divorce difficiles.
C'est Levallois SCB, le fruit de la fusion de Levallois et Asnières Sports, un ancien club leader dans les années
70's (frères Blondel, Darciaux, Bogdan Likzo, Jay  Harrington, Francis Flamme...).
Le directeur du LSCB sera d'ailleurs Francis Flamme qui, avec le manager général Jean-Pierre Staelens(né à Tourcoing), aujourd'hui disparu, donnait un sacré air de chtimi au club parisien , puisqu'ils se connaissaient depuis l'époque de l'AS Denain-Voltaire triomphante des années 60's, et de l'équipe de France junior qui gagna en 1964, brillamment la médailllle d'argent à Naples derrière la belle URSS de Palauskas et autres.


Les citadelles ne s'effondrent jamais vraiment:
Il restera toujours des vestiges
René Le Goff connaissait toute cette génèse puisqu'il contibua en tant que fondateur de la ligue, à la refécondation-refondation du basket parisien, qui au lendemain de la cessation ou de la baisse de régime du Racing Club de France de l'US Métro Transports, du Stade Français, du CASG, APSAP, Alsace de Bagnolet...n'en menait pas large....
Alors que progresssivement, le pouvoir en matière de basket-ball revenait  vers les (grandes) villes de province, les dirigeants parisiens, outre René Légoff, continuaient à lutter pour maintenir hors de l'eau un enfant dont on  voyait de moins en moins la tête.
A Paris, suite au titre gagné vaillamment par les J R Reid, Laurent Sciarra,Stephane Risacher, Ade-Mensah et autres jeunots de 20 ans , les tentations de grands clubs étrangers, plus aisés financièrement,  eurent raison évidemment,  des vocations de fidelité de la bande à Bozidar Maljkovic, le sorcier serbe, sorte de Midas, qui transformait tout ce qu'il touchait en or.

Petit poisson deviendra grand:
Il faut se dire qu'à cette époque, les clubs français pesaient peu financièrement et sportivement,  face aux grandes écuries italiennes, espagnoles, greques et mêmes allemandes.
C'est la raison pour laquelle, on doit finalement admirer la performance d'un club de province comme Limoges qui, 4 ans plus tôt, arracha avec brio, le premièr titre de champion d'Europe des clubs.
C'est peut être avec des dirigeants comme René Le Goff et Xavier Popelier (Limoges) et autres Pierre Seillant (Orthez),  que des rêves iraisonnés sont devenus réalité;
Quoiqu'il en soit, le club sportif, comme n'importe quelle organisation, n'a t-il pas besoin de personnes de cette envergure et détermination pour réussir de tels paris? 

Les grands clubs étrangers qui maintenant concourraient avec des joueurs de NBA, començaient à imposer leur loi, et la France, via son généreux dirigeant, devait continuer à faire le poids, dans ce corps à corps pour ne pas dire compte à compte.
De géants ici, qui deviennent liliputiens en d'autres lieus.  

Le professionalisme entrait , de plus en plus néanmoins, chez les gaulois dans les esprits et dans la pratique.
Et c'étaient de bons signes pour l'avenir.
Cette maturation a heureusement éclose avant terme chez René Le Goff ,et la LNB a pû, attirer par la force de son marketing et organisation, les joueurs et dirigeants dont le basket-français avait besoin, pour continuer son évolution aussi bien en termes d'envergure que d'efficacité.

Le mois prochain, je vous raconterai les années 2000's, celles qui compte doubles dans la vie d'un dirigeants: celles qui retracent la concrétisation d'un travail de fond des équipes de la LNB et de son dirigeant.
Au moiis de juillet prochain.

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Publié dans Grands Dirigeants

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