Jean Crolet (Bourg) parle

Publié le par Jean-Marie Tartane

s

Bourg septembre 07
 To be or not to be, de la difficulté d’être en pro A et d’y rester!
Six saisons de pro A, c’est bien pour la Jeunesse Laïque de bourg en Bresse. Malheureusement, c’est fini ! Il faut dire que chaque année s’est souvent jouée sur le fil du rasoir. Thinet, pour la première saison finira 10 ème après un départ poussif. Ce qui provoqua son départ pour Dijon, où il échoua, emportant dans ses bagages Jérôme Monnet. Gonsalvès, Maucouvert, avec un mieux pour ce dernier, ne vont pas laisser de souvenirs émus aux Bressans. Fred Sarre travailla d’arrache-pied et sa semi réussite des As 2006 le propulsa à Gravelines, avec cette fois-ci Jérôme Schmitt dans ses bagages. Enfin le mystérieux et distant Peronnet fera plonger la JL, la yougo connection ne pouvant empêcher le naufrage.
La JL, association d’éducation populaire loi 1901, n’avait pas vocation à héberger une section de professionnels. C’est l’entêtement et la détermination de Louis Malecki, premier entraîneur de la Jeu en 1960 et de retour aux commandes en 90 qui le permit. Et du côté structure, la JL se transforma en SASP en 2006 et descendit…
Propriétaire de sa salle qui subit moult transformations, on ne sait toujours pas si c’est une chance ou un inconvénient. C’eut été une chance, si on avait transformé le parc de la JL en un complexe sportif et commercial mais le poids des traditions ne permit même pas de l’envisager. Un inconvénient, car la JL pleure toujours ses sous. Ce ne sont pas les pros qui payent chauffage et électricité, mises aux normes ou si peu et les subventions publiques surtout municipales sont chiches. Les Bressans gardent leurs écus autour de leur « ventre jaune ». Ajouté à cela que l’on est encore très attaché au passé glorieux de l’USB, des violets, du rugby, et les édiles plus enclins à investir …
La salle presque toujours pleine, des sponsors locaux présents, l’association Basket Plus regroupant nombre de commerçants et d’artisans, la JL tient le coup mais vivote, a de la peine à franchir les cols.
Malgré tout, des exploits sportifs, la Jeu a battu toutes les équipes de pro A, au moins une fois, mais pas la même année malheureusement.
Au grand dam, des gens de ma génération, les joueurs vont et viennent, ces emplois précaires n’étant pas gage de qualité. Des erreurs de casting, des ingérences dans le recrutement, des personnes qui sont expertes au bout de six mois et qui s’en mêlent, on dit c’est l’entraîneur ou le directeur sportif qui ont choisi, paroles souvent verbales, un budget limité certes et pas de volonté évidente de construire dans la durée, en gardant une épine dorsale, c’est le raccourci pour la pro B !
Il faut savoir aussi que la salle où jouent les pros, sert de gymnase à un collège et deux écoles primaires. Quand vous avez un coach travailleur comme Sarre, c’est un gros inconvénient, il ne peut disposer des installations…
Faute à la municipalité, dit-on ! Pourquoi n’a-t-elle pas construit une salle assez grande pour les pros, pour les spectacles… ? Eh bien, c’est parce qu’elle aurait servi à la Jeunesse Laïque ! Vous saurez que cet adjectif n’est pas prisé par tout le monde.
La JL a toujours formé des joueurs. Bernard Magnin, international A, fut de passage, Jean Luc Roediger, A aussi, est un produit JL, Jérôme Monnet, lui est B, Antoine Diot, étant la dernière pépite qui n’aura jamais joué pour la Jeu, du moins en seniors. Je me limite dans mes citations, je pense aux internationaux militaires notamment et aux sélectionnés régionaux. Chez les pros, c’est difficile de garder son monde.
Bourg entre Lyon et Chalon, dur de faire sa place ! Pas de président député, pas de holding ! Pourtant cette SASP pourrait se développer à la manière des socios espagnols, mais je suis peut-être le seul à le croire. En tous cas, il suffirait que les Burgiens ressurgissent de pro B, que les édiles locaux mettent la main au porte-monnaie, qu’un sponsor national s’investisse et ce serait reparti de plus belle.
Sachez aussi que la JL respecte les hommes et les contrats, bien, mais ça peut coûter de l’argent bien sûr !
En cette période charnière difficile, je salue les frères Tissot et Gérald Simon, car ils ont beaucoup donné et la JL, c’est surement fini pour eux !
J Grolet, ex joueur, entraîneur, dirigeant de 1959 à 1990.

  • Les souvenirs des juniors de 1975
 

Mme Basket
Je dois vous avouer que votre envoi aussi anodin qu'il puisse
paraitre de photos de votre merveilleuse équipe junior que
j'ai rencontrée à 18 ans en avril 1975 dans votre ancienne
salle à Bourg lors de la Coupe de France de basketball avec
mon équipe de l'ASPTT Paris, ainsi que des 2 américains, m'a
fait un plaisir immmense.
J'ai en effet été privé recemment de ces photos(effacés de la
mémoire de mon ordinateur) que j'avais attrapées sur votre
site il y a maintenant 2 ans et qui m'avaient à l'époque
remémoré ce match épique contre la plus belle équipe de
basketball que j'ai jamais rencontrée depuis...et après.
Nous avions perdu 108 à 29. Le coach était Jean Grolet, celui
qui entrainait les seniors en 2e division, où figuraient les 2
amèricains Lebrun et Mulligan.
Je me rappelle du silence religieux du public passioné et
connaisseur, celà change de Paris avec son public bruyant et
ignorant du beau et bon basket.
Dans l'équipe junior je me rappelle tous les joueurs et
notament les grands joueurs Daniel Courtine, et Thierry
Maitrejean qui nous ont fait souffrir le martyr et surtout
étalé leur talent immense de basketteurs, adossé sur des
qualités physiques phénomènales.
Moi, j'étais chargé de défendre sur Hervé Budin (le 1er
debout)moins fort techniquement mais doté d'une détente
pharamineuse qui n'était pourtant rien à coté de celle de
Courtine,Maitrejean ou Lutaud.
Dans l'équipe de Bourg emergeait aussi Lutaud et Coin, et Lucot.
Bref un moment de souffrance mais surtout de bonheur si on se
rappelle que l'on a pris une leçon de basketball...à 2 mois du
bac (que j'ai eu).
Je vous embrasse et vous remercie encore pour votre promptitude.
J'ai rédigé (depuis 2 mois),pour le journal "legendedubasket
"un premier article sur votre club et équipe fanion que
j'affectionne et soutient depuis cette époque. J'espère malgrè,
toutes les misères qui arrivent à "legendedubasket", qu'il
paraitra en juin prochain.
Si vous pouviez saluer Mr Tissot J L (manager général) avec
qui j'ai eu de nombreuses conversations récemment, j'en serai heureux
Jean Marie Tartane pour Legendedubasket


eptembre 07
 

Un article du grand entraineur de la JL Bourg des années 60's à 90's: Jean Grolet.
J'ai rencontré sa belle équipe de juniors championne de France, en 1975 et notre équipe de l'ASPTT Paris a pris ce jour-là, la plus belle correction de son humble
 
histoire sur le score de 108 à 29.
Bonjour Claudine dite Madame Basket.Je vous aime vous et votre merveilleux club dont j'ai écrit l'histoire la plus longue de LGDBK en 2005.
Jean-Marie

Nous remercions monsieur Crolet pour sa collaboration

Bourg septembre 07
 To be or not to be, de la difficulté d’être en pro A et d’y rester!
Six saisons de pro A, c’est bien pour la Jeunesse Laïque de bourg en Bresse. Malheureusement, c’est fini ! Il faut dire que chaque année s’est souvent jouée sur le fil du rasoir. Thinet, pour la première saison finira 10 ème après un départ poussif. Ce qui provoqua son départ pour Dijon, où il échoua, emportant dans ses bagages Jérôme Monnet. Gonsalvès, Maucouvert, avec un mieux pour ce dernier, ne vont pas laisser de souvenirs émus aux Bressans. Fred Sarre travailla d’arrache-pied et sa semi réussite des As 2006 le propulsa à Gravelines, avec cette fois-ci Jérôme Schmitt dans ses bagages. Enfin le mystérieux et distant Peronnet fera plonger la JL, la yougo connection ne pouvant empêcher le naufrage.
La JL, association d’éducation populaire loi 1901, n’avait pas vocation à héberger une section de professionnels. C’est l’entêtement et la détermination de Louis Malecki, premier entraîneur de la Jeu en 1960 et de retour aux commandes en 90 qui le permit. Et du côté structure, la JL se transforma en SASP en 2006 et descendit…
Propriétaire de sa salle qui subit moult transformations, on ne sait toujours pas si c’est une chance ou un inconvénient. C’eut été une chance, si on avait transformé le parc de la JL en un complexe sportif et commercial mais le poids des traditions ne permit même pas de l’envisager. Un inconvénient, car la JL pleure toujours ses sous. Ce ne sont pas les pros qui payent chauffage et électricité, mises aux normes ou si peu et les subventions publiques surtout municipales sont chiches. Les Bressans gardent leurs écus autour de leur « ventre jaune ». Ajouté à cela que l’on est encore très attaché au passé glorieux de l’USB, des violets, du rugby, et les édiles plus enclins à investir …
La salle presque toujours pleine, des sponsors locaux présents, l’association Basket Plus regroupant nombre de commerçants et d’artisans, la JL tient le coup mais vivote, a de la peine à franchir les cols.
Malgré tout, des exploits sportifs, la Jeu a battu toutes les équipes de pro A, au moins une fois, mais pas la même année malheureusement.
Au grand dam, des gens de ma génération, les joueurs vont et viennent, ces emplois précaires n’étant pas gage de qualité. Des erreurs de casting, des ingérences dans le recrutement, des personnes qui sont expertes au bout de six mois et qui s’en mêlent, on dit c’est l’entraîneur ou le directeur sportif qui ont choisi, paroles souvent verbales, un budget limité certes et pas de volonté évidente de construire dans la durée, en gardant une épine dorsale, c’est le raccourci pour la pro B !
Il faut savoir aussi que la salle où jouent les pros, sert de gymnase à un collège et deux écoles primaires. Quand vous avez un coach travailleur comme Sarre, c’est un gros inconvénient, il ne peut disposer des installations…
Faute à la municipalité, dit-on ! Pourquoi n’a-t-elle pas construit une salle assez grande pour les pros, pour les spectacles… ? Eh bien, c’est parce qu’elle aurait servi à la Jeunesse Laïque ! Vous saurez que cet adjectif n’est pas prisé par tout le monde.
La JL a toujours formé des joueurs. Bernard Magnin, international A, fut de passage, Jean Luc Roediger, A aussi, est un produit JL, Jérôme Monnet, lui est B, Antoine Diot, étant la dernière pépite qui n’aura jamais joué pour la Jeu, du moins en seniors. Je me limite dans mes citations, je pense aux internationaux militaires notamment et aux sélectionnés régionaux. Chez les pros, c’est difficile de garder son monde.
Bourg entre Lyon et Chalon, dur de faire sa place ! Pas de président député, pas de holding ! Pourtant cette SASP pourrait se développer à la manière des socios espagnols, mais je suis peut-être le seul à le croire. En tous cas, il suffirait que les Burgiens ressurgissent de pro B, que les édiles locaux mettent la main au porte-monnaie, qu’un sponsor national s’investisse et ce serait reparti de plus belle.
Sachez aussi que la JL respecte les hommes et les contrats, bien, mais ça peut coûter de l’argent bien sûr !
En cette période charnière difficile, je salue les frères Tissot et Gérald Simon, car ils ont beaucoup donné et la JL, c’est surement fini pour eux !
J Grolet, ex joueur, entraîneur, dirigeant de 1959 à 1990.

Publié dans Grands Coachs

Commenter cet article