Boston Celtics Story (première partie)

Publié le par Jean-Marie Tartane


Arrête tes conneries!
Il fallait bien la faire cette connerie.
Parler du plus grand club de basket du Royaume, s‘apparente à franchir le rubicond de la prétention.
Une espèce de psychanalyse du professeur de psychologie à qui il lui prend de raconter l’œuvre du maître Sigmund Freud ou du footballeur qui s’égare à raconter les racines de son sport au Brésil, le pays du roi Pelé.
Raconter 13 titres NBA et un nombre impossible à se rappeler de joueurs All Stars des Boston Celtics , sorte de religieuse géante de choux à la crème, pièce montée, dont le sommet serait finalement aussi difficile à nommer sinon à franchir: Bill Russel, le vieux ou Kevin Garnett le jeune géant, transfuge des Minnesota Timberwolves, qui eux courent après la bague NBA, depuis leurs débuts au siècle dernier.
Il y a déjà 10 ans.
Garnett, le chambreur; devenu golden boy, passé comme Spencer Haywood ou Darryl Dawkins du lycée aux coulisses de la NBA, sans sourciller ni émotions.
Pour glaner titres et gloires, et laisser des traces indélébiles dans la légende du basket.
Boston à la poursuite de son passé ?

Il y a à boire à manger et à pleurer dans les chaumières si on ambitionne de conter la vie des Boston Celtics.
Des départs prématurés au Paradis du basket comme celui de Len Bias, la star de 22 ans des Terrapins de Maryland, premier choix des Celtics en 1986, shooté à la cocaïne et qui mourra après un mois de draft sans avoir commencé les entraînements avec la bande à Larry Bird qui lui, le meilleur visage pale de la planète finira par encaisser 63 points de sa majesté Jordan, mais emportera le titre de champion NBA 1986 ornant
ainsi les doigts des verts pour la 16e fois depuis le premier titre acquis en 1957.
Et comment ne pas évoquer l’arrivée du gamin de Monroe, petite ville du sud où les noirs à l’époque n’avaient que le droit de la fermer, mais surtout pas d‘encaisser des dollars. William Fenton Russel, enfant de Louisiane faisait les deux avec délicatesse.
La célèbre photo immortalisera les yeux de guépard, du Chairman of the Board, président du conseil d’administration, brillant d’appétit comme un homme avide qui sait qu’il va déguster pendant longtemps, boss des Boston Celtics en 1956, lorsque Bill , star triple champion universitaire sortant, à sa sortie de l’université de San Francisco (USF), dirigée par le grand coach Hall of Famer,Phil Woolpert , signa le premier contrat colossal, que lui présentèrent les Celtics, en présence de Arnold Red Auerbach, l’homme aux gros,cigares et aux vestes à carreaux décalées , rappelant Darryl Zannuck.
Auerbach est lui, aussi au Hall of Fame, le meilleur entraîneur des années 60’s et 70’s au pays de la Voie du Bonheur :le basket-ball..
Cette photographie de la signature des contrats historiques ( Wilt Chamnberlain avec les Warriors de Philadelphie, Russel et les Celtics, Magic Johnson et les Lakers de Los Angeles) est outre financièrement, pour le club un étape pivot, comme un monument de l’histoire du basket américain
Head or Tales? (1)
Par où commencer
La tète ou la queue?
C’est vrai que l’histoire de ce fabuleux club pro américain, qui ressemble à bien des égards, à celle de l’Empire russe d’autrefois, avec ses grandeurs, des décadences, et des résurrections, ne se raconte pas en buvant un milk shake au coin d’une table.
Quoiqu’il en soit, l’Empire contre attaque (2) et , pour parler des Celtics de Boston, on est contraint, comme ne pouvant sortir de son contexte géographique et culturel, de parler de la ville de Boston.
C’est là que se situe un pan important des racines du basket-ball (américain) et explique tous les fondements, les déterminants de cette éternelle vitalité du sport patricien, WASP et catholique d’Outre Atlantique en général et de Boston en particulier.
Des fleurons du Massachusetts (côte est) comme les New England Patriots (base ball) et les Celtics, démontrent que l’un des plus vieux états des États -Unis dispose encore et toujours de quoi faire trembler Hollywood et ses plus beaux opposants de Californie: la détestée car nouveau riche, terre abritant les légendaires adversaires de NBA des Celtics, les Los Angeles Lakers et Oakland (San Francisco) Warriors).
La souffrance et les persécutions font le lit des champions.
Le refuge des fervents et tenaces catholiques.
Boston (environ 600 000 habitants, est issue de la grande vague d’immigration des puritains anglais fuyant les persécutions religieuses de leur pays dès le 18e siècle

Or, on sait que la souffrance constitue le terreau du surpassement nécessaire à la performance sportive.
C’est une donnée qui a été prouvée au milieu du 20 e siècle, par les minorités telles que le noirs, les
juifs (période de forte conscientisation suite à la Shoa) avec Lenny Rosenbluth (North Carolina University), Jack Molina (Columbia university) et le pivot des Suracuse National ; On a assisté durant la période de fin de la 2e guerre mondiale à l’explosion du basket juif..
Cette ville située donc dans l’état du Massachusetts aujourd’hui, est considéré comme le fief de excellence intellectuelle de l’Amérique et économique de la Nouvelle Angleterre
La faim justifie les moyens, les sponsors aussi
L‘étude sur les sites d‘information sur la ville surnommée aussi le centre de l’univers (The Hub of the Univers) ou la ville puritaine (Puritan city)) nous dit que son centre a gardé de nombreux édifices de l’époque coloniale.
Il est vrai que suite à la présentation de la belle histoire des débuts des Celtics commençant au lendemain des Jeux Olympiques de Londres, soit en 1948, on comprendra qu’à leur tour, des pierres anciennes hantent les coulisses du palais des sports de Boston;
Leur nom est Bill Russel, Red Auerbach, Larry Bird.
Les dernières sont encore jeunes et pourraient entrer dans la catégorie des monuments La plus prometteuse porte peut être le nom de Kevin Garnett.
Tout cela fait que finalement Boston et les Boston Celtics ne ressemblent à aucune grande métropole américaine du basket-ball comme Los Angeles, Philadelphie, San Antonio, San Francisco ou autre Chicago.
Au mois prochain
Je vous raconterai la saga des années 50's au pays des puritains américains:aux Bosto Celtics.
Salut
Jean-Marie
(
1)"Head or tales" est le titre d'un tube de Booker T Jones du groupe Booker T and the MG's, le grand organiste noir américain de rythm'n blues , qui nous faisait rêver pendant les années 70's avec sa musique cosmique du label Stax.
(2) Voire le bel article à ce tire écrit en septembre dernier

Publié dans NBA Story

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