Legendedubasket avril 2008

Bonjour les amis,
Cela fait bien longtemps que l'on ne s'est pas vus.
Si vous saviez comment vous nous avez manqués
!  
On repart pour cette année avec la ferme intention de ne jamais vous quitter.
Cela fait maintenant 4 ans que Legendedubasket existe et nous en sommes très fiers.


Histoire de la NBA avec la saga incroyable des Boston Celtics. De Bill Russel à Kevin Garnett, comment en est-on arrivé là?

NCAA story

Les grandes équipes ne meurent jamais, la victoire des Jayhawks de Kansas, 21 ans après la bande à Danny Manning , nous fait chaud au coeur.
On-t-ils réussi à exorciser le fantôme de Wilt Chamberlain celui qui a vampirisé le basket pendant 16 ans
La saga des godasses Converse que les légendes du basket de NBA et du monde entier, portaient sans relâche.
Comment cette vieille firme américaine que l'on donnait pour morte, a-t-elle pu rescuciter?
etc...
Le mois prochain, poursuite de la série sur les Celtics:les années d'adolescence, les années 50's.
Celles des premiers titres, au temps des gros ballons de cuir et des basket en toile.
Des Converse évidemment.

René Le Goff, le président de la Ligue Nationale de Basket fait des miracles pour le basket français, depuis bien des années.
Il était temps de lui rendre hommage
La suite le mois prochainoù vous revivrez ses merveilleuses années au Racing Club de France devenu Paris Basket Racing puis PSG.

Jean Grolet, le grand entraineur de la JL Bourg des années 60's à 90's, nous livre ses sentiments après la descente en Pro B de ce club exemplaire .
Le mois prochain,, reprise de l'histoire du basket universitaire américain avec Princeton story.
Comment ce lieu emblèmatique de la culture patricienne de la côte Est de l'Amérique,aujourd'hui entrainée par le fils de notre collaborateur Leroy Johnson, chahutée au niveau des paniers durant les 60's, par le futur sénateur Bill Bradley, dit "Dollar Bill", est devenu cet antre du basket, et se permet même d'envoyer ses basketeurs en championnat professionnel d'Italie au lieu de la direction de multinationales cotées au NASDASQ?
Sacrés ricains!
God bless basketball and America
Réponse, en mai 2008.

Bonne lecture et salut à tous.
Je vous aime
Jean-Marie

Vendredi 9 mai 2008
 
 
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Basket > Le courrier des surfeurs
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Légende du basket français: Histoire de l'ASVEL 1ere partie 1949.1974 (courrier)
 
Jeudi 25 mars 2004

L’ASVEL On peut leur dérouler un tapis vert!

Si un jour, on vous demande quel a été le club français qui a dominé le basket français dans les années soixante et soixante dix, vous pourrez lui répondre sans hésiter l’ASVEL.
Pour cette raison, écrire un dossier complet sur ce monument du basket-ball français est un gageure dont je ne relèverai pas le défi.
Aussi, me contenterai-je de retracer les grandes lignes de ce club qui en 26 ans gagna 13 titres de champion et joue parmi l‘élite depuis plus de 50 ans.
L’ASVEL, c’est un mythe, une école de basket-ball, un grand respect de la part des basketteurs, quelque soit leur âge.
Comment cette machine à gagner est-elle parvenue à dominer à ce point le basket de notre pays?
Quel sont ces hommes, ces bénévoles et entraîneurs, joueurs et sponsors qui l’ont mené là ou elle est montée et ou elle plane actuellement?.
Le monde de l‘entreprise nous dit que ce sont les valeurs fortes qui mobilisent les hommes et leur fait faire de grandes choses.
Nous verrons que cela peut et doit s’appliquer aussi au sport collectif par excellence qu’est le basket-ball.

Villeurbanne a été et est encore le club phare du Lyonnais, l’exemple , la référence.
De nombreux grands joueurs des années 60, 70, 80 et 90 sont sortis des rangs de ce club ou de son fabuleux centre de formation.

Les fondations de l‘ASVEL:
L’ASVEL c’est la réunion pagnolesque (Pépone contre Don Camillo) après la guerre comme fréquemment en France entre un patronage catholique(n’oublions pas que le basket-ball a été inventé par un pasteur, dans un patro américain) l’Eveil Lyonnais fondé par le très pieux Pierre Barbier et l’AS Villeurbanne , un club laïc affilié à la FSGT (Fédération Sportive Gymnique du Travail) .
L‘artisan de cette fusion c‘est Monsieur Millet, un personnage emblématique, futur 1er président du club et proche de la mairie communiste
Le lieu symbolique de cette fusion fut la Maison du Travail endroit virtuellement à l’écart de la lutte des classes. )
La mise en place des structures du futur n°1 français est terminée.

Le premier titre en 1949...jusqu’à 1957: 5 titres suivront
Dès sa première participation dans l’élite qui se nommait à l’époque Excellence fédérale, l’ASVEL obtient ses premiers lauriers.
C’était l’époque du retour de Buffière (André) 96 sélections ,de Nemeth le hongrois, un des meilleurs pivots d’Europe et Raymond Sahy un pilier du club qui gagnera 6 titres avec l‘ASVEL.
En 1952, puis à partir de 1955 une constellation de futurs internationaux mais déjà grands joueurs rejoignirent L’ASVEL : Henri Rey (60 fois international), Gérard Sturla arrière 44 sélections, puis surtout Henry Grange (1934.2003),le marocain ,(le Maroc était encore colonie française),142 sélections qui du haut de son mètre 95 parvenait à jouer aussi bien à l’aile qu’au pivot
Le mentor, le meneur de cette troupe c’était Georges Darcy, l’entraîneur qui monta 6 fois l’ASVEL au pinacle du basket-ball français.
S’en suivit une période de 7 ans , fin des années 50 durant laquelle l’ASVEL fut vierge de titres.
Mais cela , c’est un phénomène propre au sports collectifs qui connaissent un creux après les années fastes (voire les Celtics de Boston, les Lakers de Los Angeles, Nantes ou Monaco en football etc..)
La transmission du managérat passera entre-temps de Darcy à Buffière dit “Bubu”.

1963: arrivée de Raphael de Barros, le président du renouveau:
En 1963, donc un dirigeant d’entreprise pris les rênes du club rhodanien, il y restera plus de 20 ans.
C’était Raphaël de Barros un homme de parole (il n’aurait jamais fait signer aucun contrat avec ses joueurs), gros travailleur et surtout qui posa les bases des valeurs qui sauveront plus tard Villeurbanne du chaos: la solidarité et l’esprit de groupe
L’ASVEL échappa à bien des vicissitudes que connurent ses adversaires (Berck, Antibes, etc...) dans les 25 années qui suivirent..
Auparavant on ne peut évoquer cette ère historique pour le club sans signaler cet évènement:
En 1965, un jeune meneur de 20 ans à peine signa sa première licence en provenance du club formateur de la Chorale de Roanne, autre grand club emblématique de la région.
Il s’appelait Alain Gilles et mesurait 1.88m ce qui était grand pour ce poste à cette époque;
Certes, il n’arriva pas les mains vides, il avait déjà un titre de champion de France cadet et quelques sélections internationales à son actif.
Gilles est d’ailleurs à ce jour encore, le plus jeune sélectionné senior dans l’histoire du basket français avec 15 ans et quelques mois. une sorte de Pelé blanc en somme.
Il mènera l’ASVEL au pinacle pendant presque 20 ans et lui fera gagner son premier titre dés son arrivée ;
Nous redécouvrirons le basketball avec l’élégance ,l’ adresse, et la classe.
Après l’ère Buffière (1949.52), puis Grange (1952.64), l’ère Gilles (1966-1982 ) succéda et laissa finalement avec le recul du regard historique les plus belles traces dans l’épopée villeurbannaise.
Là l’ASVEL retrouva la place qui devait lui revenir, c’est à dire la première, puisqu‘en 9 ans le club obtint 6 titres tous obtenus deux années consécutives.
On pourrait appeler cette période, les années du trio Gilles, Buffière, Durand: Alain Gilles en meneur , Alain Durand au pivot et Bubu au managérat
..
Alain Durand (né en 1946, ,112 sel), c’est le grand défenseur des années 1966-1973, collectif, dur au mal et rebondeur qui se coltinait malgré ses 202m sans broncher les pivots noirs américains, athlètes de plus de 2.04m et bientôt 2.10m , et qui commençaient à pointer le nez en France.
Quelques exemples Saunders 2.12m, Soderberg: 2.08m, Gidding 2.05m etc..
Alain Durand la forte tête aura droit le mois prochain en avril à son dossier, car le basket villeurbannais et même français lui doit beaucoup.
Merci Alain


1966-72:les années de fer, l’arrivée des américains, le basket-ball français commence à migrer de l’amateurisme au professionnalisme:l’ASVEL tente de résister
Les années ou Villeurbanne installa définitivement véritablement sa légende dans l’histoire du basket français
Lors des années de fer , l’ASVEL semblait dur comme du fer, car ne perdait que très rarement, le paysage économique et sportif du basket-ball français et européen changeait sensiblement;
Quelques clubs à philosophie moins traditionnelle, commençaient à engager des joueurs américains à des postes de pivots essentiellement (voir Basket Historia de février 04) , des avantages en nature pouvant être assimilés à des rémunérations et finalement quasi-contrats de travail, circulaient et ainsi des équipes à ossature plus complète financièrement et sportivement se présentaient dans la compétition dans la désormais nommée Nationale 1.
Bref, le niveau de compétition dans l’élite pris une dimension nettement supérieure.
Villeurbanne avec Gilles, commença également à réaliser quelques “perfs”en Coupe européenne, avec des matchs contre le club croate de Zadar de Krésimir Cosic et ses 2.12m.
A cette époque, il faut avouer que la France au niveau international ne passait pas un tour aux championnats d‘Europe des nations ...quand elle parvenait à se qualifier .La raison: encore une absence de pivots de 7 pieds ou même 2.05m compétitifs et le manque d‘ailiers avoisinant les 2 mètres.
Exemple: au championnat d’Europe de 1970 à Essen, la France finit 10e sur 12 devant l’Israel et la contre Turquie qui découvraient le basket-ball mais avaient 2 joueurs à plus de 2m et un à 2.05m. (Norbert Thim l‘allemand) et un à 2.16m (Hussein Alp le turc).
Notre joueur le plus grand véritablement compétitif, mesurait 2m.Nous avions la taille moyenne la plus basse avec 1.94m.

L’ASVEL était confrontée donc à ce même problème et c’est seulement quand des joueurs de plus de 2 mètres arrivèrent dans nos équipes que nous commençâmes a obtenir des résultats internationaux au niveau club ou national. En bref, l’ASVEL était un ogre au niveau national et un nain à l’échelle européenne.
De 1968 à 1975, l’ASVEL semble avoir constitué son équipe de croisière avec des joueurs qui restèrent 5 à 8 ans au club. Voici l’ossature de l‘équipe gagnante du titre en 1966, 68, 69, 71, 72 et 75,excusez du peu!
Gilles, Durand, Recoura (Bruno), Castellier, l’ex ABC Nantes Michel Leray (le rival de Gilles en meneur qui quittera le club avec Durand en 1973 pour le frère ennemi CRO Lyon en raison de mésentente avec le jeune prodige).Duprez, Lamothe, et Magnin), Demars champion junior avec Sénégal ,puis Lespinasse (un grand défenseur) en provenance de SA Lyon ,nationale 2)

Septembre 1970 : arrivée de John Rucker le 1er américain de l’ASVEL
l’ASVEL résistait malgré et contre tout en n’alignant qu’une équipe franco-française alors que ses adversaires direct (Vichy, Denain, Tours, Caen, puis Berck) avaient déjà enrôlé un voire 2 américains à plein-temps et à plus de 2m au pivot et avaient ainsi une allure bien professionnelle.
C‘est vrai que l’on se demande encore à quoi à servit Rucker et son mètre 88 puisque déjà 4 ou 5 joueurs étaient aussi bon voire meilleurs que lui en poste d’arrière-ailier.
De plus il ne marquait que 5 à 10 points par match.
Cela fait partie des coquetteries de Mr De Barros qui voulait se différencier des autres monstres leaders mais sans trop tout de même...
Sacré Mr De Barros.
A signaler à l’orée de la saison 1970.71 un futur grand joueur, âgé de 19 ans sorti du rang des champions de France junior arriva et concurrença encore le prince Gilles.
Il mesurait 1.84 et se nommait Jean-Michel Sénégal et porta 210 fois le maillot national.
Comme Leray , Sénégal ( puis d’autres) devra quitter l’ASVEL avec Demars dans ses valises en 1975 pour Tours pour pouvoir jouer 40 mn et surtout impulser sa carrière.
Bien lui en prit puisqu’il fut champion de France la même année 1975.76.

Saison 1972.73 et 1973.74:L’explosion de Berck, l’AS Berck des frères Galles:
Les 2 années qui suivirent furent celles de la remise en question.
C’est vrai que l’ASVEL la verte disposait toujours de sa fabuleuse défense bostonnienne qui en faisait l’équipe qui encaissait le moins de points pendant des années.
Mais son attaque manquait d’originalité car trop centrée sur le tandem Gilles-Durand;
De plus, le banc ne tournait pratiquement pas.
1972 fut vraiment une année charnière car c’est l’année de l’arrivée du 1er vrai grand joueur américain à l’ASVEL.
Curieusement il n’était pas noir mais blond aux yeux bleus. Il ne mesurait pas 2.05m mais encore 1.88m.
Il était un joueur inconnu issue d’un Université pourtant pas inconnue car Purdue University est réputée pour à l’époque jouer régulièrement les phases finales du championnat NCAA notamment en 1969 contre l‘UCLA et.Abdul Jabbar alias Alcindor
Bob Purckiser (1945-1983) arrière-ailier de qualité, gros marqueur, épaula Gilles au poste d’arrière et lui permit de se reposer ;Purckiser jouera 2 ans à l’ASVEL puis après une escapade d’un an en Belgique reviendra aider les verts à récupérer le titre pour la saison 1974.75.

En septembre 1972, un autre évènement marqua le basket français. Un club du Pas de Calais au nom sympathique mais bien inconnu du public (hormis les curistes) sonna à nos oreilles.
Il venait de 2e division:la nationale 2 dont il venait de gagner le titre et écrasait tout sur son passage.
On disait que son jeu était très original et impulsé par 2 frangins au nom facile à retenir Jean et Pierre Galle.
C’était l’AS Berck à qui je consacrerai un dossier en juillet 2004 (période des curistes) .
Pendant 2 ans Berck balayait tout ce qui se dressait devant elle et ne perdit que 4 matchs de championnat en 2 ans.
L‘ASVEL n‘échappa pas à cette tornade maritime et lâcha le titre 2 années de suite, pour le laisser à Berck.
Berck, n’existe plus c’est le plus gros gâchis du basket français.
C’est à cette époque que l’ASVEL toujours entraînée par Bubu et Gilles se remit en question. On n’est plus dans le coup au niveau jeu, ni au niveau des américains et donc des structures financières.

1974.75: reprise du sceptre
La réponse ne se fit pas attendre: à l’orée de la saison 1974 un grand noir de 2.05m dénommé Moore au prénom jamesbondien de Roger signa au club qui redevint compétitif et apporta le titre en 1975 à l‘ASVEL qui disposait enfin d‘un pivot à opposer à des adversaires dont la taille avoisinait maintenant les 2.10m.


Pour débuter l’année 1975.76, Moore après 2 ans de bons et loyaux services vit arriver un compatriote pour l’épauler à l’aile, un gracieux noir de 1.95m surnommé du coté d’Evansville (près de Chicago),le cygne noir (black swan) mais dont le véritable nom était Bob Lackey.
Lackey était le champion de l’Université de Marquette avait joué 1 an en ABA aux New York Nets et allait devenir cette année 1976.77, le meilleur marqueur de l’ASVEL avec 18,5 points de moyenne et comme Moore joua 30 matchs sur 30 prévus.
Lackey est décédé en 2002 à 53 ans dans l’oubli total en France , mais dans le souvenir aux USA qui annonça l’évènement dans de nombreux quotidiens d’envergure nationale ainsi, je lui ai déjà préparé un dossier joint à celui sur l’Université de Marquette , (l’usine à grands basketteurs ou il se forma) qui paraîtra le mois d’Avril prochain en complément du 2e volet de l’Histoire de l’AVEL.
Salut et au mois prochain.
Jean-Marie
Kareem



Tartane Jean Marie
.jean-marie-tartane@wanad


   
 
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par Jean-Marie Tartane publié dans : Histoire Basket Français
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Mardi 6 mai 2008
 
NCAA NBA et les études, une affaire sérieuse (courrier)
Jeudi 29 janvier 2004
 
 
 
 
Le basket américain et les études, un sujet quoi? Il hantait notre jeunesse dans les années 60 et 70 car on se demandait comment on pouvait faire pour être un sacré basketteur et un bon étudiant. Pour en parler, j'ai choisi de commençer par parler de ces joueurs américains qui venaient en France aprés souvent un bon parcours universitaire et de basketballmais un echec en NBA ouis enchainer avec sa problèmatique propre.
Ce sont les Leroy Ronald Johnson, Carmine Calzonetti, etc..Les pionniers en France milieu des années 60:
Les américains sont arrivés au compte goutte dans le basket français, au début des années soixante, Martin Freiberg, Franck Jackson, Leroy Johnson évoluèrent tous les 3 au PUC.
Leroy Johnson (1.96m/1939), diplomé d’Indiana University, que j’ai très bien connu lorsqu’il finit sa carrière à la Fraternelle d’Aulnay sous bois fut le meilleur marqueur du Championnat de France durant 2 années de suite. Il arriva en France, pour poursuivre ses études d’histoire. Il s’inscrivit à la faculté de Nantes, tout en jouant à l’ABC Nantes qui était en 1ere division.
Après ses études à Indiana University et une grande carrière universitaire durant laquelle il joua avec Walt Bellamy contre Wilt Chamberlain alors étudiant à Kansas-jayhawks (son pantalon de survêtement m’arrivait au menton me confia-t-il) , Leroy Johnson émigra en France donc et fit parler la poudre à l‘aile et surtout au pivot.
Leroy Johnson dont je consacrerais prochainement un dossier, est aujourd’hui en retraite après une belle carrière de lecturer puis professeur à l’Université du Michigan-East Lansing et de New York.
70, vit une vive accélération du phénomène: Rudy Bennett (1.96m/1947), Larry Robertson (1.92m/1943) et Barry White (2.01m/1948) signèrent à la JA Vichy et laissèrent des traces pour des années encore du coté de l’Allier.
Ceux-là étaient de véritables professionnels gagnant 20 à50.000 francs par mois! (8000 euros) Vous vous rendez compte ma bonne dame.
A ce prix là, on n‘a même pas un kiné dans un major club...
Dan Rodriguez (1.86/1946) arriva à Antibes et Bob Purkiser à l’ ASVEL avec qui il gagna plusieurs titres.
Robert “Bob” Purkiser (1,88m/1943.1982), était diplômé de la Purdue University, une des meilleures université américaine en économie et psychologie industrielle.
Je me rappelle avoir travaillé en IUT sur un livre de psychologie industrielle du grand professeur Mac Cormick de Purdue.
Malgré tout, même si ces quelques joueurs avaient des belles petites gueules d’étudiant, ils n’en étaient plus non plus.
Parmi la cinquantaine d’américains qui arrivèrent en France dans les 60’s et 70’s, seule une vingtaine étaient de vrais étudiants, c’est à dire vinrent en France dans l’objectif principal de décrocher un diplôme dans nos célèbres universités.
Un des plus incontestable vrai étudiant-basketteur était Carmine Calzonetti.
Carmine Calzonetti (1.86m/1946) étudiant en maîtrise de psychologie à la fac de Nantes et joueur à l’ABC Nantes en 1970 à 1973, remporta le titre de champion de France universitaire en juin 1971 avec la fac de Nantes comme meneur de jeu..
Faible compensation de la dernière place de l’ABC en Nationale 1.Bravo Carmine , tout de même.
Aujourd’hui il est coach à Saint John’s University, une des meilleures de NCAA.

Quelques impressionnants intellectuels foulèrent les parques dans les 60'et 70'.
Glen Richgels (2.00m/1949) était agrégé de mathématiques à Paris Jussieu et joueur du PUC, vrai repère de grosses têtes.
Il fut le pivot de cette vaillante équipe entrainée par Jacky Renaud (plus tard coach de Hyères Toulon), qui ne gagna que 2 matchs en 1 ans de N 1 (1971.72).
Ted Manakas (1.86m/1949) signa à Antibes en 1974.75. Manakas est diplômé de la fameuse université de Princeton, une des équipes de l’Ivy League, c’est à dire le championnat inter-grandes écoles en NCAA.Manakas joua donc dans la même équipe que Bill Bradley, l’actuel sénateur du New Jersey dont je parlerai plus loin.

Police 

L’Ivy League (Princeton, Cornell, Harvard, Stanford,Darmouth College ..) c’est la réunion du nec-plus-ultra intellectuel du dessus du panier spirituel américain pour reprendre la belle expression de de mon ami Jean Jacques Maleval, un des meilleurs journalistes de basket américain dont je vous conseille de lire le livre “ce fabuleux basket américain”.

En NCAA, une obligation de passer ses 4 années d’études:
Durant les 60’s et 70’s, la plupart des basketteurs américains qui arrivèrent en France étaient titulaires de maîtrise (bac = 4), car à l’époque, le règlement obligeait les sportifs-étudiants à finir leur 4 années avant de se positionner pour la DRAFT.
Quelques premières rares exceptions virent le jour comme pour Spencer Haywood (2.06m/1946) en 1968, après les JO de Mexico qu’il écrasa de sa classe en enlevant la médaille d’or avec l‘équipe des USA..
Ainé d’une famille très nombreuse et désargentée, Haywood (voir photo) fut le premier à passer directement du lycée à la NBA.
Les Seattle Supersonics n’eurent pas besoin de vérifier ni son identité, ni sa culture générale à l’orée de la saison 1968.69, et mirent au centre de la raquette en défense.
Les millions de dollars qu’il gagna par la suite lui permirent de payer des études à ses frères et soeurs
Ensuite en 1974, Moses Malone (2.06m/1955) le plus malin pivot de l‘histoire des Sixers de Philadelphie, se vit accorder pour les mêmes raisons, la même faveur, puis apparurent William Willougby, Darryl Dawkins (voir photos) Kevin Garnett etc..

Quelques grands basketteurs et étudiants en Europe durant la période 1965/1973.
En dehors de notre cher hexagone, quelques grands cerveaux s’arrêterent en Europe pour finir des études très sérieuses et supérieures.
William “Bill” Bradley (1.96m/1946) déja diplomé de Princeton (avec qui il fut élu “all american”et Rhodes Scholarship) et Harvard, finit ses études de droit à Oxford Grande Bretagne, tout en se dégourdissant les jambes au Simmenthal de Milan-Italie, en Coupe des Coupes (actuelle Euroligue).
Men sanain corpore sano.
Après les JO de Tokyo auquels il participa et où il gagna la médaille d’or, avec Hoskett, Jojo White (Kansas-Jayhawks) Bradley (voir photos)surnommé “Dollar Bill” car son père était banquier, fut drafté par les new Yorks Knickerbockers (les culottes bouffantes de New York) avec qui il gagna le titre NBA en 1973 en tant qu‘arrière 6e homme.
Il s’est présenté aux primaires de 2000 avec l’investiture démocrate pour la présidence des USA, que gagna Bush.
Certaines belles langues prédisent que 2004 sera son année...
Bravo Bill tout de même pour l‘exemplarité dont tu as fait preuve.

Thomas “Tom” Mac Millen (2.11m/1952), le pivot effacé et consciencieux de Maryland university et de l’équipe olympique US des Jeux de Munich 1972, fit me même chemin scolaire que Bradley vers Oxford et l’Italie en 1972.73.
Il joua à la Synudine de Bologne en Coupe des Coupes.

Tom obtint à Oxford,tout simplement 3 masters en économie, sciences politiques et philosophie!;
Il déclara récemment avoir tout fait pour être le premier Rhodes Scholarship de Maryland University.
Il eut une carrière pro de 11 années à Buffalo, New York etc..(voir photo).
La photo datant de 1972 après les JO, de Tom félicité par le président Richard Nixon est une des fiertés de Maryland.
Tom eut 3 mandats de membre du Congrès du Maryland et ne renouvela pas sa candidature.
Depuis il a créé et revendu 4 entreprises .
Toujours sans enfants à 50 ans, habitant à Washington ,mais se déplaçant à travers tous les Etats Unis quotidiennement, il déclare que c’est son seul regret.
Après Bradley c’est la plus belle mécanique intellectuelle du basketball.
Prochainement je vous raconterai des scandales qui ont jalonnés l’histoire du basket universitaire américain dans les 70‘s:...faux étudiants, vrais joueurs et vrais salaires occultes... tout une histoire
par Jean-Marie Tartane publié dans : NCAA Story
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Mardi 6 mai 2008
Histoire des agents dans le basketball français (courrier)
01/07/04
20:05 29/05/04
Agents de joueurs, anges ou démons?
Cela fait longtemps que je voulais écrire sur les agents de joueurs en France depuis le début des '70.
Ces personnages qui défraient régulièrement l'actualité sportive et judiciaire (Courbis, Rose) ,hantent les nuits des présidents de clubs
A quelle sauce va nous manger l'agent de ce joueur que nous convoitons?
En 1970, rassurez-vous les mœurs n'en étaient pas à ce qu'il sont maintenant, c a d une simple guerre aux couteaux et à la surenchère sans fin, amenant à la ruine des clubs pourtant pleins de vertus.
Voici quelques réponses auxquelles, je vais essayer de répondre sur cet épineux dossier des agents de joueurs
De l’époque amateur aux contrats de travail à plusieurs zeros , il y a eu certes une progression considérable des performances des joueurs et de la médiatisation du sport.
Il y a eu tout de même une amélioration des performances des joueurs, mais malgrès tout u, avoi-faire des agents qui s’est perfectionné, même si on est encore loin du modèle américain.
De papa et maman, on est passé à son ami, puis son voisin et actuellement à des sociétés de marketing sportif via des anciens joueurs pro.
Ouvrons le dossier

une évolution au pas de charge, rythmée par l'essor de l'économie du sport notamment du basketball.
Avant toute chose, nous allons définir ce qu'est un agent de joueur:
Un agent de joueur est une personne physique (à l'époque) ou morale (tendance actuelle) qui représente les intérêts et l'image du joueur auprès des divers interlocuteurs de sa vie sportive à savoir les présidents de clubs, les annonceurs (publicité), la presse, etc...
Ils négocient les contrats de toutes sortes: embauche, publicités, interviews, et gèrent les carnets de rendez-vous, une des dernières et non la moindre attribution est le conseil en carrière.
Les carrières sont plus courtes qu‘avant, elles doivent en être tout autant mieux managées..
Quelles étaient less attributions, rémunérations, statuts des agents il y a 30 ans?
Qu'en est-t-il maintenant?
Leurs influences sont-elles intenables aujourd'hui?
Le statut, la qualité et l'influence des agents dans le basket français a suivi la progression économique du basket. L'intensité capitalistique des échanges a amené la nécessité de davantage "professionnaliser" la profession.

Des papas et des mamans;
Au début, les joueurs étaient défendus par leurs proches voire leurs très proches.
Exemples:Alain Gilles des années 70's avait sa femme, Stephane Lauvergne en 1991 à Levallois était épaulé par son père comme de nombreux joueurs d'ailleurs.
Une personne extérieure n'était jugée inutile quand le joueur n'avait pas à gérer différents contrats autres que son salaire, surtout s'il est un joueur mineur.
Approche amateure d’un monde sportive en pleine explosion...professionelle.
Lorsque la dimension financière du joueur devient telle que la présence d'un professionnel en droit et finances s'impose alors intervenaient des personnes très compétentes dans ces 2 domaines:
En Europe au début des années 70’s officiait un américain Rich Kanner qui avait le marché des américains d’Italie (Morse, Fuks, Mac Millen la grosse tête , etc..).
Jim Mac Gregor, est aussi un des premiers agents venus de l'Ouest en France:
Au début des années '60s , un génial américain dénommé Jim Mac Gregor organisa en France une tournée annuelle d'un équipe qu'il avait lui même composée "Les Gillettes All Stars".
Sponsorisée évidemment par la grande marque de lames de rasoirs, à l'instar de l'équipe de Goodyear à Akron en Ohio, ça c’est vraiment un coup de génie inventif des ricains.
Cet évènement permettant son implantation et sa popularité en France, Mac Gregor eut l'idée de défendre les intérêts des joueurs majeurs américains évoluant en France...Tout en organisant des camps d'été de baskettball en Italie, pays ou il était résident.
En fait Mr Mac Gregor qui nous a quitté fut un des pionniers du marketing sportif à l'instar des son compatriote Mark Mac Cormak (1920.2003) qui lui créa l'empire IMG International Management Group.
Nous parlerons dans la page suivante de Mac Cormark et d‘IMG.
Finalement pendant 25 ans, les agents étaient d'anciens joueurs ou grands joueurs comme Alain Larrouquis (Pau-Orthez),Craig Spitzer (Chicago Bulls), Bounia N'daye (Levallois), Bob Purckhiser (ASVEL)ou le martiniquais Jean Cotellon (Bordeaux) qui s'occupait des antillais (Courtinard, Bilba etc..) avec sa société Pepper Star ,basée à Pau.
Halte à l’amateurisme à l’heure du professionalisme européen:
Les joueurs français n'avaient toujours pas de vrais spécialistes dans une discipline transversale qui touche au métier d'agent.
Il fallut attendre la fin des années 90's,pour trouver des joueurs français défendus par des spécialistes.
L'absence de réglementation au niveau ministériel autorisait n'importe qui à endosser l'habit d'agent sans condition de diplôme ou moralité, ni même expérience.
L'arrivée de la droite au pouvoir en 1995, changea les choses puisque furent réclamées le respect de critères cités plus haut par le Ministère de la Jeunesse et des Sports pour le dépôt d'un dossier de candidature.
Une caution bancaire ou personnelle (à l’instar des agents immobiliers)étaient également requise pour exercer.
Cette évolution des mentalités donc des pratiques n’était pas que symbolique, puisque enfin, les plus hautes autorités de l’Etat comprenaient qu’il fallait cesser de concevoir notamment le basketball comme une activité ludique et amateur exercée à tous les niveaux par des personnes désintéressées donc respectables quoiqu’ incompétentes.
Par la force des choses, les agents au fur et à mesure prirent donc un habit juridique ou financier puisqu'ils étaient généralement des avocats comme par exemple la famille Bertrand (Jean-Jacques puis le fils et Jacques) puis Dominique Legros ou des fiscalistes .
L’arrivée de start-up créés par des trentenaires bien formés et bien payés fin des années 90’s
Il était temps, car enfin arriva ce qui devait depuis longtemps arriver: des jeunes agents à l’intérieur de sociétés collectives par actions ayant une stratégie commerciale et financière mondiale et non-plus franco-auvergnate.
De toute façon, vu la configuration du terrain, la disparition du basketball de haut niveau serait arrivée (pas de média, pas de télévision, pas de grandes salles, pas de public, pas d’argent dans les caisses des clubs) si ce sursaut n’avait pas eu lieu, malheureusement encore impulsé par les pouvoirs publics.
ACMT société basée en Italie, Anypex en Indre et Loire , et quelques autres appartenant au réseau Eurobasket constituèrent un tissus d’agents ayant une vision et action à la fois locale et internationale
Cela a permis ainsi le replacement dans d‘autres pays de l’Europe de Maastricht, des joueurs ne trouvant pas employeur sur le marché français très étroit . ce phénomène a été favorisé par le développement de la pratique de l’anglais par ces agents du 3e type ,qui ont enfin fait des études et qui ne circulent plus comme leurs collègues des années 80’s (voir plus bas) avec des bagouses dans des limousines (limogines) aux méthodes de parrains du milieu.

Didier Rose, la tornade verte du banc des joueurs du CSP Limoges au banc du tribunal de... Limoges:
Le CSP Limoges faisait des merveilles en Championnat de France et Coupe européenne et lui, qui pourtant avait vécu la montée de régionale des 70’s au firmament de la Pro A des années 80's,faisait banquette depuis 2 ans, et dit-il "j'ai commencé à réfléchir à mon avenir"
"J'avais devant moi, l'équipe de France de basketball (Ostrowski, Dacoury, Deganis, Monclar puis ...M'bahia), dont la plupart étaient défendus par personne en particulier, alors j'ai décidé de me lancer".
Rose a tenu une place à part dans le paysage sportif français:vous allez tout de suite comprendre pourquoi
Rose avait la particularité d'être ainsi, agent des joueurs, au comité directeur du club (juge et partie), et dirigeant de la société chargée du sponsoring du club.
C'est ainsi que Didier Rose (né en 1952) devint le plus gros et riche agent de France puisqu'il prenait 20% aux clubs et au joueurs, ce qui constitua d'ailleurs un des chefs d'inculpation lors du procès des dirigeants du CSP Limoges en 2000, en raison de l'illégalité du principe du double commissionnement et de la confusion des genres, maladie bien franco-française.
Comment la fédé a-t-elle pu fermer les yeux sur ce scandale à ciel ouvert?

Les budgets des clubs de l’élite ont été divisés par 2 en raison de la folie gourmande des agents....le football français suivra
Les quelques mois de prisons qu'il a fait , Mr Rose ne les a finalement pas volés (ceux-la du moins).
La soit-disant “ruine” qui s'en est suivie ne nous mettra pas les larmes aux yeux vis à vis d’ un homme qui fut pendant 15 ans , le plus riche du Limousin (plus de 500 000 francs par mois de revenus) et disposant de plusieurs Porsche, Jaguar et Mercedes...tout en contribuant au vu et su de tout le monde à la faillite du grand CSP Limoges..
Et en donnant l’exemple aux autres clubs pour faire pareille chose, à amener les clubs français à une faillite potentielle, par une surenchère dans les salaires exigés par les agents.
Songez d’après Franck Butter le pivot limougeaud , champion d’Europe en 1993, et devenu chomeur en 1998 lors de la crise économique des clubs, qu’ils gagnaient jusqu’à 300 000 francs par mois, et que de simples remplaçants de 20 ans sans expérience, émargeaient à 100 000 francs sans jouer pour autant.
L‘éclatement de la “bulle basket“, même si salutaire, (comme l’eau ferrugineuse),a amené la dégringolade des salaires et du niveau des joueurs français et donc surtout... américains..qui ont à peine le niveau de 2e division d‘il y a 15 ans. ..tout en mesurant presque 10 cms de moins

Voila, je vous ai retracé les glorieuses et tumultueuses pages de l’histoire des agents de notre pays.
Elles sont à l’image du sport finalement. Désirs et passions, trahison et condamnations, gloire et chutes
Le mois prochain, je vous dresserai un portrait du budget des clubs de l’élite à la fin des années 90’s.
Va falloir s’accrocher.
Salut et au mois prochain avec Legendeduasket
Jean-Marie
par Jean-Marie Tartane publié dans : Histoire Basket Français
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Dimanche 4 mai 2008

Monsieur Bertrand,

 

 

Je fais suite votre excellente étude sur le développement timide et primaire du naming en France.

Cet article que j’ai trouvé bien écrit encore une fois, bien dans la lignée des autres articles de marketing que je trouve de qualité dans les Echos, m’a décidé à m’abonner à la version papier des Echos.

N’en faites pas un parallèle inconscient de ma part au fait que depuis que l’industriel que vous connaissez à mis le grappin sur votre marque pour l’annexer à son groupe industriel et de presse, faisant à son tour une espèce de naming rampant , par l’effet inconscient et conscient qui s’effectue dans l’esprit du public, lecteur ou non de votre excellent journal.